Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 10 mars à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Xavier Chevalier : "Le Kronprinz, mythes et réalités".

 

 

 

13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 12:07

« Histoire en mémoire 1939 - 1945 »

Véritable base d’informations sur la Résistance dans la Marne, ce dévédérom est un formidable outil de référence pour découvrir et comprendre l’histoire de la Résistance dans sa diversité et sa complexité, replacée dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale, de l’acceptation par le régime de Vichy de la défaite de mai-juin 1940, de l’occupation allemande, et de la libération du département par les troupes américaines fin août 1944.

 

Vous y trouverez :

- près de 2 000 fiches biographiques et thématiques

- une chronologie détaillée recensant plus de 2 000 événements

- un fonds exceptionnel de plus de 3 000 photographies

- de nombreux documents d’archives, tracts, affiches, journaux clandestins

- des témoignages

- des croquis et des dessins

- des cartes de localisation

- des clips vidéo

- un inventaire des lieux de mémoire par commune

- un glossaire

- plus de 1 000 sources recensées et classées

 

Où trouver ce dévédérom ?

-- dans toutes les librairies du réseau SCÉRÉN de l’académie de Reims

-- en ligne sur www.sceren.com

-- dans les librairies indépendantes

Lancement le 30 janvier 2013

Le dévédérom fera l’objet d’une présentation officielle, le mercredi 30 janvier à 11 h, à l’occasion de la labellisation Bleuet de France de la maison de retraite Sarrail, 21 rue Jean-Henri Fabre, à Châlons-en-Champagne.

Dévédérom co-édité par le CRDP de Champagne-Ardenne et la Fondation de la Résistance, département AERI.

 

Plus d'infos sur le site Histoire et mémoires des deux guerres mondiales

Published by philippe lecler - dans Actualité
commenter cet article
4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 07:32

Le thème du Concours National de la Résistance et de la Déportation 2012-2013 est paru au B.0.E.N. Il est formulé comme suit: "Communiquer pour Résister" (1940-1945).

On peut télécharger la brochure qui lui est consacrée sur le site de la Fondation de la Résistance

Pour la Marne, et à titre d'exemple, on peut se référer au travail de Jean-Pierre et Jocelyne Husson, sur le site Histoire et mémoires des deux Guerres mondiales.

 

Image 2006 1607

Ardenne, tiens ferme ! "Organe local du mouvement Ceux de la Résistance"


Au chapitre de la presse clandestine, on rappelle que le seul organe dont se dota la Résistance dans les Ardennes sous l'Occupation fut Ardenne, tiens ferme ! 

Composé de façon artisanale par le chef de centre de Floing, Marcel Léonard, et le chef de secteur de Sedan, le lieutenant Jean Hercisse, son premier numéro paru le 1er août 1944. Quatre autres suivirent jusqu'à la libération du département. Chacun fut tiré à 300 exemplaires.

 

Image 2006 1606L'imprimerie portative qui permit la composition d'Ardenne tiens ferme ! (doc. F. Docq)


Ci-dessous, portait de Marcel Léonard (doc. Bernard Léonard).

A la fin du mois d'août 1944, recherché par la police allemande,

Marcel Léonard échappa de peu aux tueurs de  la bande au bossu qui s'en prirent à

ses compagnons dans la grotte de Gaulier.

 

leonard Marcel 

Sources : l'imprimerie portative de M. Léonard et J. Hercisse, ainsi que d'autres documents relatifs à l'histoire de la Résistance dans le village sont conservés par le petit musée  de Floing, situé à l'entrée de la grotte de Gaulier.

Les Archives départementales conservent aussi quelques exemplaires d'Ardenne, tiens ferme ! 


Published by philippe lecler - dans Actualité
commenter cet article
23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 06:40

Georges Robert est décédé cet été. Grand résistant ardennais, il était la mémoire des FTP des Ardennes. Retour sur son parcours...

 

Issu d’une famille modeste de la région Rethèloise, Georges Robert est né le 1er décembre 1918 à Briennon-sur-Armançon (Yonne) où sa mère avait été évacuée lors de l’offensive allemande de 1914. Après la guerre, la famille Robert retrouva Roizy, où Georges passa son enfance.

