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Le musée de La Coupole, Centre d’Histoire et de Mémoire du Nord–Pas-de-Calais est également un lieu de recherche disposant de son propre Centre de ressources et de documentation. Ce site est aussi un lieu de conservation de la mémoire des déportés de France passés par les camps de concentration Dora-Ellrich, prépare, pour 2020, un Dictionnaire biographique des 9 000 déportés de France entrés dans ce camp entre 1943 et 1945. 

M’inscrivant dans ce projet afin de rédiger les notices des déportés ardennais concernés, je soumets ici au lecteur cette courte biographie de Rémi Lallemand, dont le nom n’est pas encore inscrit sur les pierres du mémorial de la Résistance de Berthaucourt !

 

 

Rémi, Georges, Jean-Baptiste Lallemand, né le 10 juillet 1896 à Pure (Ardennes), est entré à la Compagnie de l’Est comme ajusteur, aux ateliers de Mohon (Ardennes), le 1er mars 1920, après avoir effectué son service militaire au 95e régiment d’infanterie. En décembre 1920, il s’est marié avec Renée Mayeux, et en 1923 une petite fille, Marie-Louise, est née de leur union. La famille est domiciliée à Mézières (Ardennes).

Le 14 janvier 1944, Rémi Lallemand est arrêté par la police allemande en représailles à des actes de sabotage commis dans les ateliers de Mohon (voir l' article consacré à Pol Renard).

Il est interné à la prison de Sedan (ou celle de Rethel ?), puis rapidement transféré au camp de Compiègne-Royallieu. Avec 2005 autres, il est déporté le 22 janvier 1944 vers le camp de concentration de Buchenwald. Après deux jours et deux nuits entassés dans des wagons de marchandises, ils arrivent le 24 au « petit camp » de Buchenwald. Rémi Lallemand se déclare comme ajusteur et devient le matricule 41875.

Le 17 février 1944, il est envoyé au Kommando de Dora, où il est enfermé dans la nuit du tunnel avant d’être logé dans le camp de baraques construites à l’extérieur. Il y travaille comme « spécialiste » sur les chaînes d’assemblage des fusées A4–V2 jusqu’au 5 avril 1945. À cette date, les SS fuient devant l’avance des armées alliées, emmenant en colonnes les déportés qui, à pied ou en wagons découverts, sans ravitaillement, laissent leurs dernières forces. Rémi Lallemand y perd la vie avant d’arriver au camp de concentration de Ravensbrück. Louis Béchard, de Riom, et Robert Cech, de Nivange, tous deux revenus de Dora, ont attesté de son décès, le 12 avril 1945 à 10 heures, dans un wagon, aux environs de Magdebourg.

Le nom de Rémi Lallemand est inscrit sur la plaque du souvenir 1939-1945 des ateliers de Mohon à Charleville-Mézières.

 

Sources : Dossier Lallemand (DAVCC) ;  Collectif (sous la direction de T. Fontaine), Livre-mémorial des cheminots décédés par mesure de répression, Perrin/SNCF.

 

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Tag(s) : #Mémorial de Berthaucourt
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