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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 10 mars à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Xavier Chevalier : "Le Kronprinz, mythes et réalités".

 

 

 

11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 00:00

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En 1946, un comité départemental des anciens de la Résistance, sous le patronage du Commandant Fournier, décidait d’élever sur le plateau de Berthaucourt un mémorial qui deviendrait l’autel du culte voué au souvenir des sacrifices consentis par les héros de la Résistance ardennaise. Surmonté d’une croix de Lorraine, ce sobre monument, qui domine l’agglomération de Charleville-Mézières, fut conçu par l’architecte Francis Despas (résistant du mouvement « Lorraine ») et réalisé à l’endroit même où furent fusillés tant de résistants ardennais. Des parcelles de terre, prélevées dans tous les hauts-lieux de la Résistance ardennaise, mais aussi des cendres et des ossements recueillis dans les camps de concentration furent déposés dans un cénotaphe au pied du mémorial.
Le 29 août 1954, à l’initiative du comité départemental des FFI, le mémorial de Berthaucourt fut flanqué de deux murs du souvenir, portant gravés dans leur pierre les noms des 506 morts de la Résistance ardennaise. Ainsi, le mémorial recevait sa consécration définitive de symbole de la Résistance et de ses sacrifices.

 

Martyrologe de la Résistance ardennaise d'ADNET à CHARDIN

 

 

1 – ADNET Jean, Joseph, né le 4 mai 1909 au Faye-le-Veneur (Belgique), domicilié à la Neuville-à-Maire. Caporal au 151e Régiment d’infanterie, tué au combat le 31 mars 1945 lors de l’établissement d’une tête de pont sur le Rhin, à Meschtersheim (Allemagne). Ce régiment composé de FFI avait été reconstitué le 13 janvier 1945 à partir des effectifs de la « colonne Fabien ». Il combattit avec la 1re Armée française commandée par Général de Tassigny. Le 151e franchit le Rhin le 31 mars 1945 à Germersheim.

Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Givet et de la Neuville-à-Maire.

 

2 – ADNET Marcel, Jules, Émile, né le 16 juillet 1924 à Nouzonville, domicilié en cette commune. Requis au titre du STO le 8 mars 1943, il fut tué au cours d’un bombardement allié à Hanovre (Allemagne) le 5 janvier 1945.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouzonville.

 

3 – ALARDAIN Auguste, Gustave, Léon, né le 7 août 1879 à Brognon, cultivateur en cette commune. Il fut arrêté par la police de sûreté allemande le 25 février 1944 pour avoir ravitaillé et hébergé des réfractaires d’un petit maquis franco-belge constitué dans la région de Signy-le-Petit. Incarcéré à la prison de Charleville, il fut transféré au camp de Compiègne d’où il fut déporté le 4 juin 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme. Son fils René, arrêté en même temps que lui subit le même sort mais survécut jusqu’à la libération du camp. Auguste Alardain est décédé au camp de concentration de Neuengamme le 17 octobre 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Brognon.

 

4 – ALLAIN Henri, né le 1er août 1921 à Lambezellec (Finistère), domicilié à Haybes. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Haybes le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Haybes.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

5 – AMSELLE Pierre, né le 20 juillet 1916 à Sézanne (Marne), domicilié à Mézières. Réfugié dans le sud-ouest après l’exode, capitaine FFI dans la région de Toulouse. Arrêté en janvier 1944 à Toulouse, incarcéré au Fort-Montluc à Lyon. Fusillé à Portes-les-Valence (Drôme) le 8 juillet 1944.

Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Mézières, de Charleville-Mézières, et de Portes-lès-Valence (Drôme).

Son nom est inscrit sur la plaque commémorative 1939-1945 dans le cimetière israélite de Sedan.

 

6 – ANCELET Émile, Georges, né le 28 juin 1920 à Nouzonville, domicilié en cette commune. Requis au titre du STO le 6 novembre 1942 et décédé en Allemagne, à Witten-Annen, le 29 mars 1943.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouzonville.

 

7 – ANCELIN André, né le 18 décembre 1903 à Saint-Germainmont, domicilié à Pantin (Seine-Saint-Denis). Agent du Métropolitain, militant communiste à la RATP, sergent des FFI, il fut arrêté dans la rue Traversière, le 22 août 1944, par la police allemande alors qu’il partait avec des camarades libérer les locaux du journal Le Parisien. Il fut fusillé le jour même au fort de Vincennes.

Son corps repose au carré militaire de Pantin. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de L’Haÿ-les-Roses.

Une plaque commémorative rappelle son nom et son action, à la station de métro « Château de Vincennes ».

 

8 – ANDRIEUX Eugène, né le 2 février 1898 à Sugny, domicilié à Machault, cultivateur. Le dimanche 12 mai 1940, jour de la Pentecôte, vers 14 heures, un bombardier bimoteur allemand Dornier Do-17 est abattu par la DCA anglaise. Ce poste de DCA est installé sur un terrain d'aviation aménagé en 1939 entre Hauviné et Bétheniville, à droite de la RN 980 Sedan-Reims. L'appareil s'abat sur le ventre, à 200 mètres à droite de la route Machault-Semide, sur le territoire de la commune de Machault. Parmi les cinq occupants du Do-17, trois sont morts, un quatrième est blessé, le cinquième est indemne.

La chute de l’appareil en difficulté est observée par la population de Machault. M. Eugène Andrieux, accompagné de deux personnes, se met au volant de sa camionnette Ford à plateau et se dirige vers l’endroit du crash prochain. Soudain un bruit et un souffle épouvantables à quelques dizaines de mètres au dessus du véhicule... C'est le Dornier Do-17 qui passe et s'abat, quelque 300 mètres plus loin. M. Andrieux arrête son véhicule à une centaine de mètres du point de chute, prend son fusil chargé qu’il a pris soin d’emporter, et aperçoit deux aviateurs près de l'avion. Il s'avance en leur direction, les somme de se rendre (Eugène Andrieux parle couramment l'allemand), s’aperçoit que l'un des survivants porte la main à son étui à revolver. Il tire. L’homme est tué. Pendant ce temps, le second aviateur, quoi que blessé, tente de fuir au moment où arrivent des soldats anglais et des gendarmes français qui capturent le fugitif. Le 14 mai, la population de Machault prend la route de l'exode pour le département des Deux-Sèvres. C'est un spectacle de désolation que découvre à son retour, le 14 août, Eugène Andrieux. Sa maison est incendiée et, avec elle, son commerce de boissons et charbon. L'occupation allemande, dans toute sa rigueur, est commencée. Les Andrieux possèdent une fermette à proximité. Elle est sommairement remise en état pour loger la famille et pour permettre la reprise d'une activité.

