Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 12 mai à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Grégory Kaczmarek : "La grande grève revinoise de 1907 : cinq mois de combats ouvriers".

Vendredi 16 juin à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Philippe Lecler : "Pol Renard, un héros de la Résistance".

 

 

5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 15:24

Dans le cadre du débat opposant la municipalité de Sedan aux historiens, relative au devenir du monument allemand du cimetière Saint-Charles de Sedan, (lire les articles de presse  ici et ici, pour les plus récents), la Société d’histoire et d’archéologie du Sedanais, l’Institut Historique Allemand de Paris et l’Université de Paris I-Panthéon/Sorbonne organisent une après-midi de débat (de 14 à 18 h bien sûr) le samedi 22 juin à l’amphithéâtre Mendès-France de Sedan sur le thème : Le patrimoine de la Grande Guerre à Sedan et ailleurs : quels enjeux ?

 

Programme (sous réserve de modifications) 


LE PATRIMOINE DE LA GRANDE GUERRE A SEDAN ET AILLEURS.

QUELS ENJEUX ?

 

Après-midi de débat de 14 h - 18 h, organisée par la Société d’histoire et d’archéologie du Sedanais, l’Université de Paris I- Panthéon/Sorbonne et la Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives (Ministère de la Défense)

 

Première partie : interventions

 

Séance présidée par Antoine Prost, Professeur à l’Université de Paris I

 

- 14 h 00 La question du Monument de Sedan, histoire et enjeux par Sébastien Haguette (SHAS) et Nicolas Offenstadt (Maître de conférences à l’Université de Paris I), lecture d'un message de Gerd Krumeich, (Professeur à l’Université de Düsseldorf)

  

14 h 30 : Nicolas Charles (agrégé d'histoire, doctorant à l’Université de Paris I) : Les Allemands dans les Ardennes en 14-18. Etat des savoirs

 

- 14 h 50 : Thierry Hardier (Historien CRID1418) Quelle politique monumentale pour les Allemands dans la France occupée en 14-18 ?

 

15 h 10 Discussion sur les interventions

 

Deuxième partie : Echanges

 

- 15 h 30 -16 h 30 Table ronde : Que faire du patrimoine allemand 14-18 en France aujourd’hui ? Avec Arndt Weinrich (Chercheur à l’Institut historique allemand) Denis Rolland (Société historique de Soissons), Frederick Hadley (Historial de la Grande Guerre).

Table-ronde animée par Nicolas Offenstadt.

 

- 16 h 30 – 17 h 30 Table ronde : Quelle politique du patrimoine 14-18 à l'aube du centenaire ? Avec Antoine Prost (Professeur à l’Université de Paris I), Joseph Zimet (Directeur général de la Mission du Centenaire) et Philippe Olivera (Historien, CRID1418).

Table ronde conduite par André Loez, Historien, Professeur de Première Supérieure.

 

17 h 30 – 18 h 00. Discussion générale.

 

 

 

 article histoire extr

 

Article publié dans le magazine L'histoire d'avril 2012 

 

Pour ceux qui veulent en savoir plus...

Published by philippe lecler - dans Actualité
commenter cet article
3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 20:52

Conférence organisée par la S.H.A.S. Samedi 12 Mai 2012 à 17 h 00 à l'amphithéâtre Pierre Mendès-France de Sedan

- Entrée libre - Exposé de Anne FRANÇOIS (d'après un article publié sur ce sujet dans la dernière Revue historique ardennaise)


Une forme de répression de la collaboration

LA TONTE DES FEMMES A LA LIBÉRATION DANS LES ARDENNES

Accusées de collaboration, nombre de femmes furent tondues à la Libération dans les Ardennes. Punition, châtiment, la tonte des cheveux est aussi une pratique hautement symbolique, qui cache une réalité plus complexe.

Six Ardennaises portèrent plainte à la fin de l’année 1944 pour avoir été tondues dans différentes communes du département. A partir des enquêtes qui furent diligentées à l’époque et d’autres sources inédites, cette intervention reviendra sur les circonstances de cette pratique et sur sa portée, mais aussi sur les suites judiciaires qui furent données à ces événements. 

 

fille tondue a Balan

 

Jeune fille tondue à Balan, en septembre 1944 (Doc : SHAS, publié dans la RHA n° 43)

 


Published by philippe lecler - dans Actualité
commenter cet article
17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 08:33

 

Á l'issue de l'assemblée générale de l'AFMD, P. Lecler a tenu une conférence consacrée à l’intégration de la Résistance ardennaise au réseau britannique Prosper/PHYSICIAN intitulée : Armel Guerne dans la Résistance : le cas ardennais

Compte-rendu ici                           

Published by philippe lecler - dans Actualité
commenter cet article
21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 08:33

extrait L'Ardennais Conférence de Philippe Lecler

 

 

Armel Guerne dans la Résistance : le cas ardennais

Á l’occasion de cette conférence fut présenté Face à la Gestapo, écrit en collaboration avec l’historienne belge Annette Biazot, et consacré à l’intégration de la Résistance ardennaise au réseau britannique Prosper/PHYSICIAN.
Je me suis attaché à évoquer le rôle du poète Armel Guerne, dit « Gaspard », engagé dès la fin de 1942 auprès du chef du réseau, le major Francis Suttill, dit « Prosper ». Gaspard fut rapidement promu chef du secteur des Ardennes, et son action permit à Londres de parachuter les premières armes aux groupes de résistance. Après son arrestation au mois de juillet 1943, il se rendit dans les Ardennes, encadré par des agents de la Gestapo, et de son court passage ses camarades de combat le tiendront en détestation. Son second séjour, guère plus long que le premier ni plus confortable, fut celui du fugitif après son évasion du train de déportés qui le menait en Allemagne.

 

03

                                                                                                                                                             Photo M. Genin

Published by philippe lecler - dans Actualité
commenter cet article