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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 12 mai à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Grégory Kaczmarek : "La grande grève revinoise de 1907 : cinq mois de combats ouvriers".

Vendredi 16 juin à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Philippe Lecler : "Pol Renard, un héros de la Résistance".

 

 

7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 21:11
Martyrologe de la Résistance ardennaise de LEVA à MARBACQUE
 
  299 – LEVA Roger, né le 22 janvier 1919 à Paris, marchand de charbon à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

300 –LILÈS Luc, né le 9 avril 1929 à Saint-Menges (Ardennes), domicilié à Illy (Ardennes). En 1944, ouvrier à la filature du Warcan à Olly (Ardennes) dirigée par Pierre Rouy, Luc Lilès, accompagné de trois camarades (Roland Saxe, Bernard Stringer et Marceau Hermant) comme lui réfractaires au STO, voulait rallier un maquis pour participer aux combats de la libération. Il s’adressa au chef du faux maquis créé par des miliciens, membres du groupe d’action de la Sipo-SD cantonné à Sedan (Ardennes), connu dans la région sous la dénomination de « Bande au Bossu ». Les miliciens accueillirent leurs recrues et les exécutèrent dans le bois de la Hatrelle, à Illy, le 28 août 1944.

Son nom est inscrit sur la pierre du mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes), ainsi que sur la plaque commémorative apposée à Illy-Olly en mémoire des hommes « lâchement assassinés le 28 août 1944 par les miliciens à la solde de l’ennemi ».


301 - LOISEAU Jean, né le 31 octobre 1920 à Revin, bûcheron en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

302 – LOIZON Maurice, Auguste, né le 7 avril 1913 à Terron-sur-Aisne, cultivateur en cette commune. Il fut exécuté avec quatre autres personnes du village par une colonne SS lors  des combats pour la libération, le 1er septembre 1944 à Terron-sur-Aisne.

303 – LORETTE Jean, né le 6 novembre 1924 à Exermont, domicilié à Fléville. Fusillé lors des combats pour la libération, à Fléville le 31 août 1944. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fléville.
Son nom est inscrit sur le monument du Calvaire des fusillés du bois de la Forge, situé à l’écart de la route départemental 6, entre Senuc et Montcheutin.

304 – LOTH Noël, Marcel, né le 9 octobre 1926 à Rocroi, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Rocroi, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

305 – LOUGE Dominique, né le 1er janvier 1900 à Lannemezan (Hautes-Pyrénées), gendarme à Machault. Appartenant au maquis « Violette » du secteur de Rethel, il fut abattu par un Allemand lors d’une patrouille à La Neuville-en-Tourne-à-Fuy le 30 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Machault.
Une stèle a été érigée en sa mémoire sur le lieu où fut tué le gendarme Louge (qui comporte d’ailleurs une erreur en plaçant la date du décès au 28 août).

306 – LOUIS Maurice, né le 12 juillet 1895 à Château-Regnault, ouvrier meunier et ancien maire communiste de cette commune (1938-1940). Issu d’une famille d’ouvriers, Maurice Louis perd très tôt son père. Sa mère fait vivre la famille en travaillant dans une boulonnerie de Bogny, « la Grosse Boutique ». Après l’obtention de son certificat d’études primaires, Maurice Louis devient ouvrier tourneur dans la même usine, et se marie en janvier 1914. Très tôt engagé dans l’action ouvrière, il devient secrétaire du syndicat CGTU des Métaux et initie la grève qui éclate à « la Grosse Boutique » en février 1926. Le mouvement de revendication s’étend rapidement aux boulonneries des communes voisines, mobilisant 1500 ouvriers pendant neuf mois, trouvant un écho largement amplifié par le journal L’Humanité. Menant des meetings où viennent le soutenir des dirigeants nationaux du syndicalisme mais aussi du Parti communiste (dont Jacques Doriot), Maurice Louis est licencié après la reprise du travail. Ouvrier aux Moulins coopératifs de Château-Regnault, poursuivant le combat syndical, Maurice Louis adhère au Parti communiste et est nommé en 1932 secrétaire-trésorier de la cellule de Château-Regnault. En mars 1938, il est élu maire de la commune, y exerçant son mandat jusqu’à sa révocation par le gouvernement en janvier 1940. Mobilisé en septembre 1939, il rentre à son domicile après la signature de l’armistice. Il est arrêté le 20 mai 1942 par des gendarmes français, gardé pendant une semaine dans les locaux du commissariat de Mézières, il est ensuite transféré à la prison de Rethel avant d’être jugé par la cour spéciale de Nancy. Relevé des charges qui pèsent sur lui, acquitté, il est néanmoins saisi par les Allemands qui l’internent au camp de Compiègne Royallieu avant de le déporter au camp de concentration de Sachsenhausen-Oranienbourg par le transport du 24 janvier 1943. Il y est décédé le 25 mars suivant
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Bogny-sur-Meuse. Une rue de Bogny-sur-Meuse porte son nom.

307 – LOUIS Serge, né le 26 décembre 1922 à Vrigne-aux-Bois, ouvrier agricole à Vivier-au-Court. Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté. Décédé en Allemagne, à Fisback, le 25 mars 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Vivier-au-Court.

308 – LOUPPE André, Henri, Raymond, né le 19 janvier 1924 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

309 – LOUVIOT Raymond, né le 10 juin 1925 à Haybes, tourneur en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

310 – LOZET André, Paul, né le 10 juillet 1924 à Sedan, domicilié en cette commune. Soldat de 2e classe de la 2e compagnie de combat du 501e Régiment de chars de combat de la division Leclerc, il fut mortellement blessé le 25 août 1944 à la hauteur du 73, boulevard Saint-Michel lors de l'attaque du Palais du Sénat dans les jardins du Luxembourg, et décédé le lendemain à l'hôpital du Val-de-Grâce. Il fut cité à l'ordre de la Brigade : « Pilote de char volontaire pour effectuer une reconnaissance à pied, a été tué par une rafale de mitrailleuse ». Une plaque commémorative à été posée sur le boulevard Saint-Michel à Paris, son nom est inscrit aussi sur le monument commémoratif place du 25 août 1944 à Paris.

311 – LUANS Roger, né le 14 juillet 1922 à Maison-Alfort, boucher à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

312 – LUCAS Daniel, Albert, né le 1er janvier 1923 à Donchery, gendarme domicilié à Flixecourt (Somme). Tué en cette commune lors des combats pour la libération, le 1er septembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Flixecourt, ainsi que sur la plaque commémorative de l’ancienne gendarmerie de Flixecourt.

313 – MAHAUT Gabriel, né le 15 février 1911 à Revin, chauffeur domicilié à Mohon. Arrêté le 26 novembre 1943 pour un motif inconnu. Déporté au départ de Paris, gare de l’Est, le 25 février 1944, vers le camp de concentration de Natzweiler. Soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel». Décédé au camp de concentration de Dachau le 17 novembre 1944.

314 – MAISONNEUVE Lucien, né le 27 février 1908 à Nantes, domicilié à Amagne,  manœuvre à la SNCF. Membre de l’équipe Plan vert, arrêté avec trois de ses camarades par la Feldgendarmerie de Rethel, après plusieurs sabotages sur voie ferrée, le 24 juin 1944. Condamné à mort par le tribunal militaire de Charleville, il fut fusillé au Fort des Ayvelles le 26 juin.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Lucquy, sur la plaque commémorative des fusillés du fort des Ayvelles à Villers-Semeuse, sur celles des agents de la SNCF tués par faits de guerre 1939-1945 en gares d’Amagne-Lucquy et de Reims (Marne).

315 – MAIZIAIRES Paul, né le 3 septembre 1916 à Paris, domicilié à Mézières. Résistant, membre du maquis de Mailhan, où le 7 juillet 1944 une centaine de maquisards furent attaqués par un millier de soldats allemands. Soixante-seize y furent tués ou fusillés, dont Paul Maizières. Les membres du groupe de résistance sont inhumés sur le lieu même où se tenait leur camp.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Mézières et de l’Isle-en-Dodon, ainsi que sur la plaque du cimetière du maquis de Meilhan.

316 - MAIZIAIRES Raphaël, né le 18 juin 1920 à Mézières, domicilié en cette commune. Résistant, membre du maquis de Mailhan, où le 7 juillet 1944 une centaine de maquisards furent attaqués par un millier de soldats allemands. Soixante-seize y furent tués ou fusillés, dont Paul Maizières. Les membres du groupe de résistance sont inhumés sur le lieu même où se tenait leur camp.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Mézières et de l’Isle-en-Dodon, ainsi que sur la plaque du cimetière du maquis de Meilhan.

317 – MAKUWCZINSKI Eugène, né le 30 décembre 1927 à Vrigne-aux-Bois, domicilié à Charnois. Tué au combat en cette commune lors de la libération de Givet, le 5 septembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Rancennes.

318 – MAKUWCZINSKI Stanislas, né le 2 avril 1924 à Dasnine (Allemagne), domicilié à Rancennes, frère du précédent. Arrêté, avec ses parents, Joseph et Hélène (tous deux déportés en février 1943 et libérés au camp de concentration de Ravensbrück en avril 1945), le 29 octobre 1942 par la Feldgendarmerie de Givet, après dénonciation, pour avoir hébergé un prisonnier soviétique évadé. Déporté à une date inconnue. Décédé  au camp de concentration de Mauthausen le 31 mars 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Rancennes.

