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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 12 mai à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Grégory Kaczmarek : "La grande grève revinoise de 1907 : cinq mois de combats ouvriers".

Vendredi 16 juin à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Philippe Lecler : "Pol Renard, un héros de la Résistance".

 

 

9 février 2008 6 09 /02 /février /2008 18:55


Martyrologe de la Résistance ardennaise de FOURRIER à HUSSON

 

186 - FOURRIER Maurice, né le 18 mars 1921 à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), domicilié à Hautes-Rivières. Maurice Fourrier habitait avec ses parents à Outreau (Pas-de-Calais) jusqu’au 6 octobre 1943, date à laquelle son père et lui, tous deux militants du Parti communiste clandestin et responsables des sabotages d’un groupe de FTP, furent arrêtés à leur domicile par la Gestapo. Alors que ses parents étaient emprisonnés (ils furent ensuite déportés en Allemagne), Maurice parvint à s’échapper. Il se réfugia dans les Ardennes, et il rejoignit le maquis des Ardennes commandé par Jacques de Bollardière (« Prisme ») dans le cadre de la mission interalliée « Citronelle ». Maurice Fourrier fut tué au combat à Linchamps, lors de l’attaque allemande du 24 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Outreau. Son nom n’est pas inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

187 - FRANÇOIS Achille, né le 3 novembre 1919 à Bettancourt la Longue (Marne), cultivateur à Mouzon. Achille François appartenait au groupe OCM que dirigait Ernest Cardot dans la région de Sedan. Il partagea le sort de ce dernier et fut comme lui abattu par un traître au bois de l’Alma (maquis d’Autrecourt) le 5 juin 1943.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Mouzon.

188 - FRANÇOIS Camille, né le 8 juillet 1895 à Nouzonville, domicilié en cette commune. Requis au titre du STO, il est décédé en Allemagne, à Frondenberg, le 17 mai 1943.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouzonville.

189 –
FRANÇOIS Charles, né le 2 décembre 1909 à Vrigne-aux-Bois (Ardennes), exerçant la profession de docteur en médecine à Floing (Ardennes), domicilié au lieu-dit « Gaulier ». Résistant très actif du groupe FFI de Floing (distribution de la presse clandestine, hébergement d’aviateurs alliés, constitution de dépôts d’armes). Il fut exécuté le 29 août 1944 à Floing par les membres d’un groupe d’action de la Sipo-SD connu sous la dénomination de « Bande au Bossu » et commandé par le français Pierre-Mary Paoli. Il fut martyrisé avant d’être abattu par ses tortionnaires.

Son nom est inscrit sur la plaque commémorative de la grotte de Gaulier (« À cette place dans la matinée du 29 août 1944, les miliciens doriotistes ont lâchement torturé et assassiné les patriotes et membres de la Résistance »), ainsi que sur le mur du mémorial de la Résistance de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes).


190 - FRANÇOIS Marie, Georgette, née BARRÉ le 24 octobre 1901 à Sedan (Ardennes), épouse du docteur Charles François, membre des FFI de Floing (Ardennes). Interrogée sur ses liens avec la Résistance, refusant de parler, Marie François fut exécutée d’une balle dans la tête le 29 août 1944 à Floing par Pierre-Mary Paoli, commandant du groupe d’action du Sipo-SD connu sous l’appellation de « Bande au Bossu ».

Son nom est inscrit sur la plaque commémorative de la grotte de Gaulier (« À cette place dans la matinée du 29 août 1944, les miliciens doriotistes ont lâchement torturé et assassiné les patriotes et membres de la Résistance »), ainsi que sur le mur du mémorial de la Résistance de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes).


191 – FRANSSEN Léon, né le 8 décembre 1887 à Bolland (Belgique), domicilié à Dohis (Aisne). Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté au départ de Compiègne le 4 juin 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme. Décédé en Allemagne à une date inconnue.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Cuiry-lès-Yviers (Aisne).

192 – FRITSCH Jean, né le 20 septembre 1923 à Monthermé, domicilié Saint-Maixent (Deux-Sèvres). Engagé dans le mouvement FTP, auteur de plusieurs sabotages ferroviaires, il fut arrêté le 23 mars 1944 à Champigny-le-Sec (Vienne) par la SAP (Section des Affaires Politiques). Condamné à mort par le tribunal militaire allemand de Poitiers, il fut fusillé à Biard (Vienne) le 4 mai 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Monthermé, ainsi que sur le Monument commémoratif des Fusillés 1943-1945 de Biard.

