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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 12 mai à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Grégory Kaczmarek : "La grande grève revinoise de 1907 : cinq mois de combats ouvriers".

Vendredi 16 juin à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Philippe Lecler : "Pol Renard, un héros de la Résistance".

 

 

14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 21:08
     Comme il ne l'a pas été indiqué dans l'article précédent, un mémoire a été rédigé pour obtenir, à la demande de M. André Launois, des autorités municipales de Rethel la  pose d'une plaque commémorative sur l'ancienne maison, toujours existante, d'Icko, Rachel et Hélène Cyminski.
 

Une copie de ce mémoire a en outre été envoyée au Conseil régional, au Conseil général, au député de la circonscription, aux Archives départementales, au CDJC, à Serge Klarsfeld, à la presse locale et à l'AFMD, qui soutient le projet. Vous pouvez vous aussi manifester votre adhésion à cette initiative en écrivant à la mairie de Rethel (place de la République, 08300 Rethel). Je ne manquerai pas de vous tenir informés des suites données à cette requête.

Quelques repères chronologiques et biographiques:

  • 16 octobre 1901 : Naissance d'Icko Cyminski à Szczuczyn en Pologne.
  • 4 janvier 1912 : Naissance de Rachel Edelson à Szczuczyn en Pologne.
  • 7 février 1925 : Icko Cyminski quitter la Pologne pour venir s'installer en France, à Nancy. Il ouvre un petit commerce en cette ville où vivent des frères et une soeur de Rachel.
  • 5 octobre 1930 : Rachel Edelson rejoint Icko à Nancy.
  • Novembre 1932 : Icko et Rachel quittent la ville ducale pour venir s'installer dans les Ardennes. D'abord commerçant ambulant, Icko achète un fonds de commerce place de Caen, au 1, de la rue Dubois-Crancé. Il vend des vêtements de travail.
  • 16 septembre 1933 :   Mariage d'Icko et Rachel à Rethel.
  • 20 décembre 1933 : Naissance à Rethel d'Hélène, qui sera leur unique enfant.
  • De 1933 à 1938, Icko et Rachel réitèrent par trois fois leur demande de naturalisation, demande à chaque fois ajournée par l'administration.
  • Août 1940 : Après l'exode, Icko et Rachel rentrent à Rethel. Ils hébergent la famille Launois dont la maison a été détruite lors des combats de mai-juin 1940. Réouverture du magasin.
  • 1re ordonnance allemande sur les Juifs du 27 septembre 1940, qui impose la pose obligatoire de l'affichette « entreprise juive ». Par l'ordonnance du 18 octobre sur les « entreprises juives », le MBF (Militärbefehlshaber in Franckreich ; Commandement militaire en France) se donne le droit d'y nommer un administrateur provisoire.
  • Février 1941 : Icko Cyminski est dépossédé de son commerce et un commissaire-gérant est chargé de liquider l'affaire.
  • 29 mai 1942 : Ordonnance allemande sur le port de l'étoile jaune.
  • 16 juin 1942 : La famille Cyminski retire ses étoiles auprès du commissariat.
  • 16 et 17 juillet 1942 : Rafle du « Vel' d'Hiv » à Paris.
  • 9 octobre 1942 : Arrestation à leur domicile d'Icko et de Rachel Cyminski. Ils sont internés à la prison de Rethel. L'officier du SD qui a procédé à l'arrestation réquisitionne auprès de la préfecture une escorte de policiers français pour emmener les détenus au camp de Drancy. Hélène, gravement malade, est laissée à la garde de la famille Launois.
  • 13 octobre 1942 : Départ pour Drancy, depuis la gare de Rethel, à 7 heures 30 du matin. Un policier français escorte Icko et Rachel.
  • 4 novembre 1942 : Icko et Rachel Cyminski sont déportés vers Auschwitz par le convoi 40, composé de 1000 personnes dont 639 sont immédiatement gazées à l'arrivée.
  • Janvier 1944 : En cette première semaine de l'année, les Allemands procèdent aux dernières rafles des Juifs présents dans le département.
  • 4 janvier 1944 : Hélène Cyminski est enlevée à Rethel par des soldats allemands, en fin de journée. Emmenée à Charleville, elle est ensuite transférée par train au camp de Drancy avec d'autres Ardennais, dont les familles Levi et Scheuer de Vouziers.
  • 30 mai 1944 : Hélène est déportée à Auschwitz par le convoi 75. Elle y est gazée à son arrivée, le 2 juin.