319 – MALAISE Armand, né le 19 novembre 1898 à Landrichamps, instituteur domicilié à Nouvion-sur-Meuse. Issue d’une famille d’ouvriers, Armand Malaise entra à l’école normale d’instituteurs de Charleville en 1904 et occupa son premier poste à Revin. En 1914 il fut mobilisé au 148e Régiment d’infanterie de Givet et il participa aux combats de Dinant et de Charleroi.
Après la guerre, il reprit son métier et obtint un poste à Charleville en 1925. Très engagé dans la vie politique de son époque, animé d’idéaux socialistes, franc-maçon, il devint conseiller départemental. Ami de Pierre Viénot, familier de ses secrétaires Fernand Vallaud et Juliette Régnier, Armand Malaise fut par ailleurs engagé dans la vie syndicale comme secrétaire de la section ardennaise du Syndicat National des Instituteurs.
En 1940, l’attaque allemande sur la Meuse et l’exode conduisit la famille Malaise sur les routes de la Vendée, où elle s’établit à Jard-sur-Mer. Quand il rentra dans les ardennes, il fut révoqué de l’enseignement à cause de son engagement politique et philosophique.
À la fin de 1942, ou au début de 1943, il rejoignit ses amis Maurice Robert et Jean-Louis Valentin au sein du mouvement Libération-Nord. Comme lui, les deux hommes étaient des rescapés de la vague d’arrestations qui avait frappé leur groupement de résistance appelé « Armée des volontaires ». Opposé au régime de Vichy, Malaise, devenu « Amédée »,  lutta contre la politique scolaire du gouvernement et en juillet 1943 il reconstitua dans la clandestinité une section ardennaise du Syndicat National des Instituteurs. Avec Maurice Robert, il organisa le mouvement Libération-Nord dans le département, notamment dans la vallée de la Meuse, et négocia en juin 1943 avec André Point la fusion des mouvements dans le cadre de « l’Armée secrète ».
Armand Malaise est décédé le 4 janvier 1944 d’un arrêt cardiaque à Lonny, alors qu’il se rendait en mission auprès de son ami Georges Peuble, chef du secteur de Rocroi.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouvion-sur-Meuse. Il est inscrit sur le monument aux instituteurs ardennais morts pour la France, à Charleville-Mézières.

320 – MALLET Pierre, né le 27 juillet 1924 à Vrigne-aux-Bois, domicilié en cette commune. Elève au collège de Nassau, à Sedan, où se constitua fin 1941 un groupe de résistance qui s’employa à la confection et à la distribution de tracts gaullistes, à la récupération d’armes, aux sabotages. Le groupe fut disloqué en octobre 1943. Pierre Mallet, qui avait quitté la région, intégra un maquis et fut tué à Clamecy (Nièvre) le 21 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Vrigne-aux-Bois.

321 – MANOEL Fernand

322 – MANON Louis, Gaston, né le 2 mai 1891 à Haybes, hôtelier en cette commune. Issu d’une famille modeste d’ouvriers ardoisiers, il est le dernier de neufs enfants. À onze ans, Louis Manon descend dans les fosses de l’ardoisière pour un salaire de misère. En 1914, il achève ses trois ans de service militaire au 148e R.I. de Givet quand la guerre éclate. Après avoir combattu sur le front de Salonique, il est après la victoire démobilisé. Rentré à Haybes, il épouse une veuve de guerre et grâce à un modeste héritage, il achète « l’Hôtel moderne ». Ouvrier ardoisier le jour, il aide le soir son épouse dans la gestion de l’établissement. En 1936 les Manon quittent Haybes pour Fumay où ils reprennent l’Hôtel du Château, qui fait restaurant, et où Louis, musicien, anime des soirées dansantes les jours de fête et les dimanches. En 1939, l’armée l’appelle de nouveau, il est mobilisé. Il met les siens à l’abri à Gardanne, dans le midi, où il les rejoint en 1940 après avoir été démobilisé. La famille Manon y reste jusqu’en 1943, Louis obtenant un emploi au fond de la mine de charbon. De retour à Fumay, c’est un hôtel pillé de fond en comble que les Manon retrouvent, mais après quelques semaines de travaux, l’établissement rouvre ses portes.
Contacté par le chef local de la Résistance Gabriel Sacrez, Louis Manon héberge clandestinement des prisonniers évadés, des aviateurs alliés, des résistants recherchés par la police allemande…
Au début du mois de mars 1944, un contact lui amène huit jeunes gens, des réfractaires désireux de former un maquis. L’un d’eux, « Max », est un traître. Quelques jours plus tard, le 14 mars, Max se rend à la poste du bourg. Il téléphone à la police allemande et la Feldgendarmerie intervient à l’Hôtel du Château. Trois jeunes gens parviennent à s’enfuir, pour les autres c’est la prison de Charleville (deux d’entre eux, Alexandre et Auguste Salmeron seront jugés et fusillés sur le plateau de Berthaucourt).
Louis Manon est arrêté et, tard dans la soirée, incarcéré à la prison de Charleville. Il est exécuté au Bois de la Rosière, à Tournes, le 29 août 1944.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Fumay et de Haybes, ainsi que sur la stèle de la Résistance de Haybes, et sur le monument aux fusillés du Bois de la Rosière à Tournes.

323 – MARBACQUE Marcel, né le 5 août 1922, domicilié à Fumay. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.
 
Published by philippe lecler - dans Mémorial de Berthaucourt
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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 21:10

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Martyrologe de la Résistance ardennaise de MARCHAND à MENESSON

 


324 – MARCHAND André, né le 29 septembre 1898 à Reims, expert-comptable à Charleville. Chef de secteur FFI de Charleville, il fut arrêté avec Robert Dehaibe, Pierre Chardin et Roland Lambert dans la nuit du 9 au 10 juin, au retour d'un parachutage, sur la route de Monthermé à Charleville. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville, il fut fusillé le 1er juillet 1944 au fort des Ayvelles.
Son nom est inscrit sur la plaque commémorative des fusillés du fort des Ayvelles à Villers-Semeuse, sur le Mémorial du Grand Orient de France, 16 rue Cadet à Paris (« Á la mémoire des Frères Maçons fusillés, déportés, morts au combat, victimes des nazis et de leurs alliés ». André Marchand était membre de La Fraternité Georges Corneau  de Charleville).
Une rue de Charleville-Mézières porte son nom.

325 - MARCHAND Arthur, Léon, né le 1er avril 1923 à Jumet (Belgique), ouvrier à Givet. Réfractaire au STO, membre des FFI de Givet, Arthur Marchand fut arrêté avec deux de ses camarades, Raymond Martin et René Rivir, par la Feldgendarmerie de Givet sur la route de Vireux à Hargnies le 6 juillet 1944, alors qu’ils rejoignaient le maquis Prisme de la mission interalliée « Citronelle » cantonné dans les bois d’Hargnies (maquis dit « des Ardennes »).
Arthur Marchand tenta la fuite et s’engagea dans la forêt. Mais rattrapé par ses poursuivants il fut abattu et son corps laissé sur place. Il ne fut retrouvé que le 29 août 1944 sur le territoire de la commune d’Hargnies.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Givet.

326 – MARIELLE Pol, né le 12 décembre 1903 à Brest, domicilié à Sedan. Agent d’assurances, Pol Marielle était aussi le correspondant local du quotidien Le Nord-Est, dont le bandeau : « organe Champenois de la France Nouvelle » laissait deviner ses allégeances. Il fut arrêté par les Allemands escortés d’un gendarme français le 4 mars 1943, le lendemain de la grande manifestation communiste contre le départ de requis au STO en gare de Sedan. Pol Marielle n’était pas communiste, et il n’était pas même à la gare de Sedan le jour des événements. Il fut donc probablement dénoncé par un voisin jaloux ou un concurrent envieux (« J’apprends que je suis prévenu ainsi que mes compagnons d’activité communiste, cette révélation me montre combien l’opinion française se montre en certains cas avide de méchanceté, de bassesse, en ajoutant son esprit de jalousie et de dénonciation » écrira-t-il dans le cahier qu’il tint en prison)…
Incarcéré à la prison de Rethel jusqu’au 23 mars, il fut transféré avec ses compagnons à la maison d’arrêt de Saint-Quentin où il resta jusqu’au 17 avril avant d’être interné au Frontstalag 122 de Compiègne.
Avec l’ensemble des détenus retenus responsables de la manifestation de Sedan, il fut déporté depuis Compiègne le 28 avril vers le camp de concentration de Sachsenhausen où il est décédé le 30 mars 1945.

327 – MARTIGNY André, René, né le 23 juin 1916 à Chauny (Aisne), domicilié à Floing (Ardennes). Fils d’André Martigny, mécanicien, et de Madeleine Wattinne, André Martigny s’était marié le 4 février 1939 à Sedan (Ardennes) avec Aimée Louise Cordier. Résistant du groupe FFI de Floing (Ardennes). Il fut exécuté le 29 août 1944 à Floing par les membres d’un groupe d’action de la Sipo-SD connu sous la dénomination de « Bande au Bossu »  et commandé par le français Pierre-Mary Paoli. Il fut martyrisé avant d’être abattu par ses tortionnaires.

