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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 12 mai à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Grégory Kaczmarek : "La grande grève revinoise de 1907 : cinq mois de combats ouvriers".

Vendredi 16 juin à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Philippe Lecler : "Pol Renard, un héros de la Résistance".

 

 

5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 17:33



       Un livre écrit par le magistrat qui jugea Pierre Paoli devant la cour de Justive du Cher, en mai 1946 à Bourges. Dans ce département, on reprocha à Paoli plus de 250 arrestations, et le massacre, en juillet 1944, de 26 Juifs de  Saint-Amand-Montrond précipités vivants dans un puits asséché et achevés par lapidation.
Condamné à mort à Bourges, il fut jugé à nouveau par la cour de Justice de Nancy...
" Ainsi donc, il ne s'était pas écoulé une demi-heure depuis la fin de l'audience que Paoli, sous bonne garde, filait déjà vers Nancy, où l'attendaient d'autres juges et d'autres victimes."


J. Lyonnet, L'affaire Paoli, Editions Chassaing, Nevers, 1965
25 février 2007 7 25 /02 /février /2007 08:28
Cette photo fut prise par un soldat allemand le 19 juillet 1940 à Charleville, place Ducale. Les deux hommes posent devant une colonne de prisonniers de guerre français. Tous commentaires permettant "d'éclairer" ce document seront les bienvenus.
Published by philippe lecler - dans Documents
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20 février 2007 2 20 /02 /février /2007 17:09
Dimanche 18 février, la médaille des Justes parmi les Nations a été remise, à titre posthume, à Juliette et Daniel Brunet, au cours d’une cérémonie qui eut lieu à Lucquy. En présence d’élus locaux, de représentants de l’État et de délégués du comité français pour Yad Vashem, la petite-fille du couple Brunet a reçu cet hommage du Ministre conseiller à la culture près l’ambassade d’Israël.

Durant neuf mois, Juliette et Daniel Brunet, tous deux ouvriers agricoles à Faux, avaient caché à leur domicile la famille Appel, composée de trois personnes, lorsque les Allemands avaient entrepris en janvier 1944 de rafler les derniers juifs présents dans le département, et notamment ceux qui, comme les Appel, travaillaient pour la WOL.

Cette manifestation très émouvante fut possible grâce aux recherches de Pierre Coulon (auteur de Une étoile m’a dit) et au soutien de l’AFMD 08, co-organisatrice de l’événement.

 À cette occasion, C. Dollard-Leplomb a énuméré les noms des quarante et un enfants déportés des Ardennes et morts dans les camps.

Published by philippe lecler - dans Actualité
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10 février 2007 6 10 /02 /février /2007 11:14

Selon une source bien informée, le conseil municipal de Rethel qui a siégé mercredi 7 février s'est ouvert sur la question des suites à donner à la demande de reconnaissance de la famille Cyminski que nous avions formulée, et une commission a été désignée pour examiner les modalités de son application.

Le quotidien L'Union du 5 février s'était fendu d'un article pour rappeler la destinée tragique de cette famille et se faire l'écho de notre demande d'une pose de plaque, de stèle, ou de toute autre manifestation du souvenir. Sous le titre « Pour que la famille Cyminski ne tombe pas dans l'oubli », le journaliste notait « Peut-être que cet "oubli" pourra être "réparé" lors du prochain conseil municipal de mercredi soir ! En tout cas, comme d'autre élus de la région, ils ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas. » Á la suite de cette publication, de nombreuses personnes se sont présentées au siège du journal pour manifester leur sympathie et apporter leur soutien à cette initiative. On notera aussi que Me Serge Klarsfeld a, par courrier, appuyé auprès de la commune notre démarche.

Á suivre...
( Sur ce sujet, les articles précédents ici et ici.)
Published by philippe lecler - dans Actualité
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