Le 23 avril 1941, en début d'après-midi, deux officiers et deux soldats allemands se présentent au maire de Machault, M. Hazeaux, requérant sa collaboration pour retrouver l’habitant qui a tué l’aviateur allemand tombé dans les environs l’année précédente. Le maire prétend ignorer les faits, et n’est d’aucun secours pour les Allemands (il avait enjoint Eugène Andrieux, dès son retour, de repartir et de ne pas rentrer dans le département, comme l’avaient fait ses deux complices)… Déambulant dans le village, un des deux officiers, qui est le rescapé qui avait été fait prisonnier, reconnaît le véhicule d’Eugène Andrieux stationné dans la cour de sa ferme.

Ce dernier travaille alors aux champs. Les Allemands, assistés du maire, se présentent à son domicile et demandent à voir le chef de famille. N'imaginant pas le moins du monde la suite, Madame Andrieux indique l'endroit où doit se trouver son mari. Son fils part à sa recherche. Arrêté par les autorités allemandes pour la mort de l'aviateur allemand, Eugène Andrieux est conduit à la prison de la Santé à Paris. Il est jugé par un tribunal militaire allemand. Tout civil portant les armes contre un soldat des troupes régulières est considéré comme franc-tireur : Eugène Andrieux est condamné à la peine de mort. Transféré de la prison de la Santé à celle de Fresnes la veille de son exécution, Eugène Andrieux est fusillé le mercredi 4 juin 1941, à 6 heures, au fort d'Ivry-sur-Seine, assisté du curé de Fresnes, l'Abbé Censier. Il est inhumé au cimetière d'Ivry.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Machault.

 

9 – ARKOUN Saïd, né le 26 juillet 1896 à Fort-National (Algérie), cafetier à Charleville. Arrêté le 26 octobre 1942 par la Gestapo pour son aide apportée aux prisonniers de guerre internés à Charleville, dans le cadre du réseau fondé par Paul Royaux (OCM). Déporté au départ de Compiègne le 24 janvier 1943  vers le camp de concentration de Sachsenhausen. Décédé en Allemagne à Oranienburg le 1er mai 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Charleville-Mézières.

 

10 – ARNOULD René, né le 20 janvier 1909 à Buzancy, domicilié à Amagne, chauffeur de route à la SNCF. Membre de l’équipe Plan vert, arrêté avec trois de ses camarades par la Feldgendarmerie de Rethel, après plusieurs sabotages sur voie ferrée, le 24 juin 1944. Condamné à mort par le tribunal militaire de Charleville. Fusillé au fort des Ayvelles le 26 juin.

Son nom est inscrit sur les monuments aux morts d’Amagne, de Lucquy et de Vouziers.

Son nom est inscrit sur la plaque commémorative des fusillés du fort des Ayvelles à Villers-Semeuse, sur celles des agents de la SNCF tués par faits de guerre 1939-1945 en gares d’Amagne-Lucquy et de Reims (Marne), sur celle apposée en l’église Saint-Germain de Buzancy.

 

11 - AUGE Raymond, né le 2 février 1924 à Vireux-Molhain, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Vireux-Molhain.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

12 – AUSCHER Léon, Raymond, né le 26 décembre 1900 à Sedan, domicilié en cette commune, ingénieur. Arrêté par la police allemande lors de la grande rafle des Juifs ardennais le 4 janvier 1944. Déporté par le convoi 73 du 15 mai 1944 au départ de Drancy vers le camp d’extermination de Kaunas (Lituanie) ou la prison de Reval (Estonie). Décédé le 20 mai 1944. Mention « Mort en déportation » dans le JO n° 157 du 08/07/2001.

Son nom est inscrit sur la plaque commémorative 1939-1945 dans le cimetière israélite de Sedan. Son nom est inscrit sur le Mur des Noms du Mémorial de la Shoah à Paris.

 

 

13 – AVLANGE André, né à Saulces-Champenoises le 24 avril 1909, domicilié en cette commune. Fusillé à Givry-sur-Aisne, lors de l’attaque de Montmarin par les FFI le 1er septembre 1944.

Son nom est inscrit sur le monument dédié aux résistants tués à Montmarin à Givry-sur-Aisne.

 

14 – AVRIL Émile, né le 13 mai 1903 à Nouzonville, domicilié en cette commune. Mobilisé en septembre 1939, fait prisonnier en juillet 1940 lors de la bataille de France, il fut rapatrié en avril 1943 pour des raisons sanitaires. Volontaire au maquis des Ardennes, il fut fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouzonville.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

15 – BACK Maurice, né le 19 mai 1926 à Mohon, manœuvre domicilié à Mézières. Maurice Back, alias "Loulou", participa à l’été 1943 il à la création du groupe de combat FTP « Jean Catelas » dans le secteur de Fonsommes, dans l’Aisne. Puis il rejoignit le groupe FTP "Stalingrad" de Beautor (Aisne) commandé par André Legrand. Avec ses camarades, il participa à de nombreuses actions contre l’occupant : sabotages de voies ferrées, attaques de mairie afin de récupérer des tickets d’alimentation pour les illégaux, attentats contre des collaborateurs… Le 31 janvier 1944, Maurice Back fut arrêté à Tergnier dans une opération conjointe des polices française (la 21e brigade de police judiciaire de Saint-Quentin) et allemande (le SD de Saint-Quentin). Il fut fusillé avec 26 de ses camarades, au stand de tir de "La Sentinelle" à Saint Quentin le 8 avril 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Mézières, ainsi que sur le monument commémoratif des fusillés du 8 avril 1944 à Saint-Quentin (Aisne).

 

16 - BAILLEUL Georges, né le 24 juin 1917 à la Neuville-aux-Tourneurs, domicilié en cette commune. Entré au maquis de Brognon le 1er janvier 1944, il fut arrêté pendant l’exécution d’un sabotage le 16 février, près de la gare d’Auvillers-les-Forges. Incarcéré à la prison de Charleville, il fut fusillé à Tournes le 29 août 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Neuville-lez-Beaulieu.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés du Bois de la Rosière à Tournes.

 

17 – BALLOT André, Louis, Charles, Georges, né le 22 février 1924 à Mohon (Ardennes), fils d’Auguste Ballot, ajusteur aux Forges et Ateliers de la Vence à Mohon, et de Marie-Thérèse Héloïse Pigeon, son épouse, sans profession.

Lors de l’invasion de la France par les armées allemandes en mai 1940, la population ardennaise est évacuée vers des lieux de repli. Les ouvriers des Forges et Ateliers de la Vence sont dirigés, par les soins de l’usine, à Ambierle, département de la Loire. Auguste Ballot, sa femme et son fils âgé de 17 ans  sont du nombre. Sur la route, le 19 juin 1940, entre Saint-Germain l’Espinasse et Roanne, André Ballot incendie un tank allemand probablement abandonné par ses occupants. Plus loin, il participe avec son père et d’autres réfugiés, à décharger un camion rempli d’armes  que des gendarmes repliés de l’Est de la France tentent de cacher dans la cave de l’école des filles de Saint-Germain, dans l’espoir, vain, qu’elles ne seront pas récupérées par les Allemands. Enfin, les deux hommes récupèrent des soldats français qu’ils vont diriger sur Renaison afin de les aider à passer la ligne de démarcation et leur éviter la captivité.

