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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 12 mai à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Grégory Kaczmarek : "La grande grève revinoise de 1907 : cinq mois de combats ouvriers".

Vendredi 16 juin à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Philippe Lecler : "Pol Renard, un héros de la Résistance".

 

 

20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 08:07

« Le dynamisme des historiens ardennais a déjà permis de la publication de nombreux articles dans les revues des sociétés savantes et de synthèses sur les Ardennes durant la Grande Guerre. Mais, au-delà du nécessaire point d’étape dans le contexte du centenaire de la Grande Guerre, ce recueil d’articles montre le surgissement de nouvelles thématiques notamment nourries du renouveau de l’histoire culturelle et sociale de la Première Guerre mondiale. La découverte de nouvelles archives, en particulier à l’occasion de la Grande Collecte menée en 2013 par les Archives départementales des Ardennes, permettra d’abonder ces recherches en devenir. »

Extrait de l’introduction rédigée par Philippe Nivet.

 

couv

Une publication des éditions Terres Ardennaises, de la Société d'Histoire des Ardennes, et de la Société d'Histoire et d'Archéologie du Sedanais. S’il n’y en a qu’une à acquérir sur le sujet, c’est sans doute aucun celle-là. Clarté des exposés, richesse de l’iconographie pour l’essentiel inédite, développement de nouvelles thématiques jusqu’aujourd’hui absentes de l’historiographie traditionnelle sur le sujet dans les études régionales (collaboration, résistance…).  Un très beau livre et une très grande réussite qui démontre une fois encore le talent des historiens ardennais.

 

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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 16:59

 

Incontournable ce centenaire, et difficile d’y échapper, dans les Ardennes comme ailleurs. La plaquette du programme des manifestations pour le département des Ardennes est téléchargeable ici.

Au chapitre des bonnes idées, cette exposition à la vitrine du Conseil général, place Ducale, à Charleville. 

 

leclerSous-officiers d'un Bataillon douanier (archives familiales, en ligne sur Europeana 1914-1918)

 

  Ce temps de commémoration ne va pas sans son lot de publications. J’en ai retenu quelques unes susceptibles d’intéresser le lecteur ardennais (mais ce choix reste purement subjectif et ne se veut nullement exhaustif…)

 

  La France occupée 1914-1918, de Philippe NIVET, chez Armand Colin. Sans doute le meilleur ouvrage à ce jour sur la France du nord et de l’est (les régions envahies, comme on disait à l’époque). Cette vaste synthèse traite de tous les aspects de l’occupation : la germanisation du territoire dans ses déclinaisons (administrative, culturelle, économique), la vie quotidienne des populations, l’attitude des occupés à l’égard des Allemands, la libération et la reconstruction.

Plus général, mais intéressant nos régions au premier chef, l’ouvrage de John HORNE et Allan KRAMER, 1914. Les atrocités allemandes. La vérité sur les crimes de guerre en France et en Belgique. Non seulement les historiens reviennent sur le déroulement des faits qui ont conduits aux massacres de civils lors de la bataille des frontières, mais ils analysent les mécanismes qui y ont conduits et leur impact sur les opinions publiques des différents pays belligérants.

 

liv Nivet

1914-1918 dans la Marne, les Ardennes et la Belgique occupées. Textes annotés et présentés par Nadine NAJMAN, chez L'Harmattan. Cet ouvrage rassemble deux témoignages inédits d’habitants des villages de Fresne-les-Reims et de Bourgogne, tous deux situés dans le nord de la Marne, en zone occupée.

Guerre aux civils, guerre des civils dans les Ardennes envahies de 1914 à 1918, de Gérard PONSINET, chez L’Harmattan, une série de plus de 400 témoignages recueillis immédiatement après la guerre. Ceux-ci sont classés dans des catégories recouvrant l’ensemble des activités sociales sous l’occupation allemande dans la période considérée.

L’incontournable Occupations / Besatzungzeiten, publié par Terres Ardennaises en 2007 et devenu une référence et dont nous avons déjà rendu compte sur cette page .

Je vais me permettre ici de dévoiler la publication prochaine (octobre) d’un nouveau livre consacré à ce sujet et marqueur du centenaire pour notre département, La Première Guerre mondiale dans les Ardennes, ouvrage collectif réalisé par les trois grandes associations (Société d’Histoire des Ardennes, Terres Ardennaises, Société d’Histoire et d’Archéologie du Sedanais). Cette parution sera accompagnée de la tenue d’un colloque présidé par Philippe Nivet. Mais il sera temps d’en reparler…

 

 

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 10:48

En cette année de commémoration de la libération de la France, les articles et publications se succèdent. On n'en gardera que le meilleur.

Le journal L'Union du 25 juin  publie un article en forme d'hommage à l'action des quatre cheminots d'Amagne fusillés au fort des Ayvelles le 26 juin 1944 (voir ici leurs dernières lettres).

Aujourd'hui, un article publié dans L'Union du 11 août. 

 

   « Ce sont des noms de rues que les Rethélois ont déjà vus des dizaines voire des centaines de fois. Docteur Gobinet, Camille Lassaux, Julien Bernard, Marie-Hélène Cardot, Micheline Huck, Danielle Cazanova. Pourtant, même si ils passent devant, les habitants de la cité Mazarin ne savent pas toujours qui ont été ces gens.

Pour commencer, ils ont tous ont un point commun, ce sont des personnes qui ont joué un rôle pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Voici maintenant pourquoi ces six personnes portent chacun le nom d’une rue à Rethel... »

 

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Julien Bernard, exécuté par les troupes allemandes au maquis des Manises le 13 juin 1944.

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 12:03

Dimanche 27 avril, à l'occasion de la journée des Déportés à Rethel, le journal L'Union / L'Ardennais est revenu sur la déportation de la famille Cyminski avec notamment un rappel succinct des faits par un des principaux témoins des faits d’alors, M. André Launois.

 

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Cette excellente initiative, par sa dimension historique, sa vocation pédagogique, sa portée civique et mémorielle, fut quelque peu ternie par le rebondissement de la polémique stérile engagée entre la mairie de Rethel et le groupe d’opposition qui a décidé de faire débaptiser le groupe scolaire Mazarin pour lui donner le nom d’Hélène Cyminski.

Comble du mauvais goût, le journal s’engouffre dans la brèche pour organiser sur la toile un sondage sur la question : « Faut-il donner le nom d’Hélène Cyminski à son école ? » On peut se demander si le sujet se prête vraiment à ce genre d’enquête ? Ce me semble assez indécent, quel que puisse en être le résultat...

 

Dernière minute : lundi 28 mars, lors de la réunion du conseil municipal, le maire de Rethel a avancé l'idée de renommer la place de Caen "Place Hélène Cyminski". C'est une excellente idée...

C. Dollard-Leplomb, présidente de l'AFMD 08 écrit :

  "Je trouve que cette place fait le lien entre la maison et l'école, et comme elle est un lieu ouvert, public, central, très fréquenté, Hélène est replacée au coeur de la cité comme citoyenne et pas seulement comme écolière.Son nom interpellera tout le monde, pas seulement les gens concernés par l'école - lieu fermé - comme si certains étaient plus concernés que d'autres par le travail de mémoire. La mémoire n'appartient à personne et nous en sommes tous responsables. On peut rebaptiser une rue, un édifice ou une place "de Caen" en ces temps de centenaire."

On pourrait aussi songer à dénommer Hélène Cyminski la future médiathèque de Rethel.

 

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