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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 12 mai à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Grégory Kaczmarek : "La grande grève revinoise de 1907 : cinq mois de combats ouvriers".

Vendredi 16 juin à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Philippe Lecler : "Pol Renard, un héros de la Résistance".

 

 

28 avril 2006 5 28 /04 /avril /2006 08:43
Une des magnifiques illustrations de l'article, par Simon Cocu
 
Dans ce numéro, un témoignage que je ne fais que présenter :  
« À propos du maquis des Ardennes : le témoignage d’un rescapé des Manises » 
Concernant la tragédie qui eut lieu les 12 et 13 juin 1944 sur les hauteurs de Revin, il est l’un de ceux des mieux circonstanciés qu’il me fut donné de recueillir. Il couvre toute la période considérée : de la montée au maquis en juin 1944 au procès de Nancy en octobre 1945, où l’auteur, André Hubert, fut appelé à témoigner.
Écrite en 1991-1992 (à destination de la famille d’André Hubert et non pas à des fins de publication), cette relation, extraite d’un ensemble plus vaste de mémoires, met l’accent sur les « dysfonctionnements » du maquis : le manque d’encadrement et les défauts de commandement, les imprudences, le tout révélant un manque de préparation quant à l’accueil des jeunes recrues « appelées » lors de la mobilisation générale décrétée par la Résistance à Revin le jour du débarquement allié sur les côtes normandes. Dans le même numéro, sur la période qui nous intéresse, « Les vicissitudes d’une jeune polonaise » par M. Meissner.
Published by philippe lecler - dans Biblio ardennaise
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18 mars 2006 6 18 /03 /mars /2006 20:55
  
Les ouvrages sont cités dans l’ordre chronologique de leur publication. Le choix des limites chronologiques est assez arbitraire, l’année 2000 a le mérite de trancher une période et de marquer une rupture chronologique nette. De toutes façons, les publications sur cette période, dans notre petit département, ne sont pas légions et n’encombrent pas les fonds de bibliothèque, le choix d’une date de rupture est donc purement formelle.
Collectif, « Résistance ardennaise 1940-1944 » dans Présence ardennaise, Charleville, cahier n° 11, été 1952
Ce fut la première et la seule parution sur ce sujet pour cette revue, édition du groupe artistique « Arthur Rimbaud » de Charleville, sans doute à cause de la polémique qu’elle souleva dans le milieu des anciens combattants à propos d’un article sur le maquis du Banel rédigé par M. Doriot. Sitôt la parution, le comité départemental de l’UNFFI, sous la plume de son représentant dans les Ardennes, Marceau Devie, réagissait vigoureusement par voie de presse (l’Ardennais du 19 septembre 1952), éreintant, et discréditant, l’ensemble du cahier. On peut aujourd’hui, loin d’un débat d’un autre âge, se référer aujourd’hui à cet article sur le Banel, puisé aux meilleures sources. On y trouvera aussi le compte-rendu autobiographique des débuts de l’activité d’Emile Capitaine, fondateur des premiers groupes de Résistance dans les Ardennes (« Résistance marcassine » et « Ardennes libres »).
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4 mars 2006 6 04 /03 /mars /2006 13:38
 
Les ouvrages sont cités dans l’ordre chronologique de leur publication. Le choix des limites chronologiques est assez arbitraire, l’année 2000 a le mérite de trancher une période et de marquer une rupture chronologique nette. De toutes façons, les publications sur cette période, dans notre petit département, ne sont pas légions et n’encombrent pas les fonds de bibliothèque, le choix d’une date de rupture est donc purement formelle.
CHAROT (G.), Le maquis de Revin, imp. G. Bouche, Mézières, 1947

Publiée pour recueillir des fonds destinés à l’érection du monument aux morts du maquis, la brochure est constituée de deux parties. L’exposé des faits, qui constitue la première partie fut rédigée, à partir de témoignages de maquisards, par G. Charot, directeur d’école à Revin. La deuxième partie contient la liste des victimes de la répression allemande.
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19 février 2006 7 19 /02 /février /2006 17:24
Les ouvrages sont cités dans l’ordre chronologique de leur publication. Le choix des limites chronologiques est assez arbitraire, l’année 2000 a le mérite de trancher une période et de marquer une rupture chronologique nette. De toutes façons, les publications sur cette période, dans notre petit département, ne sont pas légions et n’encombrent pas les fonds de bibliothèque, le choix d’une date de rupture est donc purement formelle. 
1946 - Collectif, L’Occupation et la Libération vues par les écoliers ardennais, imp. G. Bouche, Mézières 
Au lendemain de la Libération, la Croix-Rouge française de la jeunesse organisa un concours au sein des établissements scolaires, afin de composer des albums de correspondance entre les écoles de France, chaque enfant devant retracer l’histoire de sa ville ou de son village pendant l’Occupation. Un recueil de textes fut ainsi réuni dans les Ardennes par un jury composé, entre autres, de l’écrivain Jean Rogissart et de l’historien Henri Manceau.
Aujourd’hui introuvable, l’ouvrage fut réédité en 2001 par les éditions « Les Cerises aux Loups » sous le titre (racoleur) : Quand les Nazis régnaient sur les Ardennes.
On y trouve des récits quelquefois tragiques (ainsi celui de Michel Stadler qui assista à l’arrestation de son père, fusillé aux Ayvelles le 26 juin 1944), quelquefois cocasses ou émouvants, qui forment des petites pages d’histoire vécues aux temps de l’Occupation.
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