Auguste et André Ballot sont arrêtés par la police allemande le 1er juillet 1940, et sont internés à la prison de Moulins (Allier). Ils vont y rester presque 10 mois, malgré les interventions diverses en leur faveur, notamment celles des dirigeants des Forges et Ateliers de la Vence, depuis leur siège parisien. Les Allemands opposent à ces demandes la gravité des faits retenus contre les deux hommes : on les accuse de trafic d’armes. Leur participation au déchargement du camion de la gendarmerie et à la dissimulation de sa cargaison ont sans doute été dénoncées.

Faute de preuves, les Allemands les libèrent finalement le 17 avril 1941. C’est à ce moment qu’André tombe malade. Le médecin qui le soigne va déceler une pneumonie bilatérale. Selon son témoignage, ce sont les conditions de son internement qui sont responsables de sa mort : les privations et les sévices qu’il a enduré pendant son internement sont causes de son affaiblissement et ont contribué à l’aggravation et à la généralisation de la pneumonie qui a entraîné son décès qui survient le 31 mai 1941 à Ambierle.

L’inscription à titre civil de la mention « Mort pour la France » est portée sur l’acte de décès d’André Ballot. Son nom figure sur la pierre du mémorial de la Résistance de Berthaucourt (Charleville-Mézières).

 

18 – BARCIK Antoine, né à Azarow (Pologne) le 9 avril 1924, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

19 – BARRÉ Gaston, Maxime, né le 1er avril 1899 à Hautes-Rivières, brigadier des Douanes à Vireux. Membre de l’OCM. Arrêté en novembre 1943 en cette commune en raison de son appartenance à un réseau de renseignements. Déporté au départ de Paris, gare de l’Est, le 25 février 1944 vers le camp de concentration de  Natzweiler. Soumis au décret Keitel « Nacht und Nebel ». Il est décédé à Natzweiler le 2 avril 1944.

Gaston Barré est décoré de la Médaille de la Résistance (décret du 31 mars 1947, JO du 10 juillet 1947). Son nom est inscrit au livre d'or du corps des douanes.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Vireux-Wallerand, sur celui d’Hargnies, sur la stèle aux Morts pour la France en l’église de Vireux, sur la plaque commémorative 1939-1945 des agents des Douanes à Charleville-Mézières.

Une rue porte son nom à Vireux-Wallerand.

 

20 – BARRÉ Jean, Julien, né le 22 novembre 1919 à Auxerre (Yonne), domicilié à Vrigne-aux-Bois (Ardennes). Résistant, il était le beau-frère du docteur Charles François, responsable du groupe FFI de Floing. Jean Barré fut exécuté le 29 août 1944 à Floing par les membres d’un groupe d’action de la Sipo-SD connu sous la dénomination de « Bande au Bossu » et commandé par le français Pierre-Mary Paoli. Jean Barré fut martyrisé avant d’être abattu par ses tortionnaires. Son nom est inscrit sur la plaque commémorative de la grotte de Gaulier (« À cette place dans la matinée du 29 août 1944, les miliciens doriotistes ont lâchement torturé et assassiné les patriotes et membres de la Résistance »), ainsi que sur le mur du mémorial de la Résistance de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes).

 

21 - BARRÉ Robert, Eugène, né le 20 juin 1923 à Matton-Clémency (Ardennes), domiciliée à Vrigne-aux-Bois (Ardennes). Résistant, il était le beau-frère du docteur Charles François, responsable du groupe FFI de Floing. Robert Barré fut tué par les Allemands le 29 août 1944 à Floing alors qu’il tentait, arme à la main, de franchir le barrage allemand constitué autour du village, lors de la rafle contre la Résistance en ce lieu dirigée par les troupes allemandes et les membres d’un groupe d’action de la Sipo-SD connu sous la dénomination de « Bande au Bossu » et commandé par le français Pierre-Mary Paoli. Son nom est inscrit sur la plaque commémorative de la grotte de Gaulier (« À cette place dans la matinée du 29 août 1944, les miliciens doriotistes ont lâchement torturé et assassiné les patriotes et membres de la Résistance »), ainsi que sur le mur du mémorial de la Résistance de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes).

 

 

22 – BASTIN Alfred, né le 2 juin 1916 à Couvin (Belgique), domicilié en cette commune. Arrêté à Rocroi le 17 août 1941 après avoir agressé un soldat allemand avec un couteau. Incarcéré à la prison de Charleville, il fut condamné à la peine de mort par un tribunal militaire allemand et fusillé à Mézières le 7 octobre 1941.

 

23 – BATONNIER René, né le 21 décembre 1923 à Chatel-Chéhery, domicilié à Saint-Maixent (Deux-Sèvres). Engagé dans le mouvement FTP, il fut arrêté le 23 mars 1944 à Champigny-le-Sec (Vienne) par la SAP (Section des Affaires Politiques). Condamné à mort par le tribunal militaire allemand de Poitiers, il fut fusillé à Biard (Vienne) le 4 mai 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts et sur la plaque commémorative des martyrs de la Résistance à Saint-Maixent-l’École, ainsi que sur le monument aux fusillés de la Butte de Biard (Vienne).

 

24 – BAUDET Pierre, né le 17 février 1922 à Compiègne (Oise), domicilié à Rocroi. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin, ainsi que sur le monument commémoratif, Collège Ferdinand Bac, à Compiègne.

 

25 – BAUDRY Henri, né le 23 janvier 1903 à Donchery, ouvrier mécanicien domicilié à Sedan. Arrêté le 31 mars 1944 dans le cadre de l’affaire dite « des parachutistes alliés ». Déporté au départ de Compiègne le 2 juillet 1944  vers le Camp de concentration de Dachau. Décédé en Allemagne à Hersbrück (Kommando du camp de Flossenbürg) le 23 novembre 1944.

 

26 – BAUDUIN Danyel, né le 19 août 1921 à Nouzonville, domicilié en cette commune. Requis au titre du STO, employé d’usine à Iserlohn (Westphalie), il fut accusé par la Gestapo de diriger un mouvement de résistance parmi les ouvriers français. Arrêté le 18 février 1945 avec d’autres camarades, il fut écroué à la prison de Dortmund et inculpé d’atteinte à la sécurité du Reich, espionnage et propagande gaulliste. Après cinq semaines de détention où il eut à subir les plus durs sévices, il fut fusillé, avec quatorze autres français, à Hörde, le 1er avril 1945.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouzonville.

