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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 12 mai à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Grégory Kaczmarek : "La grande grève revinoise de 1907 : cinq mois de combats ouvriers".

Vendredi 16 juin à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Philippe Lecler : "Pol Renard, un héros de la Résistance".

 

 

9 février 2008 6 09 /02 /février /2008 18:55


Martyrologe de la Résistance ardennaise de FOURRIER à HUSSON

 

186 - FOURRIER Maurice, né le 18 mars 1921 à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), domicilié à Hautes-Rivières. Maurice Fourrier habitait avec ses parents à Outreau (Pas-de-Calais) jusqu’au 6 octobre 1943, date à laquelle son père et lui, tous deux militants du Parti communiste clandestin et responsables des sabotages d’un groupe de FTP, furent arrêtés à leur domicile par la Gestapo. Alors que ses parents étaient emprisonnés (ils furent ensuite déportés en Allemagne), Maurice parvint à s’échapper. Il se réfugia dans les Ardennes, et il rejoignit le maquis des Ardennes commandé par Jacques de Bollardière (« Prisme ») dans le cadre de la mission interalliée « Citronelle ». Maurice Fourrier fut tué au combat à Linchamps, lors de l’attaque allemande du 24 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Outreau. Son nom n’est pas inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

187 - FRANÇOIS Achille, né le 3 novembre 1919 à Bettancourt la Longue (Marne), cultivateur à Mouzon. Achille François appartenait au groupe OCM que dirigait Ernest Cardot dans la région de Sedan. Il partagea le sort de ce dernier et fut comme lui abattu par un traître au bois de l’Alma (maquis d’Autrecourt) le 5 juin 1943.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Mouzon.

188 - FRANÇOIS Camille, né le 8 juillet 1895 à Nouzonville, domicilié en cette commune. Requis au titre du STO, il est décédé en Allemagne, à Frondenberg, le 17 mai 1943.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouzonville.

189 –
FRANÇOIS Charles, né le 2 décembre 1909 à Vrigne-aux-Bois (Ardennes), exerçant la profession de docteur en médecine à Floing (Ardennes), domicilié au lieu-dit « Gaulier ». Résistant très actif du groupe FFI de Floing (distribution de la presse clandestine, hébergement d’aviateurs alliés, constitution de dépôts d’armes). Il fut exécuté le 29 août 1944 à Floing par les membres d’un groupe d’action de la Sipo-SD connu sous la dénomination de « Bande au Bossu » et commandé par le français Pierre-Mary Paoli. Il fut martyrisé avant d’être abattu par ses tortionnaires.

Son nom est inscrit sur la plaque commémorative de la grotte de Gaulier (« À cette place dans la matinée du 29 août 1944, les miliciens doriotistes ont lâchement torturé et assassiné les patriotes et membres de la Résistance »), ainsi que sur le mur du mémorial de la Résistance de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes).


190 - FRANÇOIS Marie, Georgette, née BARRÉ le 24 octobre 1901 à Sedan (Ardennes), épouse du docteur Charles François, membre des FFI de Floing (Ardennes). Interrogée sur ses liens avec la Résistance, refusant de parler, Marie François fut exécutée d’une balle dans la tête le 29 août 1944 à Floing par Pierre-Mary Paoli, commandant du groupe d’action du Sipo-SD connu sous l’appellation de « Bande au Bossu ».

Son nom est inscrit sur la plaque commémorative de la grotte de Gaulier (« À cette place dans la matinée du 29 août 1944, les miliciens doriotistes ont lâchement torturé et assassiné les patriotes et membres de la Résistance »), ainsi que sur le mur du mémorial de la Résistance de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes).


191 – FRANSSEN Léon, né le 8 décembre 1887 à Bolland (Belgique), domicilié à Dohis (Aisne). Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté au départ de Compiègne le 4 juin 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme. Décédé en Allemagne à une date inconnue.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Cuiry-lès-Yviers (Aisne).

192 – FRITSCH Jean, né le 20 septembre 1923 à Monthermé, domicilié Saint-Maixent (Deux-Sèvres). Engagé dans le mouvement FTP, auteur de plusieurs sabotages ferroviaires, il fut arrêté le 23 mars 1944 à Champigny-le-Sec (Vienne) par la SAP (Section des Affaires Politiques). Condamné à mort par le tribunal militaire allemand de Poitiers, il fut fusillé à Biard (Vienne) le 4 mai 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Monthermé, ainsi que sur le Monument commémoratif des Fusillés 1943-1945 de Biard.

193 – FROMENTIN Georges, né le 20 novembre 1885 à Alland’huy, cultivateur en cette commune. Propriétaire d’une grosse exploitation, il appartenait à une filière d’évacuation d’aviateurs alliés (sans doute le réseau SAMSON) en liaison avec celle d’Émile Fontaine, dans l’Aisne. Après l’infiltration de la filière par la Gestapo de l’avenue Foch et la mort de Fontaine, il fut  arrêté le 6 avril dans le cadre de l’affaire dite « des parachutistes alliés ». Il fut déporté au départ de Compiègne le 2 juillet 1944 vers le camp de concentration de Dachau, où il est décédé le 8 février 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Alland’huy-et-Sausseuil, ainsi que sur la plaque commémorative de la ferme du Chesnois à Alland’huy.

194 – FROMENTIN Georgette, née HOUVION le 20 août 1889 à Alland’huy, cultivatrice en cette commune. L’épouse de Georges Fromentin fut arrêtée avec son mari le 6 avril 1944 par la Gestapo pour hébergement d’aviateurs alliés, dans le cadre de l’affaire dite « des parachutistes alliés ». Déportée au départ de Paris, gare de l’Est, le 4 juillet 1944 vers le camp de concentration de Sarrebrück Neue Bremm, elle fut gazée au camp de Ravensbrück le 6 mars 1945.
Son nom est inscrit sur la plaque commémorative de la ferme du Chesnois à Alland’huy.

195 – FROMENTIN Jean, né 30 septembre 1920 à Alland’huy, cultivateur en cette commune. Fils de Georges et de Georgette, il fut arrêté avec ses parents le 6 avril 1944 par la Gestapo pour hébergement d’aviateurs alliés, dans le cadre de l’affaire dite « des parachutistes alliés». Déporté au départ de Compiègne le 2 juillet 1944 vers le camp de concentration de Dachau, il est décédé à l’hôpital de Colmar le 12 juin 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Alland’huy-et-Sausseuil, ainsi que sur la plaque commémorative de la ferme du Chesnois à Alland’huy.

196 - FROMENTIN Jean, Charles, né le 5 février 1910 à Landres-et-Saint-Georges, domicilié en cette commune. Membre des FFI. Assassiné par les Allemands en août 1944. Son corps ne fut jamais retrouvé.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Landres-et-Saint-Georges.

197 – FROMENTIN Lucienne (épouse CHARLOT), née le 14 mai 1911 à Alland’huy, cultivatrice en cette commune. Fille de Georges et de Georgette,  elle fut arrêtée avec ses parents le 6 avril 1944 par la Gestapo pour hébergement d’aviateurs alliés, dans le cadre de l’affaire dite « des parachutistes alliés ». Déportée au départ de Paris, gare de l’Est, le 4 juillet 1944 vers le camp de concentration de Sarrebrück Neue Bremm, elle est décédée en Allemagne, à Warenn, le 8 mai 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Alland’huy-et-Sausseuil, ainsi que sur la plaque commémorative de la ferme du Chesnois à Alland’huy.

198 – FUGLESANG Marcelle, née le 21 février 1903 à Oslo (Norvège), infirmière à Charleville, assistante sociale du Secours Nationale. Engagée dans l’armée française comme infirmière en 1939, elle participa à l’expédition de Narvik. Après la défaite de 1940, elle fut embauchée comme assistante sociale en chef au Secours National à Charleville, où elle rencontra Paul Royaux qui l’enrôla dans son réseau d’évasion de prisonniers de guerre et d’aviateurs alliés. Ceux-ci, hébergés, habillés, nourris au centre d’accueil du Secours National, étaient pourvus de papiers d’identité et d’un billet de chemin de fer pour Besançon, d’où ils passaient ensuite en Suisse. À l’automne de 1942, les Allemands infiltrèrent un de leurs agents, camouflé en aviateur britannique, dans la filière du Secours National. Le 28 octobre 1942, Marcelle Fuglesang fut convoquée à la Feldkommandantur de Charleville et accusée d’apporter son aide aux fugitifs. Malgré ses dénégations, elle fut confondue par le faux Anglais. Emprisonnée à Charleville jusqu’au 10 novembre, à Saint-Quentin jusqu’au 19 décembre puis à Romainville, elle fut déportée au départ de Compiègne le 24 janvier 1943 vers le camp de concentration d’Auschwitz. Elle est décédée à Auschwitz II-Birkenau le 21 mars 1943.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Charleville.

199 – GALOT Roger, né le 17 décembre 1922 à Villy, domicilié en cette commune. Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté au départ de Belfort le 29 août 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme. Décédé en Allemagne, à Wilhemshaven, le 10 mars 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Villy.

200 – GAVART Raymond, né le 2 février 1922 à Bar-le-Duc (Meuse), ouvrier agricole à Monthois. Arrêté le 14 février 1943 par la brigade de police judiciaire de Reims pour activité communiste et détention d’armes. Écroué à la prison de Reims (Marne), puis livré à la Gestapo au début du mois de juillet 1943, il fut emprisonné à Châlons-sur-Marne et condamné à mort par un tribunal militaire allemand. Il fut fusillé le 4 octobre 1943 au champ de tir de L’Épine (Marne).
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Monthois.

201 – GAZAGNAIRE Cécilia, née RAVEAUX le 18 avril 1884 à Hannapes (Aisne), receveuse des Postes à Launois-sur-Vence. Déjà décorée de la Médaille Militaire pour son action lors de la première Guerre Mondiale, Cécilia Gazagnaire participa dès 1940 à l’organisation d’une filière d’évasion de prisonniers de guerre à Folembray, dans l’Aisne, puis à Rimogne et à Chémery-sur-Bar dans les Ardennes. Bénéficiant de nombreuses complicités dans l’administration des PTT à Charleville et à Sedan, elle participa à la dissimulation de matériels dans les locaux des Postes, à la diffusion de tracts appelant à la résistance, à l’écoute des communications des Allemands au bénéfice d’un service de renseignements. Au début de 1943, elle apporté son aide à l’organisation du maquis FTP dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy, recevant les réfractaires, leur fournissant de faux-papiers grâce à ses complicités à la préfecture. Arrêtée le 15 décembre 1943 lors du démantèlement du maquis, elle fut déportée, sans avoir été jugée, le 31 janvier 1944 vers le camp de Ravensbrück où elle est décédée le 1er mars 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Viel-Saint-Rémy.

202 –
GEORGIN Robert, Louis, Émile, né le 16 septembre 1919 à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Contrôleur laitier dans le civil, appelé sous les drapeaux et stationné en Afrique du nord en 1940 affecté en 1940 à la 92e batterie, 18e brigade, à Blida. Il passe ensuite en Tunisie et au Maroc, puis de nouveau en Algérie, où il est affecté au BCRA d’Alger le 21 janvier 1944 en provenance du 66e régiment d’artillerie d’Afrique de Casablanca (Maroc) avec le grade de maréchal des logis. Il est dirigé sur le BCRA de Londres le 6 mars 1944. Il débarque à Liverpool le 17 mars et, en tant que volontaire pour accomplir une mission en France occupée, il est détaché aux stages d’instruction et d’entrainement de parachutiste sous le pseudo de « Robert Godart ». Il est parachuté blind en France le 15 août 1944 près de Revin, au dessus des Manises, en qualité de chargé de mission de 3e classe assimilé au grade de sous-lieutenant, nom de code : « Courbette ». Instructeur de sabotage et d’armement, il est mis à la disposition du chef de la mission CITRONELLE.

Il est tué au combat lors de l’attaque allemande du Prisme, dit aussi « Maquis des Ardennes », à Linchamps, près de Hautes-Rivières, le 24 août 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Boulogne-sur-Mer.