193 – FROMENTIN Georges, né le 20 novembre 1885 à Alland’huy, cultivateur en cette commune. Propriétaire d’une grosse exploitation, il appartenait à une filière d’évacuation d’aviateurs alliés (sans doute le réseau SAMSON) en liaison avec celle d’Émile Fontaine, dans l’Aisne. Après l’infiltration de la filière par la Gestapo de l’avenue Foch et la mort de Fontaine, il fut  arrêté le 6 avril dans le cadre de l’affaire dite « des parachutistes alliés ». Il fut déporté au départ de Compiègne le 2 juillet 1944 vers le camp de concentration de Dachau, où il est décédé le 8 février 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Alland’huy-et-Sausseuil, ainsi que sur la plaque commémorative de la ferme du Chesnois à Alland’huy.

194 – FROMENTIN Georgette, née HOUVION le 20 août 1889 à Alland’huy, cultivatrice en cette commune. L’épouse de Georges Fromentin fut arrêtée avec son mari le 6 avril 1944 par la Gestapo pour hébergement d’aviateurs alliés, dans le cadre de l’affaire dite « des parachutistes alliés ». Déportée au départ de Paris, gare de l’Est, le 4 juillet 1944 vers le camp de concentration de Sarrebrück Neue Bremm, elle fut gazée au camp de Ravensbrück le 6 mars 1945.
Son nom est inscrit sur la plaque commémorative de la ferme du Chesnois à Alland’huy.

195 – FROMENTIN Jean, né 30 septembre 1920 à Alland’huy, cultivateur en cette commune. Fils de Georges et de Georgette, il fut arrêté avec ses parents le 6 avril 1944 par la Gestapo pour hébergement d’aviateurs alliés, dans le cadre de l’affaire dite « des parachutistes alliés». Déporté au départ de Compiègne le 2 juillet 1944 vers le camp de concentration de Dachau, il est décédé à l’hôpital de Colmar le 12 juin 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Alland’huy-et-Sausseuil, ainsi que sur la plaque commémorative de la ferme du Chesnois à Alland’huy.

196 - FROMENTIN Jean, Charles, né le 5 février 1910 à Landres-et-Saint-Georges, domicilié en cette commune. Membre des FFI. Assassiné par les Allemands en août 1944. Son corps ne fut jamais retrouvé.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Landres-et-Saint-Georges.

197 – FROMENTIN Lucienne (épouse CHARLOT), née le 14 mai 1911 à Alland’huy, cultivatrice en cette commune. Fille de Georges et de Georgette,  elle fut arrêtée avec ses parents le 6 avril 1944 par la Gestapo pour hébergement d’aviateurs alliés, dans le cadre de l’affaire dite « des parachutistes alliés ». Déportée au départ de Paris, gare de l’Est, le 4 juillet 1944 vers le camp de concentration de Sarrebrück Neue Bremm, elle est décédée en Allemagne, à Warenn, le 8 mai 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Alland’huy-et-Sausseuil, ainsi que sur la plaque commémorative de la ferme du Chesnois à Alland’huy.

198 – FUGLESANG Marcelle, née le 21 février 1903 à Oslo (Norvège), infirmière à Charleville, assistante sociale du Secours Nationale. Engagée dans l’armée française comme infirmière en 1939, elle participa à l’expédition de Narvik. Après la défaite de 1940, elle fut embauchée comme assistante sociale en chef au Secours National à Charleville, où elle rencontra Paul Royaux qui l’enrôla dans son réseau d’évasion de prisonniers de guerre et d’aviateurs alliés. Ceux-ci, hébergés, habillés, nourris au centre d’accueil du Secours National, étaient pourvus de papiers d’identité et d’un billet de chemin de fer pour Besançon, d’où ils passaient ensuite en Suisse. À l’automne de 1942, les Allemands infiltrèrent un de leurs agents, camouflé en aviateur britannique, dans la filière du Secours National. Le 28 octobre 1942, Marcelle Fuglesang fut convoquée à la Feldkommandantur de Charleville et accusée d’apporter son aide aux fugitifs. Malgré ses dénégations, elle fut confondue par le faux Anglais. Emprisonnée à Charleville jusqu’au 10 novembre, à Saint-Quentin jusqu’au 19 décembre puis à Romainville, elle fut déportée au départ de Compiègne le 24 janvier 1943 vers le camp de concentration d’Auschwitz. Elle est décédée à Auschwitz II-Birkenau le 21 mars 1943.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Charleville.

