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À la suite de la publication dans le journal L’Union de l’article L’hommage aux déportés passe aussi par la reconnaissance de leur mort, l’AFMD communique :

L'acte de décès est le document officiel, établi par la mairie du lieu de décès, attestant de l'identité d'une personne décédée. (En complément, cf. art. 79 et 91 du Code Civil).
C'est précisément la raison pour laquelle les nazis avaient établi pour des déportés la catégorie NN, Nacht und Nebel (« Nuit et Brouillard »), ou encore  Nomen Nescio (« Nul ne sait le nom »). Le but était de les faire disparaître à tout jamais, d'effacer toute trace, d'exterminer tout souvenir, toute mémoire de la personne et donc de son nom.
Pour cette raison, le premier stade de la déshumanisation était la perte du nom, remplacé par un numéro, sauf pour ceux qui étaient gazés dès leur arrivée. Nikolaï Subarev, déporté soviétique à Sachsenhausen, déclarait en 1945 : "Je ne suis pas en mesure de décrire toute l'horreur subie dans les camps; je me contenterai de dire qu'on y perdait son nom pour n'être plus qu'un numéro." Pour finir les corps anonymes étaient empilés comme des bûches, les cendres étaient jetées au sol, comme des rejets de la grande industrie des camps, sans sépulture, sans rite, et surtout sans homélie, prière ou paroles d'adieu. N'oublions jamais qu'aux origines, ce qui a distingué l'Homme de l'animal c'est le fait qu'il enterre ses morts.

On mesure donc l'importance de l'enjeu du travail de mise à jour de l'état-civil qui reste à effectuer.

 

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Tag(s) : #Mémorial de Berthaucourt
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