Son nom n’est pas inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

203 – GEORGLER Marcel, né le 10 juin 1894 à Mereville (Moselle), notaire et maire de  Brunehamel (Aisne), appartenant au groupe d’Emile Fontaine (chef de secteur de Rumigny/Signy-l’Abbaye). Dénoncé  par un traître à la solde de la Gestapo, il fut arrêté le 5 mai 1944. Déporté au départ de Compiègne le 21 mai 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme. Il est décédé à Fallersleben-Laagberg (Kommando du camp de Neuengamme) le 13 avril 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Brunehamel.

204 – GÉRARD Roger, André, Clément, né le 26 janvier 1925 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

205 – GILLET Jules, né à Rosières-aux-Salines (Meurthe-et-Moselle), Préposé des douanes à Rocroi. Chef de centre FFI de Rocroi, il fut tué lors des combats pour la libération de Charleville, le 4 septembre 1944.
Jules Gillet est décoré de la Médaille Militaire. Cette concession comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec palme (décret du 14 janvier 1948 : JO du 17 février 1948) La Citation à l'ordre de la brigade N° 52 précise : « Entré dans la Résistance dès 1942. A assuré la liaison entre les groupes de Rocroi et commandé 50 hommes à Rocroi. A hébergé et convoyé des parachutistes. A ravitaillé les réfractaires. A participé à deux parachutages, à plusieurs sabotages, à des attaques contre les Allemands, à la bataille de Charleville où il a trouvé une mort héroïque au plateau de Berthaucourt dans une mission périlleuse qu'il accomplissait comme volontaire le 4 septembre 1944 ».
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Rocroi , il est inscrit au Livre d'or du Corps des Douanes ainsi que sur la plaque commémorative 1939-1945 des agents des Douanes à Charleville-Mézières.

206 – GIRAUD Albert, né le 6 mars 1913 à Charleville, domicilié à Aiglemont. Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté. Décédé en Allemagne le 15 décembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Aiglemont.

207 – GODART Robert, né le 14 juillet 1922 à Termes, domicilié à Semuy. Tué lors des combats pour la libération, à Voncq, le 1er septembre 1944.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Voncq, de Termes, Semuy, ainsi que sur le monument du Calvaire des fusillés du bois de la Forge, situé à l’écart de la route départemental 6, entre Senuc et Montcheutin.

208 – GOFFAUX Lucien, né le 15 juillet 1922 à Nouzonville, domicilié en cette commune. Requis au titre du STO, employé d’usine à Iserlohn (Westphalie), il fut accusé par la Gestapo de participer à un mouvement de résistance parmi les ouvriers français. Arrêté le 18 février 1945 avec d’autres camarades, il fut écroué à la prison de Dortmund et inculpé d’atteinte à la sécurité du Reich, espionnage et propagande gaulliste. Après cinq semaines de détention où il eut à subir les plus durs sévices, il fut fusillé, avec quatorze autres français, à Hörde, le 1er avril 1945.

209 – GOMONT Julien, né le 14 janvier 1901 à Saint-Fergeux, domicilié à Mohon. Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté au départ de Paris, gare de l’Est, le 25 février 1944 vers le camp de concentration de Natzweiler. Soumis au décret Keitel « Nacht und Nebel ». Décédé à Melk (Kommando du camp de Mauthausen) le 20 février 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Mohon.

210 – GONCE Robert, né en 1922. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

211 – GRANDENA Émile, né le 14 mai 1909 à Bertrix (Belgique), bûcheron à Fumay. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Linchamps le 30 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay.
Son nom n’est pas inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

212 - GRANDJEAN Raymond, né le 27 avril 1902 à Villeurbanne (Rhône). Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté au départ de Belfort le 29 août 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme. Décédé à Hamburg (Kommando du camp de Neuengamme) le 5 janvier 1945.

213 – GRANELLO André, né le 5 janvier 1924 à Monthermé, domicilié en cette commune. Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté au départ de Compiègne le 22 mars 1944 vers le camp de concentration de Mauthausen. Décédé à Gusen (Kommando de Mauthausen) le 11 décembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Monthermé.

214 – GRIBOUVA Pierre, Victor, Jean, né le 28 novembre 1925 à Charleville, horloger en cette commune. Membre des FFI, il surveillait avec son camarade Pierre Lambert les mouvements des troupes allemandes au lieu-dit «  le Premier Chaîneau » à Charleville ; découvert, il fut exécuté d’une rafale de mitraillette en ce lieu le 1er septembre 1944.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Charleville et de Mézières.

215 – GUILLAUME André, Célestin, né le 3 mai 1906 à Châlons-sur-Marne (Marne), agent SNCF domicilié à Reims. Membre d’un mouvement de Résistance,  il fut arrêté par les Allemands dans les Ardennes le 8 mars 1944. Incarcéré à la prison de Charleville puis à celle de Saint-Quentin, il fut déporté au départ de Compiègne le 15 juillet 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme. Il est décédé dans la baie de Lübeck-Neustadt le 3 mai 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts tous conflits d’Athis (Marne), sur la plaque commémorative, 13 rue Ponsardin à Reims (« Ici demeurait André Célestin Guillaume patriote mort en déportation en Allemagne »), sur le monument commémoratif des Hautes Promenades à Reims, ainsi que sur la plaque de la gare SNCF de Charleville-Mézières.

216 – GUILLAUME André, Ernest, né le 11 septembre 1921 à Nouvion-sur-Meuse, étudiant à l’Ecole Normale de Charleville, domicilié à Nouvion. Réfractaire au STO, réfugié au maquis FTP dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy, il fut arrêté à Hameuzy le 15 décembre 1943. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville le 14 janvier 1944, il fut fusillé le 25 de ce mois à Mézières.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Nouvion-sur-Meuse et de Viel-Saint-Rémy.

217 – 
GUILLOTEAUX Marcel, né le 20 novembre 1922 à Nouzonville (Ardennes), domicilié en cette commune. Tué par les Allemands à Oissery (Seine-et-Marne) le 26 août 1944. Il semble que Marcel Guilloteaux ait appartenu au bataillon Hildevert du réseau du SOE SPIRITUALIST, dit aussi « Armand ». Le 26 août, au moment de la libération de Paris, le bataillon Hildevert fut rassemblé afin de réceptionner un important parachutage sur le terrain Saint-Pathus/Oissery. Mais de fortes troupes allemandes, équipées de blindés, attaquèrent le site de rassemblement et décimèrent le bataillon, laissant derrière elles plus de 105 morts. 

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouzonville ainsi que sur le mémorial de la Résistance de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes).

218 – GUYAUX Edmond, né le 15 janvier 1922 à Vireux-Wallerand, domicilié à Vireux puis à Toulouse (Haute-Garonne) après l’exode de mai 1940. Élève en classe préparatoire, réfractaire au STO, militant des jeunesses socialistes, il fut blessé au maquis « Bir-Hakeim » le 23 octobre 1943. Arrêté par les Allemands, il fut fusillé à Toulouse le 9 novembre 1943.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Vireux-Wallerand, ainsi que sur la plaque commémorative en l’entrée de l’église.
Une rue de Vireux Wallerand porte son nom.

219 – GUYOT Léon, Henri, Émile, né le 20 janvier 1914 à Noeux-les-Mines (Pas-de-Calais), domicilié à Givet. Volontaire au maquis des Ardennes, il fut tué au combat à Hautes-Rivières, lors de l’attaque allemande du 24 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Givet.
Son corps repose à la Nécropole Nationale de Floing. Son nom n’est pas inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

220 – HANGARD Raymond, Emile, Léopold, né le 21 août 1923 à Houdilcourt, ouvrier agricole en cette commune. Réfractaire au STO, réfugié au maquis FTP dit « de Launois »à Viel-Saint-Rémy, il fut arrêté à Hameuzy le 15 décembre 1943. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville le 14 janvier 1944, il fut fusillé le 25 de ce mois à Mézières.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Viel-Saint-Rémy, sur la plaque commémorative de la mairie d’Houdilcourt, sur le monument commémoratif des Hautes Promenades à Reims, sur la plaque commémorative, 22 rue de Berru à Reims (« Ici demeurait Raymond Emile Léopold Hangard Patriote fusillé par les Allemands »).

221 – HANNEQUIN Charles, Nicolas, né le 16 juin 1898 à Verdun (Meuse), domicilié à Nouzonville. Requis au titre du STO le 21 février 1943 à destination de Cologne. Disparu en Allemagne.

222 – 
HARINTE Maurice, Jules, Alberic, né le 22 juin 1920 à Tournes (Ardennes) ; sous-lieutenant des FFI, disparu en déportation. Fils de Léon Harinte, garde champêtre, et de Jeanne Mélanie Daniel, sans profession, Maurice Harinte fut adopté pupille de la Nation. Il était représentant et était domicilié avant la guerre à Château-Regnault (Ardennes). Ancien membre des maquis du sud-ouest, Maurice Harinte avait rejoint la région Nord au début de l’année 1944, après que les deux derniers maquis auxquels il avait appartenu avaient été décimés par les forces du maintien de l’ordre.

Affecté en février 1944 comme adjoint au chef de l’OCM de l’arrondissement de Soissons (Aisne), il fut ensuite nommé officier de liaison et instructeur saboteur dans l’Aisne. À ce titre, il participa à de nombreuses opérations de sabotage des installations allemandes.

Le sous-lieutenant des FFI Maurice Harinte fut rattaché à partir de mai 1944 à l’état-major FFI du nord de la France. Il continua à assurer les liaisons avec les centres de Saint-Quentin (Aisne), Laon (Aisne), Vervins (Aisne), et ce dans des conditions très difficiles du fait des contrôles fréquents sur les routes. Il fut par deux fois appréhendé par la police allemande, à Hirson (Aisne) et à Vaux-Andigny (Aisne), mais son calme et son sang-froid lui permirent à chaque fois de s’en sortir sans encombre. Il fut arrêté par la police allemande lors d’un contrôle routier le 23 août 1944 à la sortie du village de Neuvilly (Nord), alors qu’il effectuait une mission avec le capitaine FFI François Bernard.

Incarcéré à la prison de Cambrai (Nord), puis à celle de Valenciennes (Nord), son nom figure sur la liste des déportés du « Train de Loos » parti le 1er septembre depuis la gare de Tourcoing (Nord) en direction de l’Allemagne. Il disparaît dès cet instant. Son corps ne fut jamais retrouvé. Son nom est inscrit sur le mémorial de la Résistance ardennaise de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes).

223 – HAUDECOEUR Léon, né le 1er février 1891 à Grand’Ham, domicilié en cette commune. Membre du maquis de Lançon, il fut envoyé, le 31 août 1944, avec un camarade comme éclaireur à travers la vallée de l’Aisne pour voir, les Américains se trouvant à Grandham, si les Allemands tenaient encore Senuc. Essuyant un tir des Allemands, les deux hommes furent blessés, l’un à l’épaule et l’autre à la cuisse. Ils se terrèrent dans un fossé et furent découverts longtemps après ces événements. Ils furent conduits à l’hôpital de Vouziers. Léon Haudecoeur qui avait perdu beaucoup de sang y est mort, son coéquipier fut amputé d’une jambe.  

Son nom est inscrit sur la plaque commémorative de la mairie de Grand’Ham ainsi que sur le monument du Calvaire des fusillés du bois de la Forge, situé à l’écart de la route départemental 6, entre Senuc et Montcheutin.

224 – HELD Robert, Peter, né le 11 avril 1920 à Sarrebourg, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 14 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

225 – HELIN Kléber, né le 15 février 1926 à Nismes (Belgique), domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

226 – HENOT Robert, Léon, Fernand, né le 18 juillet 1922 à Pattel (Oise), domicilié à Coucy. Requis au titre du STO. Décédé en Allemagne, à Bietegheim, le 6 avril 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Coucy.