Versé dans l’aviation à la base aérienne de Reims, il participe en 1940 aux combats contre les Allemands, mais son régiment doit se replier sur Bordeaux puis sur Port-Vendres. La conclusion de l’armistice le laisse amer. Démobilisé le 1er septembre 1940, il part travailler dans une sucrerie de  Seine-et-Marne, à Noissy-Cramoyel. Là débute son premier engagement dans la résistance. Il participe à la rédaction et à la diffusion de tracts clandestins dénonçant la politique du gouvernement de Vichy et appelant à la lutte contre l’occupant. Mais deux de ses plus proches camarades sont arrêtés pour leur activité clandestine et leur appartenance au Parti communiste français alors interdit (c’est en hommage à l’un de ces premiers résistants que Georges Robert lui emprunta son prénom, « Dany », qui devint son pseudonyme dans la clandestinité). Georges  Robert prend la fuite et rejoint les Ardennes en juillet 1942, où il vient travailler à la sucrerie de Saint-Germainmont, puis dans les fermes de la WOL à Gomont.

En janvier 1943, il est contacté par Pierre Labar et Léon Hourlier, de Saint-Germainmont, qui, à l’instar d’autres patriotes du canton, ont formé un petit groupe de résistance affilié aux FTP. Leurs objectifs en ce début de 1943 sont de plusieurs ordres : récupération d’armes sur le champ de bataille que fut la région en mai et juin 1940, distribution de propagande anti-allemande et  diffusion de la presse clandestine, notamment le journal France d’abord, organe des FTP, sabotage du matériel roulant au départ de la sucrerie de Saint-Germainmont. Enfin, de nouveaux groupes sont recrutés et formés.

Au début de 1944, Dany est nommé au grade de lieutenant FTP. Il devient ainsi officiellement l’adjoint du Capitaine Pascal (Pierre Luizard), qu’il ne quittera plus jusqu’à la libération du département.

Après le parachutage de « Dame blanche » et le débarquement allié sur les côtes normandes, Georges Robert quitte son emploi civil et entre en clandestinité. A compter du mois de juin, il va accompagner Pascal dans la formation du maquis dans les bois de Blanzy avec les réfractaires du secteur et participe à tous les combats, à tous les sabotages, à tous les coups de main... A la fin du mois de juin 1944, le maquis, constituant la 2e compagnie FTP du secteur sud des Ardennes se transporte dans la forêt du Mont-Dieu, puis dans les bois de Belval. Dany est blessé lors de la marche des maquisards vers Charleville à la fin du mois d’août, lors des combats pour la Libération, a laquelle il participe néanmoins.

 

G. robertDany en compagnie de Marie-Héléne Cardot, au plateau de Berthaucourt.

(photo tirée de mon ouvrage Ami, si tu tombes)

 

Sources : Ami, si tu tombes, la résistance dans la région de Rethel, 1940-1944


Published by philippe lecler - dans Des hommes
commenter cet article
23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 07:17

Couvertur.Né le 19 juin 1922 à Nantes (Loire-Atlantique), Jacques Sourdille a vécu des engagements forts. Jeune résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut l'un des piliers du réseau de renseignements "Claude François" (du nom de son fondateur bien sûr), puis agent de liaison de l'adjoint du délégué militaire régional de la région Normandie-Bretagne. Arrêté par la police allemande en mai 1944, il fut déporté au camp de concentration de Neuengamme. Il devint ensuite un médecin ophtalmologiste de grande renommée, à l'hôpital Saint-Denis, à Paris et en Afrique de l'Ouest.
Jacques Sourdille fut aussi une personnalité politique aux parcours multiples. Gaulliste fidèle, réputé pour sa liberté de parole et d'action, il fut élu député puis sénateur des Ardennes et occupa le poste de secrétaire d'Etat à la Recherche dans le gouvernement Barre.
Passionné des Ardennes et enthousiasmé par la décentralisation, il présida le Conseil général pendant treize années. 

Les auteurs ont combiné témoignages et récits, recherches et analyses pour offrir au lecteur une biographie rigoureuse et cohérente de Jacques Sourdille.

 

D. Bigorgne (sous la direction de), Jacques sourdille, éditions de la Société d'études ardennaises, Charleville-Mézières, 2012. 

 

La presse en parle... 

Published by philippe lecler - dans Bibliographie
commenter cet article