             Eté 42 : Rachel, Icko et Roger Launois, devant le magasin, place de Caen.
Hélène est au premier plan. Photo : A. Launois (détail)        
13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 21:02

Quelques clichés de la cérémonie du 27 janvier à Rethel...
Merci à Laurence Edelson...



11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 00:00

berthaucourt.jpg

 

 

 
En 1946, un comité départemental des anciens de la Résistance, sous le patronage du Commandant Fournier, décidait d’élever sur le plateau de Berthaucourt un mémorial qui deviendrait l’autel du culte voué au souvenir des sacrifices consentis par les héros de la Résistance ardennaise. Surmonté d’une croix de Lorraine, ce sobre monument, qui domine l’agglomération de Charleville-Mézières, fut conçu par l’architecte Francis Despas (résistant du mouvement « Lorraine ») et réalisé à l’endroit même où furent fusillés tant de résistants ardennais. Des parcelles de terre, prélevées dans tous les hauts-lieux de la Résistance ardennaise, mais aussi des cendres et des ossements recueillis dans les camps de concentration furent déposés dans un cénotaphe au pied du mémorial.
Le 29 août 1954, à l’initiative du comité départemental des FFI, le mémorial de Berthaucourt fut flanqué de deux murs du souvenir, portant gravés dans leur pierre les noms des 506 morts de la Résistance ardennaise. Ainsi, le mémorial recevait sa consécration définitive de symbole de la Résistance et de ses sacrifices.

 

Martyrologe de la Résistance ardennaise d'ADNET à CHARDIN

 

 

1 – ADNET Jean, Joseph, né le 4 mai 1909 au Faye-le-Veneur (Belgique), domicilié à la Neuville-à-Maire. Caporal au 151e Régiment d’infanterie, tué au combat le 31 mars 1945 lors de l’établissement d’une tête de pont sur le Rhin, à Meschtersheim (Allemagne). Ce régiment composé de FFI avait été reconstitué le 13 janvier 1945 à partir des effectifs de la « colonne Fabien ». Il combattit avec la 1re Armée française commandée par Général de Tassigny. Le 151e franchit le Rhin le 31 mars 1945 à Germersheim.

Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Givet et de la Neuville-à-Maire.

 

2 – ADNET Marcel, Jules, Émile, né le 16 juillet 1924 à Nouzonville, domicilié en cette commune. Requis au titre du STO le 8 mars 1943, il fut tué au cours d’un bombardement allié à Hanovre (Allemagne) le 5 janvier 1945.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouzonville.

 

3 – ALARDAIN Auguste, Gustave, Léon, né le 7 août 1879 à Brognon, cultivateur en cette commune. Il fut arrêté par la police de sûreté allemande le 25 février 1944 pour avoir ravitaillé et hébergé des réfractaires d’un petit maquis franco-belge constitué dans la région de Signy-le-Petit. Incarcéré à la prison de Charleville, il fut transféré au camp de Compiègne d’où il fut déporté le 4 juin 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme. Son fils René, arrêté en même temps que lui subit le même sort mais survécut jusqu’à la libération du camp. Auguste Alardain est décédé au camp de concentration de Neuengamme le 17 octobre 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Brognon.

 

4 – ALLAIN Henri, né le 1er août 1921 à Lambezellec (Finistère), domicilié à Haybes. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Haybes le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Haybes.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

5 – AMSELLE Pierre, né le 20 juillet 1916 à Sézanne (Marne), domicilié à Mézières. Réfugié dans le sud-ouest après l’exode, capitaine FFI dans la région de Toulouse. Arrêté en janvier 1944 à Toulouse, incarcéré au Fort-Montluc à Lyon. Fusillé à Portes-les-Valence (Drôme) le 8 juillet 1944.

Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Mézières, de Charleville-Mézières, et de Portes-lès-Valence (Drôme).

Son nom est inscrit sur la plaque commémorative 1939-1945 dans le cimetière israélite de Sedan.