227 – HENRION Charles, né le 21 septembre 1907 à Paris, docteur en médecine à Mézières. Membre des FFI, tué lors de la libération de Charleville le 3 septembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Charleville (orthographié « Hanrion »).

228 – HENRIQUET Jacques, Louis, Nicolas, né le 13 décembre 1915 à Sanvic (Seine-Maritime), domicilié à Bouillon (Belgique). Membre des FFI, il fut capturé par les Allemands dans la région de Lametz et fusillé, avec Raymond Borgnet, dans la forêt du Mont-Dieu le 1er septembre 1944. Le corps fut inhumé au cimetière militaire du Mont-Dieu sous l’inscription « Inconnu, présumé américain ». Une fois le corps identifié, un jugement déclaratif de décès a été rendu par le tribunal de Sedan et transcrit sur les registres de l’état-civil de la mairie de Bouillon (Belgique), le 17 septembre 1945.
Son corps repose à la Nécropole nationale de Floing.

229 – HÉREN Georges, Émile, né le 24 novembre 1920 à Vrizy, sergent-chef des FFI dit « Moustique » dans la clandestinité, fut abattu par les Allemands à la Ferté-Alais (Essonne), alors qu’il participait à la réception d’un parachutage, le 5 juillet 1944.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Vrizy, de la Ferté-Allais, ainsi que sur la stèle commémorative de la Ferté-Allais.

230 – HERLIN Émile, Albert, né le 30 avril 1920 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

231
HERMANT Marceau, Louis, né le 16 août 1924 à Illy (Ardennes), domicilié en cette commune. En 1944, réfractaire au STO, Marceau Hermant, accompagné de trois camarades (Roland Saxe, Bernard Stringer et Luc Lilès) voulait rallier un maquis pour participer aux combats de la libération. Il s’adressa au chef du faux maquis créé par des miliciens, membres du groupe d’action de la Sipo-SD cantonné à Sedan (Ardennes), connu dans la région sous la dénomination de « Bande au Bossu ». Les miliciens accueillirent leurs recrues et les exécutèrent dans le bois de la Hatrelle, à Illy, le 28 août 1944.Son nom est inscrit sur la pierre du mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes), ainsi que sur la plaque commémorative apposée à Illy-Olly en mémoire des hommes « lâchement assassinés le 28 août 1944 par les miliciens à la solde de l’ennemi ».

232 – HÉRON Albert, né le 8 janvier 1912 à Agimont (Belgique), domicilié à Givet. Agent de liaison du chef de secteur de Givet, capturé puis fusillé par les Allemands à Mesnil-Saint-Blaise (Belgique) au cours d’une reconnaissance avec des éléments blindés de l’armée américaine, le 6 septembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Givet.

233 – HERRERO Sylvain, né le 17 septembre 1923 à Dôle (Jura), domicilié à Mézières. Réfractaire au STO, réfugié au maquis FTP dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy, il fut arrêté à Launois le 15 décembre 1943. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville le 14 janvier 1944, il fut fusillé le 25 de ce mois à Mézières.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Viel-Saint-Rémy.

234 – HIVER Paul, Jean, Joseph né le 5 février 1921 à Braux, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

235 – HOERLE Diégo, né le 30 décembre 1902 à Paris, instituteur à Charbogne. Tué au combat lors de l’attaque des FFI à Montmarin (Givry-sur-Aisne) le 1er septembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Charbogne, ainsi que sur le monument dédié aux résistants tués à Montmarin à Givry-sur-Aisne..

236 – HOUBAILLE Camille, Armand, né le 12 décembre 1906 à Saint-Aubain (Belgique), domicilié à Haybes. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts et sur la stèle de la Résistance de Haybes, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

237 – HOUBAILLE Georges, né le 18 novembre 1913 à Haybes, domicilié en cette commune. Fusillé à Dinant (Belgique), le 27 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts et sur la stèle de la Résistance de Haybes, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

238 – HOULMONT Aimé, Émile, Germain, né le 21 janvier 1913 à Saint-Vincent (Belgique), militaire de carrière, domicilié à Pin-Izel (Belgique). Membre du réseau de résistance « Socrate » et opérateur radio du maquis du Banel. Arrêté lors de l’attaque du maquis le 18 juin 1944, il fut roué de coups puis exécuté et enterré près du château du Banel ce même jour.

239 – HOURLIER Léon, né le 22 avril 1915 à Saint-Germainmont, cordonnier en cette commune. Il participa à la formation d’un groupe FTP en 1943, qui deviendra la 5e compagnie FTP du Secteur sud des Ardennes. Il fut arrêté à son domicile par la Gestapo de Reims le 22 août 1944. Présumé déporté, on perd toute trace de Léon Hourlier à partir de ce jour-là.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Saint-Germainmont.

240 –
HUGUEVILLE Maurice, Paulin, Émile, né le 5 juin 1917 à Lyon, instituteur à Nouzonville. Chef de section du groupe de sabotage de l’OCM à Nouzonville depuis le mois d’octobre 1942, il fut arrêté à son domicile par la police allemande le 8 juin 1944. Dans la nuit du 6 au 7 juin, Maurice Hugueville, Jean Dachy, Daniel et René Mater avaient entamé l’exécution d’un sabotage sur la voie ferrée Aiglemont-Nouzonville. Surpris par une patrouille allemande, et après échange de coups de feu, les résistants avaient fui mais Jean Dachy avait été pris. Maurice Hugueville fut incarcéré à la prison de Charleville le 8 juin et condamné à mort par le tribunal militaire de Charleville. Il fut fusillé au fort des Ayvelles le 9 juin 1944.

Nommé à titre posthume dans l’Ordre national de la Légion d’honneur au grade de chevalier et décoré de la Croix de guerre avec palme (J.O. du 3 décembre 1958), son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouzonville, ainsi que sur la plaque commémorative des fusillés du fort des Ayvelles à Villers-Semeuse et sur le monument aux instituteurs ardennais morts pour la France, à Charleville-Mézières.


241 – HUON Kléber, né le 3 juin 1910 à Mont-Laurent, domicilié à Givry-sur-Aisne. Tué lors de l’attaque des FFI à Montmarin (Givry-sur-Aisne) le 1er septembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument dédié aux résistants tués à Montmarin à Givry-sur-Aisne.

242 –
HUSSON Adelin, Louis

Né le 15 mai 1899 à Chassepierre (Belgique), journaliste et résistant.

Combattant lors de la Première guerre mondiale, engagé volontaire pour la durée de la guerre le 16 mai 1916, il fut plusieurs fois décoré pour sa bravoure au combat, notamment lors de l’offensive des Flandres (septembre 1918). Lorsque débuta la Seconde Guerre mondiale, Adelin Husson était journaliste au quotidien La Meuse à Liège (Belgique).

En 1940, avec l’occupation, Adelin Husson entreprit d’éditer une feuille clandestine, la Churchill Gazette, et fonda le « Cercle des Anglophiles » qui rejoignit en juin 1941 le « Front Wallon ». Outre ce travail de propagande, Husson participa à une filière d’évasion des prisonniers de guerre, constitua des corps-francs qui stockaient des armes, confectionnaient des engins explosifs et s’adonnaient au sabotage, collecta les renseignements à destination des alliés au sein de divers réseaux (« Pierre Artela », « Bayard »…). En avril 1942, la Gestapo d’Arlon procéda à une rafle dans les milieux résistants de la région liégeoise. L’épouse et les deux enfants d’Adelin Husson furent arrêtés. Sa femme, Régina Husson-Servais, et sa fille Yvette furent déportées au camp de concentration de Ravensbrück.

Husson échappa à l’arrestation et, recherché, se réfugia au domaine du Banel (Matton-et-Clémency, France), chez la famille Ézannic. Son fils, Jules Husson, le rejoignit bientôt. Contraint à la clandestinité, Adelin Husson devenu « Georges », créa le premier maquis ardennais, et le seul à vocation franco-belge. Il mit en place une véritable organisation couvrant tous les secteurs de la résistance : propagande (avec la Churchill Gazette), accueil de réfractaires, hébergement et évacuation d’aviateurs, confection de faux-papiers, groupes de sabotages (le « Corps-franc ardennais »), renseignement au profit des alliés…

Lorsque le maquis fut attaqué le 18 juin 1944, Adelin Husson ayant cru avoir trouvé refuge dans un arbre fut abattu par les Allemands. Son corps fut emmené et  ne fut jamais retrouvé.

Son nom est inscrit sur le Mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières.

Une plaque commémorative orne son ancien domicile à Bressoux (Belgique).

Il existe une rue Jules et Adelin Husson à Liège (Belgique).



243 – HUSSON Jules, Adelin, Lucien, né le 13 novembre 1924 à Eischweiler (Allemagne). Fils d’Adelin Husson et de Régina Servais. Jules fut arrêté par la Gestapo avec sa mère et sa sœur Yvette au mois d’avril 1942. Il s’évada de la citadelle de Huy (Belgique) le 2 juillet 1942 et rejoignit son père au domaine du Banel (commune de Matton-et-Clemency, France). Il fut exécuté par les Allemands le jour de l’attaque du maquis, le 18 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le Mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières.

Une plaque commémorative orne son ancien domicile à Bressoux (Belgique).

Il existe une rue Jules et Adelin Husson à Liège (Belgique).




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Published by philippe lecler - dans Mémorial de Berthaucourt
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8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 09:13

Martyrologe de la Résistance ardennaise de HUT à LESUR

 

244 –HUT Daniel, né le 24 mai 1923 à Vrigne-aux-Bois (Ardennes), domicilié à Wadelincourt (Ardennes). Fils d’André Hut, mouleur, et de Jeanne Léontine Simonet, sans profession. Ouvrier à la filature du Warcan à Olly (Ardennes), réfractaire au STO, il était en 1944 occupé par son employeur, Pierre Rouy, à la réfection de la gare désaffectée d’Olly avec des camarades dans la même situation (Delphin de Melo Pinto et Pierre Discrit). Les jeunes hommes voulaient rallier un maquis pour participer aux combats de la libération. Ils s’adressèrent au chef du faux maquis installé au bois de la Hatrelle et créé par des miliciens, membres du groupe d’action de la Sipo-SD cantonnée à Sedan (Ardennes), connu dans la région sous la dénomination de « Bande au Bossu ». Ils furent exécutés par les miliciens dans la gare désaffectée d’Olly où ils travaillaient, le 28 août 1944.

Son nom est inscrit sur la pierre du mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes), ainsi que sur la plaque commémorative apposée à Illy-Olly en mémoire des hommes « lâchement assassinés le 28 août 1944 par les miliciens à la solde de l’ennemi ».


245 – IMBERT Marcel, né le 14 octobre 1907 à Puilly et Charbeaux, domicilié à Paris. Gardien de la paix de la Préfecture de police en poste au commissariat du 20e arrondissement de la rue des Orteaux (poste Charonne). Sergent des FFI, il fut tué le 21 août 1944 lors de l’attaque du poste par des soldats allemands venus libérer des miliciens emprisonnés. Il fut cité à l'ordre de la Nation et fait chevalier de la légion d'Honneur à titre posthume. Il est enterré au cimetière de Pantin. Sur les lieux, une plaque commémorative rappelle son sacrifice.
Son nom est inscrit sur la plaque commémorative de l'église de Puilly.

246 - IDRISSA Diana, du Cercle de Niafenké, bureau de recrutement de Kati au Soudan, mobilisé au 2e Régiment de Tirailleurs Sénégalais de Kati, entrainé au camp de Rivesaltes, affecté au 5e Régiment d’Infanterie Coloniale Mixte Sénégalais, 1er Bataillon, 1re Compagnie. Le caporal Diana combattit pour contenir l’avancée allemande lors de son offensive dans les Ardennes, mais son bataillon fut anéanti le 23 mai 1940. Fait prisonnier, Diana fut enfermé au camp de Cuperly (Marne). Avec trois de ses camarades, il s’en évade le 23 août 1944 et rejoint le maquis de Lançon.
Il fut tué par les Allemands dans les bois de Grand’Ham alors qu’il escortait un groupe transportant du matériel provenant d’un parachutage, le 29 août 1944.
Sa dépouille repose à la nécropole nationale de Floing. Il est décoré à titre posthume de la croix de Guerre  avec étoile de vermeil.