Son nom est inscrit sur la plaque commémorative de la grotte de Gaulier (« À cette place dans la matinée du 29 août 1944, les miliciens doriotistes ont lâchement torturé et assassiné les patriotes et membres de la Résistance »), ainsi que sur le mur du mémorial de la Résistance de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes).


328 – MARTIN Georges, né le 29 juin 1914 à Thilay, ouvrier à Fumay. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

329 - MARTIN Henri, René, né le 16 mars 1925 à Reims, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

330 – MARTIN Jean, né le 18 octobre 1920 à Fumay, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

331 – MARTIN Raymond, Julien, Arthur, né le 7 septembre 1924 à Fromelennes, domicilié en cette commune. Réfractaire au STO, membre des FFI de Givet, René Rivir fut arrêté avec deux de ses camarades, Raymond Martin et Arthur Marchand, par la Feldgendarmerie de Givet sur la route de Vireux à Hargnies le 6 juillet 1944, alors qu’ils rejoignaient le maquis Prisme de la mission interalliée « Citronelle » cantonné dans les bois d’Hargnies (maquis dit « des Ardennes »). Il fut incarcéré à la prison de Charleville.
Selon le Colonel Laboureur, délégué régional du service de Recherche des Crimes de Guerre Ennemis, Raymond Martin et René Rivir furent « condamnés à mort et exécutés le 14 juillet 1944 au plateau de Berthaucourt » (courrier au Commandant de la brigade de gendarmerie de Givet, du 5 avril 1945. Le colonel Laboureur ajoute : « Je vous transmets cette information à toutes fins que vous jugerez utiles pour prévenir les familles, car il ressort des déclarations que vous avez recueillies sur cette affaire que les parents semblent être dans l’ignorance absolue du lieu de sépulture. ») 
Le jugement déclaratif de décès, prononcé le 20 mai 1947 par le tribunal de Rocroi, précise que Raymond Martin fut « après une courte incarcération […] exécuté à une date indéterminée et vraisemblablement à Charleville et […] sa mère fut avisée de son décès le 14 juillet 1944 par le Colonel commandant la subdivision de Laon. »
Conformément à cette décision, l’extrait du registre des actes de décès de la mairie de Fromelennes considère donc que Raymond Martin est décédé à Charleville, fusillé par les Allemands, « courant juillet 1944 ».
Comme celui de son camarade René Rivir, son corps n’a jamais été retrouvé.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fromelennes ainsi que sur la stèle apposée dans le cimetière de Fromelennes « À la mémoire des FFI torturés et fusillés par les Nazis le 6.07.44 ».

332 – MASIER Alphonse, né le 23 juillet 1920 à Beveren-Waes (Belgique), dessinateur industriel à Sedan. Démobilisé de l’armée d’Armistice dans laquelle il s’était engagé en janvier 1941, il arriva à Sedan au début de l’année 1942 avec son ami Jacques Rousseau qui le fit embaucher comme dessinateur industriel dans l’entreprise de son père pour couvrir ses activités de résistant. Mis en contact avec Ernest Cardot, chef de secteur de la région de Sedan, il fut arrêté par les autorités allemandes le 8 juin 1943, après la mort de ce dernier. Ernest Cardot avait, dès février 1943, installé un maquis dans les bois d’Autrecourt, où les hommes, sous couvert de travaux forestiers, récupéraient des armes sur les champs de bataille de 1940 et les remettaient en état… L’enquête mit en évidence le rôle d’Alphonse Masier dans la formation du maquis. Masier, pour sauver ses camarades, assuma seul toute la responsabilité des faits qui leur étaient reprochés et déclara « être Français et catholique, et prêt à donner sa vie pour ses idées si cela est nécessaire. » Le colonel allemand qui présidait le tribunal déclara à l’issue de l’audience : « Vous êtes un héros (« Sie sind ein Held »), j’aimerais avoir un fils comme vous ».
Alphonse Masier fut condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville le 31 août1943, et fusillé le 23 septembre, à 7 h 30, sur le plateau de Berthaucourt à Mézières.
Son corps repose à la nécropole nationale de Floing, et son nom figure sur le monument aux morts de Lussac-les-Châteaux (Vienne).

333 - MASSE André, né le 26 février 1911 à Iviers (Aisne), domicilié à Besmont-sur-Aisne (Aisne). Membre des FFI, tué le 1er septembre 1944 à Leuze (Aisne), au cours d’un engagement contre des troupes allemandes.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Besmont.

334 – MASSE Paul, domicilié à Coingt (Aisne). Appartenant au groupe d’Émile Fontaine (chef de secteur de Rumigny/Signy-l’Abbaye), il fut mortellement blessé le 8 mars 1944 à Coingt. Il est décédé à l’hôpital d’Hirson.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Coingt.

335 – MASSE Pierre, né le 21 octobre 1923 à Cuiry-les-Iviers (Aisne), domicilié à Coingt (Aisne). Appartenant au groupe d’Émile Fontaine (chef de secteur de Rumigny/Signy-l’Abbaye), il fut dénoncé  par un traître à la solde de la Gestapo et arrêté le 8 mars 1944. Déporté au départ de Compiègne à destination du camp de concentration de Neuengamme le 21 mai 1944. Disparu en ce camp.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Coingt.

336 – MASSET Raphaël, né le 25 novembre 1920 à Montcy-Saint-Pierre, domicilié en cette commune. Membre de la Compagnie FTP du secteur sud des Ardennes, maquisard dans le groupe de Pierre Luizard, dit «Pascal », Raphaël Masset fut tué au combat dans une embuscade tendue par une patrouille allemande entre Vrigne-aux-Bois et Sugny (Belgique), le 5 septembre 1944.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Montcy-Saint-Pierre et de Mézières.

337 –MASSIN Pierre, Gustave, né le 4 mars 1919 à Balan, domicilié en cette commune. Il fut arrêté par des soldats allemands le 4 septembre 1944 à Balan, alors que ceux-ci venaient de procéder à l’arrestation de Georges Vaucher, sergent des FFI. Bien que n’appartenant pas à la Résistance et n’ayant aucun lien avec Georges Vaucher, il fut exécuté sommairement en compagnie de ce dernier au lieu-dit La Rapaille, à Bazeilles, le jour même.

 

Son nom est inscrit sur le Mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières, et sur la stèle commémorative à la Moncelle, route de Balan, « Fusillé le 4 septembre 1944 ».


339 – MASSON André, né le 26 avril 1917 à Nouzonville, manœuvre en cette commune. Envoyé en Allemagne, à Stuttgart, au titre du STO en décembre 1942. Rentré chez lui en février 1944 comme permissionnaire, il ne rejoignit pas à l’expiration de son temps. Volontaire au maquis des Ardennes, il fut fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouzonville et sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

339 – MATER Daniel, Gaston, Ulysse, Théophile, né le 25 avril 1925 à Nouzonville, moutonnier en cette commune. Membre du groupe de sabotage de l’OCM de Nouzonville, avec René Mater, Maurice Hugueville, et Jean Dachy. Il fut arrêté par la police allemande le 8 juin 1944 après  une tentative de sabotage sur voie ferrée dans la nuit du 6 au 7 juin sur la ligne Nouzonville-Aiglemont, au cours de laquelle les quatre hommes avaient été surpris par une patrouille allemande et Jean Dachy avait été arrêté. Incarcéré à la prison de Charleville, il fut condamné à mort par le tribunal militaire de Charleville et fusillé au fort des Ayvelles le 9 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouzonville, ainsi que sur la plaque commémorative des fusillés du fort des Ayvelles à Villers-Semeuse.

 

340 – MATER René, Paul, né le 11 juin 1897 à Chatel-Chéhéry, chef de fabrication aux aciéries, domicilié à Nouzonville, oncle du précédent. Membre de l’OCM depuis octobre 1942, adjoint de Maurice Hugueville, chef de groupe des sabotages. Il fut arrêté par la police allemande le 8 juin 1944 après  une tentative de sabotage sur voie ferrée dans la nuit du 6 au 7 juin sur la ligne Nouzonville-Aiglemont, au cours de laquelle les quatre hommes avaient été surpris par une patrouille allemande et Jean Dachy avait été arrêté. Incarcéré à la prison de Charleville, il fut condamné à mort par le tribunal militaire de Charleville et fusillé au fort des Ayvelles le 9 juin 1944.


341– MATHIEU Roger, Auguste, né le 23 novembre 1914 à Pienne (Meurthe-et-Moselle), artisan coiffeur rue Bourbon à Charleville. Très connu des sportifs des Ardennes, il assumait avant la guerre le secrétariat du Club Pugilistique ardennais.
Il entra en 1943 dans l’organisation « Ceux de la Résistance ». Très doué en anglais, ses camarades le commirent à la tâche de rechercher et d’héberger les aviateurs alliés descendus sur notre territoire. Une filière d’évacuation, le réseau SAMSON, permettait ensuite aux aviateurs de regagner Londres via l’Espagne. Arrêté par la police française le 31 mars 1944 à La Francheville, il fut remis à la Gestapo et inculpé d’hébergement d’aviateurs dans le cadre de l’affaire dite « des parachutistes alliés ». Il fut incarcéré à la prison de Charleville, où il contracta volontairement  la gale pour éviter la déportation en Allemagne. Il fut fusillé au Bois de la Rosière, à Tournes, le 29 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés du Bois de la Rosière à Tournes.