 

6 – ANCELET Émile, Georges, né le 28 juin 1920 à Nouzonville, domicilié en cette commune. Requis au titre du STO le 6 novembre 1942 et décédé en Allemagne, à Witten-Annen, le 29 mars 1943.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouzonville.

 

7 – ANCELIN André, né le 18 décembre 1903 à Saint-Germainmont, domicilié à Pantin (Seine-Saint-Denis). Agent du Métropolitain, militant communiste à la RATP, sergent des FFI, il fut arrêté dans la rue Traversière, le 22 août 1944, par la police allemande alors qu’il partait avec des camarades libérer les locaux du journal Le Parisien. Il fut fusillé le jour même au fort de Vincennes.

Son corps repose au carré militaire de Pantin. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de L’Haÿ-les-Roses.

Une plaque commémorative rappelle son nom et son action, à la station de métro « Château de Vincennes ».

 

8 – ANDRIEUX Eugène, né le 2 février 1898 à Sugny, domicilié à Machault, cultivateur. Le dimanche 12 mai 1940, jour de la Pentecôte, vers 14 heures, un bombardier bimoteur allemand Dornier Do-17 est abattu par la DCA anglaise. Ce poste de DCA est installé sur un terrain d'aviation aménagé en 1939 entre Hauviné et Bétheniville, à droite de la RN 980 Sedan-Reims. L'appareil s'abat sur le ventre, à 200 mètres à droite de la route Machault-Semide, sur le territoire de la commune de Machault. Parmi les cinq occupants du Do-17, trois sont morts, un quatrième est blessé, le cinquième est indemne.

La chute de l’appareil en difficulté est observée par la population de Machault. M. Eugène Andrieux, accompagné de deux personnes, se met au volant de sa camionnette Ford à plateau et se dirige vers l’endroit du crash prochain. Soudain un bruit et un souffle épouvantables à quelques dizaines de mètres au dessus du véhicule... C'est le Dornier Do-17 qui passe et s'abat, quelque 300 mètres plus loin. M. Andrieux arrête son véhicule à une centaine de mètres du point de chute, prend son fusil chargé qu’il a pris soin d’emporter, et aperçoit deux aviateurs près de l'avion. Il s'avance en leur direction, les somme de se rendre (Eugène Andrieux parle couramment l'allemand), s’aperçoit que l'un des survivants porte la main à son étui à revolver. Il tire. L’homme est tué. Pendant ce temps, le second aviateur, quoi que blessé, tente de fuir au moment où arrivent des soldats anglais et des gendarmes français qui capturent le fugitif. Le 14 mai, la population de Machault prend la route de l'exode pour le département des Deux-Sèvres. C'est un spectacle de désolation que découvre à son retour, le 14 août, Eugène Andrieux. Sa maison est incendiée et, avec elle, son commerce de boissons et charbon. L'occupation allemande, dans toute sa rigueur, est commencée. Les Andrieux possèdent une fermette à proximité. Elle est sommairement remise en état pour loger la famille et pour permettre la reprise d'une activité.

Le 23 avril 1941, en début d'après-midi, deux officiers et deux soldats allemands se présentent au maire de Machault, M. Hazeaux, requérant sa collaboration pour retrouver l’habitant qui a tué l’aviateur allemand tombé dans les environs l’année précédente. Le maire prétend ignorer les faits, et n’est d’aucun secours pour les Allemands (il avait enjoint Eugène Andrieux, dès son retour, de repartir et de ne pas rentrer dans le département, comme l’avaient fait ses deux complices)… Déambulant dans le village, un des deux officiers, qui est le rescapé qui avait été fait prisonnier, reconnaît le véhicule d’Eugène Andrieux stationné dans la cour de sa ferme.