247 –
ISIDORE René, né le 6 février 1920 à Mainvilliers (Eure-et-Loire) et exerçait la profession de boulanger à Fontenay-aux-Roses (actuellement Hauts-de-Seine). Réfractaire au STO, réfugié au maquis FTP dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy. « Sylvain » fut arrêté à Mézières le 13 décembre 1943 par la gendarmerie pour un vol de bicyclette. Porteur d’une arme appartenant à un gendarme abattu à Bergnicourt le 27 novembre précédent, il fut remis par les autorités françaises à la Gestapo. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville, il fut fusillé à Mézières le 7 février 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Viel-Saint-Rémy.

248 – JACQUAT Anna, née KARPEN le 24 mai 1894 à Gilsdorf (Luxembourg), propriétaire du café-restaurant de « la Petite Vitesse » à Charleville. En 1942, Anna Jacquat faisait partie de la filière d’évasion organisée par Paul Royaux et pourvoyait surtout au ravitaillement des fugitifs, en liaison avec Marcelle Flugesang du Secours National. Arrêtée le 30 octobre 1942 par la Gestapo, Mme Jacquat fut emprisonnée à Charleville jusqu’au 10 novembre 1942, à la prison de Saint-Quentin jusqu’au 19 décembre 1942, puis à Romainville. Elle fut déportée depuis Compiègne le 24 janvier 1943 vers le camp de concentration d’Auschwitz, où elle décéde en février de la même année.

249 – JACQUEMIN Raymond, né le 7 novembre 1910 à Fumay, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

250 – JAMIN René, né le 28 janvier 1908 à Halanzy (Belgique), cheminot domicilié à Lucquy. Mobilisé en 1939, il fut deux fois blessé lors de la défense de Dunkerque en 1940. Rentré à Lucquy, il participa dès la fin de l’année 1942 à de nombreuses activités de résistance : hébergement d’aviateurs alliés, ravitaillement de réfractaires, sabotage de matériel ferroviaire au dépôt SNCF. En juin 1944, recherché par la police allemande, il se réfugia à Maillé (Indre-et-Loire), où il rejoignit un maquis et participa à deux sabotages sur voie ferrée. Il fut exécuté lors du massacre de Maillé par des troupes allemandes (124 tués), le 25 août 1944.
Il fut décoré à titre posthume de la Croix de guerre et cité à l’ordre de la Division par le Général de Division Préaud. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Lucquy.

251 – JANDER Eugène, né le 24 février 1925 à Differdange (Luxembourg). Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

252 – JANDER Jean-Eugène, né le 26 janvier 1923 à Differdange (Luxembourg). Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

253 – JANKOWSKI Jean, né le 26 juin 1922 à Boguszince (Pologne), domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

254 – JEANLIN Paul, Maurice, né le 17 novembre 1920 à Givonne, domicilié à Attigny. Tué lors de l’attaque des FFI à Montmarin (Givry-sur-Aisne) le 1er septembre 1944.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Givonne et d’Attigny, ainsi que sur le monument dédié aux résistants tués à Montmarin à Givry-sur-Aisne..

255 – JENDRYKA Mieczolaw, né le 1er octobre 1929 à Kors Kesiska (Pologne), domicilié à Terron-sur-Aisne. Tué en cette commune lors des combats pour la libération, le 1er septembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Terron-sur-Aisne.

256 – JOLLY Albert, né le 7 février 1903 à Viel-Saint-Rémy, boulanger en cette commune. Arrêté par la Gestapo le 23 décembre 1943 pour avoir ravitaillé le  maquis FTP dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy. Déporté au départ de Compiègne le 22 janvier 1944 vers le camp de concentration de Buchenwald, il est décédé au camp de concentration de Mauthausen le 28 février 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Viel-Saint-Rémy.

257 – JOLY André, né le 13 février 1903 à Rozoy-sur-Serre (Aisne), agriculteur en cette commune. FFI, fusillé par les Allemands lors des combats pour la libération de Rozoy le 31 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Rozoy-sur-Serre.

258 – JOLY Louis, né le 14 novembre 1896 à Roubaix (Nord), commercant gérant des « Coopérateurs » à Viel Saint Rémy. Arrêté par la Gestapo le 23 décembre 1943 pour avoir ravitaillé le  maquis FTP dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy. Il fut déporté au départ de Compiègne le 22 janvier 1944 vers le camp de concentration de Buchenwald. Transféré au camp de concentration de Mauthausen, il fut gazé à Hartheim (Kommando de Mauthausen) le 5 juillet 1944.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Launois-sur-Vence et de Viel-Saint-Rémy.

259 – JONET Marcel, né le 21 octobre 1921 à Monthermé, domicilié à Château-Regnault. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Bogny-sur-Meuse, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

260 - JONVAL Henri, né le 13 mars 1912 à Saulces-Monclin, domicilié à Ruffey-sur-Seille (Jura). Henri Jonval, dit « Laurent », « Marco », ou « Garcia », chef départemental des maquis du Jura, fut arrêté le 27 janvier 1944 à Lons-le-Saunier. Déporté au départ de Compiègne le 15 juillet 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme, il est décédé le 20 avril 1945 en Allemagne, à Sandbostel, dans l’enceinte du Stalag XB transformé en camp sanitaire où la Croix-Rouge avait regroupé les malades de l’épidémie de typhus.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Ruffey-sur-Seille.

261 - JOURDAIN Louis, né le 12 avril 1922 à Rouen, domicilié à Sedan. Fusillé à Gournay-sur-Marne (Seine-Saint-Denis) ?

262 - JURION Henri, né le 14 août 1879 à Launois, boulanger en cette commune. Arrêté par la Gestapo le 23 décembre 1943 pour avoir ravitaillé le  maquis FTP dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy. Il fut déporté au départ de Compiègne le 22 mars 1944 vers le camp de concentration de Mauthausen. Décédé à Buchenwald le 29 août 1944.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Launois-sur-Vence et de Viel-Saint-Rémy.

263 - KISS Gabriel, né le 5 juin 1911 en Hongrie, domicilié à Fossé. Membre des FFI, il fut tué lors des combats pour la libération à Buzancy, route de Fossé, le 31 août 1944. Son corps repose à la Nécropole nationale de Floing.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fossé, ainsi que sur la stèle commémorative de Buzancy («Ici fut mortellement blessé Kiss Gabriel F.F.I. Groupe Fossé - la F.N.R.M.P. en Souvenir»).

264 - LABAR Pierre, né le 14 avril 1905 à Saint-Germainmont, entrepreneur en maçonnerie en cette commune. Pierre Labar avait été mobilisé lors de la déclaration de guerre au 174e Régiment de forteresse. Fait prisonnier en juin 1940 puis versé au Stalag 11B, près de Hanovre, il réussit à se faire rapatrier le 25 novembre 1941 après avoir falsifié sa carte d’identité militaire. Il se réfugia alors avec sa famille en zone non-occupée, dans l’Ariège, avant de rentrer au début de 1943 dans les Ardennes, et de reprendre son activité.
Ses contacts quotidiens avec Léon Hourlier, à Saint-Germainmont même, avec Armantine Carlier, Jean Levasseur, et d’autres partisans de Blanzy-la-Salonnaise ne peuvent être étrangers à son engagement dans la lutte clandestine à la fin de l’année 1943.
Au début de 1944, la venue d’un envoyé du comité militaire national des FTP, René Houzé, dit « Achard », puis celle de Pierre Luizard, alias « Capitaine Pascal », bouleversait l’organisation clandestine qui prit une ampleur inattendue     avec le parachutage de « Dame Blanche » le 20 mai 1944, auquel Pierre Labar participa, puis la fondation de la 5e Compagnie F.T.P du Secteur sud des Ardennes sous les ordres de Fernand Deléam.
Son expérience militaire, sa maturité et ses qualités d’organisateur valurent à Pierre Labar d’être nommé sous-lieutenant dans le maquis formé par « Pascal » dans la région de Roizy au moment du débarquement (maquis « volant » qui allait devenir la 2e Compagnie FTP des Ardennes). Chargé avec trois autres jeunes maquisards de saboter une ligne téléphonique à Sault lès Rethel dans la nuit du 8 août, il fut surpris par une patrouille allemande. Après un échange de coups de feu pendant lequel ses complices prirent la fuite, Pierre Labar, grièvement blessé, fut achevé d’une rafale de fusil-mitrailleur par un soldat allemand.
Pierre Labar fut décoré, à titre posthume, de la Croix de guerre avec palme et de la Légion d’Honneur. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Saint-Germainmont.
Une rue de Saint-Germainmont porte son nom, ainsi qu’une rue de Sault lès Rethel.

265 - LACOUR Louis, né le 12 mai 1921 à Fumay, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

266 - LADOUCE Victor, Auguste, Octave, né le 9 novembre 1902 à Suzanne, électricien à Bar-les-Buzancy. Arrêté par la police allemande le 14 mai 1944 pour détention illégale d’arme, condamné à la peine de mort par le Tribunal militaire allemand de Charleville, il fut fusillé au fort des Ayvelles le 5 juillet 1944.
Son nom est inscrit sur la plaque commémorative des fusillés du fort des Ayvelles à Villers-Semeuse.

267 - LAHAYE André, né le 12 mars 1916 à Charleville, domicilié à Mézières. Réfractaire au STO, il rejoignit le maquis de Malleval (Isère) dont le village abritait en 1944 un camp important organisé militairement par des Chasseurs alpins. Le 29 janvier 1944, les Allemands et la Milice française prirent au piège le camp de Malleval. Vingt-deux maquisards périrent dans le combat. Le village fut incendié, huit habitants furent jetés dans le brasier d’une grange. Sept autres furent déportés. André Lahaye y fut exécuté. Son corps repose à la Nécropole nationale de Saint-Nizier-du-Moucherotte (Isère). Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Mézières, ainsi que sur celui de Malleval-en-Vercors.

268 - LAHAYE René, né le 4 novembre 1914 à Charleville, domicilié à Mézières. Réfractaire au STO, il rejoignit le maquis de Malleval (Isère), et dont le village abritait en 1944 un camp important organisé militairement par des Chasseurs alpins. Le 29 janvier 1944, les Allemands et la Milice française prirent au piège le camp de Malleval. Vingt-deux maquisards périrent dans le combat. Le village fut incendié, huit habitants furent jetés dans le brasier d’une grange. Sept autres furent déportés. André Lahaye y fut exécuté. Son corps repose à la Nécropole nationale de Saint-Nizier-du-Moucherotte (Isère). Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Mézières, ainsi que sur celui de Malleval-en-Vercors.

269 - LALLEMANT Alexandre, Honoré, né le 30 décembre 1898 à Floing, agent des PTT à Loisy-sur-Marne (Marne). Chef de groupe dans le maquis « Bonnard », il fut fait prisonnier lors de l’attaque du viaduc de Blacy et fusillé le même jour à Vitry-le-François (Marne), le 28 août 1944.
Son nom est inscrit sur la plaque commémorative de la direction départementale de la Poste à Châlons-en-Champagne.

270 – LALLEMENT Jean, né le 10 septembre 1920 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

271 - LAMBERT Charles, né le 14 octobre 1900 à Reims, commerçant à Attigny. Arrêté le 6 avril 1944 par la Gestapo pour hébergement d’aviateurs alliés, dans le cadre de l’affaire dite « des parachutistes alliés ». Déporté au départ de Compiègne le 2 juillet 1944 vers le camp de concentration de Dachau, il est décédé au camp de Léonberg (Kommando du camp de Natzweiler) le 2 février 1945.