342 – MATUSZAK André, Joseph, né le 5 juillet 1922 à Saint-Quentin (Aisne), domicilié à Nouzonville. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 343 – MATHY Alfred, Pierre, né le 27 juin 1924 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

344 – MAUCORT Eugène, né le 19 juin 1901 à Fumay, gendarme domicilié à Condé-les-Vouziers. Tué lors des combats pour la libération, à Terron-sur-Aisne le 1er septembre 1944.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Terron-sur-Aisne, de Vouziers et de Fumay.

345 – MAUDOUX Usmé, né le19 août 1898 à Taillette, employé SNCF domicilié à Hannogne-Saint-Martin. Arrêté par les Allemands le 4 mars 1943 à la suite d’une manifestation contre le départ de requis au STO en gare de Sedan. Incarcéré successivement à la prison de Rethel puis à celle de Saint-Quentin (Aisne), transféré au camp de Compiègne-Royallieu, il fut déporté vers le camp de concentration de Sarrebrück Neue Bremm le 24 avril  1943. Il est décédé au camp de concentration de Sachsenhausen le 13 février 45.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Hannogne-Saint-Martin.

346 – MAUGUIÈRES Georges, Mathias, né le 4 avril 1925 à Revin, bûcheron en cette commune. Il travaillait en forêt lorsque, le 12 juin en début d’après-midi, les premiers éléments de l’armée allemande sont arrivés à la recherche du maquis « Prisme », dit « maquis des Ardennes ». Georges Mauguières, interrogé, refusa de leur indiquer l’emplacement du camp. Il subit le martyre avant d’être exécuté d’une balle dans la tête.
Georges Mauguières fut décoré de la Légion d’honneur, à titre posthume, par le président dela République Vincent Auriol, le 27 juin 1948, lors de l’inauguration du monument du maquis des Manises élevé sur les pentes du Malgré-Tout à Revin. 
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.
Une rue de Revin porte son nom.

347 – MAUJEAN Odette, née DROMAIN le 14 avril 1925, domiciliée à Tavaux (Aisne). Épouse de Pierre Maujean, lieutenant FFI et adjoint de Georges-Henri Lallement, chef du secteur OCM de Signy-l’Abbaye. Odette Maujean fut martyrisée lors des massacres de Tavaux, et exécutée par les Allemands le 30 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument commémoratif des fusillés et déportés du 30 août 1944 de Tavaux-et-Ponséricourt.

348 – MAUS Camille, né le 30 mai 1888 à Tremblois-les-Carignan, militaire d’active (officier dans l’aviation). Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté par le transport du 27 janvier 1944 au départ de Compiègne vers le camp de concentration de Buchenwald, il y est décédé le 20 septembre 1944 (JO n°57 du 08/03/1985).
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Tremblois-les-Carignan.

349 – MAUVAIS Paul, Robert, né le 6 septembre 1901 à Warcq,.

350 – MAUVIEL Guy, né le 29 mars 1927 à Coucy. Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté par le transport du 13 juillet 1944 au départ de Paris, gare de l’Est, vers le camp de concentration de Natzweiler. Soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel». Transféré au camp de concentration de Dachau, décédé au camp de concentration de Mauthausen le 2 février 1945.
Son nom est inscrit sur le Monument Aux Fusillés et Déportés d’Auxerre (Yonne).

351 – MAYOT Roger, né le 16 avril 1907 à Châtel-Chehery, employé de la SNCF à Villers-Semeuse. Arrêté le 16 décembre 1943 en gare de Mohon pour un motif inconnu. Déporté par le transport du 25 février 1944 au départ de Paris, gare de l’Est, vers le camp de Natzweiler. Soumis au décret Keitel « Nacht und Nebel ». Transféré aux camps de concentration de Dachau puis de Mauthausen. Décédé au camp de Melk (Kommando de Mauthausen), le 28 novembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument du Calvaire des fusillés du bois de la Forge, situé à l’écart de la route départemental 6, entre Senuc et Montcheutin.

352 – MELIN Jean, né le 16 février 1928 à Monthermé, ardoisier à Fumay. Volontaire au maquis des Ardennes. Fusillé à Monthermé le 20 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

353 – (De) MELO PINTO Delphin, né le 28 mars 1926 à Fundao (Portugal), domicilié à Sedan (Ardennes). Ouvrier à la filature du Warcan à Olly (Ardennes), réfractaire au STO, il était en 1944 occupé par son employeur, Pierre Rouy, à la réfection de la gare désaffectée d’Olly avec des camarades dans la même situation (Daniel Hut et Pierre Discrit). Les jeunes hommes voulaient rallier un maquis pour participer aux combats de la libération. Ils s’adressèrent au chef du faux maquis installé au bois de la Hatrelle et créé par des miliciens, membres du groupe d’action de la Sipo-SD cantonnée à Sedan (Ardennes), connu dans la région sous la dénomination de « Bande au Bossu ». Ils furent exécutés par les miliciens dans la gare désaffectée d’Olly où ils travaillaient, le 28 août 1944. Dephin de Melo Pinto est décédé des suites de ses blessures à l’hôpital de Sedan.

Son nom est inscrit sur la pierre du mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes), ainsi que sur la plaque commémorative apposée à Illy-Olly en mémoire des hommes « lâchement assassinés le 28 août 1944 par les miliciens à la solde de l’ennemi ».



354 - MENNESSON Henri, né le 28 août 1895 à Iviers (Aisne), commerçant à Brunehamel, dans l’Aisne, appartenant au groupe d’Émile Fontaine (chef de secteur de Rumigny/Signy-l’Abbaye). Organisateur, avec son épouse, d’une filière d’aide aux prisonniers de guerre français évadés, aux aviateurs alliés, aux Juifs du camp des Mazures, aux réfractaires du STO. Les époux Mennesson furent arrêtés le 8 mars 1944, dénoncés  par un traître à la solde de la Gestapo. Condamnés aux travaux forcés à perpétuité par un tribunal militaire, ils furent incarcérés à Fresnes le 14 avril. Mme Mennesson fut déportée à Ravensbrück puis transférée à Mauthausen, elle survécut à sa déportation. Henri Mennesson fut déporté par le transport du 4 mai 1944 au départ de Paris, gare de l’Est, vers le camp de concentration de Natzweiler. Soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel». Transféré au camp de concentration de Dachau. Décédé à Allach (Kommando de Dachau), le 20 janvier 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Brunehamel.

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6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 21:07

Martyrologe de la Résistance ardennaise de MENU à PEREIRA

355– MENU André (voir ci-après)

 

356 – MENU Pierre, André, Jean, né le 30 novembre 1923 à Fumay, ouvrier en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

357 – MÉON Gilbert, né le 15 septembre 1922 à Nouvion-sur-Meuse, instituteur à Signy-Montlibert. Arrêté le 3 février 1944 à Nouvion pour un motif inconnu, il fut déporté par le transport du 2 juillet 1944 au départ de Compiègne vers le camp de concentration de Dachau, où est décédé le 4 février 1945.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouvion-sur-Meuse, ainsi que le monument aux instituteurs ardennais morts pour la France, à Charleville-Mézières.

 

358 – MERLET Robert, Eugène, né le 14 avril 1921 à Cliron, domicilié à Sormonne. Accusé de complicité dans l’affaire de Charlot Éloy, il fut arrêté le 30 juin 1942 par la Gestapo pour détention illégale d’arme. Déporté au départ de Paris, gare de l’Est, vers le SS-Sonderlager Hinzert (entre le 29 mai 42 et le 10 septembre 1943). Soumis au décret Keitel « Nacht und Nebel », il est décédé le 26 juin 1944 à la prison de Schweidnitz.

 

359 – METENS Jules, Henri, Florent, né le 14 février 1920 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

360 – MICHELY Victor, né le 20 novembre 1922 à Gondrexange (Moselle), domicilié à Wadimont. Arrêté par les Allemands porteur d’un brassard FFI, il fut exécuté à Rubigny le 30 août 1944.

 

361 – MIDOUX Georges, né le 2 octobre 1925 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

362 – MION Marc, né le 16 mars 1923 à La Neuville-aux-Tourneurs, ouvrier agricole domicilié à Rozoy-sur-Serre (Aisne). FFI, fusillé par les Allemands lors des combats pour la libération de Rozoy le 31 août 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Rozoy-sur-Serre, ainsi que sur la plaque commémorative en l’église de cette commune.

 

363 – MOHIMONT Pol, né le 1er juin 1923 à Bosséval, cantonnier en cette commune. Réfractaire au STO, réfugié dans un maquis des Deux-Sèvres, arrêté à une date inconnue. Fusillé à Biard le 4 juillet 1944, après condamnation à mort du tribunal militaire allemand de Poitiers.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés de la Butte de Biard (Vienne).

