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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 12 mai à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Grégory Kaczmarek : "La grande grève revinoise de 1907 : cinq mois de combats ouvriers".

Vendredi 16 juin à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Philippe Lecler : "Pol Renard, un héros de la Résistance".

 

 

8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 09:13

Martyrologe de la Résistance ardennaise de HUT à LESUR

 

244 –HUT Daniel, né le 24 mai 1923 à Vrigne-aux-Bois (Ardennes), domicilié à Wadelincourt (Ardennes). Fils d’André Hut, mouleur, et de Jeanne Léontine Simonet, sans profession. Ouvrier à la filature du Warcan à Olly (Ardennes), réfractaire au STO, il était en 1944 occupé par son employeur, Pierre Rouy, à la réfection de la gare désaffectée d’Olly avec des camarades dans la même situation (Delphin de Melo Pinto et Pierre Discrit). Les jeunes hommes voulaient rallier un maquis pour participer aux combats de la libération. Ils s’adressèrent au chef du faux maquis installé au bois de la Hatrelle et créé par des miliciens, membres du groupe d’action de la Sipo-SD cantonnée à Sedan (Ardennes), connu dans la région sous la dénomination de « Bande au Bossu ». Ils furent exécutés par les miliciens dans la gare désaffectée d’Olly où ils travaillaient, le 28 août 1944.

Son nom est inscrit sur la pierre du mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes), ainsi que sur la plaque commémorative apposée à Illy-Olly en mémoire des hommes « lâchement assassinés le 28 août 1944 par les miliciens à la solde de l’ennemi ».


245 – IMBERT Marcel, né le 14 octobre 1907 à Puilly et Charbeaux, domicilié à Paris. Gardien de la paix de la Préfecture de police en poste au commissariat du 20e arrondissement de la rue des Orteaux (poste Charonne). Sergent des FFI, il fut tué le 21 août 1944 lors de l’attaque du poste par des soldats allemands venus libérer des miliciens emprisonnés. Il fut cité à l'ordre de la Nation et fait chevalier de la légion d'Honneur à titre posthume. Il est enterré au cimetière de Pantin. Sur les lieux, une plaque commémorative rappelle son sacrifice.
Son nom est inscrit sur la plaque commémorative de l'église de Puilly.

246 - IDRISSA Diana, du Cercle de Niafenké, bureau de recrutement de Kati au Soudan, mobilisé au 2e Régiment de Tirailleurs Sénégalais de Kati, entrainé au camp de Rivesaltes, affecté au 5e Régiment d’Infanterie Coloniale Mixte Sénégalais, 1er Bataillon, 1re Compagnie. Le caporal Diana combattit pour contenir l’avancée allemande lors de son offensive dans les Ardennes, mais son bataillon fut anéanti le 23 mai 1940. Fait prisonnier, Diana fut enfermé au camp de Cuperly (Marne). Avec trois de ses camarades, il s’en évade le 23 août 1944 et rejoint le maquis de Lançon.
Il fut tué par les Allemands dans les bois de Grand’Ham alors qu’il escortait un groupe transportant du matériel provenant d’un parachutage, le 29 août 1944.
Sa dépouille repose à la nécropole nationale de Floing. Il est décoré à titre posthume de la croix de Guerre  avec étoile de vermeil.

247 –
ISIDORE René, né le 6 février 1920 à Mainvilliers (Eure-et-Loire) et exerçait la profession de boulanger à Fontenay-aux-Roses (actuellement Hauts-de-Seine). Réfractaire au STO, réfugié au maquis FTP dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy. « Sylvain » fut arrêté à Mézières le 13 décembre 1943 par la gendarmerie pour un vol de bicyclette. Porteur d’une arme appartenant à un gendarme abattu à Bergnicourt le 27 novembre précédent, il fut remis par les autorités françaises à la Gestapo. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville, il fut fusillé à Mézières le 7 février 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Viel-Saint-Rémy.

