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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 10 mars à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Xavier Chevalier : "Le Kronprinz, mythes et réalités".

 

 

 

1 novembre 2005 2 01 /11 /novembre /2005 00:00
C’est P. Lemaire qui a trouvé la bonne réponse (encore qu’au indice ne permettait vraiment de situer cette écluse). Cette photo représente des fantassins allemands traversant le canal sur une passerelle au niveau de l’écluse de Nanteuil / Aisne le 9 juin 1940.
Un court rappel des faits :
Le 15 mai 1940, les troupes françaises commandées par le général de Lattre de Tassigny reculent jusqu’à l’Aisne et organisent une position défensive au sud de la rivière, entre Taizy et Attigny, avec une tête de pont à Rethel. Première attaque allemande contre Rethel le 17 mai, puis, le 19 mai, les Français abandonnent la ville pour se replier au sud de l’Aisne. La ville flambe et les combats vont durer jusqu’au 9 juin. Ce jour-là, à l’aube, après une violente préparation d’artillerie, les troupes d’assaut allemandes passent l’Aisne à hauteur de Barby sur des canots pneumatiques et prennent pied sur la rive sud. Vers 5 heures du matin, les fantassins allemands s’emparent de l’écluse de Nanteuil défendue par quelques hommes du 73e RI. Une brèche est ouverte dans le système défensif français, et, vers midi, les allemands atteignent les hauteurs au sud de Nanteuil puis la route Rethel-Avançon. En fin de journée, un pont provisoire va permettre aux véhicules ennemis de franchir la rivière et la canal. Le 10 juin, les Panzers de Gudérian traversaient la rivière à Château-Porcien. Le 11 juin, la bataille de Rethel était terminée et le 14 les troupes allemandes défilaient sur les Champs Elysées…
J’ai donc extrait la photo de l’ouvrage de R. Marcy La bataille de Rethel (Éditions Terres ardennaises), tout comme celle qui apparaît en tête de cet article et que R. Marcy reproduit lui-même en indiquant un passage de fantassins sur l’Aisne « entre Barby et Nanteuil ». Ce cliché est pourtant extrait  d’un numéro de 1940 du magazine allemand Signal dont la légende, à l’origine donc, indique seulement « Il y a quelques heures à peine que l’infanterie allemande a franchi l’Aisne sur des ponts de sacs flotteurs que les sapeurs ont construit malgré le feu de l’ennemi… »
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29 octobre 2005 6 29 /10 /octobre /2005 00:00
Avec la défaite de 1940, le principal journal du département, qui avait été créé en 1880, Le Petit Ardennais, cessait de paraître. Les débuts de l’Occupation furent, pour les Ardennais, une période sans information et les seuls journaux qui leur parvenaient étaient les publications parisiennes. Au début de 1942, les pouvoirs publics français, et notamment la préfecture, insistèrent pour qu'il y eut dans les Ardennes un organe de liaison entre les administrations et la population. L'occupant accepta la nouvelle parution, qu'elle soumit à son contrôle. Ici, un extrait de la première page du journal renaissant, édition du mardi 1er septembre 1942(l’éditorial est de son directeur, Henri Balteau). Nous aurons l’occasion de citer à nouveau le « Pétard »…
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23 octobre 2005 7 23 /10 /octobre /2005 00:00

Que représente cette photo ? Lieu ? Date? Vos réponses dans les commentaires...

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23 octobre 2005 7 23 /10 /octobre /2005 00:00

 
Ce document, aimablement prêté par Roger Huart, est la « reconstitution » d’un paquet de cigarettes « de Gaulle », qui, selon son propriétaire, faisait partie des vivres et équipements que pouvaient trouver les résistants dans les conteneurs parachutés par Londres sous l’Occupation. Tout comme ils pouvaient y trouver des paquets de « Lucky strike » ou de « Camel ». Je ne sais s’il était très prudent de se promener avec un paquet de « de Gaulle » en ce temps-là (ce qui justifierait la mise en garde « les fumeurs meurent prématurément »)… Ou bien ces cigarettes n’auraient-elles été fabriquées qu’après la libération ? Quelqu’un en sait-il un peu plus sur ces cigarettes ?
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