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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 10 mars à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Xavier Chevalier : "Le Kronprinz, mythes et réalités".

 

 

 

23 octobre 2005 7 23 /10 /octobre /2005 00:00
Amusez-vous à rechercher dans les villes et villages de votre canton les noms de rues dédiées à la mémoire de la Résistance et des résistants. Vous serez quelquefois surpris… À l’occasion de la recherche que j’ai effectuée dans la région de Rethel, j’ai recensé les rues portants des noms de résistants sur les murs de la ville. Résultat pour cette sous-préfecture de 8052 habitants : une rue (la rue Berty Albrecht), du nom d’une grande résistante (née à Marseille) qui s’est donnée la mort le 9 juin 1943 à Fresnes après son arrestation par la Gestapo. Quel rapport avec Rethel ? Mystère… Quant aux résistants locaux seule une rue leur est consacrée, la rue Julien Bernard (fusillé à revin le 13 juin 1944, volontaire au maquis des Ardennes).
 
 Sault lès Rethel… Un résistant FTP de Saint-Germainmont, Pierre Labar,  y a pourtant laissé la vie, le 8 août 1944, au cours d’une mission de sabotage… Sur les lieux a été construit un lotissement… Mais toujours pas de rue Pierre Labar… Mais il y a une rue Eugène Hachon, qui rappelle le résistant OCM, membre du réseau "Mithridate", déporté en août 1944, évadé... Pierre Labar a une rue à son nom à Saint-Germainmont, ainsi que Léon Hourlier, son compagnon d’armes arrêté par la Gestapo en ce village le 23 août 1944 et disparu dans les geôles allemandes. Apportez vos contributions… A suivre…
Published by philippe lecler - dans Des lieux
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15 octobre 2005 6 15 /10 /octobre /2005 00:00
Cette plaque commémorative est apposée sur un mur de l’école d’Avaux (canton d’Asfeld), non pas à l’extérieur, mais bien à l’intérieur de l’une des deux salles de classe, ce qui, vous en conviendrez, est assez peu commun. Elle est dédiée à Mariette Fichelet, née le 14 avril 1898 à Grandchamp, institutrice à Ecordal, Puiseux, Avançon, puis Avaux, qui résida à Paris après l’armistice de 1940 où elle se consacra à la lutte clandestine au sein du mouvement « Résistance ». Arrêtée le 12 mai 1944, elle mourut à Ravensbrück le 10 avril 1945.
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7 octobre 2005 5 07 /10 /octobre /2005 00:00
 
Chacun sait que Gérard Giuliano, ancien administrateur à Terres ardennaises et auteur de nombreux ouvrages sur la période qui nous préoccupe (dont les fameux Ardennais dans la tourmente écrits en collaboration avec Jacques Lambert), nous a quittés pour des cieux plus cléments (il œuvre dorénavant dans le département des Alpes de Haute Provence où il poursuit ses études sur la Résistance). Éloigné des terres ardennaises, il a eu la gentillesse de me confier quelques documents qu’il détenait encore concernant notre département, des documents personnels, mais aussi des archives qu’il avait lui-même récupérées auprès d’Henri Manceau (décédé en 1986). Outre de nombreuses coupures de presse concernant l’Occupation des Ardennes et divers imprimés relatifs à cette période, on notera des documents originaux de première importance :
 
- Une liste allemande des membres ardennais du PCF (années 42-43 je pense. On peut en consulter un double ou une copie aux Archives départementales).
 
- Une longue lettre de Jules Ruchot du 11 janvier 1954 sur l’organisation du PC clandestin en 1941 (militant communiste et résistant, arrêté le 19 octobre 1941 par les Allemands, déporté en août 1944, puis évadé…).
 
- Le témoignage de Marcel Boulanger sur le même sujet et sur les arrestations du 4 mars 1943 à Sedan après une manifestation contre la réquisition du STO en gare de Sedan (M. Boulanger fut arrêté et déporté avec ses camarades de Sedan au camp de Sachsenhausen-Oranienbourg quelques jours après son arrestation).
 
- Last but not least, le “cahier de guerre” du capitaine des Douanes Lucien Leverd, sur cahier d’écolier, du 9 mai 1945 (publié in extenso dans L’affaire des Manises).
Je profite pour remercier ici encore une fois Gérard Giuliano de cet envoi. Il va sans dire qu’après exploitation ces précieux documents seront déposées aux Archives départementales.
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30 septembre 2005 5 30 /09 /septembre /2005 00:00
Une communication récente de J.P. Besse, historien de l’Occupation dans le département de l’Oise, me signalait récemment que l’adjoint du chef départemental de la Milice française dans les Ardennes, un certain Jacques Zollikoffer, fut jugé à la Libération par la cour de justice de la Somme et condamné à cinq années de prison. Pour mémoire, son supérieur, Henri Pelandre, avait été, lui, condamné à la peine de mort puis gracié (cf. Article 75).
Published by philippe lecler - dans Documents
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