 

27 – BAURET Marcel, Jean, né le 20 juin 1924 à Saint-Paul (Oise), employé de bureau à Attigny. Appartenant au service de renseignements du maquis du Banel, agent de liaison de Jean Fossier, il fut arrêté le 22 juin 1943 par la Sipo-SD de Châlons-sur-Marne. Il fut déporté au départ de Compiègne le 22 janvier 1944 vers le camp de concentration de Buchenwald où il disparut.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Attigny.

 

28 – BEAUCOURT Émile, né le 8 mars 1897 à Étain (Meuse), sous-chef de bureau en gare de Charleville, domicilié à Mézières. Arrêté par la Gestapo le 8 juin 1944 pour son appartenance à un mouvement de résistance. Incarcéré à Charleville, transféré à Saint-Quentin (Aisne) le 23 juin 1944. Déporté au départ de Compiègne-Rethondes le 18 août 1944 vers le Camp de concentration de Buchenwald. Décédé en Allemagne le 1er mars 1945.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Mézières ainsi que la plaque commémorative en gare de Charleville-Mézières à la mémoire des agents SNCF tués par faits de guerre 1939-1945.

 

29 – BEAURAIN Marcel, né le 21 novembre 1923 à Helleme (Nord), mécanicien à Launois-sur-Vence. Réfractaire au STO, il rejoignit le maquis FTP dit «de Launois » à Viel-Saint-Rémy. Arrêté le 15 décembre 1943 à Hameuzy, condamné par un tribunal militaire, il fut fusillé le 25 janvier 1944 à Mézières.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Viel-Saint-Rémy, ainsi que sur le monument commémoratif des Michettes à Champs (Aisne).

 

30 – BEGUIN Roger, né le 27 septembre 1913 à Montloué (Aisne), domicilié à Brunehamel, dans l’Aisne, appartenant au groupe d’Émile Fontaine (chef de secteur de Rumigny/Signy-l’Abbaye et organisateur d’une filière d’aide aux prisonniers de guerre français évadés, aux aviateurs alliés, aux Juifs du camp des Mazures, aux réfractaires du STO). Dénoncé  par un traître à la solde de la Gestapo, il fut arrêté le 8 mars 1944. Déporté au départ de Compiègne le 27 avril 1944  vers le Camp de concentration de Neuengamme, il est décédé le 13 mai 1945, avant son rapatriement, au camp de concentration de Bergen-Belsen.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Cuiry-lès-Iviers (Aisne).

 

31 – BERG Jacques-André, né à Saint-Michel (Aisne) le 28 août 1923, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

32 –BERGMANN Robert, né le 8 février 1926 à Troyes (Aube), ouvrier boulanger en cette commune. Il rejoignit (à une date inconnue) sa mère, divorcée, à Chiny (Belgique). Sans travail et sans ressources, il contracta un engagement dans une brigade de la « Garde Wallonne » (unité paramilitaire de la Wehrmacht) à Namur au mois de mai 1944. Au début du mois de juin, il déserta et rencontra à Florenville le régisseur du Banel qui lui proposa de l’héberger sur le domaine. Découvert par les Allemands lors de l’attaque du maquis le 18 juin, il fut fusillé ce même-jour. Son corps fut retrouvé le 15 mars 1945 dans une casemate de la ligne Maginot au lieu dit du « Moulin Collin » (commune des Deux-Villes où il fut inhumé). Son acte de décès ne porte pas la mention « Mort pour la France ».

 

33 – BERNARD Julien, né le 18 août 1920 à Dizy-Magenta (Marne), domicilié à Rethel. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le sur le monument aux morts de Rethel ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

Une rue de Rethel porte son nom.

 

34 – BERNIER Paul, Hector, né le 18 décembre 1902 à Vaux-en-Dieulet, serrurier domicilié à Paris. Militant communiste depuis 1935, membre du Front National, mouvement pour lequel il distribuait des tracts et assurait la propagande, il fut arrêté le 24 avril 1942 par les autorités allemandes et interné au camp de Compiègne-Royallieu. Déporté au départ de Compiègne le 24 janvier 1943 vers le Camp de concentration de Sachsenhausen-Oranienburg, il est décédé à Friedrichsruhe le 6 mai 1945.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Vaux-en-Dieulet.

 

35 – BERTHO Jean, né le 8 octobre 1924 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

36 – BERTRAND Jean-Marie, Claude, né le 13 mai 1923 à Mézières, domicilié à Mohon. Requis pour le STO, il était arrivé le 11 mars 1943 au Centre de rassemblement de Paris d’où il s’était évadé la nuit suivante. S’étant dirigé vers la frontière espagnole, il fut arrêté par la Feldgendarmerie près de Mauléon (Pyrénées-Atlantiques) le 16 mars. D’abord incarcéré à Bordeaux (Gironde), il fut déporté au départ de Compiègne le 22 mars 1944 vers le Camp de concentration de Sachsenhausen-Oranienburg. Il est décédé à Oranienburg le 1er novembre 1944.

 

37 – BERTRAND Robert, Eugène, Alfred, né le 8 février 1922 à Sy, domicilié en cette commune. Requis au STO de la classe 1942, il fut arrêté par les gendarmes français et envoyé en Allemagne le 15 juin 1943. Il est décédé à Stargard (Poméranie), le 21 décembre 1943.

 

38 – BIETTE Jean, né à Anchamps le 27 mars 1927, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

39 - BIGOTTE Georges, né le 4 décembre 1923 à Nantes (Loire-Atlantique), domicilié à Revin. Il faisait partie du groupe des gardes de voies de communications, cantonné à Monthois. Le 31 août 1944, il se rallia aux FFI de Vouziers et fut tué au combat lors d’une patrouille, au lieu dit « La Providence » à Vouziers le 1er septembre 1944.

 

40 – BIZET Jacques, né le 11 octobre 1908 à Arras (Pas-de-Calais), commissionnaire en gare d’Attigny. Arrêté le 2 janvier 1944 pour détention illégale d’arme, il fut incarcéré à la prison de Charleville. Déporté au départ de Paris, gare de l’Est, le 9 mars 1944 vers le Camp de concentration de Natzweiler, soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel», il est décédé au camp de Bergen-Belsen le 10 février 1945.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Attigny.

