Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 10 mars à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Xavier Chevalier : "Le Kronprinz, mythes et réalités".

 

 

 

4 février 2006 6 04 /02 /février /2006 17:48
    Le saviez-vous ? Notre grande vedette nationale s’est produite à Charleville le lundi 24 avril 1944, au cinéma le Palace, devant un parterre nombreux et enthousiaste. Placée sous la présidence d’honneur de M. le Feldkommandant et de M. le Préfet des Ardennes, organisée par le Commissariat d’action social français, la réunion permit de présenter le film « Travailleurs de France », avant que danseuses et fantaisistes n’investissent la scène à la plus grande joie des petits et des grands. La prestation d’Edith Piaf, que tous attendaient avec impatience, fut le clou de la soirée. La vedette donna toute la mesure de son talent, remportant un immense succès qui s’exprima par des applaudissements sans fin à l’issue de son tour de chant.
 
Cette magnifique manifestation fut donnée au profit des travailleurs français en Allemagne, parce que, selon le journaliste qui en rendit compte, « nos ouvriers, qui, outre-Rhin, forgent les armes qui assurent notre commune défense sont, sans aucun doute, les meilleurs d’entre nous. »
 
D’après le Petit Ardennais du 25 avril 1944

Partager cet article

Published by philippe lecler - dans Documents
commenter cet article

commentaires