199 – GALOT Roger, né le 17 décembre 1922 à Villy, domicilié en cette commune. Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté au départ de Belfort le 29 août 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme. Décédé en Allemagne, à Wilhemshaven, le 10 mars 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Villy.

200 – GAVART Raymond, né le 2 février 1922 à Bar-le-Duc (Meuse), ouvrier agricole à Monthois. Arrêté le 14 février 1943 par la brigade de police judiciaire de Reims pour activité communiste et détention d’armes. Écroué à la prison de Reims (Marne), puis livré à la Gestapo au début du mois de juillet 1943, il fut emprisonné à Châlons-sur-Marne et condamné à mort par un tribunal militaire allemand. Il fut fusillé le 4 octobre 1943 au champ de tir de L’Épine (Marne).
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Monthois.

201 – GAZAGNAIRE Cécilia, née RAVEAUX le 18 avril 1884 à Hannapes (Aisne), receveuse des Postes à Launois-sur-Vence. Déjà décorée de la Médaille Militaire pour son action lors de la première Guerre Mondiale, Cécilia Gazagnaire participa dès 1940 à l’organisation d’une filière d’évasion de prisonniers de guerre à Folembray, dans l’Aisne, puis à Rimogne et à Chémery-sur-Bar dans les Ardennes. Bénéficiant de nombreuses complicités dans l’administration des PTT à Charleville et à Sedan, elle participa à la dissimulation de matériels dans les locaux des Postes, à la diffusion de tracts appelant à la résistance, à l’écoute des communications des Allemands au bénéfice d’un service de renseignements. Au début de 1943, elle apporté son aide à l’organisation du maquis FTP dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy, recevant les réfractaires, leur fournissant de faux-papiers grâce à ses complicités à la préfecture. Arrêtée le 15 décembre 1943 lors du démantèlement du maquis, elle fut déportée, sans avoir été jugée, le 31 janvier 1944 vers le camp de Ravensbrück où elle est décédée le 1er mars 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Viel-Saint-Rémy.

202 –
GEORGIN Robert, Louis, Émile, né le 16 septembre 1919 à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Contrôleur laitier dans le civil, appelé sous les drapeaux et stationné en Afrique du nord en 1940 affecté en 1940 à la 92e batterie, 18e brigade, à Blida. Il passe ensuite en Tunisie et au Maroc, puis de nouveau en Algérie, où il est affecté au BCRA d’Alger le 21 janvier 1944 en provenance du 66e régiment d’artillerie d’Afrique de Casablanca (Maroc) avec le grade de maréchal des logis. Il est dirigé sur le BCRA de Londres le 6 mars 1944. Il débarque à Liverpool le 17 mars et, en tant que volontaire pour accomplir une mission en France occupée, il est détaché aux stages d’instruction et d’entrainement de parachutiste sous le pseudo de « Robert Godart ». Il est parachuté blind en France le 15 août 1944 près de Revin, au dessus des Manises, en qualité de chargé de mission de 3e classe assimilé au grade de sous-lieutenant, nom de code : « Courbette ». Instructeur de sabotage et d’armement, il est mis à la disposition du chef de la mission CITRONELLE.

Il est tué au combat lors de l’attaque allemande du Prisme, dit aussi « Maquis des Ardennes », à Linchamps, près de Hautes-Rivières, le 24 août 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Boulogne-sur-Mer.

Son nom n’est pas inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

203 – GEORGLER Marcel, né le 10 juin 1894 à Mereville (Moselle), notaire et maire de  Brunehamel (Aisne), appartenant au groupe d’Emile Fontaine (chef de secteur de Rumigny/Signy-l’Abbaye). Dénoncé  par un traître à la solde de la Gestapo, il fut arrêté le 5 mai 1944. Déporté au départ de Compiègne le 21 mai 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme. Il est décédé à Fallersleben-Laagberg (Kommando du camp de Neuengamme) le 13 avril 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Brunehamel.