 

41 – BLAISE Fernand, né le 15 août 1921 à Florenville (Belgique). Militaire en mai 1940 lors de la débâcle, il se réfugia avec l'armée française en Suisse où il fut interné durant un an. Rapatrié, il revint à Florenville. Requis au titre du STO, il travailla quelque temps à Differdange (Luxembourg), puis après s’être procuré une fausse carte d’identité  il se cacha chez une de ses sœurs. C'est à cette époque, en juin 1943, qu'il fut affilié par Joseph Braconnier à « l'Armée belge des partisans ». Dénoncé, il fut arrêté, jugé et condamné à 10 mois de prison. Il fut transféré successivement d'Arlon à Merxplas (Belgique) puis dans le Pas-de-Calais, en France, où il fut blessé lors d'un bombardement. Il resta vingt-trois jours à l'hôpital, s'évada en janvier 1944 et rentra à Florenville. Il rejoignit le maquis du Banel (Matton-et-Clémency, France) dirigé par Adelin Husson. Il occupait au maquis une cagna au lieu-dit « le Paquis de Frappant », dans la clairière de Buchy, avec trois autres réfractaires, André Poncelet,  Armand Polèse et, Casimir Rzepecky, et une jeune fille, Jacqueline Ézannic. Le 18 juin 1944, après que le maquis eut été encerclé par de fortes troupes allemandes, les cinq maquisards furent arrêtés sans pouvoir opposer de résistance à leurs poursuivants. Les quatre jeunes hommes furent emmenés au fortin du Paquis de Frappant, les mains liées dans le dos avec du fil de fer. Ils furent battus à mort, puis, étendus le visage contre terre, et exécutés.

Son nom est inscrit sur le Mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes).

 

42 – BLEUET Marcel, né le 17 janvier 1924 à Laon, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

43 - BOCQUILLON Jean-Baptiste, né le 12 décembre 1885 à Sery, domicilié à Pouligny-Notre-Dame (Indre). Agent de renseignements du réseau FFC Mithridate, il fut arrêté le 21 février 1944 et déporté au départ de Compiègne le 4 juin 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme. Décédé en ce lieu le 25 mars 1945.

Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Sery et de Rethel.

 

44 – BODSON Roger, né le 15 août 1924 à Mouzon. Fusillé lors des combats pour la libération, à Yoncq, le 3 septembre 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Mouzon.

 

45 – BOILLOT Georges, né le 20 septembre 1897 à Paris, domicilié à Lucquy. Chauffeur de route à la SNCF. Membre de l’équipe Plan vert, arrêté avec trois de ses camarades par la Feldgendarmerie de Rethel, après plusieurs sabotages sur voie ferrée, le 24 juin 1944. Condamné à mort par le tribunal militaire de Charleville. Fusillé au Fort des Ayvelles le 26 juin.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Lucquy.

Son nom est inscrit sur la plaque commémorative des fusillés du fort des Ayvelles à Villers-Semeuse, sur celles des agents de la SNCF tués par faits de guerre 1939-1945 en gares d’Amagne-Lucquy et de Reims (Marne).

 

46 – BONGARD Gérard, né le 9 février 1925 à Saint-Cyr-sur-Loire (Indre-et-Loire), domicilié à Poissy. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Sa dépouille est inhumée au carré militaire de la Tournelle à Poissy (Yvelines). Sur délibération du conseil municipal de Poissy (Seine-et-Oise) en date du 21 octobre 1944, l'ancienne rue Pierre Hersent est baptisée Gérard Bongard.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Poissy.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

47 – BOONAERT Alphonse, né le 19 mars 1883 à Halluin (Nord), hôtelier à Givet.

Exploitant du cinéma « Le Rexy » à Givet, il fut arrêté par la Gestapo de Namur (Belgique) le 2 juin 1942 pour avoir favorisé l’évasion de nombreux prisonniers de guerre. Sans doute dénoncée, sa filière avait été infiltrée par un traître à la solde des Allemands. Incarcéré à la prison de Namur, jugé par un tribunal militaire, il fut déporté en Allemagne et est décédé à la prison de Sonnenburg (Allemagne) le 22 février 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Givet.

Une rue de Givet porte son nom.

 

48 - BORDEREAUX Henri, André, né le 20 septembre 1897 à Lunéville, domicilié à Mouzon. Lieutenant-colonel de l’armée, il rejoignit le maquis des Ardennes en juillet 1944. Il fut tué au combat à Hautes-Rivières, lors de l’attaque allemande du 24 août.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Mouzon.

 

49 – BORGNET Raymond, né le 24 janvier 1916 à Juzancourt, cultivateur à Blanzy. Maquisard de l’organisation FTP, 2e Compagnie du secteur Sud des Ardennes (détachement « Pascal »), il fut capturé par les Allemands dans la région de Lametz et fusillé, avec Jacques Henriquet, dans la forêt du Mont-Dieu, le 1er septembre 1944.

Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Juzancourt et d’Asfeld.

 

50 – BORGNIET Henri, Adolphe, né le 2 janvier 1892 à Monthermé, employé de la SNCF à Mohon, domicilié à Mézières. Arrêté le 27 novembre 1943 pour un motif inconnu. Déporté au départ de Paris, gare de l’Est, le 25 favrier 1944 vers le Camp de concentration de Natzweiler, soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel», il est décédé au camp de Dachau le 25 janvier 1945.

Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Monthermé et de Mézières.

 

51 – BOURẺ René, né le 24 novembre 1894 à Lançon, mécanicien-garagiste à Grandpré. Agent des « Unités de Combat et de Renseignements » de l’OCM, avec Robert Coispine. Il fut arrêté à son domicile le 17 novembre 1943 pour détention d’armes et condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville le 24 janvier 1944. Il fut fusillé le 17 février 1944 au fort des Ayvelles.

Son nom est inscrit sur la stèle du Souvenir à Vendresse.

Une place de Grandpré porte son nom.

 

52 – BOURGEOIS Armand, né le 15 juin 1915 à Besançon (Doubs), domicilié à Mézières. Membre des FFI, arrêté à Vergongheon (Haute-Loire) le 13 août 1944 et exécuté à Bournoncle-Saint-Pierre le jour même par des miliciens présents dans une colonne allemande.

Son nom est inscrit sur les monuments commémoratifs 1939-1945 de Bournoncle-Saint-Pierre et de Sainte-Florine.

 

53 – BOURGUIGNON Parfait, né le 15 avril 1925 à Haybes, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

54 – BOUSY André, né le 28 octobre 1911 à Givet, domicilié en cette commune. Fusillé par les Allemands au retour d'une mission (exécution d'un collaborateur) le 27 juillet 1944 à Givet.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Givet.

Une rue de Givet porte son nom (orthographiée Bouzy, au lieu de Bousy).

 

55 - BRASSEUR Jean, né le 24 décembre 1913 à Levrézy, domicilié en cette commune. Tué lors de la libération de Levrézy, le 3 septembre 1944.

 

56 - BRASSEUR Robert, Lucien, né le 18 juin 1925 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

57 - BREBANT Jules Vital, né le 11 mars 1905 à Balham, domicilié à Reims (Marne). Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté au départ de Compiègne le 15 juillet 1944 vers le Camp de concentration de Neuengamme. Décédé à Neuengamme le 5 février 1945.

