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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 12 mai à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Grégory Kaczmarek : "La grande grève revinoise de 1907 : cinq mois de combats ouvriers".

Vendredi 16 juin à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Philippe Lecler : "Pol Renard, un héros de la Résistance".

 

 

29 octobre 2005 6 29 /10 /octobre /2005 00:00
Avec la défaite de 1940, le principal journal du département, qui avait été créé en 1880, Le Petit Ardennais, cessait de paraître. Les débuts de l’Occupation furent, pour les Ardennais, une période sans information et les seuls journaux qui leur parvenaient étaient les publications parisiennes. Au début de 1942, les pouvoirs publics français, et notamment la préfecture, insistèrent pour qu'il y eut dans les Ardennes un organe de liaison entre les administrations et la population. L'occupant accepta la nouvelle parution, qu'elle soumit à son contrôle. Ici, un extrait de la première page du journal renaissant, édition du mardi 1er septembre 1942(l’éditorial est de son directeur, Henri Balteau). Nous aurons l’occasion de citer à nouveau le « Pétard »…
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23 octobre 2005 7 23 /10 /octobre /2005 00:00

 
Ce document, aimablement prêté par Roger Huart, est la « reconstitution » d’un paquet de cigarettes « de Gaulle », qui, selon son propriétaire, faisait partie des vivres et équipements que pouvaient trouver les résistants dans les conteneurs parachutés par Londres sous l’Occupation. Tout comme ils pouvaient y trouver des paquets de « Lucky strike » ou de « Camel ». Je ne sais s’il était très prudent de se promener avec un paquet de « de Gaulle » en ce temps-là (ce qui justifierait la mise en garde « les fumeurs meurent prématurément »)… Ou bien ces cigarettes n’auraient-elles été fabriquées qu’après la libération ? Quelqu’un en sait-il un peu plus sur ces cigarettes ?
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23 octobre 2005 7 23 /10 /octobre /2005 00:00

Que représente cette photo ? Lieu ? Date? Vos réponses dans les commentaires...

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23 octobre 2005 7 23 /10 /octobre /2005 00:00
Amusez-vous à rechercher dans les villes et villages de votre canton les noms de rues dédiées à la mémoire de la Résistance et des résistants. Vous serez quelquefois surpris… À l’occasion de la recherche que j’ai effectuée dans la région de Rethel, j’ai recensé les rues portants des noms de résistants sur les murs de la ville. Résultat pour cette sous-préfecture de 8052 habitants : une rue (la rue Berty Albrecht), du nom d’une grande résistante (née à Marseille) qui s’est donnée la mort le 9 juin 1943 à Fresnes après son arrestation par la Gestapo. Quel rapport avec Rethel ? Mystère… Quant aux résistants locaux seule une rue leur est consacrée, la rue Julien Bernard (fusillé à revin le 13 juin 1944, volontaire au maquis des Ardennes).
 
 Sault lès Rethel… Un résistant FTP de Saint-Germainmont, Pierre Labar,  y a pourtant laissé la vie, le 8 août 1944, au cours d’une mission de sabotage… Sur les lieux a été construit un lotissement… Mais toujours pas de rue Pierre Labar… Mais il y a une rue Eugène Hachon, qui rappelle le résistant OCM, membre du réseau "Mithridate", déporté en août 1944, évadé... Pierre Labar a une rue à son nom à Saint-Germainmont, ainsi que Léon Hourlier, son compagnon d’armes arrêté par la Gestapo en ce village le 23 août 1944 et disparu dans les geôles allemandes. Apportez vos contributions… A suivre…
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