204 – GÉRARD Roger, André, Clément, né le 26 janvier 1925 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

205 – GILLET Jules, né à Rosières-aux-Salines (Meurthe-et-Moselle), Préposé des douanes à Rocroi. Chef de centre FFI de Rocroi, il fut tué lors des combats pour la libération de Charleville, le 4 septembre 1944.
Jules Gillet est décoré de la Médaille Militaire. Cette concession comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec palme (décret du 14 janvier 1948 : JO du 17 février 1948) La Citation à l'ordre de la brigade N° 52 précise : « Entré dans la Résistance dès 1942. A assuré la liaison entre les groupes de Rocroi et commandé 50 hommes à Rocroi. A hébergé et convoyé des parachutistes. A ravitaillé les réfractaires. A participé à deux parachutages, à plusieurs sabotages, à des attaques contre les Allemands, à la bataille de Charleville où il a trouvé une mort héroïque au plateau de Berthaucourt dans une mission périlleuse qu'il accomplissait comme volontaire le 4 septembre 1944 ».
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Rocroi , il est inscrit au Livre d'or du Corps des Douanes ainsi que sur la plaque commémorative 1939-1945 des agents des Douanes à Charleville-Mézières.

206 – GIRAUD Albert, né le 6 mars 1913 à Charleville, domicilié à Aiglemont. Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté. Décédé en Allemagne le 15 décembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Aiglemont.

207 – GODART Robert, né le 14 juillet 1922 à Termes, domicilié à Semuy. Tué lors des combats pour la libération, à Voncq, le 1er septembre 1944.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Voncq, de Termes, Semuy, ainsi que sur le monument du Calvaire des fusillés du bois de la Forge, situé à l’écart de la route départemental 6, entre Senuc et Montcheutin.

208 – GOFFAUX Lucien, né le 15 juillet 1922 à Nouzonville, domicilié en cette commune. Requis au titre du STO, employé d’usine à Iserlohn (Westphalie), il fut accusé par la Gestapo de participer à un mouvement de résistance parmi les ouvriers français. Arrêté le 18 février 1945 avec d’autres camarades, il fut écroué à la prison de Dortmund et inculpé d’atteinte à la sécurité du Reich, espionnage et propagande gaulliste. Après cinq semaines de détention où il eut à subir les plus durs sévices, il fut fusillé, avec quatorze autres français, à Hörde, le 1er avril 1945.

209 – GOMONT Julien, né le 14 janvier 1901 à Saint-Fergeux, domicilié à Mohon. Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté au départ de Paris, gare de l’Est, le 25 février 1944 vers le camp de concentration de Natzweiler. Soumis au décret Keitel « Nacht und Nebel ». Décédé à Melk (Kommando du camp de Mauthausen) le 20 février 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Mohon.

210 – GONCE Robert, né en 1922. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

211 – GRANDENA Émile, né le 14 mai 1909 à Bertrix (Belgique), bûcheron à Fumay. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Linchamps le 30 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay.
Son nom n’est pas inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

212 - GRANDJEAN Raymond, né le 27 avril 1902 à Villeurbanne (Rhône). Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté au départ de Belfort le 29 août 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme. Décédé à Hamburg (Kommando du camp de Neuengamme) le 5 janvier 1945.

213 – GRANELLO André, né le 5 janvier 1924 à Monthermé, domicilié en cette commune. Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté au départ de Compiègne le 22 mars 1944 vers le camp de concentration de Mauthausen. Décédé à Gusen (Kommando de Mauthausen) le 11 décembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Monthermé.

214 – GRIBOUVA Pierre, Victor, Jean, né le 28 novembre 1925 à Charleville, horloger en cette commune. Membre des FFI, il surveillait avec son camarade Pierre Lambert les mouvements des troupes allemandes au lieu-dit «  le Premier Chaîneau » à Charleville ; découvert, il fut exécuté d’une rafale de mitraillette en ce lieu le 1er septembre 1944.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Charleville et de Mézières.

