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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 12 mai à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Grégory Kaczmarek : "La grande grève revinoise de 1907 : cinq mois de combats ouvriers".

Vendredi 16 juin à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Philippe Lecler : "Pol Renard, un héros de la Résistance".

 

 

12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 14:21

helene-.jpgAlors que le Mémorial de la Shoah consacre une grande exposition aux enfants dans la Shoah, on se dispute au conseil municipal de Rethel pour savoir s’il convient de dépabtiser l’école Mazarin afin de lui donner le nom d’Hélène Cyminski.


Cette proposition a été déposée par le groupe d’opposition de gauche au conseil (« Rethel ensemble »), à la suite de la cérémonie du souvenir des déportés du 29 avril dernier. Pour ces élus, il semble important « que le nom d’Hélène Cyminski et son souvenir restent indissociables de l’école qu’elle avait fréquentée. De fait, donner à une école le nom d’une ancienne déportée est un acte porteur de valeur qui peut ainsi servir de relais entre les différentes générations » ( dans Rethel infos n° 13, juin 2012).

  Rappelons que durant l’Occupation, Hélène habitait face à l’école, et qu’aujourd’hui une plaque commémorative rappelle au souvenir de cette famille rethéloise décimée par les nazis. On sait que dans les Ardennes, à Vouziers, une école porte le nom d’une de ses élèves : Dora Levi fut enlevée par les Allemands dans sa classe.

 

 Lire la suite ici...

 

 

  Détail d'une photographie d'Hélène Cyminski, devant son domicile, place de Caen.

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