 

364 – MOINET André, Célestin, Hyppolyte, né le 17 juin 1925 à Haybes, domicilié à Rimogne. Tué lors des combats pour la libération, à Sevigny-la-Forêt le 31 août 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Rimogne.

 

365 – MONCLIN Hugues, né le 22 septembre 1920 à La Croix-aux-Bois. Employé des Postes en Bretagne, opérateur radio du réseau de renseignements « Alliance » sous le pseudonyme de « Pingouin », indicatif « S. 72 », chargé du secteur de la Loire-Inférieure. Arrêté par la Gestapo en novembre 1943, il fut déporté de Paris vers la prison de Kehl en décembre 1943. Lors de l’avance des Alliés vers le Rhin, il fut extrait de sa geôle et exécuté, avec huit autres de ses camarades, d’une balle dans la nuque le 23 novembre 1944. Leurs corps furent jetés dans le fleuve.

Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Savigny-sur-Aisne et de Thon-le-Moutier. À Strasbourg, une stèle rappelant ce crime est érigée au bord du Rhin.

 

366 – MONTMARTRE Ernest, dit « René », né le 10 mars 1912 à Signy-le-Petit, domicilié en cette commune. Il appartenait au petit maquis franco-belge de Brognon et avait participé à diverses opérations contre l’occupant (sabotages de voies ferrées, transport d’aviateurs alliés) lorsqu’il fut arrêté avec quatre de ses camarades le 25 février 1944, lors d’une vaste opération de la police allemande le long de la frontière. Ce même-jour, le convoi qui les emmenait à Charleville fut mitraillé par des appareils américains à la hauteur de Tournes. Montmartre en profita pour sauter du véhicule qui les transportait et s’enfuir. Arrêté de nouveau le 1er avril, il fut emprisonné à Charleville. René Montmartre fut fusillé sommairement le 6 juillet 1944, avec Marcel Picot, dans les bois d’Etalle (canton de Rocroi).

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Signy-le-Petit.

 

367 – MOREAU Henri, dit « Lucien », né le 24 avril 1919 à Nouic (Haute-Vienne), menuisier en cette commune. En 1939, il fut mobilisé dans le 158e Régiment d’infanterie coloniale en garnison à Agen. Lors de la campagne de France, il défendit la ville de Rethel. Fait prisonnier, interné au Stalag de Charleville en 1940, il s’en évada en février 1942 et après avoir pris contact avec Paul Royaux, il fut nommé chef de secteur OCM de Signy-l’Abbaye jusqu’en juin 1943, date à laquelle il fut nommé responsable départemental du Bureau des opérations aériennes (BOA). Il conserva cette fonction  jusqu’à son arrestation par la Gestapo, à la gare de Châlons-sur-Marne en janvier 1944. Incarcéré à la prison Carnot de  Charleville, dans la cellule XIII qu’il partagea un temps avec Jean Rogissart, il fut fusillé au Bois de la Rosière, à Tournes, avec douze autres prisonniers, le 29 août 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouic, sur le monument commémoratif 1939-1945 de Vendresse, sur celui des fusillés du Bois de la Rosière à Tournes.

 

368 – MOUCHARD Henri

 

369 – MOURAIN Henri, date et lieu de naissance inconnus, domicilié à Tavaux (Aisne). Appartenant au groupe FFI de Pierre Maujean, il fut mortellement blessé le 30 août 1944 lors des combats pour la libération.

Son nom est inscrit sur le monument commémoratif des fusillés et déportés du 30 août 1944 de Tavaux-et-Ponséricourt.

 

370 – MOUZE André, né le 20 mars 1922 à Warcq, ouvrier agricole à Regniowez. Réfractaire au STO, il fut arrêté le 10 mars 1944 à Regniowez. Déporté au départ de Loos-les-Lille le 25 avril 1944 vers la prison de Charleroi (Belgique), transféré aux camps de concentration de Buchenwald, puis de Dora, il est décédé le 12 avril 1945 à Oranienburg.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Regniowez, ainsi que sur la plaque commémorative de la mairie de Warcq.

 

371 – MOZET Roger, Emile, né le 30 avril 1925 à Raucourt, domicilié en cette commune. Appartenant au groupe FFI de Sedan, il fut arrêté par les Allemands et exécuté le 27 août 1944 à La Besace, avec son camarade Robert Walter, au cours d’une mission de récupération d’armes et de munitions.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Raucourt-et-Flaba.

 

372 – MUNIER André, né le 4 juin 1918 à Virecourt (Meurthe-et-Moselle), chef de district au ravitaillement domicilié à Liry. Arrêté le 23 mars 1944 pour avoir ravitaillé des réfractaires, il fut  déporté au départ de Compiègne le 4 juin 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme. Il est décédé à Meppen-Versen (Kommando de Neuengamme) le 4 décembre 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Liry.

 

373 – MURIOT Reine, Marie, Eugénie, née le 19 mars 1900 à Puiseux, domiciliée à Dijon (Côte-d’Or).

Militante communiste engagée auprès du Front National, elle collectait dès 1941 des sommes importantes pour le Secours populaire clandestin, abritait les réunions du Comité directeur du mouvement, hébergeait les délégués en visite dans la région de Dijon, assurait les actions de propagande dans les milieux ouvriers. Elle fut arrêtée le 6 juillet 1944 par la Gestapo de Dijon (attestation de Maxime Couhier, membre du comité fondateur du FN). Incarcérée jusqu’au 20 août 1944, elle fut ensuite déportée vers le camp de concentration de Ravensbrück, où elle est décédée le 26 mars 1945.

Son nom figure sur les monuments aux morts de Puiseux et d’Hagnicourt, ainsi que sur le monument aux déportés 1939-1945 de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques).

 

374 – MUTEAU Virgile, né le 17 août 1921 à Écly, ouvrier domicilié à Neufchâtel-sur-Aisne (Aisne). Membre du groupe « Liberté » qui se structura en août 1943 à Neufchâtel, il participa à de nombreux sabotages tant sur voies ferrées que sur les écluses du canal latéral à l’Aisne. Il fut arrêté avec 23 de ses camarades le 24 février 1944 à l’aube, après que les Allemands eurent encerclés le bourg. Les membres du groupe « Liberté » furent jugés par un tribunal militaire allemand siégeant à Saint-Quentin (Aisne) les 6 et 7 avril 1944. Virgile Muteau fut condamné à mort et fusillé au champ de tir de La Sentinelle à Saint-Quentin avec 26 autres patriotes le 8 avril 1944.

Son nom est inscrit  sur le monument commémoratif de la Résistance de Neufchâtel-sur-Aisne, ainsi que sur celui des fusillés du 8 avril 1944 à Saint-Quentin (Aisne).

 

375 – NICOLAS Yves, né le 7 juin 1924 à La Francheville, domicilié à Mohon. Maquisard appartenant à la 2e Compagnie FTP du secteur Sud des Ardennes (détachement « Pascal »). Mort en mission, à Sauville, le 15 août 1944.

 

376 – NONNON Max, né le 23 février 1923 à Poix-Terron, domicilié à Paris. Réfractaire au STO, réfugié dans le Jura, il est affecté au chantier forestier de Montrond qui dissimule mal ses activités de maquis. Face au danger de découverte par les Allemands, son chef, le capitaine Le Henry, décide le 26 février 1944 de scinder le groupement en deux. Max Nonnon fait partie du groupe qui reste à Montrond sous la conduite de Paul Sorgues et qui est attaqué, dès le 27, par un détachement de 150 soldats allemands accompagné de miliciens.

Onze des quatorze maquisards sont pris. Leur chef, Paul Sorgues est torturé, puis abattu avec ses camarades le 13 mars 1944. Max Nonnon était l’un d’eux.

Le nom de Max Nonnon est gravé sur le monument aux morts de Poix-Terron, sur celui de Clichy (Hauts-de-Seine), sur celui de Pontfaverger (Marne), où résidait son père, avec la mention « FFI maquis du Jura », ainsi que sur le monument élevé en bordure de la RD 470, à proximité du pont de la Pyle en mémoire des « 11 FFI morts pour la France victimes des assassins nazis et de leurs complices miliciens à Garde Chemin le 13 mars 1944 ».

 

377 – OGNOIS Marie-Thérèse, née THIRION le 7 octobre 1898 à Nouart, domiciliée à Reims. Militante socialiste, agent de liaison du mouvement Libération-Nord, elle fut arrêtée par la Gestapo à son domicile le 8  juillet 1944, en même temps que son mari, sa fille et André Schneiter, chef des FFI de l’arrondissement de Reims. Amenée par les Allemands à la prison de Charleville dans le cadre de l’enquête de la Gestapo sur le maquis du Banel (démantelé le 18 juin), elle fut exécutée au Bois de la Rosière, à Tournes, le 29 août 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés du Bois de la Rosière à Tournes, ainsi que sur la Stèle commémorative 1939-1945 du Parti Socialiste à Reims («Le Parti socialiste S.F.I.O. à ses héros de la Résistance 1941-1945»)

 

378 – OLIVAN Paul, né le 5 octobre 1925 à Charleville, domicilié en cette ville. Il fut tué lors d’un accrochage entre les FFI de Verpel et les Allemands qui se repliaient, dans la traversée du bois à l’entrée de Morthomme le 29 août 1944 (et non le 31 comme indiqué sur la stèle semble-t-il). Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Beffu-le-Morthomme, ainsi que sur le monument du Calvaire des fusillés du bois de la Forge, situé à l’écart de la route départemental 6, entre Senuc et Montcheutin.

