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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 12 mai à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Grégory Kaczmarek : "La grande grève revinoise de 1907 : cinq mois de combats ouvriers".

Vendredi 16 juin à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Philippe Lecler : "Pol Renard, un héros de la Résistance".

 

 

10 décembre 2005 6 10 /12 /décembre /2005 20:49

 

 

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9 décembre 2005 5 09 /12 /décembre /2005 17:50

 

Celle du mois de novembre représentait, comme nous l’a dit une érudite abonnée, André Point, dit « Commandant Fournier », chef des FFI, immortalisé le 1er novembre 1944 à Berthaucourt pour une cérémonie du souvenir des fusillés de la Résistance. Ce cliché de Mme Point avait été publié dans l’ouvrage de Jacques Vadon 1940-1944, Les Ardennes en images (SODIM, 1977). 

La photo de décembre vous est offerte pour Noël. Ce joli cliché, qui évoque le problème des prisonniers de guerre, illustre la couverture de l’excellent ouvrage de G. Giuliano et de J. Lambert, L’Occupation et la Libération, publié aux éditions Terres ardennaises en 1994. 

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26 novembre 2005 6 26 /11 /novembre /2005 08:44
« Créé en 1961 par le ministre de l’éducation nationale à la suite d’initiatives d’associations et particulièrement de la Confédération nationale des combattants volontaires de la Résistance, ce concours a pour objectif de perpétuer chez les jeunes Français le souvenir des crimes nazis, des sacrifices consentis pour le rétablissement de la légalité républicaine. Il leur donne l’occasion de rencontrer directement les acteurs de ces événements et d’établir à ce titre un lien tangible entre les générations.
Pour le concours de 2006, le jury national propose pour les classes de lycée d’enseignement général, technologique, professionnel, agricole et pour toutes les classes de troisième le thème suivant : “Résistance et monde rural”.
Ce thème peut être l’occasion de réfléchir sur la Résistance du monde rural, les rapports entre la résistance urbaine et le monde rural, la relation des résistances avec l’espace rural.
Les recherches des élèves pourront porter, entre autres, sur les aspects de la Résistance - par exemple les maquis, les refuges, le camouflage des réfractaires et des persécutés - qui témoignent du rôle décisif joué par la population des campagnes dans la lutte contre l’occupant. » (extrait du B.O. n° 15 du 14 avril 2005)
 
Ceux que cela intéresse peuvent consulter avec profit, sur Ruralia, l’article consacré à ce thème par Laurent Douzou dont voici le résumé :
C'est sous l'angle de la Résistance ordinaire saisie dans sa quotidienneté que cet article tente d'aborder le monde rural chargé de tant d'ambivalence dès lors que son image est confrontée au souvenir des années de l'Occupation. Pour ce faire, sont d'abord évoquées à grands traits les représentations à l'œuvre sur le monde rural et les bases sur lesquelles elles prennent appui. On rappelle ensuite les acquis d'une historiographie qui a récemment commencé à prendre à bras le corps la question de la Résistance rurale. Enfin, on esquisse quelques pistes susceptibles d'ouvrir des recherches sur un territoire où quasiment tout reste à faire. Cet article se veut donc une incitation à creuser un sillon dans un champ jusqu'ici laissé en friches ou superficiellement travaillé.
Laurent Douzou, «La Résistance et le monde rural : entre histoire et mémoire», Ruralia [En ligne], 1999-04 - Varia, Mis en ligne le : 1 janvier 2003

Disponible sur : ruralia.revues.org/document88.html.
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26 novembre 2005 6 26 /11 /novembre /2005 08:37
On se souvient de l’attentat commis par Fabien dans le métro Barbès à Paris, le 21 août 1941, qui marquait, de façon fracassante, l’entrée des communistes dans la lutte armée contre l’occupant.
Trois autres allemands furent tués entre le 22 juin et le 22 octobre 1941 dans des attentats individuels commis par de jeunes communistes enrôlés par Fabien dans les « Bataillons de la jeunesse » : le 15 septembre, le capitaine Scheben, de la Transportkommandantur, à Paris encore ; le 20 octobre, le Feldkommandant de Nantes Fritz Hotz ; à Bordeaux, le conseiller d’administration militaire Reimers le 21 octobre…
En représailles, le 22 octobre, les Allemands fusillaient 21 otages à Nantes, 27 à Châteaubriand, puis encore 50 à Souges le lendemain. Ces exécutions allaient développer dans les rangs de la Résistance le débat amorcé après l’attentat du 21 août : fallait-il ou non tuer des Allemands, comme les dirigeants communistes en avaient donné l’ordre à leurs groupes armés (sans d’ailleurs jamais revendiquer leurs actions en cet automne 41) ? Puis, à la Libération, les 27 de Châteaubriand allaient symboliser, par un singulier détournement de la mémoire communiste, l’entrée précoce de l’engagement du parti « des 75 000 fusillés ».
Revenant sur la formation des Bataillons de la jeunesse, le sens de leur action, la traque dont leurs jeunes combattants allaient faire l’objet, sur fond de lutte entre les différents services de police antiterroristes créés par l’État français à cette occasion, Le sang des communistes est aussi, et avant tout, un livre sur l’instrumentalisation de la mémoire à des fins partisanes.
« Si les otages de Châteaubriand monopolisent la lumière mémorielle, les pionniers de la lutte armée, les auteurs des attentats à l’origine des représailles sont eux, depuis des lustres, laissés dans un brouillard épais. Le Parti ne laissa filtrer la vérité sur l’attentat de Nantes qu’en 1950. Pire, les auteurs de cet attentat, Gilbert Brustlein et Spartaco Guisco, sont traînés dans la boue lorsque l’on daigne parler d’eux. Et qui se souvient de leurs camarades de combat, fusillés en mars et avril 1942 après avoir été traqués et arrêtés par une police qui de son côté honore ses propres martyrs, mais jamais ses victimes, notamment la quasi-totalité des jeunes combattants des bataillons de la jeunesse et les membres du commando de Nantes arrêtés par les policiers de la police judiciaire et des Renseignements généraux de la préfecture de police ? »
 
J-M. Berlière et F. Liaigre, Le sang des communistes. Les Bataillons de la jeunesse dans la lutte armée. Automne 1941. Éditions Fayard, 2004.
 
À signaler, le site internet consacré à la mémoire des fusillés des bataillons de la jeunesse.
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