215 – GUILLAUME André, Célestin, né le 3 mai 1906 à Châlons-sur-Marne (Marne), agent SNCF domicilié à Reims. Membre d’un mouvement de Résistance,  il fut arrêté par les Allemands dans les Ardennes le 8 mars 1944. Incarcéré à la prison de Charleville puis à celle de Saint-Quentin, il fut déporté au départ de Compiègne le 15 juillet 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme. Il est décédé dans la baie de Lübeck-Neustadt le 3 mai 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts tous conflits d’Athis (Marne), sur la plaque commémorative, 13 rue Ponsardin à Reims (« Ici demeurait André Célestin Guillaume patriote mort en déportation en Allemagne »), sur le monument commémoratif des Hautes Promenades à Reims, ainsi que sur la plaque de la gare SNCF de Charleville-Mézières.

216 – GUILLAUME André, Ernest, né le 11 septembre 1921 à Nouvion-sur-Meuse, étudiant à l’Ecole Normale de Charleville, domicilié à Nouvion. Réfractaire au STO, réfugié au maquis FTP dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy, il fut arrêté à Hameuzy le 15 décembre 1943. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville le 14 janvier 1944, il fut fusillé le 25 de ce mois à Mézières.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Nouvion-sur-Meuse et de Viel-Saint-Rémy.

217 – 
GUILLOTEAUX Marcel, né le 20 novembre 1922 à Nouzonville (Ardennes), domicilié en cette commune. Tué par les Allemands à Oissery (Seine-et-Marne) le 26 août 1944. Il semble que Marcel Guilloteaux ait appartenu au bataillon Hildevert du réseau du SOE SPIRITUALIST, dit aussi « Armand ». Le 26 août, au moment de la libération de Paris, le bataillon Hildevert fut rassemblé afin de réceptionner un important parachutage sur le terrain Saint-Pathus/Oissery. Mais de fortes troupes allemandes, équipées de blindés, attaquèrent le site de rassemblement et décimèrent le bataillon, laissant derrière elles plus de 105 morts. 

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouzonville ainsi que sur le mémorial de la Résistance de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes).

218 – GUYAUX Edmond, né le 15 janvier 1922 à Vireux-Wallerand, domicilié à Vireux puis à Toulouse (Haute-Garonne) après l’exode de mai 1940. Élève en classe préparatoire, réfractaire au STO, militant des jeunesses socialistes, il fut blessé au maquis « Bir-Hakeim » le 23 octobre 1943. Arrêté par les Allemands, il fut fusillé à Toulouse le 9 novembre 1943.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Vireux-Wallerand, ainsi que sur la plaque commémorative en l’entrée de l’église.
Une rue de Vireux Wallerand porte son nom.

219 – GUYOT Léon, Henri, Émile, né le 20 janvier 1914 à Noeux-les-Mines (Pas-de-Calais), domicilié à Givet. Volontaire au maquis des Ardennes, il fut tué au combat à Hautes-Rivières, lors de l’attaque allemande du 24 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Givet.
Son corps repose à la Nécropole Nationale de Floing. Son nom n’est pas inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

220 – HANGARD Raymond, Emile, Léopold, né le 21 août 1923 à Houdilcourt, ouvrier agricole en cette commune. Réfractaire au STO, réfugié au maquis FTP dit « de Launois »à Viel-Saint-Rémy, il fut arrêté à Hameuzy le 15 décembre 1943. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville le 14 janvier 1944, il fut fusillé le 25 de ce mois à Mézières.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Viel-Saint-Rémy, sur la plaque commémorative de la mairie d’Houdilcourt, sur le monument commémoratif des Hautes Promenades à Reims, sur la plaque commémorative, 22 rue de Berru à Reims (« Ici demeurait Raymond Emile Léopold Hangard Patriote fusillé par les Allemands »).

221 – HANNEQUIN Charles, Nicolas, né le 16 juin 1898 à Verdun (Meuse), domicilié à Nouzonville. Requis au titre du STO le 21 février 1943 à destination de Cologne. Disparu en Allemagne.