272 - LAMBERT Émile, né le 28 février 1886 à Rocroi, mari de DURBECQ Marguerite, loueur de voitures à Charleville. Arrêté par la Gestapo le 31 mars 1944 dans le cadre de « l’affaire des parachutistes alliés». Déporté au départ de Compiègne le 2 juillet 1944 vers le camp de concentration de Dachau, il y est décédé le 27 décembre 1944.

273 – LAMBERT Joséphine, née REY le 13 janvier 1891 à Gégonzac (Lot), domiciliée à Linay. Mère de Robert Lambert. Arrêtée le 4 janvier 1944 en représailles de l’action de son fils. Déportée au départ de Compiègne le 31 janvier 1944 vers le camp de concentration de Ravensbrück, elle y est décédée le 14 janvier 1945.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Linay.

274 - LAMBERT Marguerite, Léa, née DURBECQ le 9 avril 1892 à Rocroi, cuisinière au Secours National, domiciliée à Charleville. En 1942, Anna Jacquat faisait partie de la filière d’évasion organisée par Paul Royaux et pourvoyait surtout au ravitaillement des fugitifs, en liaison avec Marcelle Flugesang du Secours National. Arrêtée le 31 octobre 1942, elle fut déportée au départ de Compiègne le 24 janvier 1943 vers le camp de concentration d’Auschwitz, elle y est décédée le 12 mars 1943.

275 – LAMBERT Pierre, né le 17 juin 1922 à Rethel. Membre des FFI, il surveillait avec son camarade Pierre Gribouva les mouvements des troupes allemandes au lieu-dit «  le Premier Chaîneau » à Charleville ; découvert, il fut exécuté d’une rafale de mitraillette en ce lieu le 1er septembre 1944.

276 - LAMBERT Robert, né le 15 juin 1926 à Linay, domicilié en cette commune. Ouvrier aux forges de Blagny, réfractaire au STO, il fut membre du service de renseignements du maquis franco-belge du Banel (Commune de Matton-et-Clemency). Il fut envoyé en mission à Vireux avec son camarade Maurice Rzepecki après avoir commis un attentat contre le chef de culture allemand de Mairy. Mais les deux jeunes hommes étaient attendus à la gare de Vireux par la Feldgendarmerie, le 6 janvier 1944, et après un échange de coups de feu Robert Lambert fut grièvement blessé puis exécuté sur place (selon certaines sources, il aurait été emmené par les Allemands et serait décédé à l’hôpital de Reims).
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Linay.
Son nom et celui de Maurice Rzepecki figurent sur une plaque commémorative en gare de Vireux-Molhain.

277 – LAMBERT Roland, Gabriel, né le 19 juillet 1924 à Montcy-Saint-Pierre, domicilié en cette commune. Membre des FFI arrêté par les Allemands avec Robert Dehaibe, Pierre Chardin et André Marchand dans la nuit du 9 au 10 juin, au retour d'un parachutage, sur la route de Monthermé à Charleville. Il fut condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville et fusillé le 1er juillet 1944 au fort des Ayvelles.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Montcy-Saint-Pierre, ainsi que sur la plaque commémorative des fusillés du fort des Ayvelles à Villers-Semeuse.
Une rue de Charleville-Mézières porte son nom.

278 – LAMY Hildebert, né le 28 juin 1905 à Bay, ouvrier agricole à Houdilcourt. C’est après avoir purgé une première peine de six mois de prison à Rethel qu’Hildebert Lamy fut arrêté. Un ancien codétenu, sans doute pour atténuer sa sanction, déclara aux autorités allemandes avoir recueilli les confidences de Lamy, qui lui aurait fait part de la détention d’un fusil et lui aurait dit « qu’au moment voulu il s’en serait servi pour tirer dans le dos des boches. »
La perquisition effectuée à son domicile à Houdilcourt par les autorités allemandes leur permit de trouver une arme de guerre cachée dans une cheminée. Il fut donc arrêté par la police allemande pour possession d’arme de guerre le 25 avril 1942. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand siégeant à Rethel le 1er mai, il fut fusillé sur le plateau de Berthaucourt à Mézières le 10 mai 1942. Il n’appartenait à aucun groupement de résistance et, d’après l’enquête de police et les déclarations de son épouse, il n’est pas sûr que l’arme lui eût appartenu.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Blanchefosse-et-Bay.

279 – LANEZ André, né le 12 mars 1922 à Laon, gendarme à Hautes-Rivières. Il rejoignit le maquis des Ardennes, où il fut tué au combat à Hautes-Rivières, lors de l’attaque allemande du 24 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

280 – LANGUET Bernard, Léon, Maurice, né le 24 février 1915 à Feuges (Aube). Il rejoignit le maquis des Ardennes, où il fut tué au combat lors de l’attaque allemande du 24 août 1944 à Hautes-Rivières. La médaille militaire avec palmes lui fut attribuée à titre posthume par décision du Commandement des FFI n° 139 le 29 septembre 1944.
Son nom n’est pas inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

281 – LASALLE Maurice, né le 4 novembre 1920 à Nouvion-sur-Meuse, domicilié en cette commune. Arrêté probablement par la police française en septembre 1942 à Nouvion-sur-Meuse, après avoir participé à une grande distribution de tracts et au collage d'affiches appelant la population à commémorer le 150e anniversaire de la victoire de Valmy par une manifestation sur la place Ducale à Charleville. Appartenant aux Jeunesses communistes de Nouvion, il fut jugé par la cour spéciale de Nancy et fut condamné à deux années de réclusion. Saisi par les Allemands comme otage, il fut déporté au départ de Compiègne vers le camp de concentration de Buchenwald le 12 mai 1944. Décédé à Ellrich (Kommando de Dora) en décembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouvion-sur-Meuse.

282 – LAURENT Helmut, né le 17 août 1918 à Saint-Avold (Moselle), domicilié à Braux. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

283 – LEBRUN Jules, Alexandre, né le 11 janvier 1922 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

284 – LECOMTE Maurice, né le 17 janvier 1920 à Neuflize, domicilié à Chelles (Seine-et-Marne). Militant communiste, il quitta le département des Ardennes après que ses deux frères aient été arrêtés le 14 mai 1941 par la Brigade de Police Judiciaire de Reims pour avoir apposé des tracts de propagande communiste sur les murs de Tagnon. Réfugié à Chelles (Seine-et-Marne), il rejoignit le maquis FTP de Saint-Mammès, Compagnie « Jeunesse héroïque », où il se distingua et qu’il dirigea (déraillements ferroviaires et attaques de convois allemands).  Nommé commissaire aux effectifs de l’état-major FTP de la région 14 en janvier 1944, il fut arrêté à la suite d’un attentat mené contre un policier collaborateur. Interné à Paris ( ?) le 12 février 1944, condamné à la peine de mort par un tribunal militaire allemand, il fut fusillé à la prison de Melun (Seine-et-Marne) le 2 juin 1944. Maurice Lecomte fut fait Chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume, il est titulaire de la Croix de Guerre avec palme, médaillé de la Résistance Française.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Neuflize.

285 – LEFEBVRE Gilbert, Adolphe, né le 12 avril 1924 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

286 – LEJEUNE Alfred, né le 9 novembre 1877 à Illy (Ardennes), maire de cette commune. En 1944, il avait été mis en confiance par les miliciens membres d’un groupe d’action de la Sipo-SD ayant créé un faux maquis connu sous la dénomination de « Bande au Bossu » et commandé par le français Pierre-Mary Paoli. Croyant avoir à faire avec de vrais patriotes, il s’était dévoué, avec l’industriel Pierre Rouy, pour leur procurer l’aide dont ils avaient besoin. Au moment de leur départ, l’un des miliciens abattit Alfred Lejeune d’une balle dans la tête, le 28 août 1944 à Illy, devant  la filature du Warcan,

Son nom est inscrit sur la pierre du mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes), ainsi que sur la plaque commémorative apposée à Illy-Olly en mémoire des hommes « lâchement assassinés le 28 août 1944 par les miliciens à la solde de l’ennemi ».


287 – LEJEUNE André, né le 21 février 1924 à Schaebeck (Belgique). Il venait d’entamer des études à Louvain (Belgique) lorsque la guerre éclata. Avec d'autres jeunes, il partit en France pour fuir l'ennemi, puis rentra chez ses parents à La Hauteur Saint-Jean, écart de Chassepierre (Belgique), où il fut engagé au ravitaillement de la commune. Il profita de sa position pour fournir de fausses cartes d'identité et des bons de ravitaillement à son père Maurice. Ce dernier, gestionnaire forestier au domaine du Banel (commune de Matton-et-Clemency, France), aidait les illégaux à franchir la frontière française. L'emplacement de sa demeure, isolée en bordure de la route Florenville-Barrière de Chassepierre était un endroit idéal pour les fuyards. Mais ils furent dénoncés et ils durent changer de domicile. Les parents Lejeune occupèrent un logement au domaine du Banel où André vint les rejoindre le 17 juin 1944. Malheureusement, le lendemain, les bois du Banel étaient cernés. Les Allemands cherchaient le maquis dirigé par Adelin Husson. André Lejeune chercha à percer les barrages allemands mais il fut arrêté et attaché à un arbre. Puis un sous-officier le délia et lui somma de courir. André Lejeune fut alors abattu de plusieurs rafales de mitraillettes.

Son nom est inscrit sur le Mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes).


288 – LEJEUNE Julien, né le 19 octobre 1888 à Reims, domicilié à Savigny-sur-Aisne. Tué à Senuc lors des combats pour la libération le 2 septembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Savigny-sur-Aisne.

289 – LEMASSON Auguste, Gustave, Paulin, né le 12 juillet 1919 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

290 – LEMERCIER Gabriel, Henri, Julien, né le 6 avril 1923 à Loos (Pas-de-Calais), domicilié à Loos-lez-Lille (Nord), ouvrier à Signy-l’Abbaye. Membre de la « Trentaine du Zèbre », groupe de combat FFI du secteur de Signy-l’Abbaye, il participait avec son unité à la libération de Charleville, le 3 septembre 1944, lorsqu’il fut grièvement blessé par des éclats d’obus tirés par les Allemands depuis les hauteurs du plateau de Berthaucourt. Il est décédé à l’hôpital, où il avait été transporté, le jour-même.
 
291 – LEMOINE Marius, né le 17 février 1906 à Voncq, jardinier à Floing. Arrêté le 11 avril 1943 pour vol et détention d’un pistolet au préjudice des autorités allemandes. Déporté au départ de Paris, gare de l’Est, le 27 mai 1943 vers le SS-Sonderlager Hinzert. Soumis au décret Keitel « Nacht und Nebel ». Décédé au camp de concentration de Gross-Rosen le 10 novembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Voncq.

292 – LEPAGE Gérard, né le 27 février 1926 à Sedan, domicilié en cette commune. Tué à Terron- sur-Aisne lors des combats pour la libération le 1er septembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Terron-sur-Aisne.

293 – LEPINE Gaston, Léon, né le 21 décembre 1923 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

294 – LEROY Albert, 23 ans, maquisard belge de la 3e section du maquis dit de « la Semois » installé au bois Bellin à Houdrémont (Belgique). Il fut capturé le 23 août 1944 par les Allemands lors de l’attaque du camp du Vautour à Houdrémont. Le lendemain, il fut contraint de guider les Allemands vers le camp du maquis Prisme alors cantonné au lieu-dit « Le pâquis du bois de l’église » à Hautes-Rivières. Il fut exécuté en ce lieu lors du retrait des troupes allemandes.

Son souvenir mortuaire porte ces mots : « Soldat d’élite, aimé de tous ses frères d’armes, Albert tomba foudroyé par l’ennemi, au moment où il se refusait à dénoncer l’emplacement d’un camp allié. » Son nom est inscrit sur la stèle de Houdrémont (Belgique) et dans la chapelle du Flachis près de Conrad (Belgique).