248 – JACQUAT Anna, née KARPEN le 24 mai 1894 à Gilsdorf (Luxembourg), propriétaire du café-restaurant de « la Petite Vitesse » à Charleville. En 1942, Anna Jacquat faisait partie de la filière d’évasion organisée par Paul Royaux et pourvoyait surtout au ravitaillement des fugitifs, en liaison avec Marcelle Flugesang du Secours National. Arrêtée le 30 octobre 1942 par la Gestapo, Mme Jacquat fut emprisonnée à Charleville jusqu’au 10 novembre 1942, à la prison de Saint-Quentin jusqu’au 19 décembre 1942, puis à Romainville. Elle fut déportée depuis Compiègne le 24 janvier 1943 vers le camp de concentration d’Auschwitz, où elle décéde en février de la même année.

249 – JACQUEMIN Raymond, né le 7 novembre 1910 à Fumay, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

250 – JAMIN René, né le 28 janvier 1908 à Halanzy (Belgique), cheminot domicilié à Lucquy. Mobilisé en 1939, il fut deux fois blessé lors de la défense de Dunkerque en 1940. Rentré à Lucquy, il participa dès la fin de l’année 1942 à de nombreuses activités de résistance : hébergement d’aviateurs alliés, ravitaillement de réfractaires, sabotage de matériel ferroviaire au dépôt SNCF. En juin 1944, recherché par la police allemande, il se réfugia à Maillé (Indre-et-Loire), où il rejoignit un maquis et participa à deux sabotages sur voie ferrée. Il fut exécuté lors du massacre de Maillé par des troupes allemandes (124 tués), le 25 août 1944.
Il fut décoré à titre posthume de la Croix de guerre et cité à l’ordre de la Division par le Général de Division Préaud. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Lucquy.

251 – JANDER Eugène, né le 24 février 1925 à Differdange (Luxembourg). Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

252 – JANDER Jean-Eugène, né le 26 janvier 1923 à Differdange (Luxembourg). Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

253 – JANKOWSKI Jean, né le 26 juin 1922 à Boguszince (Pologne), domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

254 – JEANLIN Paul, Maurice, né le 17 novembre 1920 à Givonne, domicilié à Attigny. Tué lors de l’attaque des FFI à Montmarin (Givry-sur-Aisne) le 1er septembre 1944.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Givonne et d’Attigny, ainsi que sur le monument dédié aux résistants tués à Montmarin à Givry-sur-Aisne..

255 – JENDRYKA Mieczolaw, né le 1er octobre 1929 à Kors Kesiska (Pologne), domicilié à Terron-sur-Aisne. Tué en cette commune lors des combats pour la libération, le 1er septembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Terron-sur-Aisne.

256 – JOLLY Albert, né le 7 février 1903 à Viel-Saint-Rémy, boulanger en cette commune. Arrêté par la Gestapo le 23 décembre 1943 pour avoir ravitaillé le  maquis FTP dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy. Déporté au départ de Compiègne le 22 janvier 1944 vers le camp de concentration de Buchenwald, il est décédé au camp de concentration de Mauthausen le 28 février 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Viel-Saint-Rémy.

257 – JOLY André, né le 13 février 1903 à Rozoy-sur-Serre (Aisne), agriculteur en cette commune. FFI, fusillé par les Allemands lors des combats pour la libération de Rozoy le 31 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Rozoy-sur-Serre.

258 – JOLY Louis, né le 14 novembre 1896 à Roubaix (Nord), commercant gérant des « Coopérateurs » à Viel Saint Rémy. Arrêté par la Gestapo le 23 décembre 1943 pour avoir ravitaillé le  maquis FTP dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy. Il fut déporté au départ de Compiègne le 22 janvier 1944 vers le camp de concentration de Buchenwald. Transféré au camp de concentration de Mauthausen, il fut gazé à Hartheim (Kommando de Mauthausen) le 5 juillet 1944.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Launois-sur-Vence et de Viel-Saint-Rémy.

259 – JONET Marcel, né le 21 octobre 1921 à Monthermé, domicilié à Château-Regnault. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Bogny-sur-Meuse, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

260 - JONVAL Henri, né le 13 mars 1912 à Saulces-Monclin, domicilié à Ruffey-sur-Seille (Jura). Henri Jonval, dit « Laurent », « Marco », ou « Garcia », chef départemental des maquis du Jura, fut arrêté le 27 janvier 1944 à Lons-le-Saunier. Déporté au départ de Compiègne le 15 juillet 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme, il est décédé le 20 avril 1945 en Allemagne, à Sandbostel, dans l’enceinte du Stalag XB transformé en camp sanitaire où la Croix-Rouge avait regroupé les malades de l’épidémie de typhus.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Ruffey-sur-Seille.

