Overblog Tous les blogs Top blogs Technologie & Science Tous les blogs Technologie & Science
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

FICHELET Mariette, Charlotte est née le 14 avril 1898 à Grandchamp, fille de Léon Gustave Fichelet, instituteur, et de Berthe Abraham, sans profession. Elle passe son enfance et une partie de sa jeunesse dans le village d’Acy-Romance. Mariette entre à l’Ecole Normale de Melun en 1914 et obtient son brevet d’institutrice en octobre 1915. De retour dans les Ardennes après la guerre, elle occupe différents postes ; successivement à Écordal, à Puiseux, à Avançon, à Avaux enfin où la direction de l’école des filles lui est confiée.

Mariette, portrait dans les années 20 (Doc: J.C. Troyon)

En 1940, lors de l’évacuation, elle part avec sa famille en Vendée. Elle  réside et travaille ensuite à Paris. C’est là que débute son activité dans la résistance.

Elle participe, dès sa fondation en octobre 1942, à la parution du journal « Résistance », organe du mouvement éponyme, assistant même à l’impression du premier numéro qu’elle diffuse en grande partie. Elle appartient alors à la toute première équipe de Résistance, auquel elle consacre la majeure partie de son temps, assurant les liaisons, faisant les voyages en province.

Arrêtée une première fois le 23 mars 1943 à la sortie de son école avec dans son sac des papiers compromettants (plus de 300 tracts !), elle est incarcérée à la prison de la Petite Roquette, puis à Fresnes avant d'être relaxée le 13 août de la même année.

Craignant d’être surveillée, elle abandonne dès lors son domicile, ainsi que son travail, et plonge dans la clandestinité pour se consacrer à son activité contre l'occupant (sous le pseudonyme de Dubois). Nommée adjointe à l’état-major du mouvement, elle en assure les liaisons importantes. Elle est en contact journalier avec les agents du réseau L’Honneur de la Police qui est proche de Résistance. Elle est arrêtée par la police allemande le 12 mai 1944 à Montrouge (Seine, aujourd’hui Hauts-de-Seine) dans l'imprimerie du journal « Résistance », avec trois de ses camarades, les imprimeurs Jean De Rudder, Emile Staquet et le dessinateur Marcel Vidal.

Mariette Fichelet est incarcérée à la prison de Fresnes d’où elle est régulièrement extraite pour subir des interrogatoires durant lesquels elle est torturée. Elle est déportée depuis Paris, gare de l’Est, le 14 juin 1944, à destination de Sarrebrück, camp de Neue Bremm, dans un transport de cinquante-et-une femmes. Le 23 juin, elle est dirigée sur le camp de concentration de Ravensbrück, où elle est immatriculée 43 192. Elle est un temps transférée dans un Kommando à Leipzig, dans une cartoucherie.

Le 6 avril 1945, Mariette est désignée pour faire partie d’un convoi de 300 détenues qui doivent être échangées contre des prisonniers allemands. Mais elle en est écartée au dernier moment, en raison de son mauvais état physique. Pour ses compagnes survivantes qui en ont témoigné, ce coup lui fut fatal et elle est probablement morte ce jour-là.  

 

Officiellement, Mariette Fichelet est décédée au camp de concentration de Ravensbrück le 10 avril 1945. Son nom est cité dans le livre témoignage de Simone Saint-Clair, Ravensbrück, l’enfer des femmes.

Promue à titre posthume Chevalier de la Légion d'Honneur, Mariette fut décorée de la Croix de Guerre avec Palme, ainsi que de la Rosette de la Résistance.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Avaux, ainsi que sur une plaque commémorative dans une salle de classe de l’école. Il est inscrit sur une plaque commémorative place Jules Ferry à Montrouge (92) «En l'honneur des patriotes de Montrouge, ici fut imprimé pendant l'Occupation le journal clandestin Résistance». Son nom est inscrit sur le monument aux instituteurs ardennais morts pour la France, ainsi que sur le Mémorial de la Résistance de Berthaucourt à Charleville-Mézières.

Plaque commémorative dans la classe d'Avaux

 

Sources principales :

http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article205336, notice FICHELET Mariette [FICHELET Mariette Charlotte]. « Pseudonyme : Dubois par Marie-Cécile Bouju, version mise en ligne le 26 juillet 2018, dernière modification le 28 octobre 2018.

 

Archives familiales Jean-Claude Troyon 

Publicité
Tag(s) : #Mémorial de Berthaucourt
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :