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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 12 mai à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Grégory Kaczmarek : "La grande grève revinoise de 1907 : cinq mois de combats ouvriers".

Vendredi 16 juin à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Philippe Lecler : "Pol Renard, un héros de la Résistance".

 

 

23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 07:17

Couvertur.Né le 19 juin 1922 à Nantes (Loire-Atlantique), Jacques Sourdille a vécu des engagements forts. Jeune résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut l'un des piliers du réseau de renseignements "Claude François" (du nom de son fondateur bien sûr), puis agent de liaison de l'adjoint du délégué militaire régional de la région Normandie-Bretagne. Arrêté par la police allemande en mai 1944, il fut déporté au camp de concentration de Neuengamme. Il devint ensuite un médecin ophtalmologiste de grande renommée, à l'hôpital Saint-Denis, à Paris et en Afrique de l'Ouest.
Jacques Sourdille fut aussi une personnalité politique aux parcours multiples. Gaulliste fidèle, réputé pour sa liberté de parole et d'action, il fut élu député puis sénateur des Ardennes et occupa le poste de secrétaire d'Etat à la Recherche dans le gouvernement Barre.
Passionné des Ardennes et enthousiasmé par la décentralisation, il présida le Conseil général pendant treize années. 

Les auteurs ont combiné témoignages et récits, recherches et analyses pour offrir au lecteur une biographie rigoureuse et cohérente de Jacques Sourdille.

 

D. Bigorgne (sous la direction de), Jacques sourdille, éditions de la Société d'études ardennaises, Charleville-Mézières, 2012. 

 

La presse en parle... 

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 07:45

La percée allemande entre Chiers et Meuse... Des documents inédits sur mai-juin 1940

 

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M. Tejedo Cruz, Barrer la route, éditions Euromédia, Douzy


Alors que la France panse ses plaies suite aux cinquante et un mois de guerre entre 1914 et 1918, ses dirigeants sentent bien un esprit revanchard se développer outre Rhin. La technique de la Grande Muraille de Chine est reprise, une succession continue de fortifications va être construite le long des frontières terrestres françaises du Nord et de l'Est, la Ligne Maginot était née. 

Le secteur des Ardennes ne sera pas organisé de la même façon qu'en Lorraine ou en Alsace. Manque de crédits, considération que les forêts ardennaises étaient infranchissables, feront que de nombreux allégements seront opérés sur ce secteur. Malgré tout, la partie Ouest de la Tête de Pont de Montmédy sera aménagée efficacement, la Ligne Principale de Résistance s'appuyant sur la rive gauche de la Chiers. Des régiments locaux, mais également des Tirailleurs, des Zouaves viendront travailler à améliorer ce secteur défensif, lignes anti-chars et réseaux de barbelés courent parallè­lement en continu le long de la frontière belge. Parmi les combattants, un sergent-chef, un certain François Mitterrand et un acteur Albert Préjean. Le front recevera aussi la visite du Duc de Windsor. Les hommes affectés dans les intervalles des gros ouvrages comme Villy-La Ferté, Le Chesnois, connaissent bien leur secteur, tous les réglages des armes automatiques sont adaptés à la topogra­phie du terrain. L'ennemi peut venir.

Le 14 mai, soit quatre jours après le début des hostilités, trois divisions d'infanterie allemande s'ins­tallent sur la rive droite de la Chiers, 45000 hommes sont ainsi répartis de Douzy à Signy-Montlibert. La première priorité des Allemands est de faire taire l'ouvrage de Villy-La Ferté.

Le général Huntziger commandant la Ile Armée, craignant que la Ligne Maginot ne soit prise à revers, fait évacuer le secteur entre Chiers et Meuse pour aller s'établir sur la bretelle d'Inor et fermer ainsi la route de Verdun.

Le général Georges commandant le Théâtre d'Opérations du Nord Est, mis au courant de cette volte-face stratégique qualifiera cette manœuvre de « plus importante bataille de la guerre ! » INOR, son nom s'écrira en sang sous les bombardements, les combats parfois au corps à corps.

Le lecteur découvrira au fur et à mesure de la lecture de ce document, l'installation de la gent mili­taire, les travaux effectués, les missions réalisées. Plus de 600 photos illustrent les préparations, les combats, les souffrances des hommes, leur héroïsme.

 

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 14:27

 

Ainsi finissent les salauds - Séquestrations et exécutions clandestines dans Paris libéré, un essai de des historiens Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre. On doit déjà à ces deux auteurs Le sang des communistes, consacré à l'action des « Bataillons de la jeunesse », et Liquider les traîtres, consacré à la police politique secrète du PCF pendant la deuxième guerre mondiale.

 

 

 

 

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Inspirés par la lecture du livre de J.-P. Abel, L’âge de Caïn (dont nous avons rendu-compte sur ce blog) les deux historiens ont épluchés les archives de la Préfecture de police et de la justice militaire pour révéler les dessous de la libération de Paris et mettre en lumière les pratiques parfois criminelles des "FFS" (les « Forces Françaises de Septembre »).