222 – 
HARINTE Maurice, Jules, Alberic, né le 22 juin 1920 à Tournes (Ardennes) ; sous-lieutenant des FFI, disparu en déportation. Fils de Léon Harinte, garde champêtre, et de Jeanne Mélanie Daniel, sans profession, Maurice Harinte fut adopté pupille de la Nation. Il était représentant et était domicilié avant la guerre à Château-Regnault (Ardennes). Ancien membre des maquis du sud-ouest, Maurice Harinte avait rejoint la région Nord au début de l’année 1944, après que les deux derniers maquis auxquels il avait appartenu avaient été décimés par les forces du maintien de l’ordre.

Affecté en février 1944 comme adjoint au chef de l’OCM de l’arrondissement de Soissons (Aisne), il fut ensuite nommé officier de liaison et instructeur saboteur dans l’Aisne. À ce titre, il participa à de nombreuses opérations de sabotage des installations allemandes.

Le sous-lieutenant des FFI Maurice Harinte fut rattaché à partir de mai 1944 à l’état-major FFI du nord de la France. Il continua à assurer les liaisons avec les centres de Saint-Quentin (Aisne), Laon (Aisne), Vervins (Aisne), et ce dans des conditions très difficiles du fait des contrôles fréquents sur les routes. Il fut par deux fois appréhendé par la police allemande, à Hirson (Aisne) et à Vaux-Andigny (Aisne), mais son calme et son sang-froid lui permirent à chaque fois de s’en sortir sans encombre. Il fut arrêté par la police allemande lors d’un contrôle routier le 23 août 1944 à la sortie du village de Neuvilly (Nord), alors qu’il effectuait une mission avec le capitaine FFI François Bernard.

Incarcéré à la prison de Cambrai (Nord), puis à celle de Valenciennes (Nord), son nom figure sur la liste des déportés du « Train de Loos » parti le 1er septembre depuis la gare de Tourcoing (Nord) en direction de l’Allemagne. Il disparaît dès cet instant. Son corps ne fut jamais retrouvé. Son nom est inscrit sur le mémorial de la Résistance ardennaise de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes).

223 – HAUDECOEUR Léon, né le 1er février 1891 à Grand’Ham, domicilié en cette commune. Membre du maquis de Lançon, il fut envoyé, le 31 août 1944, avec un camarade comme éclaireur à travers la vallée de l’Aisne pour voir, les Américains se trouvant à Grandham, si les Allemands tenaient encore Senuc. Essuyant un tir des Allemands, les deux hommes furent blessés, l’un à l’épaule et l’autre à la cuisse. Ils se terrèrent dans un fossé et furent découverts longtemps après ces événements. Ils furent conduits à l’hôpital de Vouziers. Léon Haudecoeur qui avait perdu beaucoup de sang y est mort, son coéquipier fut amputé d’une jambe.  

Son nom est inscrit sur la plaque commémorative de la mairie de Grand’Ham ainsi que sur le monument du Calvaire des fusillés du bois de la Forge, situé à l’écart de la route départemental 6, entre Senuc et Montcheutin.

224 – HELD Robert, Peter, né le 11 avril 1920 à Sarrebourg, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 14 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

225 – HELIN Kléber, né le 15 février 1926 à Nismes (Belgique), domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

226 – HENOT Robert, Léon, Fernand, né le 18 juillet 1922 à Pattel (Oise), domicilié à Coucy. Requis au titre du STO. Décédé en Allemagne, à Bietegheim, le 6 avril 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Coucy.

227 – HENRION Charles, né le 21 septembre 1907 à Paris, docteur en médecine à Mézières. Membre des FFI, tué lors de la libération de Charleville le 3 septembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Charleville (orthographié « Hanrion »).

228 – HENRIQUET Jacques, Louis, Nicolas, né le 13 décembre 1915 à Sanvic (Seine-Maritime), domicilié à Bouillon (Belgique). Membre des FFI, il fut capturé par les Allemands dans la région de Lametz et fusillé, avec Raymond Borgnet, dans la forêt du Mont-Dieu le 1er septembre 1944. Le corps fut inhumé au cimetière militaire du Mont-Dieu sous l’inscription « Inconnu, présumé américain ». Une fois le corps identifié, un jugement déclaratif de décès a été rendu par le tribunal de Sedan et transcrit sur les registres de l’état-civil de la mairie de Bouillon (Belgique), le 17 septembre 1945.
Son corps repose à la Nécropole nationale de Floing.

