Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 12 mai à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Grégory Kaczmarek : "La grande grève revinoise de 1907 : cinq mois de combats ouvriers".

Vendredi 16 juin à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Philippe Lecler : "Pol Renard, un héros de la Résistance".

 

 

6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 21:07

Martyrologe de la Résistance ardennaise de MENU à PEREIRA

355– MENU André (voir ci-après)

 

356 – MENU Pierre, André, Jean, né le 30 novembre 1923 à Fumay, ouvrier en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

357 – MÉON Gilbert, né le 15 septembre 1922 à Nouvion-sur-Meuse, instituteur à Signy-Montlibert. Arrêté le 3 février 1944 à Nouvion pour un motif inconnu, il fut déporté par le transport du 2 juillet 1944 au départ de Compiègne vers le camp de concentration de Dachau, où est décédé le 4 février 1945.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouvion-sur-Meuse, ainsi que le monument aux instituteurs ardennais morts pour la France, à Charleville-Mézières.

 

358 – MERLET Robert, Eugène, né le 14 avril 1921 à Cliron, domicilié à Sormonne. Accusé de complicité dans l’affaire de Charlot Éloy, il fut arrêté le 30 juin 1942 par la Gestapo pour détention illégale d’arme. Déporté au départ de Paris, gare de l’Est, vers le SS-Sonderlager Hinzert (entre le 29 mai 42 et le 10 septembre 1943). Soumis au décret Keitel « Nacht und Nebel », il est décédé le 26 juin 1944 à la prison de Schweidnitz.

 

359 – METENS Jules, Henri, Florent, né le 14 février 1920 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

360 – MICHELY Victor, né le 20 novembre 1922 à Gondrexange (Moselle), domicilié à Wadimont. Arrêté par les Allemands porteur d’un brassard FFI, il fut exécuté à Rubigny le 30 août 1944.

 

361 – MIDOUX Georges, né le 2 octobre 1925 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

362 – MION Marc, né le 16 mars 1923 à La Neuville-aux-Tourneurs, ouvrier agricole domicilié à Rozoy-sur-Serre (Aisne). FFI, fusillé par les Allemands lors des combats pour la libération de Rozoy le 31 août 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Rozoy-sur-Serre, ainsi que sur la plaque commémorative en l’église de cette commune.

 

363 – MOHIMONT Pol, né le 1er juin 1923 à Bosséval, cantonnier en cette commune. Réfractaire au STO, réfugié dans un maquis des Deux-Sèvres, arrêté à une date inconnue. Fusillé à Biard le 4 juillet 1944, après condamnation à mort du tribunal militaire allemand de Poitiers.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés de la Butte de Biard (Vienne).

 

364 – MOINET André, Célestin, Hyppolyte, né le 17 juin 1925 à Haybes, domicilié à Rimogne. Tué lors des combats pour la libération, à Sevigny-la-Forêt le 31 août 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Rimogne.

 

365 – MONCLIN Hugues, né le 22 septembre 1920 à La Croix-aux-Bois. Employé des Postes en Bretagne, opérateur radio du réseau de renseignements « Alliance » sous le pseudonyme de « Pingouin », indicatif « S. 72 », chargé du secteur de la Loire-Inférieure. Arrêté par la Gestapo en novembre 1943, il fut déporté de Paris vers la prison de Kehl en décembre 1943. Lors de l’avance des Alliés vers le Rhin, il fut extrait de sa geôle et exécuté, avec huit autres de ses camarades, d’une balle dans la nuque le 23 novembre 1944. Leurs corps furent jetés dans le fleuve.

Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Savigny-sur-Aisne et de Thon-le-Moutier. À Strasbourg, une stèle rappelant ce crime est érigée au bord du Rhin.

 

366 – MONTMARTRE Ernest, dit « René », né le 10 mars 1912 à Signy-le-Petit, domicilié en cette commune. Il appartenait au petit maquis franco-belge de Brognon et avait participé à diverses opérations contre l’occupant (sabotages de voies ferrées, transport d’aviateurs alliés) lorsqu’il fut arrêté avec quatre de ses camarades le 25 février 1944, lors d’une vaste opération de la police allemande le long de la frontière. Ce même-jour, le convoi qui les emmenait à Charleville fut mitraillé par des appareils américains à la hauteur de Tournes. Montmartre en profita pour sauter du véhicule qui les transportait et s’enfuir. Arrêté de nouveau le 1er avril, il fut emprisonné à Charleville. René Montmartre fut fusillé sommairement le 6 juillet 1944, avec Marcel Picot, dans les bois d’Etalle (canton de Rocroi).

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Signy-le-Petit.

 

367 – MOREAU Henri, dit « Lucien », né le 24 avril 1919 à Nouic (Haute-Vienne), menuisier en cette commune. En 1939, il fut mobilisé dans le 158e Régiment d’infanterie coloniale en garnison à Agen. Lors de la campagne de France, il défendit la ville de Rethel. Fait prisonnier, interné au Stalag de Charleville en 1940, il s’en évada en février 1942 et après avoir pris contact avec Paul Royaux, il fut nommé chef de secteur OCM de Signy-l’Abbaye jusqu’en juin 1943, date à laquelle il fut nommé responsable départemental du Bureau des opérations aériennes (BOA). Il conserva cette fonction  jusqu’à son arrestation par la Gestapo, à la gare de Châlons-sur-Marne en janvier 1944. Incarcéré à la prison Carnot de  Charleville, dans la cellule XIII qu’il partagea un temps avec Jean Rogissart, il fut fusillé au Bois de la Rosière, à Tournes, avec douze autres prisonniers, le 29 août 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouic, sur le monument commémoratif 1939-1945 de Vendresse, sur celui des fusillés du Bois de la Rosière à Tournes.

 

368 – MOUCHARD Henri

 

369 – MOURAIN Henri, date et lieu de naissance inconnus, domicilié à Tavaux (Aisne). Appartenant au groupe FFI de Pierre Maujean, il fut mortellement blessé le 30 août 1944 lors des combats pour la libération.

Son nom est inscrit sur le monument commémoratif des fusillés et déportés du 30 août 1944 de Tavaux-et-Ponséricourt.

 

370 – MOUZE André, né le 20 mars 1922 à Warcq, ouvrier agricole à Regniowez. Réfractaire au STO, il fut arrêté le 10 mars 1944 à Regniowez. Déporté au départ de Loos-les-Lille le 25 avril 1944 vers la prison de Charleroi (Belgique), transféré aux camps de concentration de Buchenwald, puis de Dora, il est décédé le 12 avril 1945 à Oranienburg.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Regniowez, ainsi que sur la plaque commémorative de la mairie de Warcq.

 

371 – MOZET Roger, Emile, né le 30 avril 1925 à Raucourt, domicilié en cette commune. Appartenant au groupe FFI de Sedan, il fut arrêté par les Allemands et exécuté le 27 août 1944 à La Besace, avec son camarade Robert Walter, au cours d’une mission de récupération d’armes et de munitions.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Raucourt-et-Flaba.

 

372 – MUNIER André, né le 4 juin 1918 à Virecourt (Meurthe-et-Moselle), chef de district au ravitaillement domicilié à Liry. Arrêté le 23 mars 1944 pour avoir ravitaillé des réfractaires, il fut  déporté au départ de Compiègne le 4 juin 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme. Il est décédé à Meppen-Versen (Kommando de Neuengamme) le 4 décembre 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Liry.

 

373 – MURIOT Reine, Marie, Eugénie, née le 19 mars 1900 à Puiseux, domiciliée à Dijon (Côte-d’Or).

Militante communiste engagée auprès du Front National, elle collectait dès 1941 des sommes importantes pour le Secours populaire clandestin, abritait les réunions du Comité directeur du mouvement, hébergeait les délégués en visite dans la région de Dijon, assurait les actions de propagande dans les milieux ouvriers. Elle fut arrêtée le 6 juillet 1944 par la Gestapo de Dijon (attestation de Maxime Couhier, membre du comité fondateur du FN). Incarcérée jusqu’au 20 août 1944, elle fut ensuite déportée vers le camp de concentration de Ravensbrück, où elle est décédée le 26 mars 1945.

Son nom figure sur les monuments aux morts de Puiseux et d’Hagnicourt, ainsi que sur le monument aux déportés 1939-1945 de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques).

 

374 – MUTEAU Virgile, né le 17 août 1921 à Écly, ouvrier domicilié à Neufchâtel-sur-Aisne (Aisne). Membre du groupe « Liberté » qui se structura en août 1943 à Neufchâtel, il participa à de nombreux sabotages tant sur voies ferrées que sur les écluses du canal latéral à l’Aisne. Il fut arrêté avec 23 de ses camarades le 24 février 1944 à l’aube, après que les Allemands eurent encerclés le bourg. Les membres du groupe « Liberté » furent jugés par un tribunal militaire allemand siégeant à Saint-Quentin (Aisne) les 6 et 7 avril 1944. Virgile Muteau fut condamné à mort et fusillé au champ de tir de La Sentinelle à Saint-Quentin avec 26 autres patriotes le 8 avril 1944.

Son nom est inscrit  sur le monument commémoratif de la Résistance de Neufchâtel-sur-Aisne, ainsi que sur celui des fusillés du 8 avril 1944 à Saint-Quentin (Aisne).

 

375 – NICOLAS Yves, né le 7 juin 1924 à La Francheville, domicilié à Mohon. Maquisard appartenant à la 2e Compagnie FTP du secteur Sud des Ardennes (détachement « Pascal »). Mort en mission, à Sauville, le 15 août 1944.

 

376 – NONNON Max, né le 23 février 1923 à Poix-Terron, domicilié à Paris. Réfractaire au STO, réfugié dans le Jura, il est affecté au chantier forestier de Montrond qui dissimule mal ses activités de maquis. Face au danger de découverte par les Allemands, son chef, le capitaine Le Henry, décide le 26 février 1944 de scinder le groupement en deux. Max Nonnon fait partie du groupe qui reste à Montrond sous la conduite de Paul Sorgues et qui est attaqué, dès le 27, par un détachement de 150 soldats allemands accompagné de miliciens.

Onze des quatorze maquisards sont pris. Leur chef, Paul Sorgues est torturé, puis abattu avec ses camarades le 13 mars 1944. Max Nonnon était l’un d’eux.

Le nom de Max Nonnon est gravé sur le monument aux morts de Poix-Terron, sur celui de Clichy (Hauts-de-Seine), sur celui de Pontfaverger (Marne), où résidait son père, avec la mention « FFI maquis du Jura », ainsi que sur le monument élevé en bordure de la RD 470, à proximité du pont de la Pyle en mémoire des « 11 FFI morts pour la France victimes des assassins nazis et de leurs complices miliciens à Garde Chemin le 13 mars 1944 ».

 

377 – OGNOIS Marie-Thérèse, née THIRION le 7 octobre 1898 à Nouart, domiciliée à Reims. Militante socialiste, agent de liaison du mouvement Libération-Nord, elle fut arrêtée par la Gestapo à son domicile le 8  juillet 1944, en même temps que son mari, sa fille et André Schneiter, chef des FFI de l’arrondissement de Reims. Amenée par les Allemands à la prison de Charleville dans le cadre de l’enquête de la Gestapo sur le maquis du Banel (démantelé le 18 juin), elle fut exécutée au Bois de la Rosière, à Tournes, le 29 août 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés du Bois de la Rosière à Tournes, ainsi que sur la Stèle commémorative 1939-1945 du Parti Socialiste à Reims («Le Parti socialiste S.F.I.O. à ses héros de la Résistance 1941-1945»)

 

378 – OLIVAN Paul, né le 5 octobre 1925 à Charleville, domicilié en cette ville. Il fut tué lors d’un accrochage entre les FFI de Verpel et les Allemands qui se repliaient, dans la traversée du bois à l’entrée de Morthomme le 29 août 1944 (et non le 31 comme indiqué sur la stèle semble-t-il). Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Beffu-le-Morthomme, ainsi que sur le monument du Calvaire des fusillés du bois de la Forge, situé à l’écart de la route départemental 6, entre Senuc et Montcheutin.

 

379 – OTJACQUES Jean, Auguste, né le 14 juin 1923 à Château-Regnault, domicilié en cette commune. Décédé à Saulieu (Côte-d’Or) le 11 octobre 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Bogny-sur-Meuse.

 

380 – PAGNIER Raoul, né le 18 avril 1924 à Douzy, domicilié en cette commune. Maquisard tué le 12 août 1944 lors des combats à Moussy-Forcy (Nièvre), dit bataille de Crux la Ville (12 au 15 août 1944).

Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Douzy et de Guérigny (Nièvre).
 

381 – PAL Robert, né le 11 novembre 1889 à Baja (Roumanie), de nationalité hongroise. Pharmacien à Paris. Travailleur forcé de la WOL de Remaucourt d’origine juive, il s’évada avec sa compagne lors de la rafle du 4 janvier 1944, et fut arrêté par la Feldgendarmerie à Doumely-Begny le 6 juillet 1944. Emprisonné à Rethel puis à Charleville, il fut exécuté par les Allemands au Bois de la Rosière, à Tournes, avec sa compagne Lily Bauer (dont le nom ne figure pas sur les murs du Mémorial), le 29 août 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Tournes.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés du Bois de la Rosière à Tournes.

 

382 – PARIS Adrien, né le 17 mars 1914 à Haudrecy, cultivateur à Autrecourt. Frère d’Émile Paris, il fut accusé d’être son complice dans la formation du maquis d’Autrecourt. Il fut déporté au départ de Compiègne le 14 décembre 1943 vers le camp de concentration de Buchenwald. Il y est décédé le 25 avril 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Haudrecy.

 

383 – PARIS Émile, né le 5 janvier 1922 à Haudrecy, cultivateur à Autrecourt, frère du précédent. Emile Paris appartenait au groupe de Résistance d’Ernest Cardot, fondateur du premier maquis ardennais à Autrecourt (février 1943) dont les frères Paris assuraient le ravitaillement. Arrêté en juin 1943 après la mort d’Ernet Cardot et celle d’Achille François au bois de l’Alma, il fut condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville le 31 août, en même temps qu’Alphonse Masier, et fusillé à Mézières le 1er novembre 1943.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Autrecourt-et-Pourron.

 

384 – PARIS Jean, né le 5 juin 1925 à Vivier-au-Court, domicilié en cette commune. Il quitta le département avec quelques camarades dans l’intention de rejoindre l’Angleterre en passant par l’Espagne. Arrêté par les gardes-frontière dans les Pyrénées, il fut d’abord interné au fort du Hâ,  puis déporté au départ de Compiègne le 17 septembre 1943 vers le camp de concentration de Buchenwald. Décédé le 9 février 1945 à Weimar (Kommando de Buchenwald).

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Vivier-au-Court.

 

385 – PAVONE Ange, né le 18 janvier 1900 à Asti (Italie), domicilié Château-Regnault. Il appartenait à la 1re Compagnie FTP des Ardennes et fut abattu par les Allemands lors des combats pour la défense du pont de Château-Regnault le 2 septembre 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Bogny-sur-Meuse.

 

386 – PEREIRA Alphonso, Inoff, né le 1er juin 1925 à Revin, ouvrier en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Revin.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

387 – PEREIRA Joseph, né le 6 mars 1927 à Revin, ouvrier en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Revin.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.




Retour sur la page d'accueil
Published by philippe lecler - dans Mémorial de Berthaucourt
commenter cet article
5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 06:11

Martyrologe de la résistance ardennaise de PERIQUET  à ROC

 

388 – PERIQUET René, né le 15 octobre 1924 à Fumay, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

389 – PÉRIN Jean, Marius, né le 20 mai 1923 à Salbries (Loir-et-Cher), domicilié à Tannay. Tué à Arbent (Ain) le 1er août 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Tannay.

 

390 – PERROD Jean-Marie, né le 26 mars 1922 à Giromagny (Territoire de Belfort), domicilié à Charleville. Jeune Saint-Cyrien, il dut quitter l’école quand les Allemands exigèrent sa fermeture en 1942. Étudiant ensuite à l’École des Hautes Études Commerciales de Paris, il milita au sein du mouvement « Ceux de la Résistance ». Rentré dans les Ardennes, il prit contact avec les responsables de ce mouvement et trouva un emploi à l’Office du Travail de Charleville. Chef départemental des Équipes nationales (mouvement civique de jeunes chargés de secourir les populations sinistrées après les raids de l’aviation anglo-américaine, très actives après les bombardements de mai 1944), il fut nommé en août 1944 chef d’une trentaine du groupe FFI de Charleville. Lors des combats pour la libération il gagna Nouzonville pour en déloger les troupes allemandes. Il y fut tué au combat le 4 septembre 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Giromagny.

 

391 – PETITPIERRE Georges, Auguste, Édouard, né le 6 décembre 1900 à Semuy, domicilié à Voncq. Tué lors des combats pour la libération, à Vouziers le 4 septembre 1944.

Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Semuy et de Voncq.

 

392 – PHILIPPE Paul, né le 13 juillet 1922 à Raismes (Nord), domicilié à Mézières. Réfractaire au STO, il appartint au maquis FTP dit « de Launois » et fut arrêté le 15 décembre 1943 au bureau de poste de Launois, porteur de tracts et de cachets de mairie. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville le 14 janvier, il fut fusillé à Mézières le 25 janvier 1944.

Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Raismes et de Viel-Saint-Rémy.

 

393 – PICOT Marcel, né le 4 août 1912 à Renwez, domicilié en cette commune. Responsable des Jeunesses communistes avant la guerre, il avait rejoint le maquis FTP dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy en 1943 où il s’était initié aux sabotages. Lorsque le 15 décembre 1943 les Allemands encerclèrent le maquis et procédèrent aux arrestations, Marcel Picot parvint à s’enfuir. Il fut arrêté par des miliciens le 1er avril 1944, à la ferme du Petit-Ban, à Écordal, avec Paul Sagnet, son épouse et sa fille. Le 6 juillet 1944, Marcel Picot fut emmené à Etalle (canton de Rocroi), avec un autre résistant qui avait été comme lui arrêté par la police allemande, René Montmartre. Les deux prisonniers y furent exécutés d’une rafale de mitraillette.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Viel-Saint-Rémy.

 

394– PIERRARD Arsène, Joseph, Émile, né le 1er janvier 1895 à Malvoisin (Belgique), domicilié à Donchery. Tué à Donchery lors des combats pour la libération, le 4 septembre 1944.

 

395 - PIERRARD Jean Bertin, né le 17 janvier 1925 à La Grandville, domicilié à Romilly-sur-Seine (Aube). Membre des FFI, arrêté par les Allemands. Interné dans la prison de la rue Hennequin à Troyes, il fut exécuté avec 48 autres prisonniers au champ de tir de Creney (Aube), le 22 août 1944. Tous furent exécutés sans jugement à la mitraillette et achevés au révolver par des SS de la Gestapo de Rennes repliés à Troyes. Les corps furent abandonnés sur place, sans être ensevelis, dans trois tranchées peu profondes qui servirent de fosses.