295 – LEROY Philippe
 

296 – LEROY Serge, Jean, né le 4 avril 1922 à Paris, domicilié à Seuil. Son enfance s’est déroulée à Seuil où ses parents tenaient une épicerie-bar. Après l’obtention de son baccalauréat il poursuit ses études à Paris, où il est inscrit en 1940-1941 à la faculté des Lettres à la Sorbonne. Le 11 novembre 1940, il participe à la manifestation patriotique des étudiants Place de l’Étoile. Il est blessé lors de la répression qui s’ensuit. En 1942, il épouse une jeune fille de Seuil, le couple s’installe à Paris. Réfractaire au STO, il se dote de faux papiers et poursuit ses études. Durant l’été de 1944, il est rentré à Seuil en attente de la libération et lorsque le 30 août les Allemands, en repli devant l’avance des troupes américaines, incendient le pont de bois qui permet le franchissement de l’Aisne, Serge Leroy se porte volontaire pour aller l’éteindre. Il fut surpris par les Allemands dans la rivière luttant contre l’incendie. Les soldats ouvrirent le feu au moment où il sortait de l’eau.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Seuil.


297 – LESIEUR Paul, Octave, né le 30 juin 1920 à Amagne, domicilié à Chaumuzy (Marne). Chef de trentaine dans le groupement FFI « Bourlon » de Reims, il fut arrêté par la Gestapo le 15 août 1944. Incarcéré à la prison de Châlons-sur-Marne, il fut déporté au départ de cette ville vers le camp de concentration de Natzweiler le 19 août 1944. Transféré ensuite aux camps de concentration de Dachau et de Buchenwald, il est décédé au camp de Léonberg (Kommando de Natzweiler) le 11 mars 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Amagne.

298 – LESUR René, né le 24 août 1920 à Rozoy-sur-Serre (Aisne). Appartenant au groupe d’Émile Fontaine (chef de secteur de Rumigny/Signy-l’Abbaye). Dénoncé  par un traître à la solde de la Gestapo, il fut arrêté le 5 mai 1944  à Dohis. Déporté au départ de Compiègne le 4 juin 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme. Après transfert au camp de Sachsenhausen, il est décédé au camp de concentration de Mauthausen le 23 février 1945.
Published by philippe lecler - dans Mémorial de Berthaucourt
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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 21:11
Martyrologe de la Résistance ardennaise de LEVA à MARBACQUE
 
  299 – LEVA Roger, né le 22 janvier 1919 à Paris, marchand de charbon à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

300 –LILÈS Luc, né le 9 avril 1929 à Saint-Menges (Ardennes), domicilié à Illy (Ardennes). En 1944, ouvrier à la filature du Warcan à Olly (Ardennes) dirigée par Pierre Rouy, Luc Lilès, accompagné de trois camarades (Roland Saxe, Bernard Stringer et Marceau Hermant) comme lui réfractaires au STO, voulait rallier un maquis pour participer aux combats de la libération. Il s’adressa au chef du faux maquis créé par des miliciens, membres du groupe d’action de la Sipo-SD cantonné à Sedan (Ardennes), connu dans la région sous la dénomination de « Bande au Bossu ». Les miliciens accueillirent leurs recrues et les exécutèrent dans le bois de la Hatrelle, à Illy, le 28 août 1944.

Son nom est inscrit sur la pierre du mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes), ainsi que sur la plaque commémorative apposée à Illy-Olly en mémoire des hommes « lâchement assassinés le 28 août 1944 par les miliciens à la solde de l’ennemi ».


301 - LOISEAU Jean, né le 31 octobre 1920 à Revin, bûcheron en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

302 – LOIZON Maurice, Auguste, né le 7 avril 1913 à Terron-sur-Aisne, cultivateur en cette commune. Il fut exécuté avec quatre autres personnes du village par une colonne SS lors  des combats pour la libération, le 1er septembre 1944 à Terron-sur-Aisne.

303 – LORETTE Jean, né le 6 novembre 1924 à Exermont, domicilié à Fléville. Fusillé lors des combats pour la libération, à Fléville le 31 août 1944. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fléville.
Son nom est inscrit sur le monument du Calvaire des fusillés du bois de la Forge, situé à l’écart de la route départemental 6, entre Senuc et Montcheutin.

304 – LOTH Noël, Marcel, né le 9 octobre 1926 à Rocroi, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Rocroi, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

305 – LOUGE Dominique, né le 1er janvier 1900 à Lannemezan (Hautes-Pyrénées), gendarme à Machault. Appartenant au maquis « Violette » du secteur de Rethel, il fut abattu par un Allemand lors d’une patrouille à La Neuville-en-Tourne-à-Fuy le 30 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Machault.
Une stèle a été érigée en sa mémoire sur le lieu où fut tué le gendarme Louge (qui comporte d’ailleurs une erreur en plaçant la date du décès au 28 août).

306 – LOUIS Maurice, né le 12 juillet 1895 à Château-Regnault, ouvrier meunier et ancien maire communiste de cette commune (1938-1940). Issu d’une famille d’ouvriers, Maurice Louis perd très tôt son père. Sa mère fait vivre la famille en travaillant dans une boulonnerie de Bogny, « la Grosse Boutique ». Après l’obtention de son certificat d’études primaires, Maurice Louis devient ouvrier tourneur dans la même usine, et se marie en janvier 1914. Très tôt engagé dans l’action ouvrière, il devient secrétaire du syndicat CGTU des Métaux et initie la grève qui éclate à « la Grosse Boutique » en février 1926. Le mouvement de revendication s’étend rapidement aux boulonneries des communes voisines, mobilisant 1500 ouvriers pendant neuf mois, trouvant un écho largement amplifié par le journal L’Humanité. Menant des meetings où viennent le soutenir des dirigeants nationaux du syndicalisme mais aussi du Parti communiste (dont Jacques Doriot), Maurice Louis est licencié après la reprise du travail. Ouvrier aux Moulins coopératifs de Château-Regnault, poursuivant le combat syndical, Maurice Louis adhère au Parti communiste et est nommé en 1932 secrétaire-trésorier de la cellule de Château-Regnault. En mars 1938, il est élu maire de la commune, y exerçant son mandat jusqu’à sa révocation par le gouvernement en janvier 1940. Mobilisé en septembre 1939, il rentre à son domicile après la signature de l’armistice. Il est arrêté le 20 mai 1942 par des gendarmes français, gardé pendant une semaine dans les locaux du commissariat de Mézières, il est ensuite transféré à la prison de Rethel avant d’être jugé par la cour spéciale de Nancy. Relevé des charges qui pèsent sur lui, acquitté, il est néanmoins saisi par les Allemands qui l’internent au camp de Compiègne Royallieu avant de le déporter au camp de concentration de Sachsenhausen-Oranienbourg par le transport du 24 janvier 1943. Il y est décédé le 25 mars suivant
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Bogny-sur-Meuse. Une rue de Bogny-sur-Meuse porte son nom.

307 – LOUIS Serge, né le 26 décembre 1922 à Vrigne-aux-Bois, ouvrier agricole à Vivier-au-Court. Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté. Décédé en Allemagne, à Fisback, le 25 mars 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Vivier-au-Court.

308 – LOUPPE André, Henri, Raymond, né le 19 janvier 1924 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

309 – LOUVIOT Raymond, né le 10 juin 1925 à Haybes, tourneur en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

310 – LOZET André, Paul, né le 10 juillet 1924 à Sedan, domicilié en cette commune. Soldat de 2e classe de la 2e compagnie de combat du 501e Régiment de chars de combat de la division Leclerc, il fut mortellement blessé le 25 août 1944 à la hauteur du 73, boulevard Saint-Michel lors de l'attaque du Palais du Sénat dans les jardins du Luxembourg, et décédé le lendemain à l'hôpital du Val-de-Grâce. Il fut cité à l'ordre de la Brigade : « Pilote de char volontaire pour effectuer une reconnaissance à pied, a été tué par une rafale de mitrailleuse ». Une plaque commémorative à été posée sur le boulevard Saint-Michel à Paris, son nom est inscrit aussi sur le monument commémoratif place du 25 août 1944 à Paris.

311 – LUANS Roger, né le 14 juillet 1922 à Maison-Alfort, boucher à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

312 – LUCAS Daniel, Albert, né le 1er janvier 1923 à Donchery, gendarme domicilié à Flixecourt (Somme). Tué en cette commune lors des combats pour la libération, le 1er septembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Flixecourt, ainsi que sur la plaque commémorative de l’ancienne gendarmerie de Flixecourt.

313 – MAHAUT Gabriel, né le 15 février 1911 à Revin, chauffeur domicilié à Mohon. Arrêté le 26 novembre 1943 pour un motif inconnu. Déporté au départ de Paris, gare de l’Est, le 25 février 1944, vers le camp de concentration de Natzweiler. Soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel». Décédé au camp de concentration de Dachau le 17 novembre 1944.

314 – MAISONNEUVE Lucien, né le 27 février 1908 à Nantes, domicilié à Amagne,  manœuvre à la SNCF. Membre de l’équipe Plan vert, arrêté avec trois de ses camarades par la Feldgendarmerie de Rethel, après plusieurs sabotages sur voie ferrée, le 24 juin 1944. Condamné à mort par le tribunal militaire de Charleville, il fut fusillé au Fort des Ayvelles le 26 juin.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Lucquy, sur la plaque commémorative des fusillés du fort des Ayvelles à Villers-Semeuse, sur celles des agents de la SNCF tués par faits de guerre 1939-1945 en gares d’Amagne-Lucquy et de Reims (Marne).

315 – MAIZIAIRES Paul, né le 3 septembre 1916 à Paris, domicilié à Mézières. Résistant, membre du maquis de Mailhan, où le 7 juillet 1944 une centaine de maquisards furent attaqués par un millier de soldats allemands. Soixante-seize y furent tués ou fusillés, dont Paul Maizières. Les membres du groupe de résistance sont inhumés sur le lieu même où se tenait leur camp.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Mézières et de l’Isle-en-Dodon, ainsi que sur la plaque du cimetière du maquis de Meilhan.

316 - MAIZIAIRES Raphaël, né le 18 juin 1920 à Mézières, domicilié en cette commune. Résistant, membre du maquis de Mailhan, où le 7 juillet 1944 une centaine de maquisards furent attaqués par un millier de soldats allemands. Soixante-seize y furent tués ou fusillés, dont Paul Maizières. Les membres du groupe de résistance sont inhumés sur le lieu même où se tenait leur camp.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Mézières et de l’Isle-en-Dodon, ainsi que sur la plaque du cimetière du maquis de Meilhan.

317 – MAKUWCZINSKI Eugène, né le 30 décembre 1927 à Vrigne-aux-Bois, domicilié à Charnois. Tué au combat en cette commune lors de la libération de Givet, le 5 septembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Rancennes.

318 – MAKUWCZINSKI Stanislas, né le 2 avril 1924 à Dasnine (Allemagne), domicilié à Rancennes, frère du précédent. Arrêté, avec ses parents, Joseph et Hélène (tous deux déportés en février 1943 et libérés au camp de concentration de Ravensbrück en avril 1945), le 29 octobre 1942 par la Feldgendarmerie de Givet, après dénonciation, pour avoir hébergé un prisonnier soviétique évadé. Déporté à une date inconnue. Décédé  au camp de concentration de Mauthausen le 31 mars 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Rancennes.