Son nom est inscrit à Reims sur la plaque commémorative au 13 boulevard de la Paix, dans la salle de réunion de la Bourse du Travail (« Á la mémoire de nos camarades tombés dans la lutte pour la liberté victimes de la barbarie nazie »), sur le monument aux Martyrs de la Résistance et de la Déportation situé sur les Hautes Promenades, ainsi que sur la plaque commémorative apposée sur les murs de son domicile au 410 de l’avenue de Laon.

 

58 - BRESSANT Jean, né le 19 octobre 1921 à Nouzonville, domicilié en cette commune. Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté (ou requis au STO ?). Décédé en Allemagne, à Teupitz, le 8 avril 1945.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouzonville.

 

59 - BRICHET Gabriel, Marcel, né le 7 juin 1924 à Hargnies, domicilié en cette commune. Appartenait au groupe FFI  du secteur de Givet. Il fut tué au combat au cours d’une opération de reconnaissance à Hargnies, le 4 septembre 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Hargnies ainsi que sur la stèle commémorative située sur la D 989 à la sortie du village («Ici le 4.9.1944 les Résistants Gabriel Brichet, René Darcourt sont morts pour la France»). Une rue d’Hargnies porte son nom.

 

 

60 - BRICHET Jean, né le 29 septembre 1923 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

61 - BRIFFLOT René, né le 13 janvier 1916 à Bléré (Ille-et- Vilaine), domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

62 - BRIFFLOT Yvon, né le 31 mars 1919 à Bléré (Ille-et-Villaine), domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

63 - BRIFFOTEAUX Albert, né le 25 janvier 1916 à Sévigny-Waleppe, cantonnier à Mesnil-Annelles. Appartenant au groupe FFI du secteur de Rethel, il fut abattu par des Allemands à Mesnil-Annelles, lors des combats pour la libération, le 1er septembre 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Sévigny-Waleppe.

 

65 - BRIYS Maurice, né le 27 avril 1895 à la Neuville (Marne), cultivateur à Lançon. Arrêté par les Allemands, accusé de ravitailler le maquis de Lançon, il fut martyrisé puis fusillé à Senuc, au lieu-dit « Le bois de la Forge »,  le 29 août 1944.

Son nom est inscrit sur le monument du Calvaire des fusillés du bois de la Forge, situé à l’écart de la route départemental 6, entre Senuc et Montcheutin.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Lançon.

 

64 - BRODEAU Guy, né le 7 novembre 1920 à Reims (Marne), domicilié à Bazeilles. Déporté. Arrêté sur le territoire du IIIe Reich, à une date inconnue, pour actes d’opposition au régime nazi, il fut interné au camp de concentration de Sachsenhausen. Il est décédé au camp de concentration de Ravensbrück le 16 novembre 1944.

 

66 - BUREL Jacques, né le 12 novembre 1927 à Argenteuil (Val-d’Oise), domicilié à Damouzy. Il fut fusillé en cette commune lors des combats pour la libération, le 31 août 1944.

 

67 - CAGNEAUX Gilbert, né le 9 mai 1922 à Condé-les-Herpy, ajusteur monteur aux ateliers SNCF d’Épernay, domicilié à Magenta (Marne). Engagé dans la Marine de 1941 à 1943, il participa à de nombreuses actions contre l’occupant dès son retour aux ateliers d’Épernay, au sein du mouvement FTP : transport d’armes, sabotages sur voies ferrées, hébergement et ravitaillement de prisonniers de guerre évadés. Arrêté le 1er novembre 1943, il fut condamné à mort par le tribunal militaire allemand de Châlons-sur-Marne le 16 février 1944 et fusillé trois jours plus tard sur la Butte des fusillés à l’Épine.

Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Magenta (Marne) et d’Épernay (Marne), ainsi que sur la stèle commémorative de la SNCF en gare d’Épernay, et sur celle du lieu-dit « la Folie » à l’Épine.

 

68 - CAILLET Gabriel, né le 26 juillet 1896 à Lançon, cultivateur à Lançon. Arrêté par les Allemands, accusé de ravitailler le maquis de Lançon, il fut martyrisé puis exécuté à Senuc, au lieu-dit « Le bois de la Forge », le 29 août 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Lançon, ainsi que sur le monument du Calvaire des fusillés du bois de la Forge, situé à l’écart de la route départemental 6, entre Senuc et Montcheutin.

 

69 - CAMFALONIERI Robert, né le 7 février 1925 à Verdun (Meuse), domicilié à Fléville. Réfractaire au STO et membre des FFI, il fut exécuté en cette commune lors des combats pour la libération, le 31 août 1944.

Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Verdun et de Bouligny (Meuse).

Une stèle placée au carrefour de la D 956  avec la route de Sommerance rappelle son souvenir.

 

70 – CAMUS Nicolas, Pierre, né le 10 janvier 1914 à Aouste, domicilié à Charleville. Engagé volontaire au 17e Régiment d’Artillerie de Mézières le 15 octobre 1934, il gravit les échelons de l’institution militaire et fut affecté au dépôt d’artillerie de Fontainebleau avec le grade de sous-lieutenant en Janvier 1940. Il participa à la bataille de France et, après l’armistice qui le trouva en Gironde, il fut promu lieutenant en décembre 1941. Placé en congé d’armistice le 1er mars 1943, il rejoignit l’ORA (Organisation de Résistance de l’Armée), fondée quelques jours après l’invasion de la zone libre par l’armée allemande et suite à la dissolution de l’Armée française. Il appartint au Corps Franc Pommiès, qui fut l’un des principaux éléments de l’ORA en zone sud et notamment dans le sud-ouest.

Après le débarquement allié sur les côtes normandes, les corps francs redoublèrent d’activité et Nicolas Camus devint l’adjoint du capitaine Camille Voisin, chef du maquis de Thil (Haute-Garonne).

Selon un rapport de gendarmerie dressé à la Libération, le maquis qui était cantonné le 31 juillet 1944 dans le parc du château de Larsenne à Thil, propriété du comte d’Orgeix, fut attaqué par une colonne allemande soutenue par des miliciens. Le capitaine Voisin et le lieutenant Camus qui étaient à ce moment-là en mission entendirent la fusillade et se portèrent immédiatement au secours de leur groupe. Il était environ 7 heures lorsqu’arrivés à la hauteur de du monastère de la Trappe Sainte-Marie du Désert, commune de Bellegarde, ils furent attaqués par un groupe d’Allemands. Ils se défendirent jusqu’à la mort mais furent tous deux abattus par leurs assaillants.

Le corps du lieutenant Camus fut inhumé dans le cimetière communal de Bellegarde, avec celui du capitaine Voisin.

Son nom est inscrit sur la stèle élevée à l'endroit où il trouva la mort, près de l'Abbaye de Sainte-Marie-du-Désert, également au pied du Mémorial du corps franc Pommiès à Castelnau-Magnoac (Hautes-Pyrénées).

 

71 – CANIARD Pierre, né le 15 octobre 1923 à Nouzonville, domicilié en cette commune. Requis au STO le 8 mars 1943, il est décédé en Allemagne, à Guben, à la suite de mauvais traitements, le 21 novembre 1944.