Son nom figure sur le monument des Fusillés à Creney-près-Troyes (Aube).

 

396 – PIERLOT Guy, né le 16 mai 1924 à Laifour, domicilié en cette commune. Fusillé à Montpezat-de-Quercy (Tarn-et-Garonne) le 2 mai 1944.

Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Laifour et de Montpezat-de-Quercy.

 

397 – PIERRET Georges, André, né le 15 octobre 1924 à Aiglemont, bûcheron à Angecourt. Arrêté par la Gestapo en janvier 1944 pour avoir participé aux attentats commis contre des collaborateurs à Haybes et à Fumay en décembre 1943. Il fut condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville le 8 mars, et fusillé à Mézières le 27 mars 1944.

 

398 – PIETOT Francis, né le 7 février 1922 à Deville, instituteur à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Deville, ainsi que sur le monument aux instituteurs ardennais morts pour la France, à Charleville-Mézières et sur celui dédié aux fusillés des Manises à Revin.

 

399 – PILAVERICK Joseph, né le 16 décembre 1914 à Bukovine (Pologne), domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

400 – PIRSON Roger, né 21 février 1920 à Revin, ouvrier en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

401 – PLANTIN Paul, né le 16 février 1902 à Rocquigny, employé de la SNCF à Mohon. Arrêté le 16 décembre 1943 après une perquisition de la police allemande à son domicile. Déporté le 25 février 1944 au départ de Paris, gare de l’Est, vers le camp de concentration de Natzweiler. Soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel». Décédé à Natzweiler le 28 avril 1944.

 

402 – PLISSON René, né le 19 juin 1910 à Rocroi. Décédé le 30 août 1944.

 

 

403 – PLOYON Roger, né le 29 août 1924 à Vervins (Aisne). Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

404 – POIDVIN Jacques, Gaston, Louis, né le 23 avril 1924 à Vouziers, domicilié en cette commune. Réfractaire au STO, il fut arrêté le 16 mars 1944. Interné à la prison de Charleville, il fut déporté le 4 juin 1944 au départ de Compiègne vers le camp de concentration de Neuengamme, puis transféré au Kommando de Meppen.  Les dernières nouvelles reçues datent du 20 janvier 1945. Un acte de disparition a été dressé le 28 juin 1946.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Vouziers.

 

405 – POIRIER George, né le 16 octobre 1883 à Mézières. Fils d’un horloger de Mézières, ingénieur et industriel en cette localité, ancien combattant de la Première Guerre mondiale, George Poirier avait déjà 57 ans lorsque les Allemands occupèrent la France. Rien ne prédisposait ce bourgeois tranquille au travail clandestin, et pourtant… Les Allemands ayant réquisitionné à leur profit son domicile, il laissa sa famille et ses enfants les plus jeunes sur les lieux où les avaient conduits l’exode, dans une villa louée à Coutainville, dans le département de la Manche. Rentré dans les Ardennes, il loua une maison à Mézières qu’il occupa avec ses deux grands fils, André et Jacques. André quitta la France en mars 1941 pour rejoindre les Forces françaises libres en Angleterre (il fut pilote de chasse dans l’escadrille « Alsace » de la RAF), George et Jacques Poirier intégrèrent le groupe OCM de Charleville dirigé par Paul Royaux.

Les documents que nous possédons sur son activité nous permettent de dresser le portrait d’un homme à l’énergie débordante et d’un infatigable organisateur de la lutte clandestine.

Adjoint du chef régional du BOA, Henri Moreau, avec lequel il recherchait des terrains de parachutages afin d’armer les groupes de patriotes, il mit en place des relais d’où pouvaient émettre les opérateurs radio envoyés de Londres : on note leur présence à Poix-Terron, à Omont, au château de Maison-Rouge, à La Moncelle, aux Hauts-Buttés… Mais les opérateurs travaillaient le plus souvent à Mézières même, au domicile de George Poirier chez qui ils étaient hébergés. Sans doute sa fonction l’a-t-elle amenée à s’occuper de collecter et transmettre des renseignements au profit des Alliés, comme le laisse supposer son rattachement au réseau Centurie B en qualité de chargé de mission de 3e classe à compter du 18 novembre 1943 (date de son arrestation par la Gestapo).

Poirier constitua de dépôts d’armes et d’explosifs, notamment après le parachutage de septembre 1943 aux Hauts-Buttés. Il semble aussi qu’il fut l’interlocuteur de l’OCM auprès du groupe franco-belge affilié au  réseau SOE Prosper/PHYSICIAN, et le responsable des dépôts d’armes constitués par ce biais au bénéfice de la résistance ardennaise à Origny-en-Thiérache, dans l’Aisne.

George Poirier fut arrêté à son domicile par la Sipo-SD de Charleville le 18 novembre 1943, après la découverte à Paris de documents concernant les effectifs du mouvement OCM en zone Nord et le vaste coup de filet opéré par la police allemande dans les milieux résistants (affaire Roland Farjon). Il fut mis en accusation devant le tribunal de guerre allemand à Charleville le 15 janvier 1944, avec certains de ses compagnons pour avoir « détenu illégalement des armes à feu, des munitions et autres engins de guerre », « avoir caché chez lui un prisonnier de guerre, l’avoir hébergé chez lui, et aidé de toute autre façon » (il s’agissait d’André, dont l’appareil avait été abattu au dessus de la France lors d’une mission) et « avoir détenu illégalement des émetteurs radio ».

Contrairement à ses compagnons d’infortune, dont Robert Coispine et René Bouré qui seront fusillés un mois plus tard, il ne fut pas jugé lors de l’audience du tribunal militaire allemand qui se tint le 27 janvier 1944. À cette date, il avait été transféré de la prison de Charleville à celle de Saint-Quentin (Aisne), puis il sera ensuite incarcéré un temps à la prison de Fresnes.

Il fut ramené à Charleville le 23 mai 1944 et enfermé dans la cellule des condamnés à mort de la prison, place Carnot. George Poirier est, selon la notification qui en a été faite aux autorités françaises par la Feldkommandantur de Charleville, « décédé le 4 juin 1944 à la prison militaire de Charleville, de faiblesse générale ».