 

379 – OTJACQUES Jean, Auguste, né le 14 juin 1923 à Château-Regnault, domicilié en cette commune. Décédé à Saulieu (Côte-d’Or) le 11 octobre 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Bogny-sur-Meuse.

 

380 – PAGNIER Raoul, né le 18 avril 1924 à Douzy, domicilié en cette commune. Maquisard tué le 12 août 1944 lors des combats à Moussy-Forcy (Nièvre), dit bataille de Crux la Ville (12 au 15 août 1944).

Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Douzy et de Guérigny (Nièvre).
 

381 – PAL Robert, né le 11 novembre 1889 à Baja (Roumanie), de nationalité hongroise. Pharmacien à Paris. Travailleur forcé de la WOL de Remaucourt d’origine juive, il s’évada avec sa compagne lors de la rafle du 4 janvier 1944, et fut arrêté par la Feldgendarmerie à Doumely-Begny le 6 juillet 1944. Emprisonné à Rethel puis à Charleville, il fut exécuté par les Allemands au Bois de la Rosière, à Tournes, avec sa compagne Lily Bauer (dont le nom ne figure pas sur les murs du Mémorial), le 29 août 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Tournes.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés du Bois de la Rosière à Tournes.

 

382 – PARIS Adrien, né le 17 mars 1914 à Haudrecy, cultivateur à Autrecourt. Frère d’Émile Paris, il fut accusé d’être son complice dans la formation du maquis d’Autrecourt. Il fut déporté au départ de Compiègne le 14 décembre 1943 vers le camp de concentration de Buchenwald. Il y est décédé le 25 avril 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Haudrecy.

 

383 – PARIS Émile, né le 5 janvier 1922 à Haudrecy, cultivateur à Autrecourt, frère du précédent. Emile Paris appartenait au groupe de Résistance d’Ernest Cardot, fondateur du premier maquis ardennais à Autrecourt (février 1943) dont les frères Paris assuraient le ravitaillement. Arrêté en juin 1943 après la mort d’Ernet Cardot et celle d’Achille François au bois de l’Alma, il fut condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville le 31 août, en même temps qu’Alphonse Masier, et fusillé à Mézières le 1er novembre 1943.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Autrecourt-et-Pourron.

 

384 – PARIS Jean, né le 5 juin 1925 à Vivier-au-Court, domicilié en cette commune. Il quitta le département avec quelques camarades dans l’intention de rejoindre l’Angleterre en passant par l’Espagne. Arrêté par les gardes-frontière dans les Pyrénées, il fut d’abord interné au fort du Hâ,  puis déporté au départ de Compiègne le 17 septembre 1943 vers le camp de concentration de Buchenwald. Décédé le 9 février 1945 à Weimar (Kommando de Buchenwald).

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Vivier-au-Court.

 

385 – PAVONE Ange, né le 18 janvier 1900 à Asti (Italie), domicilié Château-Regnault. Il appartenait à la 1re Compagnie FTP des Ardennes et fut abattu par les Allemands lors des combats pour la défense du pont de Château-Regnault le 2 septembre 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Bogny-sur-Meuse.

 

386 – PEREIRA Alphonso, Inoff, né le 1er juin 1925 à Revin, ouvrier en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Revin.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

387 – PEREIRA Joseph, né le 6 mars 1927 à Revin, ouvrier en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Revin.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.




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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 06:11

Martyrologe de la résistance ardennaise de PERIQUET  à ROC

 

388 – PERIQUET René, né le 15 octobre 1924 à Fumay, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

389 – PÉRIN Jean, Marius, né le 20 mai 1923 à Salbries (Loir-et-Cher), domicilié à Tannay. Tué à Arbent (Ain) le 1er août 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Tannay.

 

390 – PERROD Jean-Marie, né le 26 mars 1922 à Giromagny (Territoire de Belfort), domicilié à Charleville. Jeune Saint-Cyrien, il dut quitter l’école quand les Allemands exigèrent sa fermeture en 1942. Étudiant ensuite à l’École des Hautes Études Commerciales de Paris, il milita au sein du mouvement « Ceux de la Résistance ». Rentré dans les Ardennes, il prit contact avec les responsables de ce mouvement et trouva un emploi à l’Office du Travail de Charleville. Chef départemental des Équipes nationales (mouvement civique de jeunes chargés de secourir les populations sinistrées après les raids de l’aviation anglo-américaine, très actives après les bombardements de mai 1944), il fut nommé en août 1944 chef d’une trentaine du groupe FFI de Charleville. Lors des combats pour la libération il gagna Nouzonville pour en déloger les troupes allemandes. Il y fut tué au combat le 4 septembre 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Giromagny.

 

391 – PETITPIERRE Georges, Auguste, Édouard, né le 6 décembre 1900 à Semuy, domicilié à Voncq. Tué lors des combats pour la libération, à Vouziers le 4 septembre 1944.

Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Semuy et de Voncq.

 

392 – PHILIPPE Paul, né le 13 juillet 1922 à Raismes (Nord), domicilié à Mézières. Réfractaire au STO, il appartint au maquis FTP dit « de Launois » et fut arrêté le 15 décembre 1943 au bureau de poste de Launois, porteur de tracts et de cachets de mairie. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville le 14 janvier, il fut fusillé à Mézières le 25 janvier 1944.

Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Raismes et de Viel-Saint-Rémy.

 

393 – PICOT Marcel, né le 4 août 1912 à Renwez, domicilié en cette commune. Responsable des Jeunesses communistes avant la guerre, il avait rejoint le maquis FTP dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy en 1943 où il s’était initié aux sabotages. Lorsque le 15 décembre 1943 les Allemands encerclèrent le maquis et procédèrent aux arrestations, Marcel Picot parvint à s’enfuir. Il fut arrêté par des miliciens le 1er avril 1944, à la ferme du Petit-Ban, à Écordal, avec Paul Sagnet, son épouse et sa fille. Le 6 juillet 1944, Marcel Picot fut emmené à Etalle (canton de Rocroi), avec un autre résistant qui avait été comme lui arrêté par la police allemande, René Montmartre. Les deux prisonniers y furent exécutés d’une rafale de mitraillette.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Viel-Saint-Rémy.

 

394– PIERRARD Arsène, Joseph, Émile, né le 1er janvier 1895 à Malvoisin (Belgique), domicilié à Donchery. Tué à Donchery lors des combats pour la libération, le 4 septembre 1944.

 

395 - PIERRARD Jean Bertin, né le 17 janvier 1925 à La Grandville, domicilié à Romilly-sur-Seine (Aube). Membre des FFI, arrêté par les Allemands. Interné dans la prison de la rue Hennequin à Troyes, il fut exécuté avec 48 autres prisonniers au champ de tir de Creney (Aube), le 22 août 1944. Tous furent exécutés sans jugement à la mitraillette et achevés au révolver par des SS de la Gestapo de Rennes repliés à Troyes. Les corps furent abandonnés sur place, sans être ensevelis, dans trois tranchées peu profondes qui servirent de fosses.

Son nom figure sur le monument des Fusillés à Creney-près-Troyes (Aube).

 

396 – PIERLOT Guy, né le 16 mai 1924 à Laifour, domicilié en cette commune. Fusillé à Montpezat-de-Quercy (Tarn-et-Garonne) le 2 mai 1944.

Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Laifour et de Montpezat-de-Quercy.

 

397 – PIERRET Georges, André, né le 15 octobre 1924 à Aiglemont, bûcheron à Angecourt. Arrêté par la Gestapo en janvier 1944 pour avoir participé aux attentats commis contre des collaborateurs à Haybes et à Fumay en décembre 1943. Il fut condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville le 8 mars, et fusillé à Mézières le 27 mars 1944.

 

398 – PIETOT Francis, né le 7 février 1922 à Deville, instituteur à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Deville, ainsi que sur le monument aux instituteurs ardennais morts pour la France, à Charleville-Mézières et sur celui dédié aux fusillés des Manises à Revin.

 

399 – PILAVERICK Joseph, né le 16 décembre 1914 à Bukovine (Pologne), domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

400 – PIRSON Roger, né 21 février 1920 à Revin, ouvrier en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

401 – PLANTIN Paul, né le 16 février 1902 à Rocquigny, employé de la SNCF à Mohon. Arrêté le 16 décembre 1943 après une perquisition de la police allemande à son domicile. Déporté le 25 février 1944 au départ de Paris, gare de l’Est, vers le camp de concentration de Natzweiler. Soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel». Décédé à Natzweiler le 28 avril 1944.

 

402 – PLISSON René, né le 19 juin 1910 à Rocroi. Décédé le 30 août 1944.