Ce dernier travaille alors aux champs. Les Allemands, assistés du maire, se présentent à son domicile et demandent à voir le chef de famille. N'imaginant pas le moins du monde la suite, Madame Andrieux indique l'endroit où doit se trouver son mari. Son fils part à sa recherche. Arrêté par les autorités allemandes pour la mort de l'aviateur allemand, Eugène Andrieux est conduit à la prison de la Santé à Paris. Il est jugé par un tribunal militaire allemand. Tout civil portant les armes contre un soldat des troupes régulières est considéré comme franc-tireur : Eugène Andrieux est condamné à la peine de mort. Transféré de la prison de la Santé à celle de Fresnes la veille de son exécution, Eugène Andrieux est fusillé le mercredi 4 juin 1941, à 6 heures, au fort d'Ivry-sur-Seine, assisté du curé de Fresnes, l'Abbé Censier. Il est inhumé au cimetière d'Ivry.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Machault.

 

9 – ARKOUN Saïd, né le 26 juillet 1896 à Fort-National (Algérie), cafetier à Charleville. Arrêté le 26 octobre 1942 par la Gestapo pour son aide apportée aux prisonniers de guerre internés à Charleville, dans le cadre du réseau fondé par Paul Royaux (OCM). Déporté au départ de Compiègne le 24 janvier 1943  vers le camp de concentration de Sachsenhausen. Décédé en Allemagne à Oranienburg le 1er mai 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Charleville-Mézières.

 

10 – ARNOULD René, né le 20 janvier 1909 à Buzancy, domicilié à Amagne, chauffeur de route à la SNCF. Membre de l’équipe Plan vert, arrêté avec trois de ses camarades par la Feldgendarmerie de Rethel, après plusieurs sabotages sur voie ferrée, le 24 juin 1944. Condamné à mort par le tribunal militaire de Charleville. Fusillé au fort des Ayvelles le 26 juin.

Son nom est inscrit sur les monuments aux morts d’Amagne, de Lucquy et de Vouziers.

Son nom est inscrit sur la plaque commémorative des fusillés du fort des Ayvelles à Villers-Semeuse, sur celles des agents de la SNCF tués par faits de guerre 1939-1945 en gares d’Amagne-Lucquy et de Reims (Marne), sur celle apposée en l’église Saint-Germain de Buzancy.

 

11 - AUGE Raymond, né le 2 février 1924 à Vireux-Molhain, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Vireux-Molhain.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

12 – AUSCHER Léon, Raymond, né le 26 décembre 1900 à Sedan, domicilié en cette commune, ingénieur. Arrêté par la police allemande lors de la grande rafle des Juifs ardennais le 4 janvier 1944. Déporté par le convoi 73 du 15 mai 1944 au départ de Drancy vers le camp d’extermination de Kaunas (Lituanie) ou la prison de Reval (Estonie). Décédé le 20 mai 1944. Mention « Mort en déportation » dans le JO n° 157 du 08/07/2001.

Son nom est inscrit sur la plaque commémorative 1939-1945 dans le cimetière israélite de Sedan. Son nom est inscrit sur le Mur des Noms du Mémorial de la Shoah à Paris.

 

 

13 – AVLANGE André, né à Saulces-Champenoises le 24 avril 1909, domicilié en cette commune. Fusillé à Givry-sur-Aisne, lors de l’attaque de Montmarin par les FFI le 1er septembre 1944.

Son nom est inscrit sur le monument dédié aux résistants tués à Montmarin à Givry-sur-Aisne.

 

14 – AVRIL Émile, né le 13 mai 1903 à Nouzonville, domicilié en cette commune. Mobilisé en septembre 1939, fait prisonnier en juillet 1940 lors de la bataille de France, il fut rapatrié en avril 1943 pour des raisons sanitaires. Volontaire au maquis des Ardennes, il fut fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouzonville.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

15 – BACK Maurice, né le 19 mai 1926 à Mohon, manœuvre domicilié à Mézières. Maurice Back, alias "Loulou", participa à l’été 1943 il à la création du groupe de combat FTP « Jean Catelas » dans le secteur de Fonsommes, dans l’Aisne. Puis il rejoignit le groupe FTP "Stalingrad" de Beautor (Aisne) commandé par André Legrand. Avec ses camarades, il participa à de nombreuses actions contre l’occupant : sabotages de voies ferrées, attaques de mairie afin de récupérer des tickets d’alimentation pour les illégaux, attentats contre des collaborateurs… Le 31 janvier 1944, Maurice Back fut arrêté à Tergnier dans une opération conjointe des polices française (la 21e brigade de police judiciaire de Saint-Quentin) et allemande (le SD de Saint-Quentin). Il fut fusillé avec 26 de ses camarades, au stand de tir de "La Sentinelle" à Saint Quentin le 8 avril 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Mézières, ainsi que sur le monument commémoratif des fusillés du 8 avril 1944 à Saint-Quentin (Aisne).