Un des prisonniers livra ce témoignage : «  George Poirier mourut dans la cellule des condamnés à mort sans pouvoir prononcer une seule parole. Et sans pouvoir écrire un seul mot. L’aumônier allemand qui l’assista à ses dernières minutes rapporta aux prêtres français que le malheureux n’avait même pas eu la force de faire son signe de croix et encore moins de se confesser… » (Pol Roynette).

Son corps ne fut jamais rendu à sa famille qui resta dans l’ignorance des conditions et du lieu de son inhumation.

Après la guerre, la Commission Nationale d’Homologation des grades FFI le promut au rang de Capitaine et déclara que l’indication « Mort pour la France » pouvait être remplacée par la mention « Disparu ».

Par décret en date du 30 septembre 1947, il fut nommé dans l’Ordre national de la Légion d’honneur au grade de chevalier à titre posthume, et la croix de guerre avec palme lui fut attribuée.

Un boulevard de Charleville-Mézières porte son nom.

 

406 – POLÈSE Armand, Victor

Armand Victor Polèse, né le 31 octobre 1921 à Rimogne, était le fils d’Oreste Achille Polèse, ardoisier né à Caneva (Province de Pordenone, Italie) le 25 novembre 1898, et de Jeanne Cochard, son épouse. Durant l’Occupation, réfractaire au STO, il rejoignit en 1942 le maquis franco-belge du Banel (Matton-et-Clémency, France), dirigé par Adelin Husson. Agent de liaison puis chef de groupe, il occupait au maquis une « cagna » au lieu-dit « le Paquis de Frappant », dans la clairière de Buchy, avec trois autres réfractaires, André Poncelet et Fernand Blaise, Casimir Rzepecky, et une jeune fille, Jacqueline Ézannic. Le 18 juin 1944, après que le maquis eut été encerclé par de fortes troupes allemandes, les cinq maquisards furent arrêtés sans pouvoir opposer de résistance à leurs poursuivants. Les quatre jeunes hommes furent emmenés au fortin du Paquis de Frappant, les mains liées dans le dos avec du fil de fer. Ils furent battus à mort, puis, étendus le visage contre terre, et exécutés.

Son nom est inscrit sur le Mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes).

 

407 – PONCELET André, né le 10 août 1922 à Florenville (Belgique). En 1940, dès qu’il fut rentré d'évacuation, il fut employé à la Corporation nationale de l’agriculture et de l’alimentation (CNAA). En mai 1942, il s'affilia à « l'Armée belge des partisans » (FI)  par l'intermédiaire de Joseph Braconnier. Le 20 juin 1943, se sentant traqué, il plongea dans l’illégalité. Après l'arrestation de Joseph Braconnier, le 5 mai 1944, André décida de rejoindre le maquis franco-belge du Banel (Matton-et-Clémency, France) dirigé par Adelin Husson. Il y occupa au maquis une cagna au lieu-dit « le Paquis de Frappant », dans la clairière de Buchy, avec trois autres réfractaires, Armand Polèse, Fernand Blaise, Casimir Rzepecky, et une jeune fille, Jacqueline Ézannic. Le 18 juin 1944, après que le maquis eut été encerclé par de fortes troupes allemandes, les cinq maquisards furent arrêtés sans pouvoir opposer de résistance à leurs poursuivants. Les quatre jeunes hommes furent emmenés au fortin du Paquis de Frappant, les mains liées dans le dos avec du fil de fer. Ils furent battus à mort, puis, étendus le visage contre terre, et exécutés.

Son nom est inscrit sur le Mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes).

 

408 – PONCELET Émile, né le 5 mars 1903 à Rilly-sur-Aisne, domicilié à Fléville. Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté. Décédé au camp de concentration de Sachsenhausen le 15 juillet 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fléville.

 

409 – PONCIN Jules, né le 29 septembre 1894 à Vrigne-aux-Bois, domicilié à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). Tué lors de la libération de Rueil-Malmaison, le 27 août 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Vrigne-aux-Bois, ainsi que sur la Plaque commémorative 1939-1945 de Rueil-Malmaison.

 

410 – PONSARDIN Roger, né le 13 octobre 1894 à Charleville, artisan cordonnier en cette commune, rue Hyppolyte-Taine. Arrêté dans le cadre d’une enquête de la Brigade de police judiciaire de Reims sur une distribution de tracts communistes qui eut lieu le 23 août 1941 à Charleville. Condamné par la cour spéciale de Nancy à 5 années de prison, il fut incarcéré à la maison d’arrêt de Toul, puis à la Centrale de Clairvaux le 28 mars 1942. Saisi par les Allemands comme otage, il fut fusillé à Ville-sous-Ferté (hameau de Clairvaux) le 9 mai 1942.

Il écrivait, avant de mourir, à ses oncles et tantes, les seuls parents qui lui restaient : « Cette fois c’en est fini, dans une heure je ne serai plus, cette fois la guerre m’aura été fatale… Je pars avec courage. Adieu. »

Son nom est inscrit sur le monument commémoratif des Fusillés de la prison de Clairvaux à Ville-sous-la Ferté (Aube).

 

411 – PONSART Roger, né le 6 janvier 1920 à La Fosse à l’Eau, domicilié en cette commune, facteur auxiliaire à Launois-sur-Vence. Mobilisé le 9 juin 1940 à Fontainebleau, démobilisé le 23 août, il fut versé dans un camp de jeunesse de la Grande Chartreuse près de Lourdes. Rentré dans les Ardennes à la fin de 1942, il travailla comme facteur auxiliaire au bureau de Postes de Launois. Requis à la garde des voies de chemin de fer, il fut aussi chef de poste à la gare de Launois. En octobre 1943, il entra au maquis dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy, où il assurait les liaisons, veillait au ravitaillement, et participait à diverses actions de sabotage sous les ordres de Georges Matagne. Après le démantelement du maquis le 15 décembre 1943, il fut arrêté à son domicile par la Gestapo de 29 janvier 1944, incarcéré à la prison de Charleville puis condamné à mort par le tribunal militaire allemand. Déporté le 13 avril 1944 au départ de Paris, gare de l’Est, vers le camp de concentration de Natzweiler, soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel», il fut transféré au camp de concentration de Dachau au début du mois de septembre 1944. Il y trouva la mort le 11 avril 1945.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Viel-Saint-Rémy.

 

412 – PONSIGNON Georges, Jules, né le 2 juillet 1903 à Lametz, domicilié en cette commune. Fusillé lors des combats pour la libération, à Lametz le 1er septembre 1944.