 

72 – CANON André, né le 21 janvier 1890 à Viel-Saint-Rémy, agriculteur en cette commune. Hébergeait et ravitaillait le groupe de maquisards FTP du maquis dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy. Arrêté le 15 décembre 1943, déporté au départ de Compiègne le 22 janvier 1944 vers le camp de concentration de Buchenwald. Décédé à Mauthausen le 1er juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Viel-Saint-Rémy.

 

73 - CANON Pierre, né le 14 mars 1923 à Viel-saint-Rémy, facteur auxiliaire en cette commune. Fils du précédent. Hébergeait et ravitaillait le groupe de maquisards FTP du maquis dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy Arrêté le 15 décembre 1943. Déporté au départ de Compiègne le 22 janvier 1944 vers le camp de concentration de Buchenwald. Libéré. Décédé après rapatriement, à Rethel, le 20 octobre 1945.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Viel-Saint-Rémy.

 

74 – CARATINI François, né le 15 août 1909 à Marseille (Bouches-du-Rhône), domicilié à Auflance. Brigadier des douanes, préposé à Puilly-Charbeaux, exécuté par les Allemands en déroute à Sapogne-sur-Marche le 7 septembre 1944.

Son nom est inscrit sur la plaque commémorative 1939-1945 des agents des Douanes à Charleville-Mézières. Son nom est inscrit au livre d'or du corps des douanes.

 

75 – CARDOT Ernest, né le 13 mars 1894 à Paris, industriel à Douzy. Ancien combattant de la guerre de 1914-1918 (Armée d’Orient en 1913), propriétaire d’une entreprise de mécanique et de matériel agricole à Douzy, il fut mobilisé en 1939 au 136e RIF. De retour dans son foyer, il favorisa l’évasion de prisonniers de guerre puis intégra l’organisation de Paul Royaux (OCM). Au début de 1943, Ernest Cardot créa, avec Jacques Rousseau, Alphonse et René Masier, un maquis à Autrecourt, chargé d’héberger les réfractaires au STO. Il fut  abattu par un traître le 5 juin 1943 près de Mouzon, au bois de l’Alma. Il est décédé le jour-même à l’hôpital de Sedan.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Douzy ainsi que sur la plaque commémorative en l’église de Douzy.

Une rue de Vrigne-aux-Bois porte son nom.

 

76 – CARLIER Albert, né le 3 mai 1918 à Cartignies (Nord), domicilié à Nouzonville. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

77 – CARLIER Marie, Armantine, Ludivine, née OUDIN le 6 octobre 1904 à Blanzy-la-Salonnaise, responsable de la gare en cette commune. Elle avait participé à la formation des premiers groupes FTP dans le secteur d’Asfeld. Elle devint en 1944 agent de liaison de Pierre Luizard, dit « Capitaine Pascal », initiateur des 5e  et 2e Compagnie FTP du Secteur Sud des Ardennes. La gare de Blanzy était le théâtre de rendez-vous clandestins d’où partaient les ordres, où le résident traqué trouvait un abri sûr, d’où les renseignements sur l’occupant partaient et arrivaient.  Armantine cachait des mines anti-chars dans sa cuisinière, « planquait » des aviateurs alliés tombés dans la région, des résistants aux abois, on étudiait chez elle les plans des actions de sabotages à effectuer... Elle fut arrêtée le 19 août 1944 par des agents français de la Gestapo de Reims, puis déportée au camp de Ravensbrück où elle est décédée en janvier 1945.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Blanzy-la-Salonnaise.

Une plaque commémorative sur l’ancienne gare de Blanzy rappelle son action.

 

78 – CARLIG Egidio, né le 3 mai 1918 à Cartignies (Nord), domicilié à Nouzonville. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouzonville ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

79 – CARREAUX Achille, né le 15 septembre 1889 à Hierges, inspecteur technique des PTT à Lille. Ancien de 1914 -1918, il fut volontaire en 1940 pour servir dans une unité combattante. En juin de cette année là, lors de la défaite, il échappa à l’ennemi et rejoignit Lille où il demeura et où il travailla, exerçant la fonction d’inspecteur technique des PTT. En 1941, il fut nommé receveur du bureau de poste situé en gare de Lille. Là débuta son activité résistante. En 1942, son supérieur hiérarchique, Edmond Debeaumarché, créa l’Etat Major-PTT en zone Nord. L’EM-PTT (aussi appelé « Résistance PTT » ou « Service transmissions ») prit en main les liaisons postales de la Confrérie Notre-Dame (CND), le réseau de renseignements créé par Rémy, et s’associa, avec un objectif plus militaire, avec l’OCM. Debeaumarché enrôla Achille Carreaux dans son organisation. Dans le même temps, celui-ci intègra les UCR (Unités de combat et de renseignements) de l’OCM et constitua des dépôts d’armes dans une champignonnière de la région. En mars 1943, Gilles Colle, directeur régional des PTT dans le Nord-Pas-de-Calais, fonda, dans le cadre de l’EM-PTT, un réseau qui engloba, outre les deux départements cités, toute la région picarde (620 agents en 1944). Là encore Achille Carreaux donna de sa personne. En gare de Lille, les bureaux dont il était responsable occupaient le rez-de-chaussée d’un immeuble dont le 1er étage abritait les services allemands de transports de troupes et de matériel. Achille Carreaux avait observé que leurs lignes téléphoniques passaient par la cave où elles étaient raccordées au réseau souterrain. Une station d’écoute fut dès lors installée sous l’escalier de la cave, et Achille carreaux, qui parlait la langue de Goethe avec beaucoup de talent, y recueillait en toute discrétion les renseignements qui partaient aussitôt vers Londres... Il fut arrêté le 10 mai 1944. Conduit à la cave de l’Oberfeldkommandantur entre deux soldats, il croisa un facteur à qui il glissa : « Vous ne me reverrez plus. Prévenez ma femme.» Á son domicile, la Gestapo découvrit une cache d’armes. Détenu à la prison de Loos, il fut déporté le 14 août 1944. Á la forteresse de Bayreuth d’abord, jusqu'au 8 mars 1945 date à laquelle il fut transféré, très affaibli par le froid, la faim, les sévices, au camp de concentration de Flossenbürg. Il y est décédé à peine un mois plus tard,le 4 avril 1945. Achille Carreaux est titulaire de la Croix de Guerre 14-18, de la Médaille Militaire, de la Médaille de la Résistance et chevalier de la Légion d'Honneur.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Hierges.

 

80 – CARTELET Pierre, né le 26 janvier 1912 à Taillette. Fils d’un préposé des Douanes, Pierre Cartelet étudia à l’école normale d’instituteurs de Charleville.