229 – HÉREN Georges, Émile, né le 24 novembre 1920 à Vrizy, sergent-chef des FFI dit « Moustique » dans la clandestinité, fut abattu par les Allemands à la Ferté-Alais (Essonne), alors qu’il participait à la réception d’un parachutage, le 5 juillet 1944.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Vrizy, de la Ferté-Allais, ainsi que sur la stèle commémorative de la Ferté-Allais.

230 – HERLIN Émile, Albert, né le 30 avril 1920 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

231
HERMANT Marceau, Louis, né le 16 août 1924 à Illy (Ardennes), domicilié en cette commune. En 1944, réfractaire au STO, Marceau Hermant, accompagné de trois camarades (Roland Saxe, Bernard Stringer et Luc Lilès) voulait rallier un maquis pour participer aux combats de la libération. Il s’adressa au chef du faux maquis créé par des miliciens, membres du groupe d’action de la Sipo-SD cantonné à Sedan (Ardennes), connu dans la région sous la dénomination de « Bande au Bossu ». Les miliciens accueillirent leurs recrues et les exécutèrent dans le bois de la Hatrelle, à Illy, le 28 août 1944.Son nom est inscrit sur la pierre du mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes), ainsi que sur la plaque commémorative apposée à Illy-Olly en mémoire des hommes « lâchement assassinés le 28 août 1944 par les miliciens à la solde de l’ennemi ».

232 – HÉRON Albert, né le 8 janvier 1912 à Agimont (Belgique), domicilié à Givet. Agent de liaison du chef de secteur de Givet, capturé puis fusillé par les Allemands à Mesnil-Saint-Blaise (Belgique) au cours d’une reconnaissance avec des éléments blindés de l’armée américaine, le 6 septembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Givet.

233 – HERRERO Sylvain, né le 17 septembre 1923 à Dôle (Jura), domicilié à Mézières. Réfractaire au STO, réfugié au maquis FTP dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy, il fut arrêté à Launois le 15 décembre 1943. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville le 14 janvier 1944, il fut fusillé le 25 de ce mois à Mézières.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Viel-Saint-Rémy.

234 – HIVER Paul, Jean, Joseph né le 5 février 1921 à Braux, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

235 – HOERLE Diégo, né le 30 décembre 1902 à Paris, instituteur à Charbogne. Tué au combat lors de l’attaque des FFI à Montmarin (Givry-sur-Aisne) le 1er septembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Charbogne, ainsi que sur le monument dédié aux résistants tués à Montmarin à Givry-sur-Aisne..

236 – HOUBAILLE Camille, Armand, né le 12 décembre 1906 à Saint-Aubain (Belgique), domicilié à Haybes. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts et sur la stèle de la Résistance de Haybes, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

237 – HOUBAILLE Georges, né le 18 novembre 1913 à Haybes, domicilié en cette commune. Fusillé à Dinant (Belgique), le 27 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts et sur la stèle de la Résistance de Haybes, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

238 – HOULMONT Aimé, Émile, Germain, né le 21 janvier 1913 à Saint-Vincent (Belgique), militaire de carrière, domicilié à Pin-Izel (Belgique). Membre du réseau de résistance « Socrate » et opérateur radio du maquis du Banel. Arrêté lors de l’attaque du maquis le 18 juin 1944, il fut roué de coups puis exécuté et enterré près du château du Banel ce même jour.

239 – HOURLIER Léon, né le 22 avril 1915 à Saint-Germainmont, cordonnier en cette commune. Il participa à la formation d’un groupe FTP en 1943, qui deviendra la 5e compagnie FTP du Secteur sud des Ardennes. Il fut arrêté à son domicile par la Gestapo de Reims le 22 août 1944. Présumé déporté, on perd toute trace de Léon Hourlier à partir de ce jour-là.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Saint-Germainmont.

240 –
HUGUEVILLE Maurice, Paulin, Émile, né le 5 juin 1917 à Lyon, instituteur à Nouzonville. Chef de section du groupe de sabotage de l’OCM à Nouzonville depuis le mois d’octobre 1942, il fut arrêté à son domicile par la police allemande le 8 juin 1944. Dans la nuit du 6 au 7 juin, Maurice Hugueville, Jean Dachy, Daniel et René Mater avaient entamé l’exécution d’un sabotage sur la voie ferrée Aiglemont-Nouzonville. Surpris par une patrouille allemande, et après échange de coups de feu, les résistants avaient fui mais Jean Dachy avait été pris. Maurice Hugueville fut incarcéré à la prison de Charleville le 8 juin et condamné à mort par le tribunal militaire de Charleville. Il fut fusillé au fort des Ayvelles le 9 juin 1944.