 

413 – POSEZ Maurice, né le 8 juillet 1922 à Château-Regnault, manoeuvre en cette commune. Arrêté par la gendarmerie de Monthermé le 17 juillet 1942 pour détention illégale d’arme. Déporté le 9 octobre 1942 au départ de Paris, gare de l’Est, vers le SS-Sonderlager Hinzert. Soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel». Décédé le 10 février 1943 à Hinzert.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Bogny-sur-Meuse.

 

414 – PRUD’HOMME Raymond, Jean, né le 28 juin 1921 à Margut (Ardennes), domicilié à Floing (Ardennes). Raymond Prud’homme était fils de Julien Prud’homme, employé de chemin de fer, et d’Orphise Malot, sans profession. Il s’était marié le 25 juillet 1942 à Saint-Menges (Ardennes) avec Marie Louise Jeanne Toussaint. Résistant du groupe FFI de Floing (Ardennes). Il fut exécuté le 29 août 1944 à Floing par les membres d’un groupe d’action de la Sipo-SD connu sous la dénomination de « Bande au Bossu »  et commandé par le français Pierre-Mary Paoli. Il fut martyrisé avant d’être abattu par ses tortionnaires.

Son nom est inscrit sur la plaque commémorative de la grotte de Gaulier (« À cette place dans la matinée du 29 août 1944, les miliciens doriotistes ont lâchement torturé et assassiné les patriotes et membres de la Résistance »), ainsi que sur le mur du mémorial de la Résistance de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes).

 

415 – PULTIÈRE René, né le 29 avril 1916 à Athis (Marne), instituteur à Revin. Lieutenant de réserve, volontaire au maquis des Ardennes, il fut l’agent de liaison du comandant « Prisme » (J. de Bollardière). Isolé de son groupe après l’attaque allemande des 12 et 13 juin aux Manises, il fut arrêté par une patrouille allemande et fusillé au Champ Bernard, près de Nohan, le 15 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux instituteurs ardennais morts pour la France, à Charleville-Mézières, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

416 – RAGUET Robert, né le 17 avril 1921 à Écly, domicilié en cette commune. Réfractaire au STO, réfugié au maquis FTP dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy. Arrêté le 15 décembre 1943, condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville, il fut fusillé à Mézières le 7 février 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Viel-Saint-Rémy.

 

417 – RAVISE Pierre, né le 6 novembre 1923 à Blèneau (Yonne), domicilié à Hautes-Rivières. Volontaire au maquis des Ardennes, il fut tué au combat à Hautes-Rivières, lors du l’attaque du maquis le 24 août 1944.

 

418 - Ravier Louis, né le 10 septembre 1896 à Arnoncourt (Haute-Marne), chauffeur au dépôt SNCF de Mohon. Arrêté dans le cadre d’une enquête de la Brigade de police judiciaire de Reims sur une distribution de tracts communistes qui eut lieu le 23 août 1941 à Charleville. Condamné par la cour spéciale de Nancy à 5 années de prison, il fut incarcéré à la prison de Fresnes, puis transféré à celle de Fontevraud (Maine-et-Loire). Saisi comme otage, il y fut fusillé le 13 janvier 1943.

 

419 – REAL Léon, né le 4 mai 1883 à Buzancy, domicilié en cette commune. Emmené par les troupes allemandes en déroute, il fut fusillé dans un bois, à Buzancy le 31 août 1944.

 

420 – RENARD, Pol, Victor, Nicolas, né le 10 octobre 1902 à Charleville, électricien à la SNCF à Lumes. Auteur de nombreux sabotages ferroviaires, membre de l’OCM, il fut arrêté le 18 janvier 1944 après un sabotage commis au dépôt des machines de la SNCF. Déporté le 6 avril 1944 au départ de Paris, gare de l’Est, vers le camp de concentration de Natzweiler. Soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel». Transféré aux camps de concentration de Gross Rosen, puis de Dora, il est décédé le 3 avril 1945 à Nordhausen (Kommando de Buchenwald-Dora).

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Lumes.

 

421 – RENAUDIN Roger, Eugène, né 20 décembre 1920 à Daÿ. Décédé à Montmorillon (Vienne) le 17 août 1944.
 

422 – RICHARD Jean, Auguste, né le 16 avril 1922 à Belval. En 1943, réfractaire au STO, il fut engagé au chantier forestier de Vendresse. Ce chantier, organisé par la Société des mines de Lens, servait de refuge à de jeunes réfractaires et donna naissance à un maquis, situé à Omicourt (instruction aux sabotages). Jean Richard fut arrêté à Vendresse le 20 septembre 1943, en même temps que nombre de ses camarades et des cadres du maquis (Henri Tardif, Pierre Escalon). Détenu à la prison de Charleville du 21 septembre 1943 au 7 février 1944, puis à celle du  Cherche-Midi à Paris. Soumis au décret «Nacht und Nebel», il fut déporté au départ de Paris, gare de l’Est, le 9 mars 1944 vers le camp de concentration de Natzweiler. Transféré ensuite à la prison de Brieg (Silésie, près de Breslau), au camp de Gross Rosen, au camp de Dora-Mittelbau  et au camp de Bergen-Belsen où il fut libéré par les troupes alliées le 30 avril 1945. Jean Richard est décédé est mort au sanatorium de Nouvielle, commune de Bretagne-de-Marsan (Landes), le 8 mars 1947. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Belval. Il est inscrit également sur la stèle de la Résistance de Vendresse, sous le pseudonyme qu’il portait lors de son arrestation : Jean CARLIER (le prénom écrit sur le monument étant Louis, mais c’est une erreur).

 

423 – RICHARD René, né le 18 novembre 1907 à Château-Porcien, domicilié en cette commune. Tué lors des combats pour la libération, à Château-Porcien le 30 août 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Château-Porcien.

 

424 – RIVE Victor, né le 15 mars 1909 à Sault-Saint-Rémy, domicilié à Nouzonville. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouzonville.

 

425 – RIVIR René, né le 31 octobre 1925 à Fromelennes, domicilié en cette commune. Réfractaire au STO, membre des FFI de Givet, René Rivir fut arrêté avec deux de ses camarades, Raymond Martin et Arthur Marchand, par la Feldgendarmerie de Givet sur la route de Vireux à Hargnies le 6 juillet 1944, alors qu’ils rejoignaient le maquis Prisme de la mission interalliée « Citronelle » cantonné dans les bois d’Hargnies (maquis dit « des Ardennes »). Interné à la prison de Charleville, il fut, selon le Colonel Laboureur, délégué régional du service de Recherche des Crimes de Guerre Ennemis, Raymond Martin et René Rivir furent « condamnés à mort et exécutés le 14 juillet 1944 au plateau de Berthaucourt » (courrier au Commandant de la brigade de gendarmerie de Givet, du 5 avril 1945.)