261 - JOURDAIN Louis, né le 12 avril 1922 à Rouen, domicilié à Sedan. Fusillé à Gournay-sur-Marne (Seine-Saint-Denis) ?

262 - JURION Henri, né le 14 août 1879 à Launois, boulanger en cette commune. Arrêté par la Gestapo le 23 décembre 1943 pour avoir ravitaillé le  maquis FTP dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy. Il fut déporté au départ de Compiègne le 22 mars 1944 vers le camp de concentration de Mauthausen. Décédé à Buchenwald le 29 août 1944.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Launois-sur-Vence et de Viel-Saint-Rémy.

263 - KISS Gabriel, né le 5 juin 1911 en Hongrie, domicilié à Fossé. Membre des FFI, il fut tué lors des combats pour la libération à Buzancy, route de Fossé, le 31 août 1944. Son corps repose à la Nécropole nationale de Floing.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fossé, ainsi que sur la stèle commémorative de Buzancy («Ici fut mortellement blessé Kiss Gabriel F.F.I. Groupe Fossé - la F.N.R.M.P. en Souvenir»).

264 - LABAR Pierre, né le 14 avril 1905 à Saint-Germainmont, entrepreneur en maçonnerie en cette commune. Pierre Labar avait été mobilisé lors de la déclaration de guerre au 174e Régiment de forteresse. Fait prisonnier en juin 1940 puis versé au Stalag 11B, près de Hanovre, il réussit à se faire rapatrier le 25 novembre 1941 après avoir falsifié sa carte d’identité militaire. Il se réfugia alors avec sa famille en zone non-occupée, dans l’Ariège, avant de rentrer au début de 1943 dans les Ardennes, et de reprendre son activité.
Ses contacts quotidiens avec Léon Hourlier, à Saint-Germainmont même, avec Armantine Carlier, Jean Levasseur, et d’autres partisans de Blanzy-la-Salonnaise ne peuvent être étrangers à son engagement dans la lutte clandestine à la fin de l’année 1943.
Au début de 1944, la venue d’un envoyé du comité militaire national des FTP, René Houzé, dit « Achard », puis celle de Pierre Luizard, alias « Capitaine Pascal », bouleversait l’organisation clandestine qui prit une ampleur inattendue     avec le parachutage de « Dame Blanche » le 20 mai 1944, auquel Pierre Labar participa, puis la fondation de la 5e Compagnie F.T.P du Secteur sud des Ardennes sous les ordres de Fernand Deléam.
Son expérience militaire, sa maturité et ses qualités d’organisateur valurent à Pierre Labar d’être nommé sous-lieutenant dans le maquis formé par « Pascal » dans la région de Roizy au moment du débarquement (maquis « volant » qui allait devenir la 2e Compagnie FTP des Ardennes). Chargé avec trois autres jeunes maquisards de saboter une ligne téléphonique à Sault lès Rethel dans la nuit du 8 août, il fut surpris par une patrouille allemande. Après un échange de coups de feu pendant lequel ses complices prirent la fuite, Pierre Labar, grièvement blessé, fut achevé d’une rafale de fusil-mitrailleur par un soldat allemand.
Pierre Labar fut décoré, à titre posthume, de la Croix de guerre avec palme et de la Légion d’Honneur. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Saint-Germainmont.
Une rue de Saint-Germainmont porte son nom, ainsi qu’une rue de Sault lès Rethel.

265 - LACOUR Louis, né le 12 mai 1921 à Fumay, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

266 - LADOUCE Victor, Auguste, Octave, né le 9 novembre 1902 à Suzanne, électricien à Bar-les-Buzancy. Arrêté par la police allemande le 14 mai 1944 pour détention illégale d’arme, condamné à la peine de mort par le Tribunal militaire allemand de Charleville, il fut fusillé au fort des Ayvelles le 5 juillet 1944.
Son nom est inscrit sur la plaque commémorative des fusillés du fort des Ayvelles à Villers-Semeuse.