Mobilisé en 1939, il fut fait prisonnier en juin 1940. Par la suite, il parvint à s’évader du stalag XII A après plusieurs mois de captivité. Il s’enrôla aux Compagnons de France, organisation initialement très « maréchaliste ». Affecté dans les Pyrénées-Orientales, il fut nommé chef du Secteur de Thuir puis de celui de Perpignan, il devint ensuite le chef départemental.

En accord avec ses chefs, il participa à la Résistance dans les Pyrénées-Orientales. Il fut une des chevilles ouvrières du réseau « Bourgogne », qui était chargé d’organiser des passages en Espagne, en particulier ceux d’aviateurs alliés abattus au dessus du territoire français. Cartelet participait également, avec le Savoyard Charles Blanc, aux activités du réseau « Alliance » qui recoupaient en grande partie celles de « Bourgogne ». Il en fut l’organisateur dans les Pyrénées-Orientales, mettant à profit ses fonctions dirigeantes chez les Compagnons. Dans le cadre de ces réseaux, Pierre Cartelet fournit également des renseignements militaires aux Alliés. Pierre Cartelet intégra l’ORA en janvier 1943 (Organisation de Résistance de l’Armée).

 Après l’arrestation à Perpignan de Charles Blanc le 27 janvier 1944, Pierre Cartelet savait que la police allemande l’avait repéré. Il refus de passer an Espagne, avançant qu’il était célibataire et n’avait pas charge de famille. Il voulut poursuivre la lutte clandestine. Condamné à mort par contumace, il quitta Perpignan pour Toulouse (Haute-Garonne) où il entra à nouveau en contact avec l’ORA.

Pierre Cartelet fut arrêté à Toulouse le 11 mai 1944. Incarcéré, torturé, il fut exécuté le 27 juin au bois de la Reulle, à Castelmaurou (Haute-Garonne), par une unité de SS.  Lorsqu’on vint le chercher, il déclara à son camarade de cellule : « C’est la fin. On vient me chercher, si tu en sors tu diras à mes chefs comment je me suis conduit. Tu leur diras que je n’ai livré aucun nom ».

Son nom est inscrit sur le monument aux instituteurs ardennais morts pour la France, à Charleville-Mézières. Une rue de Perpignan porte son nom.

 

 

81 – CARVALHO Berdino, né le 30 décembre 1925 à Reims, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

82  - CARVALHO Camille, né le 4 avril 1925 à Revin, bûcheron en cette commune. Arrêté par la Gestapo le 13 janvier 1944 pour avoir participé aux attentats commis contre des collaborateurs à Haybes et à Fumay en décembre 1943. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville le 8 mars, il fut fusillé à Mézières le 27 mars 1944.

Son nom est inscrit, on ignore pourquoi, sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

83 – CARVILLE Roland, Lucien, né le 9 juillet 1921 à Bazeilles, ouvrier métallurgiste domicilié en cette commune. Membre des FFI de Sedan, il fut arrêté le 4 septembre 1944 avec son compagnon Georges Vaucher par des soldats allemands à Bazeilles, au lieu-dit la Croix de Mac-Mahon. Roland Carville fut exécuté sommairement après avoir tenté de s’enfuir. Son corps, enterré superficiellement au pied d’une haie fut retrouvé le 9 septembre 1944 par ses camarades FFI de Bazeilles.

 

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Bazeilles, ainsi que sur la stèle commémorative à la Moncelle, route de Balan « Á la mémoire des résistants torturés fusillés par les SS allemands le 4 septembre 1944 ».

 

84 – CEFFA Jean, né le 17 février 1910 à Charleville, domicilié à Nouzonville. Volontaire au maquis des Ardennes. Fusillé à Revin le 14 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouzonville, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

85 – CHACHOUR Abd el-Kader, né le 23 janvier 1919 à Bougie (Algérie), domicilié à Charbogne. Tué au combat lors de l’attaque des FFI à Montmarin (Givry-sur-Aisne) le 1er septembre 1944.

Son nom est inscrit sur le monument dédié aux résistants tués à Montmarin à Givry-sur-Aisne.

 

86 – CHAMPENOIS Michel, né le 2 mai 1927 à Signy-le-Petit, de Paul Champenois, serrurier, et de Marie Braconnier, sans profession. Michel Champenois était domicilié à Floing. Résistant du groupe FFI de Floing (Ardennes). Il fut exécuté le 29 août 1944 à Floing par les membres d’un groupe d’action du Sipo-SD connu sous la dénomination de « Bande au Bossu » et commandé par le français Pierre-Mary Paoli. Il fut martyrisé avant d’être abattu par ses tortionnaires.

Son nom est inscrit sur la plaque commémorative de la grotte de Gaulier (« À cette place dans la matinée du 29 août 1944, les miliciens doriotistes ont lâchement torturé et assassiné les patriotes et membres de la Résistance »), ainsi que sur le mur du mémorial de la Résistance de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes).

 

87 - CHAMPENOIS Paul, Émile, né le 22 août 1897 à Mouzon (Ardennes), serrurier à Sedan (Ardennes). Résistant du groupe FFI de Floing (Ardennes). Il fut exécuté le 29 août 1944 à Floing par les membres d’un groupe d’action de la Sipo-SD connu sous la dénomination de « Bande au Bossu »  et commandé par le français Pierre-Mary Paoli. Il fut martyrisé avec dix autres de ses camarades, avant d’être abattu par ses tortionnaires.

Son nom est inscrit sur la plaque commémorative de la grotte de Gaulier (« À cette place dans la matinée du 29 août 1944, les miliciens doriotistes ont lâchement torturé et assassiné les patriotes et membres de la Résistance »), ainsi que sur le mur du mémorial de la Résistance de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes).

 

88 - CHARDENAL Jean-Marie, né le 14 mars 1915 à Troyes, agent de la SNCF domicilié à Bazeilles. Membre du service de renseignements du maquis du Banel, il fut arrêté par le sipo-SD le 31 mars 1944 dans le cadre de l’affaire dite « des parachutistes alliés ». Il fut  déporté au départ de Compiègne le 2 juillet 1944 vers le camp de concentration de Dachau. Il est décédé le 15 février 1945 au camp d’Ohrdruf (Kommando du camp de Buchenwald).

 

89 - CHARDIN Pierre, Jean, né le 1er octobre 1917 à Charleville, chef de bureau domicilié en cette commune. Membre des FFI de Charleville. Arrêté par une patrouille allemande sur la route de Monthermé à Charleville avec Robert Dehaibe, Roland Lambert et André Marchand dans la nuit du 9 au 10 juin 1944 au retour d’un parachutage. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville, il fut fusillé au fort des Ayvelles le 1er juillet 1944. Son nom est inscrit sur la plaque commémorative des fusillés du fort des Ayvelles à Villers-Semeuse

 

 

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Published by philippe lecler - dans Mémorial de Berthaucourt
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