Entre le 20 août et le 22 septembre 1944, près de quarante corps sont repêchés dans la Seine, à Paris et ses alentours. Tous les corps portent au cou, attaché par un cordon soyeux, le même pavé de grès, pas assez lourd, semble-t-il, pour lester correctement les cadavres qui flottent entre deux eaux. Qui sont ces hommes et ces femmes ? Qui sont les tueurs ? Dans la tourmente de la libération de Paris, toutes les hypothèses peuvent être formulées. Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre ont retrouvé les identités des victimes et remonté le cours de leurs vies. Tous les chemins les ont conduits à l'Institut dentaire, sinistre centre clandestin de séquestration et d'exécution tenu par les FTP, ou plus de deux cents personnes furent incarcérées et torturées entre le 20 août et le 15 septembre 1944.


  « Á l'Institut dentaire du square de l'avenue de Choisy [...], on allait, durant un mois ou deux, jouer les émules de la Gestapo... ceux qui se réclamaient du bon droit... des meilleurs principes. » (Alphonse Boudard, Les Combattants du petit bonheur, 1978).


Plus qu’une mise en lumière des abus commis à la libération, les auteurs dénoncent la politique de Terreur que la résistance communiste ambitionna d’instaurer au moment de la libération, substituant à la légalité républicaine un ordre révolutionnaire, une justice populaire et une police politique.

L’enquête menée à la Libération sur les agissements des FTP de l’institut dentaire allait révéler que les arrestations, séquestrations et parfois les exécutions avaient peu à voir avec l’épuration et la mise hors d’état de nuire de traîtres ou de « mauvais Français », mais beaucoup avec des jalousies, des règlements de comptes de toutes natures, des escroqueries, des vols et des pillages…

Un livre de grande qualité qui se lit aussi aisément qu’un roman, qui jette une lumière crue sur l’épuration extrajudiciaire (dont le bilan, selon les auteurs, souligne avec justesse qu'il « mériterait d’être scientifiquement et systématiquement repris à la lumière de nouvelles archives »).

 

 


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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 08:11

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Fruit d’un long travail de recherches et d’enquête tant aux Archives de l’Aisne qu’aux Archives Nationales ou auprès des derniers résistants FTP, ce volume de 500 pages, abondamment documenté et illustré, retrace l’histoire de ceux et de celles, issus des classes populaires et ouvrières, que « l’Histoire officielle » de la Résistance de l’Aisne a quelque peu oubliés et qui composaient incontestablement ses plus gros bataillons.

Partant des prémices de la Résistance communiste dans l’Aisne jusqu’aux combats de la Libération, l’auteur n’oublie rien et dévoile aux lecteurs des pans entiers de la Résistance de l’Aisne encore largement méconnus : 1941 : l’attentat de Courmelles, 1942 : le groupe Beck, 1943 : vie et mort des détachements FTP de l’Aisne, 1944 : l’attaque de la prison de Laon, l’opération « maquis des Ardennes », les combats de Vadencourt, les maquis de Mennevret, Braine, Missy aux Bois, du Nouvion… Ce livre est un hommage sans complaisance à tous ces combattants de l’ombre qui, bien loin d’être tous communistes, étaient fiers d’être « FTP » et n’avaient qu’un seul idéal : libérer la France du joug de l’occupant nazi.

Historien de formation (on se rappelle de l’excellent Tavaux), fils de résistant, Alain NICE a entrepris d’écrire l’histoire de ces hommes et de ces femmes avec une grande rigueur historique, sans occulter ni enjoliver certains faits, en partant des documents originaux, d’écrits totalement inédits ou bien de témoignages oraux qu’il a pu recouper avec des sources archivistiques et notamment les dossiers de la Cour de justice de l’Aisne. L’auteur ne porte pas de jugement, il cite les faits, les documents, parfois brutalement, et laisse au lecteur le soin de se forger sa propre opinion.

 

Je soussigné, M. Mme, Melle …………………………………………….......

souscrit … exemplaire (s) du livre « LA GUERRE DES PARTISANS »

au prix souscription de 36€ soit 36€ x … exemplaire(s) = ………………….. € (frais de port compris)

Ci-joint un chèque d’un montant total de ………….. €. (chèque à l’ordre de «Alain Nice»)

 

Date                  Signature

 

IMPORTANT : l’auteur s’engage à ne pas encaisser votre chèque tant que l’édition du livre ne sera pas effective. L’édition de ce livre ne sera en effet effective qu’avec un minimum de 350 commandes en souscription. Si ce chiffre n’est pas atteint, l’auteur annulera la souscription et vous restituera ou détruira vos chèques. Dans ce cas, la parution du livre sera automatiquement retardée d’au minimum un an (recherche d’un éditeur). 

 

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