267 - LAHAYE André, né le 12 mars 1916 à Charleville, domicilié à Mézières. Réfractaire au STO, il rejoignit le maquis de Malleval (Isère) dont le village abritait en 1944 un camp important organisé militairement par des Chasseurs alpins. Le 29 janvier 1944, les Allemands et la Milice française prirent au piège le camp de Malleval. Vingt-deux maquisards périrent dans le combat. Le village fut incendié, huit habitants furent jetés dans le brasier d’une grange. Sept autres furent déportés. André Lahaye y fut exécuté. Son corps repose à la Nécropole nationale de Saint-Nizier-du-Moucherotte (Isère). Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Mézières, ainsi que sur celui de Malleval-en-Vercors.

268 - LAHAYE René, né le 4 novembre 1914 à Charleville, domicilié à Mézières. Réfractaire au STO, il rejoignit le maquis de Malleval (Isère), et dont le village abritait en 1944 un camp important organisé militairement par des Chasseurs alpins. Le 29 janvier 1944, les Allemands et la Milice française prirent au piège le camp de Malleval. Vingt-deux maquisards périrent dans le combat. Le village fut incendié, huit habitants furent jetés dans le brasier d’une grange. Sept autres furent déportés. André Lahaye y fut exécuté. Son corps repose à la Nécropole nationale de Saint-Nizier-du-Moucherotte (Isère). Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Mézières, ainsi que sur celui de Malleval-en-Vercors.

269 - LALLEMANT Alexandre, Honoré, né le 30 décembre 1898 à Floing, agent des PTT à Loisy-sur-Marne (Marne). Chef de groupe dans le maquis « Bonnard », il fut fait prisonnier lors de l’attaque du viaduc de Blacy et fusillé le même jour à Vitry-le-François (Marne), le 28 août 1944.
Son nom est inscrit sur la plaque commémorative de la direction départementale de la Poste à Châlons-en-Champagne.

270 – LALLEMENT Jean, né le 10 septembre 1920 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

271 - LAMBERT Charles, né le 14 octobre 1900 à Reims, commerçant à Attigny. Arrêté le 6 avril 1944 par la Gestapo pour hébergement d’aviateurs alliés, dans le cadre de l’affaire dite « des parachutistes alliés ». Déporté au départ de Compiègne le 2 juillet 1944 vers le camp de concentration de Dachau, il est décédé au camp de Léonberg (Kommando du camp de Natzweiler) le 2 février 1945.

272 - LAMBERT Émile, né le 28 février 1886 à Rocroi, mari de DURBECQ Marguerite, loueur de voitures à Charleville. Arrêté par la Gestapo le 31 mars 1944 dans le cadre de « l’affaire des parachutistes alliés». Déporté au départ de Compiègne le 2 juillet 1944 vers le camp de concentration de Dachau, il y est décédé le 27 décembre 1944.

273 – LAMBERT Joséphine, née REY le 13 janvier 1891 à Gégonzac (Lot), domiciliée à Linay. Mère de Robert Lambert. Arrêtée le 4 janvier 1944 en représailles de l’action de son fils. Déportée au départ de Compiègne le 31 janvier 1944 vers le camp de concentration de Ravensbrück, elle y est décédée le 14 janvier 1945.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Linay.

274 - LAMBERT Marguerite, Léa, née DURBECQ le 9 avril 1892 à Rocroi, cuisinière au Secours National, domiciliée à Charleville. En 1942, Anna Jacquat faisait partie de la filière d’évasion organisée par Paul Royaux et pourvoyait surtout au ravitaillement des fugitifs, en liaison avec Marcelle Flugesang du Secours National. Arrêtée le 31 octobre 1942, elle fut déportée au départ de Compiègne le 24 janvier 1943 vers le camp de concentration d’Auschwitz, elle y est décédée le 12 mars 1943.

275 – LAMBERT Pierre, né le 17 juin 1922 à Rethel. Membre des FFI, il surveillait avec son camarade Pierre Gribouva les mouvements des troupes allemandes au lieu-dit «  le Premier Chaîneau » à Charleville ; découvert, il fut exécuté d’une rafale de mitraillette en ce lieu le 1er septembre 1944.