319 – MALAISE Armand, né le 19 novembre 1898 à Landrichamps, instituteur domicilié à Nouvion-sur-Meuse. Issue d’une famille d’ouvriers, Armand Malaise entra à l’école normale d’instituteurs de Charleville en 1904 et occupa son premier poste à Revin. En 1914 il fut mobilisé au 148e Régiment d’infanterie de Givet et il participa aux combats de Dinant et de Charleroi.
Après la guerre, il reprit son métier et obtint un poste à Charleville en 1925. Très engagé dans la vie politique de son époque, animé d’idéaux socialistes, franc-maçon, il devint conseiller départemental. Ami de Pierre Viénot, familier de ses secrétaires Fernand Vallaud et Juliette Régnier, Armand Malaise fut par ailleurs engagé dans la vie syndicale comme secrétaire de la section ardennaise du Syndicat National des Instituteurs.
En 1940, l’attaque allemande sur la Meuse et l’exode conduisit la famille Malaise sur les routes de la Vendée, où elle s’établit à Jard-sur-Mer. Quand il rentra dans les ardennes, il fut révoqué de l’enseignement à cause de son engagement politique et philosophique.
À la fin de 1942, ou au début de 1943, il rejoignit ses amis Maurice Robert et Jean-Louis Valentin au sein du mouvement Libération-Nord. Comme lui, les deux hommes étaient des rescapés de la vague d’arrestations qui avait frappé leur groupement de résistance appelé « Armée des volontaires ». Opposé au régime de Vichy, Malaise, devenu « Amédée »,  lutta contre la politique scolaire du gouvernement et en juillet 1943 il reconstitua dans la clandestinité une section ardennaise du Syndicat National des Instituteurs. Avec Maurice Robert, il organisa le mouvement Libération-Nord dans le département, notamment dans la vallée de la Meuse, et négocia en juin 1943 avec André Point la fusion des mouvements dans le cadre de « l’Armée secrète ».
Armand Malaise est décédé le 4 janvier 1944 d’un arrêt cardiaque à Lonny, alors qu’il se rendait en mission auprès de son ami Georges Peuble, chef du secteur de Rocroi.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouvion-sur-Meuse. Il est inscrit sur le monument aux instituteurs ardennais morts pour la France, à Charleville-Mézières.

320 – MALLET Pierre, né le 27 juillet 1924 à Vrigne-aux-Bois, domicilié en cette commune. Elève au collège de Nassau, à Sedan, où se constitua fin 1941 un groupe de résistance qui s’employa à la confection et à la distribution de tracts gaullistes, à la récupération d’armes, aux sabotages. Le groupe fut disloqué en octobre 1943. Pierre Mallet, qui avait quitté la région, intégra un maquis et fut tué à Clamecy (Nièvre) le 21 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Vrigne-aux-Bois.

321 – MANOEL Fernand

322 – MANON Louis, Gaston, né le 2 mai 1891 à Haybes, hôtelier en cette commune. Issu d’une famille modeste d’ouvriers ardoisiers, il est le dernier de neufs enfants. À onze ans, Louis Manon descend dans les fosses de l’ardoisière pour un salaire de misère. En 1914, il achève ses trois ans de service militaire au 148e R.I. de Givet quand la guerre éclate. Après avoir combattu sur le front de Salonique, il est après la victoire démobilisé. Rentré à Haybes, il épouse une veuve de guerre et grâce à un modeste héritage, il achète « l’Hôtel moderne ». Ouvrier ardoisier le jour, il aide le soir son épouse dans la gestion de l’établissement. En 1936 les Manon quittent Haybes pour Fumay où ils reprennent l’Hôtel du Château, qui fait restaurant, et où Louis, musicien, anime des soirées dansantes les jours de fête et les dimanches. En 1939, l’armée l’appelle de nouveau, il est mobilisé. Il met les siens à l’abri à Gardanne, dans le midi, où il les rejoint en 1940 après avoir été démobilisé. La famille Manon y reste jusqu’en 1943, Louis obtenant un emploi au fond de la mine de charbon. De retour à Fumay, c’est un hôtel pillé de fond en comble que les Manon retrouvent, mais après quelques semaines de travaux, l’établissement rouvre ses portes.
Contacté par le chef local de la Résistance Gabriel Sacrez, Louis Manon héberge clandestinement des prisonniers évadés, des aviateurs alliés, des résistants recherchés par la police allemande…
Au début du mois de mars 1944, un contact lui amène huit jeunes gens, des réfractaires désireux de former un maquis. L’un d’eux, « Max », est un traître. Quelques jours plus tard, le 14 mars, Max se rend à la poste du bourg. Il téléphone à la police allemande et la Feldgendarmerie intervient à l’Hôtel du Château. Trois jeunes gens parviennent à s’enfuir, pour les autres c’est la prison de Charleville (deux d’entre eux, Alexandre et Auguste Salmeron seront jugés et fusillés sur le plateau de Berthaucourt).
Louis Manon est arrêté et, tard dans la soirée, incarcéré à la prison de Charleville. Il est exécuté au Bois de la Rosière, à Tournes, le 29 août 1944.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Fumay et de Haybes, ainsi que sur la stèle de la Résistance de Haybes, et sur le monument aux fusillés du Bois de la Rosière à Tournes.

323 – MARBACQUE Marcel, né le 5 août 1922, domicilié à Fumay. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.
 
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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 21:10

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Martyrologe de la Résistance ardennaise de MARCHAND à MENESSON

 


324 – MARCHAND André, né le 29 septembre 1898 à Reims, expert-comptable à Charleville. Chef de secteur FFI de Charleville, il fut arrêté avec Robert Dehaibe, Pierre Chardin et Roland Lambert dans la nuit du 9 au 10 juin, au retour d'un parachutage, sur la route de Monthermé à Charleville. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville, il fut fusillé le 1er juillet 1944 au fort des Ayvelles.
Son nom est inscrit sur la plaque commémorative des fusillés du fort des Ayvelles à Villers-Semeuse, sur le Mémorial du Grand Orient de France, 16 rue Cadet à Paris (« Á la mémoire des Frères Maçons fusillés, déportés, morts au combat, victimes des nazis et de leurs alliés ». André Marchand était membre de La Fraternité Georges Corneau  de Charleville).
Une rue de Charleville-Mézières porte son nom.

325 - MARCHAND Arthur, Léon, né le 1er avril 1923 à Jumet (Belgique), ouvrier à Givet. Réfractaire au STO, membre des FFI de Givet, Arthur Marchand fut arrêté avec deux de ses camarades, Raymond Martin et René Rivir, par la Feldgendarmerie de Givet sur la route de Vireux à Hargnies le 6 juillet 1944, alors qu’ils rejoignaient le maquis Prisme de la mission interalliée « Citronelle » cantonné dans les bois d’Hargnies (maquis dit « des Ardennes »).
Arthur Marchand tenta la fuite et s’engagea dans la forêt. Mais rattrapé par ses poursuivants il fut abattu et son corps laissé sur place. Il ne fut retrouvé que le 29 août 1944 sur le territoire de la commune d’Hargnies.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Givet.

326 – MARIELLE Pol, né le 12 décembre 1903 à Brest, domicilié à Sedan. Agent d’assurances, Pol Marielle était aussi le correspondant local du quotidien Le Nord-Est, dont le bandeau : « organe Champenois de la France Nouvelle » laissait deviner ses allégeances. Il fut arrêté par les Allemands escortés d’un gendarme français le 4 mars 1943, le lendemain de la grande manifestation communiste contre le départ de requis au STO en gare de Sedan. Pol Marielle n’était pas communiste, et il n’était pas même à la gare de Sedan le jour des événements. Il fut donc probablement dénoncé par un voisin jaloux ou un concurrent envieux (« J’apprends que je suis prévenu ainsi que mes compagnons d’activité communiste, cette révélation me montre combien l’opinion française se montre en certains cas avide de méchanceté, de bassesse, en ajoutant son esprit de jalousie et de dénonciation » écrira-t-il dans le cahier qu’il tint en prison)…
Incarcéré à la prison de Rethel jusqu’au 23 mars, il fut transféré avec ses compagnons à la maison d’arrêt de Saint-Quentin où il resta jusqu’au 17 avril avant d’être interné au Frontstalag 122 de Compiègne.
Avec l’ensemble des détenus retenus responsables de la manifestation de Sedan, il fut déporté depuis Compiègne le 28 avril vers le camp de concentration de Sachsenhausen où il est décédé le 30 mars 1945.

327 – MARTIGNY André, René, né le 23 juin 1916 à Chauny (Aisne), domicilié à Floing (Ardennes). Fils d’André Martigny, mécanicien, et de Madeleine Wattinne, André Martigny s’était marié le 4 février 1939 à Sedan (Ardennes) avec Aimée Louise Cordier. Résistant du groupe FFI de Floing (Ardennes). Il fut exécuté le 29 août 1944 à Floing par les membres d’un groupe d’action de la Sipo-SD connu sous la dénomination de « Bande au Bossu »  et commandé par le français Pierre-Mary Paoli. Il fut martyrisé avant d’être abattu par ses tortionnaires.

Son nom est inscrit sur la plaque commémorative de la grotte de Gaulier (« À cette place dans la matinée du 29 août 1944, les miliciens doriotistes ont lâchement torturé et assassiné les patriotes et membres de la Résistance »), ainsi que sur le mur du mémorial de la Résistance de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes).


328 – MARTIN Georges, né le 29 juin 1914 à Thilay, ouvrier à Fumay. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

329 - MARTIN Henri, René, né le 16 mars 1925 à Reims, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

330 – MARTIN Jean, né le 18 octobre 1920 à Fumay, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

331 – MARTIN Raymond, Julien, Arthur, né le 7 septembre 1924 à Fromelennes, domicilié en cette commune. Réfractaire au STO, membre des FFI de Givet, René Rivir fut arrêté avec deux de ses camarades, Raymond Martin et Arthur Marchand, par la Feldgendarmerie de Givet sur la route de Vireux à Hargnies le 6 juillet 1944, alors qu’ils rejoignaient le maquis Prisme de la mission interalliée « Citronelle » cantonné dans les bois d’Hargnies (maquis dit « des Ardennes »). Il fut incarcéré à la prison de Charleville.
Selon le Colonel Laboureur, délégué régional du service de Recherche des Crimes de Guerre Ennemis, Raymond Martin et René Rivir furent « condamnés à mort et exécutés le 14 juillet 1944 au plateau de Berthaucourt » (courrier au Commandant de la brigade de gendarmerie de Givet, du 5 avril 1945. Le colonel Laboureur ajoute : « Je vous transmets cette information à toutes fins que vous jugerez utiles pour prévenir les familles, car il ressort des déclarations que vous avez recueillies sur cette affaire que les parents semblent être dans l’ignorance absolue du lieu de sépulture. ») 
Le jugement déclaratif de décès, prononcé le 20 mai 1947 par le tribunal de Rocroi, précise que Raymond Martin fut « après une courte incarcération […] exécuté à une date indéterminée et vraisemblablement à Charleville et […] sa mère fut avisée de son décès le 14 juillet 1944 par le Colonel commandant la subdivision de Laon. »
Conformément à cette décision, l’extrait du registre des actes de décès de la mairie de Fromelennes considère donc que Raymond Martin est décédé à Charleville, fusillé par les Allemands, « courant juillet 1944 ».
Comme celui de son camarade René Rivir, son corps n’a jamais été retrouvé.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fromelennes ainsi que sur la stèle apposée dans le cimetière de Fromelennes « À la mémoire des FFI torturés et fusillés par les Nazis le 6.07.44 ».

332 – MASIER Alphonse, né le 23 juillet 1920 à Beveren-Waes (Belgique), dessinateur industriel à Sedan. Démobilisé de l’armée d’Armistice dans laquelle il s’était engagé en janvier 1941, il arriva à Sedan au début de l’année 1942 avec son ami Jacques Rousseau qui le fit embaucher comme dessinateur industriel dans l’entreprise de son père pour couvrir ses activités de résistant. Mis en contact avec Ernest Cardot, chef de secteur de la région de Sedan, il fut arrêté par les autorités allemandes le 8 juin 1943, après la mort de ce dernier. Ernest Cardot avait, dès février 1943, installé un maquis dans les bois d’Autrecourt, où les hommes, sous couvert de travaux forestiers, récupéraient des armes sur les champs de bataille de 1940 et les remettaient en état… L’enquête mit en évidence le rôle d’Alphonse Masier dans la formation du maquis. Masier, pour sauver ses camarades, assuma seul toute la responsabilité des faits qui leur étaient reprochés et déclara « être Français et catholique, et prêt à donner sa vie pour ses idées si cela est nécessaire. » Le colonel allemand qui présidait le tribunal déclara à l’issue de l’audience : « Vous êtes un héros (« Sie sind ein Held »), j’aimerais avoir un fils comme vous ».
Alphonse Masier fut condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville le 31 août1943, et fusillé le 23 septembre, à 7 h 30, sur le plateau de Berthaucourt à Mézières.
Son corps repose à la nécropole nationale de Floing, et son nom figure sur le monument aux morts de Lussac-les-Châteaux (Vienne).

