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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 10 mars à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Xavier Chevalier : "Le Kronprinz, mythes et réalités".

 

 

 

27 janvier 2008 7 27 /01 /janvier /2008 17:12
        Ce dimanche 27 janvier, jour du 63e anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz, la ville de Rethel a rendu hommage à Icko, Rachel et Hélène Cyminski, en présence d'une assistance nombreuse et recueillie. Une plaque commémorative a été dévoilée à cette occasion.

La plaque, sur laquelle le prénom Icko a été amputée de son "C" (toutes photos : P. Lecler)

Cette manifestation fut suivie d'un vin d'honneur offert par la ville sur les lieux de l'exposition qui, au cours des deux semaines précédentes, avait accueilli nombre de visiteurs.
On notera qu'en ce début d'année, à l'occasion de cette commémoration, les enfants des écoles primaires ont été sensibilisés à la thématique de la déportation en général et à celle de la Shoah en particulier (notamment
les élèves de Cycle III de l'école de Château-Porcien, et ceux de l'école Mazarin, qui ont pu visiter l'exposition et dont une délégation a participé à la cérémonie par la lecture de poèmes et la pose de fleurs au pied de la plaque). On regrettera par contre que, malgré la proximité des lieux, aucun professeur du collège Sorbon ou du lycée Verlaine n'ait daigné effectuer le déplacement à l'exposition avec ses élèves (certains jeunes sont néanmoins venus, à titre individuel, nous y rendre visite)...
On ne peut que chaleureusement remercier tous ceux qui, par leur implication dans le projet, par leur soutien, ou par leur simple présence, ont fait de cette modeste cérémonie un grand moment d'histoire et d'émotion. Ils nous excuseront de ne les citer tous, la liste en est trop longue...

Les premiers clichés...





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