276 - LAMBERT Robert, né le 15 juin 1926 à Linay, domicilié en cette commune. Ouvrier aux forges de Blagny, réfractaire au STO, il fut membre du service de renseignements du maquis franco-belge du Banel (Commune de Matton-et-Clemency). Il fut envoyé en mission à Vireux avec son camarade Maurice Rzepecki après avoir commis un attentat contre le chef de culture allemand de Mairy. Mais les deux jeunes hommes étaient attendus à la gare de Vireux par la Feldgendarmerie, le 6 janvier 1944, et après un échange de coups de feu Robert Lambert fut grièvement blessé puis exécuté sur place (selon certaines sources, il aurait été emmené par les Allemands et serait décédé à l’hôpital de Reims).
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Linay.
Son nom et celui de Maurice Rzepecki figurent sur une plaque commémorative en gare de Vireux-Molhain.

277 – LAMBERT Roland, Gabriel, né le 19 juillet 1924 à Montcy-Saint-Pierre, domicilié en cette commune. Membre des FFI arrêté par les Allemands avec Robert Dehaibe, Pierre Chardin et André Marchand dans la nuit du 9 au 10 juin, au retour d'un parachutage, sur la route de Monthermé à Charleville. Il fut condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville et fusillé le 1er juillet 1944 au fort des Ayvelles.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Montcy-Saint-Pierre, ainsi que sur la plaque commémorative des fusillés du fort des Ayvelles à Villers-Semeuse.
Une rue de Charleville-Mézières porte son nom.

278 – LAMY Hildebert, né le 28 juin 1905 à Bay, ouvrier agricole à Houdilcourt. C’est après avoir purgé une première peine de six mois de prison à Rethel qu’Hildebert Lamy fut arrêté. Un ancien codétenu, sans doute pour atténuer sa sanction, déclara aux autorités allemandes avoir recueilli les confidences de Lamy, qui lui aurait fait part de la détention d’un fusil et lui aurait dit « qu’au moment voulu il s’en serait servi pour tirer dans le dos des boches. »
La perquisition effectuée à son domicile à Houdilcourt par les autorités allemandes leur permit de trouver une arme de guerre cachée dans une cheminée. Il fut donc arrêté par la police allemande pour possession d’arme de guerre le 25 avril 1942. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand siégeant à Rethel le 1er mai, il fut fusillé sur le plateau de Berthaucourt à Mézières le 10 mai 1942. Il n’appartenait à aucun groupement de résistance et, d’après l’enquête de police et les déclarations de son épouse, il n’est pas sûr que l’arme lui eût appartenu.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Blanchefosse-et-Bay.

279 – LANEZ André, né le 12 mars 1922 à Laon, gendarme à Hautes-Rivières. Il rejoignit le maquis des Ardennes, où il fut tué au combat à Hautes-Rivières, lors de l’attaque allemande du 24 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

280 – LANGUET Bernard, Léon, Maurice, né le 24 février 1915 à Feuges (Aube). Il rejoignit le maquis des Ardennes, où il fut tué au combat lors de l’attaque allemande du 24 août 1944 à Hautes-Rivières. La médaille militaire avec palmes lui fut attribuée à titre posthume par décision du Commandement des FFI n° 139 le 29 septembre 1944.
Son nom n’est pas inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

281 – LASALLE Maurice, né le 4 novembre 1920 à Nouvion-sur-Meuse, domicilié en cette commune. Arrêté probablement par la police française en septembre 1942 à Nouvion-sur-Meuse, après avoir participé à une grande distribution de tracts et au collage d'affiches appelant la population à commémorer le 150e anniversaire de la victoire de Valmy par une manifestation sur la place Ducale à Charleville. Appartenant aux Jeunesses communistes de Nouvion, il fut jugé par la cour spéciale de Nancy et fut condamné à deux années de réclusion. Saisi par les Allemands comme otage, il fut déporté au départ de Compiègne vers le camp de concentration de Buchenwald le 12 mai 1944. Décédé à Ellrich (Kommando de Dora) en décembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouvion-sur-Meuse.