 

16 - BAILLEUL Georges, né le 24 juin 1917 à la Neuville-aux-Tourneurs, domicilié en cette commune. Entré au maquis de Brognon le 1er janvier 1944, il fut arrêté pendant l’exécution d’un sabotage le 16 février, près de la gare d’Auvillers-les-Forges. Incarcéré à la prison de Charleville, il fut fusillé à Tournes le 29 août 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Neuville-lez-Beaulieu.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés du Bois de la Rosière à Tournes.

 

17 – BALLOT André, Louis, Charles, Georges, né le 22 février 1924 à Mohon (Ardennes), fils d’Auguste Ballot, ajusteur aux Forges et Ateliers de la Vence à Mohon, et de Marie-Thérèse Héloïse Pigeon, son épouse, sans profession.

Lors de l’invasion de la France par les armées allemandes en mai 1940, la population ardennaise est évacuée vers des lieux de repli. Les ouvriers des Forges et Ateliers de la Vence sont dirigés, par les soins de l’usine, à Ambierle, département de la Loire. Auguste Ballot, sa femme et son fils âgé de 17 ans  sont du nombre. Sur la route, le 19 juin 1940, entre Saint-Germain l’Espinasse et Roanne, André Ballot incendie un tank allemand probablement abandonné par ses occupants. Plus loin, il participe avec son père et d’autres réfugiés, à décharger un camion rempli d’armes  que des gendarmes repliés de l’Est de la France tentent de cacher dans la cave de l’école des filles de Saint-Germain, dans l’espoir, vain, qu’elles ne seront pas récupérées par les Allemands. Enfin, les deux hommes récupèrent des soldats français qu’ils vont diriger sur Renaison afin de les aider à passer la ligne de démarcation et leur éviter la captivité.

Auguste et André Ballot sont arrêtés par la police allemande le 1er juillet 1940, et sont internés à la prison de Moulins (Allier). Ils vont y rester presque 10 mois, malgré les interventions diverses en leur faveur, notamment celles des dirigeants des Forges et Ateliers de la Vence, depuis leur siège parisien. Les Allemands opposent à ces demandes la gravité des faits retenus contre les deux hommes : on les accuse de trafic d’armes. Leur participation au déchargement du camion de la gendarmerie et à la dissimulation de sa cargaison ont sans doute été dénoncées.

Faute de preuves, les Allemands les libèrent finalement le 17 avril 1941. C’est à ce moment qu’André tombe malade. Le médecin qui le soigne va déceler une pneumonie bilatérale. Selon son témoignage, ce sont les conditions de son internement qui sont responsables de sa mort : les privations et les sévices qu’il a enduré pendant son internement sont causes de son affaiblissement et ont contribué à l’aggravation et à la généralisation de la pneumonie qui a entraîné son décès qui survient le 31 mai 1941 à Ambierle.

L’inscription à titre civil de la mention « Mort pour la France » est portée sur l’acte de décès d’André Ballot. Son nom figure sur la pierre du mémorial de la Résistance de Berthaucourt (Charleville-Mézières).

 

18 – BARCIK Antoine, né à Azarow (Pologne) le 9 avril 1924, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

19 – BARRÉ Gaston, Maxime, né le 1er avril 1899 à Hautes-Rivières, brigadier des Douanes à Vireux. Membre de l’OCM. Arrêté en novembre 1943 en cette commune en raison de son appartenance à un réseau de renseignements. Déporté au départ de Paris, gare de l’Est, le 25 février 1944 vers le camp de concentration de  Natzweiler. Soumis au décret Keitel « Nacht und Nebel ». Il est décédé à Natzweiler le 2 avril 1944.

Gaston Barré est décoré de la Médaille de la Résistance (décret du 31 mars 1947, JO du 10 juillet 1947). Son nom est inscrit au livre d'or du corps des douanes.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Vireux-Wallerand, sur celui d’Hargnies, sur la stèle aux Morts pour la France en l’église de Vireux, sur la plaque commémorative 1939-1945 des agents des Douanes à Charleville-Mézières.