Son corps n’a jamais été retrouvé.

Le nom de René Rivir figure sur la stèle apposée dans le cimetière de Fromelennes « À la mémoire des FFI torturés et fusillés par les Nazis le 6.07.44 ».

 

426 – ROC Rêve, René, né le 30 mai 1914 à Saint-Michel Sougland (Aisne), cheminot à Charleville. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville pour avoir hébergé des réfractaires, il fut fusillé le 1er juillet 1944 au fort des Ayvelles.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Charleville-Mézières, ainsi que sur la plaque commémorative des fusillés du fort des Ayvelles à Villers-Semeuse.

Published by philippe lecler - dans Mémorial de Berthaucourt
commenter cet article
2 février 2008 6 02 /02 /février /2008 18:00

    Le blog Judenlager des Mazures comporte de nombreuses pages qui décrivent dans quelles conditions une dizaine d'évadés de ce camp ardennais ont eu la vie sauve grâce à Émile Fontaine (capitaine FFI), à sa campagne Annette Pierron et à la mère de celle-ci, Camille Pierron.
La cérémonie de remise de médailles et de diplômes de Justes parmi les Nations aux noms d'Émile Fontaine, d'Annette et de Camille Pierron, tous trois sauveteurs d'évadés du Judenlager des Mazures, se déroulera à Paris, Assemblée nationale, le lundi 3 décembre 2007 à 18h.

     Nous avons voulu apporter notre pierre à la connaissance que l'on a aujourd'hui de ce grand résistant, en apportant des éléments nouveaux sur son activité clandestine et la cause de la chute de son réseau.

     La mort de Fontaine se situe dans la cadre de l'affaire dite « des parachutistes alliés», suite de deux autres opérations menées par la Gestapo de l'avenue Foch, de Paris. De ces affaires de grande ampleur, étroitement intriquées, découlèrent pour ce qui nous concerne, outre la mort de Fontaine, de nombreuses arrestations dans l'Aisne et dans les Ardennes.
Le résumé de ces épisodes de la répression allemande est tiré d'une recherche effectuée à partir de nombreuses sources, (jamais publiées dans le cas de celle "des parachutistes"), dont le dossier judiciaire des membres de la Gestapo française de l'avenue Foch (conservé aux Archives Nationales. L'appelation de cet épisode, dans l'ensemble des faits reprochés aux membres de cette Gestapo, figure elle-même en intitulé de ce sous-dossier "Affaire des parachutistes alliés"). L'ensemble, dont le dossier de la "French Section" dans sa partie ardennaise, celui des contre-parachutages, et autres ramifications (dont la chute du maquis du Banel), devrait faire prochainement l'objet d'une parution (recherche menée en collaboration avec Annette Biazot). Nous nous en tiendrons ici à la relation du démantèlement de la filière d'évacuation d'aviateurs alliés à laquelle participait Emile Fontaine et à ses conséquences sur la Résistance ardennaise.

    Au cours du printemps et de l'été 1943, le SD de l'avenue Foch démantèle le réseau SOE Prosper / Physician : c'est pour les Allemands le début de l'affaire de la « French Section ». Des centaines d'hommes sont arrêtés, des tonnes d'armes parachutées par les services britanniques et cachées par la Résistance sont prises par la Gestapo. Le département des Ardennes n'est pas épargné : les membres de Prosper, arrêtés en septembre 1943, sont déportés au camp de concentration de Buchenwald.

 

    Le SD, ou Sipo-SD (Sicherheitpolizei-Sicherheitdienst), est le service de sûreté du parti national-socialiste. Il dépend de la SS, dont le chef est Heinrich Himmler.
Il est dirigé en France par le SS Gruppenführer Karl Oberg, chef suprême des SS et de la police, correspondant d'Heinrich Himmler en France. Il couvre l'ORPO (police d'ordre) et le Sipo-SD. Oberg est secondé par le SS Standartenführer Helmut Knochen, chef du Sipo-SD.
Au niveau des opérations, le SS Sturmbannführer Karl Boemelburg est le chef de la section IV du Sipo-SD en France. Cette section IV constitue la Gestapo proprement dite, chargée de "la recherche des ennemis du régime" (Juifs, opposants, communistes, résistants, ...) et de la répression. Elle prend progressivement en charge les tâches abandonnées par l'Abwehr telles que le contre-espionnage. Boemelburg supervise les services du SS Sturmbannführer Josef Kieffer, situés au 84 de l'avenue Foch à Paris.

 

 Dès l'été 1943, par un audacieux Funkspiel mené grâce à l'aide d'un opérateur radio britannique retourné, les codes radio et les quartz récupérés sur les agents de Prosper arrêtés, le SD de l'avenue Foch entre directement en contact avec Londres : c'est le début de l'affaire des contre-parachutages. Se faisant passer pour un groupe de résistance affilié à Prosper, dont le War Office ignore la chute, la Gestapo de l'avenue Foch organise un faux réseau avec de vrais résistants et réclame des armes à Londres. Dans l'Aisne, et notamment dans la région d'Hirson, les hommes de la Gestapo se substituent aux agents de Prosper, se présentant aux groupes locaux comme "des résistants venus de Paris", et forment des équipes de réception des parachutages composées de ces (vrais) résistants recrutés sur place, qui vont dès lors travailler uniquement pour eux, et en toute bonne foi (réseau Archdeacon). Le jeu va durer jusqu'en juin 1944. Ce sont les Allemands qui y mettront eux-mêmes fin. Londres n'y aura vu que du feu, livrant au SD des tonnes d'armes et de l'argent, des agents parachutés auront été réceptionnés (et immédiatement arrêtés) sur les terrains...  C'est par ce biais des contacts pris entre le groupe d'Emile Fontaine et les supposés "résistants parisiens" que la Gestapo va pouvoir infiltrer, et décimer, la Résistance ardennaise au printemps de 1944...