282 – LAURENT Helmut, né le 17 août 1918 à Saint-Avold (Moselle), domicilié à Braux. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

283 – LEBRUN Jules, Alexandre, né le 11 janvier 1922 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

284 – LECOMTE Maurice, né le 17 janvier 1920 à Neuflize, domicilié à Chelles (Seine-et-Marne). Militant communiste, il quitta le département des Ardennes après que ses deux frères aient été arrêtés le 14 mai 1941 par la Brigade de Police Judiciaire de Reims pour avoir apposé des tracts de propagande communiste sur les murs de Tagnon. Réfugié à Chelles (Seine-et-Marne), il rejoignit le maquis FTP de Saint-Mammès, Compagnie « Jeunesse héroïque », où il se distingua et qu’il dirigea (déraillements ferroviaires et attaques de convois allemands).  Nommé commissaire aux effectifs de l’état-major FTP de la région 14 en janvier 1944, il fut arrêté à la suite d’un attentat mené contre un policier collaborateur. Interné à Paris ( ?) le 12 février 1944, condamné à la peine de mort par un tribunal militaire allemand, il fut fusillé à la prison de Melun (Seine-et-Marne) le 2 juin 1944. Maurice Lecomte fut fait Chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume, il est titulaire de la Croix de Guerre avec palme, médaillé de la Résistance Française.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Neuflize.

285 – LEFEBVRE Gilbert, Adolphe, né le 12 avril 1924 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

286 – LEJEUNE Alfred, né le 9 novembre 1877 à Illy (Ardennes), maire de cette commune. En 1944, il avait été mis en confiance par les miliciens membres d’un groupe d’action de la Sipo-SD ayant créé un faux maquis connu sous la dénomination de « Bande au Bossu » et commandé par le français Pierre-Mary Paoli. Croyant avoir à faire avec de vrais patriotes, il s’était dévoué, avec l’industriel Pierre Rouy, pour leur procurer l’aide dont ils avaient besoin. Au moment de leur départ, l’un des miliciens abattit Alfred Lejeune d’une balle dans la tête, le 28 août 1944 à Illy, devant  la filature du Warcan,

Son nom est inscrit sur la pierre du mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes), ainsi que sur la plaque commémorative apposée à Illy-Olly en mémoire des hommes « lâchement assassinés le 28 août 1944 par les miliciens à la solde de l’ennemi ».


287 – LEJEUNE André, né le 21 février 1924 à Schaebeck (Belgique). Il venait d’entamer des études à Louvain (Belgique) lorsque la guerre éclata. Avec d'autres jeunes, il partit en France pour fuir l'ennemi, puis rentra chez ses parents à La Hauteur Saint-Jean, écart de Chassepierre (Belgique), où il fut engagé au ravitaillement de la commune. Il profita de sa position pour fournir de fausses cartes d'identité et des bons de ravitaillement à son père Maurice. Ce dernier, gestionnaire forestier au domaine du Banel (commune de Matton-et-Clemency, France), aidait les illégaux à franchir la frontière française. L'emplacement de sa demeure, isolée en bordure de la route Florenville-Barrière de Chassepierre était un endroit idéal pour les fuyards. Mais ils furent dénoncés et ils durent changer de domicile. Les parents Lejeune occupèrent un logement au domaine du Banel où André vint les rejoindre le 17 juin 1944. Malheureusement, le lendemain, les bois du Banel étaient cernés. Les Allemands cherchaient le maquis dirigé par Adelin Husson. André Lejeune chercha à percer les barrages allemands mais il fut arrêté et attaché à un arbre. Puis un sous-officier le délia et lui somma de courir. André Lejeune fut alors abattu de plusieurs rafales de mitraillettes.

Son nom est inscrit sur le Mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes).


288 – LEJEUNE Julien, né le 19 octobre 1888 à Reims, domicilié à Savigny-sur-Aisne. Tué à Senuc lors des combats pour la libération le 2 septembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Savigny-sur-Aisne.

289 – LEMASSON Auguste, Gustave, Paulin, né le 12 juillet 1919 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

290 – LEMERCIER Gabriel, Henri, Julien, né le 6 avril 1923 à Loos (Pas-de-Calais), domicilié à Loos-lez-Lille (Nord), ouvrier à Signy-l’Abbaye. Membre de la « Trentaine du Zèbre », groupe de combat FFI du secteur de Signy-l’Abbaye, il participait avec son unité à la libération de Charleville, le 3 septembre 1944, lorsqu’il fut grièvement blessé par des éclats d’obus tirés par les Allemands depuis les hauteurs du plateau de Berthaucourt. Il est décédé à l’hôpital, où il avait été transporté, le jour-même.
 