Une rue porte son nom à Vireux-Wallerand.

 

20 – BARRÉ Jean, Julien, né le 22 novembre 1919 à Auxerre (Yonne), domicilié à Vrigne-aux-Bois (Ardennes). Résistant, il était le beau-frère du docteur Charles François, responsable du groupe FFI de Floing. Jean Barré fut exécuté le 29 août 1944 à Floing par les membres d’un groupe d’action de la Sipo-SD connu sous la dénomination de « Bande au Bossu » et commandé par le français Pierre-Mary Paoli. Jean Barré fut martyrisé avant d’être abattu par ses tortionnaires. Son nom est inscrit sur la plaque commémorative de la grotte de Gaulier (« À cette place dans la matinée du 29 août 1944, les miliciens doriotistes ont lâchement torturé et assassiné les patriotes et membres de la Résistance »), ainsi que sur le mur du mémorial de la Résistance de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes).

 

21 - BARRÉ Robert, Eugène, né le 20 juin 1923 à Matton-Clémency (Ardennes), domiciliée à Vrigne-aux-Bois (Ardennes). Résistant, il était le beau-frère du docteur Charles François, responsable du groupe FFI de Floing. Robert Barré fut tué par les Allemands le 29 août 1944 à Floing alors qu’il tentait, arme à la main, de franchir le barrage allemand constitué autour du village, lors de la rafle contre la Résistance en ce lieu dirigée par les troupes allemandes et les membres d’un groupe d’action de la Sipo-SD connu sous la dénomination de « Bande au Bossu » et commandé par le français Pierre-Mary Paoli. Son nom est inscrit sur la plaque commémorative de la grotte de Gaulier (« À cette place dans la matinée du 29 août 1944, les miliciens doriotistes ont lâchement torturé et assassiné les patriotes et membres de la Résistance »), ainsi que sur le mur du mémorial de la Résistance de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes).

 

 

22 – BASTIN Alfred, né le 2 juin 1916 à Couvin (Belgique), domicilié en cette commune. Arrêté à Rocroi le 17 août 1941 après avoir agressé un soldat allemand avec un couteau. Incarcéré à la prison de Charleville, il fut condamné à la peine de mort par un tribunal militaire allemand et fusillé à Mézières le 7 octobre 1941.

 

23 – BATONNIER René, né le 21 décembre 1923 à Chatel-Chéhery, domicilié à Saint-Maixent (Deux-Sèvres). Engagé dans le mouvement FTP, il fut arrêté le 23 mars 1944 à Champigny-le-Sec (Vienne) par la SAP (Section des Affaires Politiques). Condamné à mort par le tribunal militaire allemand de Poitiers, il fut fusillé à Biard (Vienne) le 4 mai 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts et sur la plaque commémorative des martyrs de la Résistance à Saint-Maixent-l’École, ainsi que sur le monument aux fusillés de la Butte de Biard (Vienne).

 

24 – BAUDET Pierre, né le 17 février 1922 à Compiègne (Oise), domicilié à Rocroi. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin, ainsi que sur le monument commémoratif, Collège Ferdinand Bac, à Compiègne.

 

25 – BAUDRY Henri, né le 23 janvier 1903 à Donchery, ouvrier mécanicien domicilié à Sedan. Arrêté le 31 mars 1944 dans le cadre de l’affaire dite « des parachutistes alliés ». Déporté au départ de Compiègne le 2 juillet 1944  vers le Camp de concentration de Dachau. Décédé en Allemagne à Hersbrück (Kommando du camp de Flossenbürg) le 23 novembre 1944.

 

26 – BAUDUIN Danyel, né le 19 août 1921 à Nouzonville, domicilié en cette commune. Requis au titre du STO, employé d’usine à Iserlohn (Westphalie), il fut accusé par la Gestapo de diriger un mouvement de résistance parmi les ouvriers français. Arrêté le 18 février 1945 avec d’autres camarades, il fut écroué à la prison de Dortmund et inculpé d’atteinte à la sécurité du Reich, espionnage et propagande gaulliste. Après cinq semaines de détention où il eut à subir les plus durs sévices, il fut fusillé, avec quatorze autres français, à Hörde, le 1er avril 1945.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouzonville.