     Le 84 de l'avenue Foch, dans le XVIe  arrondissement de Paris, est un immeuble cossu qui avait été réquisitionné pour abriter une partie des services du SD en France. Dans cette avenue, une douzaine d'immeubles étaient destinés à l'état-major des polices allemandes en France ; les bureaux de Karl Boemelburg, chef de la Gestapo à Paris, en occupant à eux seuls trois ou quatre.
Le 84 héberge le département IV E, en charge du contre-espionnage, des opérations de contre-sabotage, de la protection des troupes allemandes et du personnel allemand dans les territoires occupés. Il est dirigé par le SS Sturmbannführer Hans Kieffer, adjoint du colonel Boemelburg. L'affaire de la French Section et celles qui y furent liées (celle des contre-parachutages du faux réseau Archdeacon  et celle dite « des parachutistes ») fut confiée au bureau (Referat) IVE3, appelé Referat French Section, dirigé par le lieutenant « Docteur » Joseph Götz, et son adjoint, l'adjudant Joseph Placke.
Action d'Émile Fontaine

    Une partie des groupes de résistance dans le département de l'Aisne était rattachée à l'état-major des Ardennes, depuis la formation de l'Armée secrète des Ardennes qui avait vu l'unification des mouvements (OCM et Libération-Nord principalement) et le découpage du département en secteurs. Cette sectorisation avait  été calquée sur le découpage administratif du territoire. Ainsi, les groupes formés dans les cantons d'Aubenton, de Rozoy-Sur-Serre, de Marle et de Sissone avaient été rattachés très tôt à ceux de Signy-l'Abbaye, Rumigny, Chaumont-Porcien et Novion-Porcien, sous la direction d'Henri Moreau, chef du secteur de Signy-l'Abbaye.

En juillet 1943, Henri Moreau, appelé à de nouvelles responsabilités, en avait abandonné le commandement à son adjoint, Adrien Fournaise, alias "Muirion". Employé en gare de Liart, Adrien Fournaise avait favorisé l'évasion des prisonniers de guerre français, puis avait participé à une filière d'évacuation des aviateurs alliés. Son poste le prédisposait en outre à la collecte de renseignements au profit des alliés, dans le cadre des UCR de l'OCM.
Adrien Fournaise fut arrêté par la Gestapo le 24 décembre 1943. Incarcéré à la prison de Charleville, puis au fort de Romainville, il fut d
éporté le 24 février 1944 au départ de Paris, gare de l'Est, vers le camp de concentration de Natzweiler, dans la catégorie des « NN » (Nacht und Nebel). En mai 1944, il fut transféré au camp de concentration de Gross-Rosen, en Silésie, puis à la prison de Nordhausen, près de Dora, où il mourut d'épuisement le 18 février 1945.

Après l'arrestation de Fournaise, le Commandant Fournier, chef des FFI des Ardennes, nomma Émile Fontaine à sa succession.

    Né le 10 février 1905 à Wignehies, dans le département du Nord dans une famille d'agriculteurs, Émile Fontaine s'était installé dans l'Aisne en 1937, où il avait travaillé pour le compte de la coopérative agricole d'Aubenton. Sous l'Occupation, il était entré en résistance, et sous le pseudo de « Tanguy », avait commencé à structurer les groupes épars de patriotes rétifs à la propagande de Vichy et favorables à de Gaulle. Sa situation professionnelle était particulièrement intéressante pour la Résistance, lui procurant une relative liberté de circulation, mais surtout lui permettant d'approvisionner facilement les maquis en formation dans la région, refuges de réfractaires et d'aviateurs alliés qu'il fallait héberger avant de pouvoir trouver une filière qui leur permit de rejoindre l'Angleterre.

    Au milieu de l'année 1943, Fontaine fut arrêté par la gendarmerie avec dans sa camionnette un chargement de denrées volées à la WOL, dont il ne put justifier ni la provenance, ni, bien sûr, la destination. D'abord emprisonné à Rethel sous l'accusation de s'adonner au marché noir, il fut interné, jusqu'à la fin de l'année, au camp des Mazures. Là il fut confronté à la réalité des persécutions raciales, et dès sa libération vint en aide aux juifs évadés, les hébergeant et leur fournissant de faux papiers. D'ailleurs, l'un d'eux, caché à son domicile, y fut arrêté après son assassinat par la Gestapo. Une stèle apposée par ceux qu'il sauva fut érigée à Aubenton après la libération, et une rue Émile Fontaine, inaugurée en 2006 à Aubenton, rappelle l'action de cet homme brave à qui va être décerné le titre de Juste des Nations par Yad Vashem (voir les nombreuses pages qui lui sont consacrées ici).

    Création et entretien de maquis, sabotages d'installations agricoles et sur voie ferrée, renseignement au profit des alliés, sauvetage d'évadés, que ce soient de prisonniers de guerre français, juifs des Mazures, ou d'aviateurs alliés ; par la diversité des actions menées contre l'occupant, la charge qui pesait sur le capitaine FFI Émile Fontaine était immense.

 A suivre... Vers la page 2

1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 18:53
Les ouvrages sont cités dans l'ordre chronologique de leur publication. Le choix des limites chronologiques est assez arbitraire, l'année 2000 a le mérite de trancher une période et de marquer une rupture chronologique nette. De toutes façons, les publications sur cette période, dans notre petit département, ne sont pas légions et n'encombrent pas les fonds de bibliothèque, le choix d'une date de rupture est donc purement formel.

Avec le livre de Paul Lotterie sur Marceau Devie, parurent à la fin des années 80, deux autres ouvrages consacrés à la Seconde guerre mondiale dans le département, envisagée là encore sur le plan local.


DEROCHE (G.) et MACHINET (S.), Vouziers 1940-1944, pages d'histoire pour le 40e anniversaire de la Libération, Édition ville de Vouziers, 1984

Première étude locale sur l'occupation allemande et la Résistance, axée sur le Vouzinois, avec de nombreux témoignages.







CORDIER (J.P.), Combat en Ardenne, SOPAIC, Charleville-Mézières, 1986

Jean-Paul Cordier, membre de la Société des Écrivains Ardennais, n'était pas historien, mais il fit oeuvre de mémorialiste de l'Occupation à Monthermé et dans la vallée de la Meuse, des combats du printemps 1940 à la libération. L'essentiel de l'ouvrage est consacré à la Résistance, notamment celle des FTP, si présents autour de Château-Regnault, mais aussi à l'impact, dans la vallée, du massacre des Manises en juin 1944.
Published by philippe lecler - dans Biblio ardennaise
commenter cet article