291 – LEMOINE Marius, né le 17 février 1906 à Voncq, jardinier à Floing. Arrêté le 11 avril 1943 pour vol et détention d’un pistolet au préjudice des autorités allemandes. Déporté au départ de Paris, gare de l’Est, le 27 mai 1943 vers le SS-Sonderlager Hinzert. Soumis au décret Keitel « Nacht und Nebel ». Décédé au camp de concentration de Gross-Rosen le 10 novembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Voncq.

292 – LEPAGE Gérard, né le 27 février 1926 à Sedan, domicilié en cette commune. Tué à Terron- sur-Aisne lors des combats pour la libération le 1er septembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Terron-sur-Aisne.

293 – LEPINE Gaston, Léon, né le 21 décembre 1923 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

294 – LEROY Albert, 23 ans, maquisard belge de la 3e section du maquis dit de « la Semois » installé au bois Bellin à Houdrémont (Belgique). Il fut capturé le 23 août 1944 par les Allemands lors de l’attaque du camp du Vautour à Houdrémont. Le lendemain, il fut contraint de guider les Allemands vers le camp du maquis Prisme alors cantonné au lieu-dit « Le pâquis du bois de l’église » à Hautes-Rivières. Il fut exécuté en ce lieu lors du retrait des troupes allemandes.

Son souvenir mortuaire porte ces mots : « Soldat d’élite, aimé de tous ses frères d’armes, Albert tomba foudroyé par l’ennemi, au moment où il se refusait à dénoncer l’emplacement d’un camp allié. » Son nom est inscrit sur la stèle de Houdrémont (Belgique) et dans la chapelle du Flachis près de Conrad (Belgique).

295 – LEROY Philippe
 

296 – LEROY Serge, Jean, né le 4 avril 1922 à Paris, domicilié à Seuil. Son enfance s’est déroulée à Seuil où ses parents tenaient une épicerie-bar. Après l’obtention de son baccalauréat il poursuit ses études à Paris, où il est inscrit en 1940-1941 à la faculté des Lettres à la Sorbonne. Le 11 novembre 1940, il participe à la manifestation patriotique des étudiants Place de l’Étoile. Il est blessé lors de la répression qui s’ensuit. En 1942, il épouse une jeune fille de Seuil, le couple s’installe à Paris. Réfractaire au STO, il se dote de faux papiers et poursuit ses études. Durant l’été de 1944, il est rentré à Seuil en attente de la libération et lorsque le 30 août les Allemands, en repli devant l’avance des troupes américaines, incendient le pont de bois qui permet le franchissement de l’Aisne, Serge Leroy se porte volontaire pour aller l’éteindre. Il fut surpris par les Allemands dans la rivière luttant contre l’incendie. Les soldats ouvrirent le feu au moment où il sortait de l’eau.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Seuil.


297 – LESIEUR Paul, Octave, né le 30 juin 1920 à Amagne, domicilié à Chaumuzy (Marne). Chef de trentaine dans le groupement FFI « Bourlon » de Reims, il fut arrêté par la Gestapo le 15 août 1944. Incarcéré à la prison de Châlons-sur-Marne, il fut déporté au départ de cette ville vers le camp de concentration de Natzweiler le 19 août 1944. Transféré ensuite aux camps de concentration de Dachau et de Buchenwald, il est décédé au camp de Léonberg (Kommando de Natzweiler) le 11 mars 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Amagne.

298 – LESUR René, né le 24 août 1920 à Rozoy-sur-Serre (Aisne). Appartenant au groupe d’Émile Fontaine (chef de secteur de Rumigny/Signy-l’Abbaye). Dénoncé  par un traître à la solde de la Gestapo, il fut arrêté le 5 mai 1944  à Dohis. Déporté au départ de Compiègne le 4 juin 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme. Après transfert au camp de Sachsenhausen, il est décédé au camp de concentration de Mauthausen le 23 février 1945.

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Published by philippe lecler - dans Mémorial de Berthaucourt
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