Nommé à titre posthume dans l’Ordre national de la Légion d’honneur au grade de chevalier et décoré de la Croix de guerre avec palme (J.O. du 3 décembre 1958), son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouzonville, ainsi que sur la plaque commémorative des fusillés du fort des Ayvelles à Villers-Semeuse et sur le monument aux instituteurs ardennais morts pour la France, à Charleville-Mézières.


241 – HUON Kléber, né le 3 juin 1910 à Mont-Laurent, domicilié à Givry-sur-Aisne. Tué lors de l’attaque des FFI à Montmarin (Givry-sur-Aisne) le 1er septembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument dédié aux résistants tués à Montmarin à Givry-sur-Aisne.

242 –
HUSSON Adelin, Louis

Né le 15 mai 1899 à Chassepierre (Belgique), journaliste et résistant.

Combattant lors de la Première guerre mondiale, engagé volontaire pour la durée de la guerre le 16 mai 1916, il fut plusieurs fois décoré pour sa bravoure au combat, notamment lors de l’offensive des Flandres (septembre 1918). Lorsque débuta la Seconde Guerre mondiale, Adelin Husson était journaliste au quotidien La Meuse à Liège (Belgique).

En 1940, avec l’occupation, Adelin Husson entreprit d’éditer une feuille clandestine, la Churchill Gazette, et fonda le « Cercle des Anglophiles » qui rejoignit en juin 1941 le « Front Wallon ». Outre ce travail de propagande, Husson participa à une filière d’évasion des prisonniers de guerre, constitua des corps-francs qui stockaient des armes, confectionnaient des engins explosifs et s’adonnaient au sabotage, collecta les renseignements à destination des alliés au sein de divers réseaux (« Pierre Artela », « Bayard »…). En avril 1942, la Gestapo d’Arlon procéda à une rafle dans les milieux résistants de la région liégeoise. L’épouse et les deux enfants d’Adelin Husson furent arrêtés. Sa femme, Régina Husson-Servais, et sa fille Yvette furent déportées au camp de concentration de Ravensbrück.

Husson échappa à l’arrestation et, recherché, se réfugia au domaine du Banel (Matton-et-Clémency, France), chez la famille Ézannic. Son fils, Jules Husson, le rejoignit bientôt. Contraint à la clandestinité, Adelin Husson devenu « Georges », créa le premier maquis ardennais, et le seul à vocation franco-belge. Il mit en place une véritable organisation couvrant tous les secteurs de la résistance : propagande (avec la Churchill Gazette), accueil de réfractaires, hébergement et évacuation d’aviateurs, confection de faux-papiers, groupes de sabotages (le « Corps-franc ardennais »), renseignement au profit des alliés…

Lorsque le maquis fut attaqué le 18 juin 1944, Adelin Husson ayant cru avoir trouvé refuge dans un arbre fut abattu par les Allemands. Son corps fut emmené et  ne fut jamais retrouvé.

Son nom est inscrit sur le Mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières.

Une plaque commémorative orne son ancien domicile à Bressoux (Belgique).

Il existe une rue Jules et Adelin Husson à Liège (Belgique).



243 – HUSSON Jules, Adelin, Lucien, né le 13 novembre 1924 à Eischweiler (Allemagne). Fils d’Adelin Husson et de Régina Servais. Jules fut arrêté par la Gestapo avec sa mère et sa sœur Yvette au mois d’avril 1942. Il s’évada de la citadelle de Huy (Belgique) le 2 juillet 1942 et rejoignit son père au domaine du Banel (commune de Matton-et-Clemency, France). Il fut exécuté par les Allemands le jour de l’attaque du maquis, le 18 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le Mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières.

Une plaque commémorative orne son ancien domicile à Bressoux (Belgique).

Il existe une rue Jules et Adelin Husson à Liège (Belgique).




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Published by philippe lecler - dans Mémorial de Berthaucourt
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