 

27 – BAURET Marcel, Jean, né le 20 juin 1924 à Saint-Paul (Oise), employé de bureau à Attigny. Appartenant au service de renseignements du maquis du Banel, agent de liaison de Jean Fossier, il fut arrêté le 22 juin 1943 par la Sipo-SD de Châlons-sur-Marne. Il fut déporté au départ de Compiègne le 22 janvier 1944 vers le camp de concentration de Buchenwald où il disparut.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Attigny.

 

28 – BEAUCOURT Émile, né le 8 mars 1897 à Étain (Meuse), sous-chef de bureau en gare de Charleville, domicilié à Mézières. Arrêté par la Gestapo le 8 juin 1944 pour son appartenance à un mouvement de résistance. Incarcéré à Charleville, transféré à Saint-Quentin (Aisne) le 23 juin 1944. Déporté au départ de Compiègne-Rethondes le 18 août 1944 vers le Camp de concentration de Buchenwald. Décédé en Allemagne le 1er mars 1945.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Mézières ainsi que la plaque commémorative en gare de Charleville-Mézières à la mémoire des agents SNCF tués par faits de guerre 1939-1945.

 

29 – BEAURAIN Marcel, né le 21 novembre 1923 à Helleme (Nord), mécanicien à Launois-sur-Vence. Réfractaire au STO, il rejoignit le maquis FTP dit «de Launois » à Viel-Saint-Rémy. Arrêté le 15 décembre 1943 à Hameuzy, condamné par un tribunal militaire, il fut fusillé le 25 janvier 1944 à Mézières.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Viel-Saint-Rémy, ainsi que sur le monument commémoratif des Michettes à Champs (Aisne).

 

30 – BEGUIN Roger, né le 27 septembre 1913 à Montloué (Aisne), domicilié à Brunehamel, dans l’Aisne, appartenant au groupe d’Émile Fontaine (chef de secteur de Rumigny/Signy-l’Abbaye et organisateur d’une filière d’aide aux prisonniers de guerre français évadés, aux aviateurs alliés, aux Juifs du camp des Mazures, aux réfractaires du STO). Dénoncé  par un traître à la solde de la Gestapo, il fut arrêté le 8 mars 1944. Déporté au départ de Compiègne le 27 avril 1944  vers le Camp de concentration de Neuengamme, il est décédé le 13 mai 1945, avant son rapatriement, au camp de concentration de Bergen-Belsen.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Cuiry-lès-Iviers (Aisne).

 

31 – BERG Jacques-André, né à Saint-Michel (Aisne) le 28 août 1923, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

32 –BERGMANN Robert, né le 8 février 1926 à Troyes (Aube), ouvrier boulanger en cette commune. Il rejoignit (à une date inconnue) sa mère, divorcée, à Chiny (Belgique). Sans travail et sans ressources, il contracta un engagement dans une brigade de la « Garde Wallonne » (unité paramilitaire de la Wehrmacht) à Namur au mois de mai 1944. Au début du mois de juin, il déserta et rencontra à Florenville le régisseur du Banel qui lui proposa de l’héberger sur le domaine. Découvert par les Allemands lors de l’attaque du maquis le 18 juin, il fut fusillé ce même-jour. Son corps fut retrouvé le 15 mars 1945 dans une casemate de la ligne Maginot au lieu dit du « Moulin Collin » (commune des Deux-Villes où il fut inhumé). Son acte de décès ne porte pas la mention « Mort pour la France ».

 

33 – BERNARD Julien, né le 18 août 1920 à Dizy-Magenta (Marne), domicilié à Rethel. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le sur le monument aux morts de Rethel ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

Une rue de Rethel porte son nom.

 

34 – BERNIER Paul, Hector, né le 18 décembre 1902 à Vaux-en-Dieulet, serrurier domicilié à Paris. Militant communiste depuis 1935, membre du Front National, mouvement pour lequel il distribuait des tracts et assurait la propagande, il fut arrêté le 24 avril 1942 par les autorités allemandes et interné au camp de Compiègne-Royallieu. Déporté au départ de Compiègne le 24 janvier 1943 vers le Camp de concentration de Sachsenhausen-Oranienburg, il est décédé à Friedrichsruhe le 6 mai 1945.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Vaux-en-Dieulet.