 

 

403 – PLOYON Roger, né le 29 août 1924 à Vervins (Aisne). Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

404 – POIDVIN Jacques, Gaston, Louis, né le 23 avril 1924 à Vouziers, domicilié en cette commune. Réfractaire au STO, il fut arrêté le 16 mars 1944. Interné à la prison de Charleville, il fut déporté le 4 juin 1944 au départ de Compiègne vers le camp de concentration de Neuengamme, puis transféré au Kommando de Meppen.  Les dernières nouvelles reçues datent du 20 janvier 1945. Un acte de disparition a été dressé le 28 juin 1946.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Vouziers.

 

405 – POIRIER George, né le 16 octobre 1883 à Mézières. Fils d’un horloger de Mézières, ingénieur et industriel en cette localité, ancien combattant de la Première Guerre mondiale, George Poirier avait déjà 57 ans lorsque les Allemands occupèrent la France. Rien ne prédisposait ce bourgeois tranquille au travail clandestin, et pourtant… Les Allemands ayant réquisitionné à leur profit son domicile, il laissa sa famille et ses enfants les plus jeunes sur les lieux où les avaient conduits l’exode, dans une villa louée à Coutainville, dans le département de la Manche. Rentré dans les Ardennes, il loua une maison à Mézières qu’il occupa avec ses deux grands fils, André et Jacques. André quitta la France en mars 1941 pour rejoindre les Forces françaises libres en Angleterre (il fut pilote de chasse dans l’escadrille « Alsace » de la RAF), George et Jacques Poirier intégrèrent le groupe OCM de Charleville dirigé par Paul Royaux.

Les documents que nous possédons sur son activité nous permettent de dresser le portrait d’un homme à l’énergie débordante et d’un infatigable organisateur de la lutte clandestine.

Adjoint du chef régional du BOA, Henri Moreau, avec lequel il recherchait des terrains de parachutages afin d’armer les groupes de patriotes, il mit en place des relais d’où pouvaient émettre les opérateurs radio envoyés de Londres : on note leur présence à Poix-Terron, à Omont, au château de Maison-Rouge, à La Moncelle, aux Hauts-Buttés… Mais les opérateurs travaillaient le plus souvent à Mézières même, au domicile de George Poirier chez qui ils étaient hébergés. Sans doute sa fonction l’a-t-elle amenée à s’occuper de collecter et transmettre des renseignements au profit des Alliés, comme le laisse supposer son rattachement au réseau Centurie B en qualité de chargé de mission de 3e classe à compter du 18 novembre 1943 (date de son arrestation par la Gestapo).

Poirier constitua de dépôts d’armes et d’explosifs, notamment après le parachutage de septembre 1943 aux Hauts-Buttés. Il semble aussi qu’il fut l’interlocuteur de l’OCM auprès du groupe franco-belge affilié au  réseau SOE Prosper/PHYSICIAN, et le responsable des dépôts d’armes constitués par ce biais au bénéfice de la résistance ardennaise à Origny-en-Thiérache, dans l’Aisne.

George Poirier fut arrêté à son domicile par la Sipo-SD de Charleville le 18 novembre 1943, après la découverte à Paris de documents concernant les effectifs du mouvement OCM en zone Nord et le vaste coup de filet opéré par la police allemande dans les milieux résistants (affaire Roland Farjon). Il fut mis en accusation devant le tribunal de guerre allemand à Charleville le 15 janvier 1944, avec certains de ses compagnons pour avoir « détenu illégalement des armes à feu, des munitions et autres engins de guerre », « avoir caché chez lui un prisonnier de guerre, l’avoir hébergé chez lui, et aidé de toute autre façon » (il s’agissait d’André, dont l’appareil avait été abattu au dessus de la France lors d’une mission) et « avoir détenu illégalement des émetteurs radio ».

Contrairement à ses compagnons d’infortune, dont Robert Coispine et René Bouré qui seront fusillés un mois plus tard, il ne fut pas jugé lors de l’audience du tribunal militaire allemand qui se tint le 27 janvier 1944. À cette date, il avait été transféré de la prison de Charleville à celle de Saint-Quentin (Aisne), puis il sera ensuite incarcéré un temps à la prison de Fresnes.

Il fut ramené à Charleville le 23 mai 1944 et enfermé dans la cellule des condamnés à mort de la prison, place Carnot. George Poirier est, selon la notification qui en a été faite aux autorités françaises par la Feldkommandantur de Charleville, « décédé le 4 juin 1944 à la prison militaire de Charleville, de faiblesse générale ».

Un des prisonniers livra ce témoignage : «  George Poirier mourut dans la cellule des condamnés à mort sans pouvoir prononcer une seule parole. Et sans pouvoir écrire un seul mot. L’aumônier allemand qui l’assista à ses dernières minutes rapporta aux prêtres français que le malheureux n’avait même pas eu la force de faire son signe de croix et encore moins de se confesser… » (Pol Roynette).

Son corps ne fut jamais rendu à sa famille qui resta dans l’ignorance des conditions et du lieu de son inhumation.

Après la guerre, la Commission Nationale d’Homologation des grades FFI le promut au rang de Capitaine et déclara que l’indication « Mort pour la France » pouvait être remplacée par la mention « Disparu ».

Par décret en date du 30 septembre 1947, il fut nommé dans l’Ordre national de la Légion d’honneur au grade de chevalier à titre posthume, et la croix de guerre avec palme lui fut attribuée.

Un boulevard de Charleville-Mézières porte son nom.

 

406 – POLÈSE Armand, Victor

Armand Victor Polèse, né le 31 octobre 1921 à Rimogne, était le fils d’Oreste Achille Polèse, ardoisier né à Caneva (Province de Pordenone, Italie) le 25 novembre 1898, et de Jeanne Cochard, son épouse. Durant l’Occupation, réfractaire au STO, il rejoignit en 1942 le maquis franco-belge du Banel (Matton-et-Clémency, France), dirigé par Adelin Husson. Agent de liaison puis chef de groupe, il occupait au maquis une « cagna » au lieu-dit « le Paquis de Frappant », dans la clairière de Buchy, avec trois autres réfractaires, André Poncelet et Fernand Blaise, Casimir Rzepecky, et une jeune fille, Jacqueline Ézannic. Le 18 juin 1944, après que le maquis eut été encerclé par de fortes troupes allemandes, les cinq maquisards furent arrêtés sans pouvoir opposer de résistance à leurs poursuivants. Les quatre jeunes hommes furent emmenés au fortin du Paquis de Frappant, les mains liées dans le dos avec du fil de fer. Ils furent battus à mort, puis, étendus le visage contre terre, et exécutés.

Son nom est inscrit sur le Mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes).

 

407 – PONCELET André, né le 10 août 1922 à Florenville (Belgique). En 1940, dès qu’il fut rentré d'évacuation, il fut employé à la Corporation nationale de l’agriculture et de l’alimentation (CNAA). En mai 1942, il s'affilia à « l'Armée belge des partisans » (FI)  par l'intermédiaire de Joseph Braconnier. Le 20 juin 1943, se sentant traqué, il plongea dans l’illégalité. Après l'arrestation de Joseph Braconnier, le 5 mai 1944, André décida de rejoindre le maquis franco-belge du Banel (Matton-et-Clémency, France) dirigé par Adelin Husson. Il y occupa au maquis une cagna au lieu-dit « le Paquis de Frappant », dans la clairière de Buchy, avec trois autres réfractaires, Armand Polèse, Fernand Blaise, Casimir Rzepecky, et une jeune fille, Jacqueline Ézannic. Le 18 juin 1944, après que le maquis eut été encerclé par de fortes troupes allemandes, les cinq maquisards furent arrêtés sans pouvoir opposer de résistance à leurs poursuivants. Les quatre jeunes hommes furent emmenés au fortin du Paquis de Frappant, les mains liées dans le dos avec du fil de fer. Ils furent battus à mort, puis, étendus le visage contre terre, et exécutés.

Son nom est inscrit sur le Mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes).

 

408 – PONCELET Émile, né le 5 mars 1903 à Rilly-sur-Aisne, domicilié à Fléville. Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté. Décédé au camp de concentration de Sachsenhausen le 15 juillet 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fléville.

 

409 – PONCIN Jules, né le 29 septembre 1894 à Vrigne-aux-Bois, domicilié à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). Tué lors de la libération de Rueil-Malmaison, le 27 août 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Vrigne-aux-Bois, ainsi que sur la Plaque commémorative 1939-1945 de Rueil-Malmaison.

 

410 – PONSARDIN Roger, né le 13 octobre 1894 à Charleville, artisan cordonnier en cette commune, rue Hyppolyte-Taine. Arrêté dans le cadre d’une enquête de la Brigade de police judiciaire de Reims sur une distribution de tracts communistes qui eut lieu le 23 août 1941 à Charleville. Condamné par la cour spéciale de Nancy à 5 années de prison, il fut incarcéré à la maison d’arrêt de Toul, puis à la Centrale de Clairvaux le 28 mars 1942. Saisi par les Allemands comme otage, il fut fusillé à Ville-sous-Ferté (hameau de Clairvaux) le 9 mai 1942.

