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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 12 mai à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Grégory Kaczmarek : "La grande grève revinoise de 1907 : cinq mois de combats ouvriers".

Vendredi 16 juin à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Philippe Lecler : "Pol Renard, un héros de la Résistance".

 

 

20 février 2007 2 20 /02 /février /2007 17:09
Dimanche 18 février, la médaille des Justes parmi les Nations a été remise, à titre posthume, à Juliette et Daniel Brunet, au cours d’une cérémonie qui eut lieu à Lucquy. En présence d’élus locaux, de représentants de l’État et de délégués du comité français pour Yad Vashem, la petite-fille du couple Brunet a reçu cet hommage du Ministre conseiller à la culture près l’ambassade d’Israël.

Durant neuf mois, Juliette et Daniel Brunet, tous deux ouvriers agricoles à Faux, avaient caché à leur domicile la famille Appel, composée de trois personnes, lorsque les Allemands avaient entrepris en janvier 1944 de rafler les derniers juifs présents dans le département, et notamment ceux qui, comme les Appel, travaillaient pour la WOL.

Cette manifestation très émouvante fut possible grâce aux recherches de Pierre Coulon (auteur de Une étoile m’a dit) et au soutien de l’AFMD 08, co-organisatrice de l’événement.

 À cette occasion, C. Dollard-Leplomb a énuméré les noms des quarante et un enfants déportés des Ardennes et morts dans les camps.

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Published by philippe lecler - dans Actualité
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