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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 12 mai à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Grégory Kaczmarek : "La grande grève revinoise de 1907 : cinq mois de combats ouvriers".

Vendredi 16 juin à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Philippe Lecler : "Pol Renard, un héros de la Résistance".

 

 

10 décembre 2005 6 10 /12 /décembre /2005 20:52
À la Neuville en Tourne à Fuy, fut érigée une stèle en la mémoire du gendarme Dominique Louge, de la brigade de Machault, résistant du maquis « Violette »,  maquis situé entre Juniville et La Neuville. Selon la relation qu’en a fait le commandant du maquis, André Monnet (document inédit), Le gendarme Louge, en patrouille avec deux autres maquisards, arrêta dans la nuit du 30 au 31 août un soldat allemand en bicyclette. Celui-ci refusa de se laisser désarmer et ouvrit le feu sur les trois hommes. Ainsi périt le gendarme Louge. Sur le marbre est inscrit :  « Les FFI de La Neuville à leur camarade Dominique Louge mort pour la France le 28 août 1944 ». Mais il y a là une erreur manifeste : c’est bien le 30 août, et non le 28, que fut tué Dominique Louge.
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23 octobre 2005 7 23 /10 /octobre /2005 00:00
Amusez-vous à rechercher dans les villes et villages de votre canton les noms de rues dédiées à la mémoire de la Résistance et des résistants. Vous serez quelquefois surpris… À l’occasion de la recherche que j’ai effectuée dans la région de Rethel, j’ai recensé les rues portants des noms de résistants sur les murs de la ville. Résultat pour cette sous-préfecture de 8052 habitants : une rue (la rue Berty Albrecht), du nom d’une grande résistante (née à Marseille) qui s’est donnée la mort le 9 juin 1943 à Fresnes après son arrestation par la Gestapo. Quel rapport avec Rethel ? Mystère… Quant aux résistants locaux seule une rue leur est consacrée, la rue Julien Bernard (fusillé à revin le 13 juin 1944, volontaire au maquis des Ardennes).
 
 Sault lès Rethel… Un résistant FTP de Saint-Germainmont, Pierre Labar,  y a pourtant laissé la vie, le 8 août 1944, au cours d’une mission de sabotage… Sur les lieux a été construit un lotissement… Mais toujours pas de rue Pierre Labar… Mais il y a une rue Eugène Hachon, qui rappelle le résistant OCM, membre du réseau "Mithridate", déporté en août 1944, évadé... Pierre Labar a une rue à son nom à Saint-Germainmont, ainsi que Léon Hourlier, son compagnon d’armes arrêté par la Gestapo en ce village le 23 août 1944 et disparu dans les geôles allemandes. Apportez vos contributions… A suivre…
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15 octobre 2005 6 15 /10 /octobre /2005 00:00
Cette plaque commémorative est apposée sur un mur de l’école d’Avaux (canton d’Asfeld), non pas à l’extérieur, mais bien à l’intérieur de l’une des deux salles de classe, ce qui, vous en conviendrez, est assez peu commun. Elle est dédiée à Mariette Fichelet, née le 14 avril 1898 à Grandchamp, institutrice à Ecordal, Puiseux, Avançon, puis Avaux, qui résida à Paris après l’armistice de 1940 où elle se consacra à la lutte clandestine au sein du mouvement « Résistance ». Arrêtée le 12 mai 1944, elle mourut à Ravensbrück le 10 avril 1945.
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