Il écrivait, avant de mourir, à ses oncles et tantes, les seuls parents qui lui restaient : « Cette fois c’en est fini, dans une heure je ne serai plus, cette fois la guerre m’aura été fatale… Je pars avec courage. Adieu. »

Son nom est inscrit sur le monument commémoratif des Fusillés de la prison de Clairvaux à Ville-sous-la Ferté (Aube).

 

411 – PONSART Roger, né le 6 janvier 1920 à La Fosse à l’Eau, domicilié en cette commune, facteur auxiliaire à Launois-sur-Vence. Mobilisé le 9 juin 1940 à Fontainebleau, démobilisé le 23 août, il fut versé dans un camp de jeunesse de la Grande Chartreuse près de Lourdes. Rentré dans les Ardennes à la fin de 1942, il travailla comme facteur auxiliaire au bureau de Postes de Launois. Requis à la garde des voies de chemin de fer, il fut aussi chef de poste à la gare de Launois. En octobre 1943, il entra au maquis dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy, où il assurait les liaisons, veillait au ravitaillement, et participait à diverses actions de sabotage sous les ordres de Georges Matagne. Après le démantelement du maquis le 15 décembre 1943, il fut arrêté à son domicile par la Gestapo de 29 janvier 1944, incarcéré à la prison de Charleville puis condamné à mort par le tribunal militaire allemand. Déporté le 13 avril 1944 au départ de Paris, gare de l’Est, vers le camp de concentration de Natzweiler, soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel», il fut transféré au camp de concentration de Dachau au début du mois de septembre 1944. Il y trouva la mort le 11 avril 1945.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Viel-Saint-Rémy.

 

412 – PONSIGNON Georges, Jules, né le 2 juillet 1903 à Lametz, domicilié en cette commune. Fusillé lors des combats pour la libération, à Lametz le 1er septembre 1944.

 

413 – POSEZ Maurice, né le 8 juillet 1922 à Château-Regnault, manoeuvre en cette commune. Arrêté par la gendarmerie de Monthermé le 17 juillet 1942 pour détention illégale d’arme. Déporté le 9 octobre 1942 au départ de Paris, gare de l’Est, vers le SS-Sonderlager Hinzert. Soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel». Décédé le 10 février 1943 à Hinzert.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Bogny-sur-Meuse.

 

414 – PRUD’HOMME Raymond, Jean, né le 28 juin 1921 à Margut (Ardennes), domicilié à Floing (Ardennes). Raymond Prud’homme était fils de Julien Prud’homme, employé de chemin de fer, et d’Orphise Malot, sans profession. Il s’était marié le 25 juillet 1942 à Saint-Menges (Ardennes) avec Marie Louise Jeanne Toussaint. Résistant du groupe FFI de Floing (Ardennes). Il fut exécuté le 29 août 1944 à Floing par les membres d’un groupe d’action de la Sipo-SD connu sous la dénomination de « Bande au Bossu »  et commandé par le français Pierre-Mary Paoli. Il fut martyrisé avant d’être abattu par ses tortionnaires.

Son nom est inscrit sur la plaque commémorative de la grotte de Gaulier (« À cette place dans la matinée du 29 août 1944, les miliciens doriotistes ont lâchement torturé et assassiné les patriotes et membres de la Résistance »), ainsi que sur le mur du mémorial de la Résistance de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes).

 

415 – PULTIÈRE René, né le 29 avril 1916 à Athis (Marne), instituteur à Revin. Lieutenant de réserve, volontaire au maquis des Ardennes, il fut l’agent de liaison du comandant « Prisme » (J. de Bollardière). Isolé de son groupe après l’attaque allemande des 12 et 13 juin aux Manises, il fut arrêté par une patrouille allemande et fusillé au Champ Bernard, près de Nohan, le 15 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux instituteurs ardennais morts pour la France, à Charleville-Mézières, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

416 – RAGUET Robert, né le 17 avril 1921 à Écly, domicilié en cette commune. Réfractaire au STO, réfugié au maquis FTP dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy. Arrêté le 15 décembre 1943, condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville, il fut fusillé à Mézières le 7 février 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Viel-Saint-Rémy.

 

417 – RAVISE Pierre, né le 6 novembre 1923 à Blèneau (Yonne), domicilié à Hautes-Rivières. Volontaire au maquis des Ardennes, il fut tué au combat à Hautes-Rivières, lors du l’attaque du maquis le 24 août 1944.

 

418 - Ravier Louis, né le 10 septembre 1896 à Arnoncourt (Haute-Marne), chauffeur au dépôt SNCF de Mohon. Arrêté dans le cadre d’une enquête de la Brigade de police judiciaire de Reims sur une distribution de tracts communistes qui eut lieu le 23 août 1941 à Charleville. Condamné par la cour spéciale de Nancy à 5 années de prison, il fut incarcéré à la prison de Fresnes, puis transféré à celle de Fontevraud (Maine-et-Loire). Saisi comme otage, il y fut fusillé le 13 janvier 1943.

 

419 – REAL Léon, né le 4 mai 1883 à Buzancy, domicilié en cette commune. Emmené par les troupes allemandes en déroute, il fut fusillé dans un bois, à Buzancy le 31 août 1944.

 

420 – RENARD, Pol, Victor, Nicolas, né le 10 octobre 1902 à Charleville, électricien à la SNCF à Lumes. Auteur de nombreux sabotages ferroviaires, membre de l’OCM, il fut arrêté le 18 janvier 1944 après un sabotage commis au dépôt des machines de la SNCF. Déporté le 6 avril 1944 au départ de Paris, gare de l’Est, vers le camp de concentration de Natzweiler. Soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel». Transféré aux camps de concentration de Gross Rosen, puis de Dora, il est décédé le 3 avril 1945 à Nordhausen (Kommando de Buchenwald-Dora).

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Lumes.

 

421 – RENAUDIN Roger, Eugène, né 20 décembre 1920 à Daÿ. Décédé à Montmorillon (Vienne) le 17 août 1944.
 

422 – RICHARD Jean, Auguste, né le 16 avril 1922 à Belval. En 1943, réfractaire au STO, il fut engagé au chantier forestier de Vendresse. Ce chantier, organisé par la Société des mines de Lens, servait de refuge à de jeunes réfractaires et donna naissance à un maquis, situé à Omicourt (instruction aux sabotages). Jean Richard fut arrêté à Vendresse le 20 septembre 1943, en même temps que nombre de ses camarades et des cadres du maquis (Henri Tardif, Pierre Escalon). Détenu à la prison de Charleville du 21 septembre 1943 au 7 février 1944, puis à celle du  Cherche-Midi à Paris. Soumis au décret «Nacht und Nebel», il fut déporté au départ de Paris, gare de l’Est, le 9 mars 1944 vers le camp de concentration de Natzweiler. Transféré ensuite à la prison de Brieg (Silésie, près de Breslau), au camp de Gross Rosen, au camp de Dora-Mittelbau  et au camp de Bergen-Belsen où il fut libéré par les troupes alliées le 30 avril 1945. Jean Richard est décédé est mort au sanatorium de Nouvielle, commune de Bretagne-de-Marsan (Landes), le 8 mars 1947. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Belval. Il est inscrit également sur la stèle de la Résistance de Vendresse, sous le pseudonyme qu’il portait lors de son arrestation : Jean CARLIER (le prénom écrit sur le monument étant Louis, mais c’est une erreur).

 

423 – RICHARD René, né le 18 novembre 1907 à Château-Porcien, domicilié en cette commune. Tué lors des combats pour la libération, à Château-Porcien le 30 août 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Château-Porcien.

 

424 – RIVE Victor, né le 15 mars 1909 à Sault-Saint-Rémy, domicilié à Nouzonville. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouzonville.

 

425 – RIVIR René, né le 31 octobre 1925 à Fromelennes, domicilié en cette commune. Réfractaire au STO, membre des FFI de Givet, René Rivir fut arrêté avec deux de ses camarades, Raymond Martin et Arthur Marchand, par la Feldgendarmerie de Givet sur la route de Vireux à Hargnies le 6 juillet 1944, alors qu’ils rejoignaient le maquis Prisme de la mission interalliée « Citronelle » cantonné dans les bois d’Hargnies (maquis dit « des Ardennes »). Interné à la prison de Charleville, il fut, selon le Colonel Laboureur, délégué régional du service de Recherche des Crimes de Guerre Ennemis, Raymond Martin et René Rivir furent « condamnés à mort et exécutés le 14 juillet 1944 au plateau de Berthaucourt » (courrier au Commandant de la brigade de gendarmerie de Givet, du 5 avril 1945.)

Son corps n’a jamais été retrouvé.

Le nom de René Rivir figure sur la stèle apposée dans le cimetière de Fromelennes « À la mémoire des FFI torturés et fusillés par les Nazis le 6.07.44 ».

 

426 – ROC Rêve, René, né le 30 mai 1914 à Saint-Michel Sougland (Aisne), cheminot à Charleville. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville pour avoir hébergé des réfractaires, il fut fusillé le 1er juillet 1944 au fort des Ayvelles.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Charleville-Mézières, ainsi que sur la plaque commémorative des fusillés du fort des Ayvelles à Villers-Semeuse.

Published by philippe lecler - dans Mémorial de Berthaucourt
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