333 - MASSE André, né le 26 février 1911 à Iviers (Aisne), domicilié à Besmont-sur-Aisne (Aisne). Membre des FFI, tué le 1er septembre 1944 à Leuze (Aisne), au cours d’un engagement contre des troupes allemandes.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Besmont.

334 – MASSE Paul, domicilié à Coingt (Aisne). Appartenant au groupe d’Émile Fontaine (chef de secteur de Rumigny/Signy-l’Abbaye), il fut mortellement blessé le 8 mars 1944 à Coingt. Il est décédé à l’hôpital d’Hirson.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Coingt.

335 – MASSE Pierre, né le 21 octobre 1923 à Cuiry-les-Iviers (Aisne), domicilié à Coingt (Aisne). Appartenant au groupe d’Émile Fontaine (chef de secteur de Rumigny/Signy-l’Abbaye), il fut dénoncé  par un traître à la solde de la Gestapo et arrêté le 8 mars 1944. Déporté au départ de Compiègne à destination du camp de concentration de Neuengamme le 21 mai 1944. Disparu en ce camp.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Coingt.

336 – MASSET Raphaël, né le 25 novembre 1920 à Montcy-Saint-Pierre, domicilié en cette commune. Membre de la Compagnie FTP du secteur sud des Ardennes, maquisard dans le groupe de Pierre Luizard, dit «Pascal », Raphaël Masset fut tué au combat dans une embuscade tendue par une patrouille allemande entre Vrigne-aux-Bois et Sugny (Belgique), le 5 septembre 1944.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Montcy-Saint-Pierre et de Mézières.

337 –MASSIN Pierre, Gustave, né le 4 mars 1919 à Balan, domicilié en cette commune. Il fut arrêté par des soldats allemands le 4 septembre 1944 à Balan, alors que ceux-ci venaient de procéder à l’arrestation de Georges Vaucher, sergent des FFI. Bien que n’appartenant pas à la Résistance et n’ayant aucun lien avec Georges Vaucher, il fut exécuté sommairement en compagnie de ce dernier au lieu-dit La Rapaille, à Bazeilles, le jour même.

 

Son nom est inscrit sur le Mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières, et sur la stèle commémorative à la Moncelle, route de Balan, « Fusillé le 4 septembre 1944 ».


339 – MASSON André, né le 26 avril 1917 à Nouzonville, manœuvre en cette commune. Envoyé en Allemagne, à Stuttgart, au titre du STO en décembre 1942. Rentré chez lui en février 1944 comme permissionnaire, il ne rejoignit pas à l’expiration de son temps. Volontaire au maquis des Ardennes, il fut fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouzonville et sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

339 – MATER Daniel, Gaston, Ulysse, Théophile, né le 25 avril 1925 à Nouzonville, moutonnier en cette commune. Membre du groupe de sabotage de l’OCM de Nouzonville, avec René Mater, Maurice Hugueville, et Jean Dachy. Il fut arrêté par la police allemande le 8 juin 1944 après  une tentative de sabotage sur voie ferrée dans la nuit du 6 au 7 juin sur la ligne Nouzonville-Aiglemont, au cours de laquelle les quatre hommes avaient été surpris par une patrouille allemande et Jean Dachy avait été arrêté. Incarcéré à la prison de Charleville, il fut condamné à mort par le tribunal militaire de Charleville et fusillé au fort des Ayvelles le 9 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouzonville, ainsi que sur la plaque commémorative des fusillés du fort des Ayvelles à Villers-Semeuse.

 

340 – MATER René, Paul, né le 11 juin 1897 à Chatel-Chéhéry, chef de fabrication aux aciéries, domicilié à Nouzonville, oncle du précédent. Membre de l’OCM depuis octobre 1942, adjoint de Maurice Hugueville, chef de groupe des sabotages. Il fut arrêté par la police allemande le 8 juin 1944 après  une tentative de sabotage sur voie ferrée dans la nuit du 6 au 7 juin sur la ligne Nouzonville-Aiglemont, au cours de laquelle les quatre hommes avaient été surpris par une patrouille allemande et Jean Dachy avait été arrêté. Incarcéré à la prison de Charleville, il fut condamné à mort par le tribunal militaire de Charleville et fusillé au fort des Ayvelles le 9 juin 1944.


341– MATHIEU Roger, Auguste, né le 23 novembre 1914 à Pienne (Meurthe-et-Moselle), artisan coiffeur rue Bourbon à Charleville. Très connu des sportifs des Ardennes, il assumait avant la guerre le secrétariat du Club Pugilistique ardennais.
Il entra en 1943 dans l’organisation « Ceux de la Résistance ». Très doué en anglais, ses camarades le commirent à la tâche de rechercher et d’héberger les aviateurs alliés descendus sur notre territoire. Une filière d’évacuation, le réseau SAMSON, permettait ensuite aux aviateurs de regagner Londres via l’Espagne. Arrêté par la police française le 31 mars 1944 à La Francheville, il fut remis à la Gestapo et inculpé d’hébergement d’aviateurs dans le cadre de l’affaire dite « des parachutistes alliés ». Il fut incarcéré à la prison de Charleville, où il contracta volontairement  la gale pour éviter la déportation en Allemagne. Il fut fusillé au Bois de la Rosière, à Tournes, le 29 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés du Bois de la Rosière à Tournes.

342 – MATUSZAK André, Joseph, né le 5 juillet 1922 à Saint-Quentin (Aisne), domicilié à Nouzonville. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 343 – MATHY Alfred, Pierre, né le 27 juin 1924 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

344 – MAUCORT Eugène, né le 19 juin 1901 à Fumay, gendarme domicilié à Condé-les-Vouziers. Tué lors des combats pour la libération, à Terron-sur-Aisne le 1er septembre 1944.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Terron-sur-Aisne, de Vouziers et de Fumay.

345 – MAUDOUX Usmé, né le19 août 1898 à Taillette, employé SNCF domicilié à Hannogne-Saint-Martin. Arrêté par les Allemands le 4 mars 1943 à la suite d’une manifestation contre le départ de requis au STO en gare de Sedan. Incarcéré successivement à la prison de Rethel puis à celle de Saint-Quentin (Aisne), transféré au camp de Compiègne-Royallieu, il fut déporté vers le camp de concentration de Sarrebrück Neue Bremm le 24 avril  1943. Il est décédé au camp de concentration de Sachsenhausen le 13 février 45.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Hannogne-Saint-Martin.

346 – MAUGUIÈRES Georges, Mathias, né le 4 avril 1925 à Revin, bûcheron en cette commune. Il travaillait en forêt lorsque, le 12 juin en début d’après-midi, les premiers éléments de l’armée allemande sont arrivés à la recherche du maquis « Prisme », dit « maquis des Ardennes ». Georges Mauguières, interrogé, refusa de leur indiquer l’emplacement du camp. Il subit le martyre avant d’être exécuté d’une balle dans la tête.
Georges Mauguières fut décoré de la Légion d’honneur, à titre posthume, par le président dela République Vincent Auriol, le 27 juin 1948, lors de l’inauguration du monument du maquis des Manises élevé sur les pentes du Malgré-Tout à Revin. 
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.
Une rue de Revin porte son nom.

347 – MAUJEAN Odette, née DROMAIN le 14 avril 1925, domiciliée à Tavaux (Aisne). Épouse de Pierre Maujean, lieutenant FFI et adjoint de Georges-Henri Lallement, chef du secteur OCM de Signy-l’Abbaye. Odette Maujean fut martyrisée lors des massacres de Tavaux, et exécutée par les Allemands le 30 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument commémoratif des fusillés et déportés du 30 août 1944 de Tavaux-et-Ponséricourt.

348 – MAUS Camille, né le 30 mai 1888 à Tremblois-les-Carignan, militaire d’active (officier dans l’aviation). Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté par le transport du 27 janvier 1944 au départ de Compiègne vers le camp de concentration de Buchenwald, il y est décédé le 20 septembre 1944 (JO n°57 du 08/03/1985).
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Tremblois-les-Carignan.

349 – MAUVAIS Paul, Robert, né le 6 septembre 1901 à Warcq,.

350 – MAUVIEL Guy, né le 29 mars 1927 à Coucy. Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté par le transport du 13 juillet 1944 au départ de Paris, gare de l’Est, vers le camp de concentration de Natzweiler. Soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel». Transféré au camp de concentration de Dachau, décédé au camp de concentration de Mauthausen le 2 février 1945.
Son nom est inscrit sur le Monument Aux Fusillés et Déportés d’Auxerre (Yonne).

351 – MAYOT Roger, né le 16 avril 1907 à Châtel-Chehery, employé de la SNCF à Villers-Semeuse. Arrêté le 16 décembre 1943 en gare de Mohon pour un motif inconnu. Déporté par le transport du 25 février 1944 au départ de Paris, gare de l’Est, vers le camp de Natzweiler. Soumis au décret Keitel « Nacht und Nebel ». Transféré aux camps de concentration de Dachau puis de Mauthausen. Décédé au camp de Melk (Kommando de Mauthausen), le 28 novembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument du Calvaire des fusillés du bois de la Forge, situé à l’écart de la route départemental 6, entre Senuc et Montcheutin.

352 – MELIN Jean, né le 16 février 1928 à Monthermé, ardoisier à Fumay. Volontaire au maquis des Ardennes. Fusillé à Monthermé le 20 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

353 – (De) MELO PINTO Delphin, né le 28 mars 1926 à Fundao (Portugal), domicilié à Sedan (Ardennes). Ouvrier à la filature du Warcan à Olly (Ardennes), réfractaire au STO, il était en 1944 occupé par son employeur, Pierre Rouy, à la réfection de la gare désaffectée d’Olly avec des camarades dans la même situation (Daniel Hut et Pierre Discrit). Les jeunes hommes voulaient rallier un maquis pour participer aux combats de la libération. Ils s’adressèrent au chef du faux maquis installé au bois de la Hatrelle et créé par des miliciens, membres du groupe d’action de la Sipo-SD cantonnée à Sedan (Ardennes), connu dans la région sous la dénomination de « Bande au Bossu ». Ils furent exécutés par les miliciens dans la gare désaffectée d’Olly où ils travaillaient, le 28 août 1944. Dephin de Melo Pinto est décédé des suites de ses blessures à l’hôpital de Sedan.

Son nom est inscrit sur la pierre du mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes), ainsi que sur la plaque commémorative apposée à Illy-Olly en mémoire des hommes « lâchement assassinés le 28 août 1944 par les miliciens à la solde de l’ennemi ».



354 - MENNESSON Henri, né le 28 août 1895 à Iviers (Aisne), commerçant à Brunehamel, dans l’Aisne, appartenant au groupe d’Émile Fontaine (chef de secteur de Rumigny/Signy-l’Abbaye). Organisateur, avec son épouse, d’une filière d’aide aux prisonniers de guerre français évadés, aux aviateurs alliés, aux Juifs du camp des Mazures, aux réfractaires du STO. Les époux Mennesson furent arrêtés le 8 mars 1944, dénoncés  par un traître à la solde de la Gestapo. Condamnés aux travaux forcés à perpétuité par un tribunal militaire, ils furent incarcérés à Fresnes le 14 avril. Mme Mennesson fut déportée à Ravensbrück puis transférée à Mauthausen, elle survécut à sa déportation. Henri Mennesson fut déporté par le transport du 4 mai 1944 au départ de Paris, gare de l’Est, vers le camp de concentration de Natzweiler. Soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel». Transféré au camp de concentration de Dachau. Décédé à Allach (Kommando de Dachau), le 20 janvier 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Brunehamel.

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