 

35 – BERTHO Jean, né le 8 octobre 1924 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

36 – BERTRAND Jean-Marie, Claude, né le 13 mai 1923 à Mézières, domicilié à Mohon. Requis pour le STO, il était arrivé le 11 mars 1943 au Centre de rassemblement de Paris d’où il s’était évadé la nuit suivante. S’étant dirigé vers la frontière espagnole, il fut arrêté par la Feldgendarmerie près de Mauléon (Pyrénées-Atlantiques) le 16 mars. D’abord incarcéré à Bordeaux (Gironde), il fut déporté au départ de Compiègne le 22 mars 1944 vers le Camp de concentration de Sachsenhausen-Oranienburg. Il est décédé à Oranienburg le 1er novembre 1944.

 

37 – BERTRAND Robert, Eugène, Alfred, né le 8 février 1922 à Sy, domicilié en cette commune. Requis au STO de la classe 1942, il fut arrêté par les gendarmes français et envoyé en Allemagne le 15 juin 1943. Il est décédé à Stargard (Poméranie), le 21 décembre 1943.

 

38 – BIETTE Jean, né à Anchamps le 27 mars 1927, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

39 - BIGOTTE Georges, né le 4 décembre 1923 à Nantes (Loire-Atlantique), domicilié à Revin. Il faisait partie du groupe des gardes de voies de communications, cantonné à Monthois. Le 31 août 1944, il se rallia aux FFI de Vouziers et fut tué au combat lors d’une patrouille, au lieu dit « La Providence » à Vouziers le 1er septembre 1944.

 

40 – BIZET Jacques, né le 11 octobre 1908 à Arras (Pas-de-Calais), commissionnaire en gare d’Attigny. Arrêté le 2 janvier 1944 pour détention illégale d’arme, il fut incarcéré à la prison de Charleville. Déporté au départ de Paris, gare de l’Est, le 9 mars 1944 vers le Camp de concentration de Natzweiler, soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel», il est décédé au camp de Bergen-Belsen le 10 février 1945.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Attigny.

 

41 – BLAISE Fernand, né le 15 août 1921 à Florenville (Belgique). Militaire en mai 1940 lors de la débâcle, il se réfugia avec l'armée française en Suisse où il fut interné durant un an. Rapatrié, il revint à Florenville. Requis au titre du STO, il travailla quelque temps à Differdange (Luxembourg), puis après s’être procuré une fausse carte d’identité  il se cacha chez une de ses sœurs. C'est à cette époque, en juin 1943, qu'il fut affilié par Joseph Braconnier à « l'Armée belge des partisans ». Dénoncé, il fut arrêté, jugé et condamné à 10 mois de prison. Il fut transféré successivement d'Arlon à Merxplas (Belgique) puis dans le Pas-de-Calais, en France, où il fut blessé lors d'un bombardement. Il resta vingt-trois jours à l'hôpital, s'évada en janvier 1944 et rentra à Florenville. Il rejoignit le maquis du Banel (Matton-et-Clémency, France) dirigé par Adelin Husson. Il occupait au maquis une cagna au lieu-dit « le Paquis de Frappant », dans la clairière de Buchy, avec trois autres réfractaires, André Poncelet,  Armand Polèse et, Casimir Rzepecky, et une jeune fille, Jacqueline Ézannic. Le 18 juin 1944, après que le maquis eut été encerclé par de fortes troupes allemandes, les cinq maquisards furent arrêtés sans pouvoir opposer de résistance à leurs poursuivants. Les quatre jeunes hommes furent emmenés au fortin du Paquis de Frappant, les mains liées dans le dos avec du fil de fer. Ils furent battus à mort, puis, étendus le visage contre terre, et exécutés.

Son nom est inscrit sur le Mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes).

 

42 – BLEUET Marcel, né le 17 janvier 1924 à Laon, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

43 - BOCQUILLON Jean-Baptiste, né le 12 décembre 1885 à Sery, domicilié à Pouligny-Notre-Dame (Indre). Agent de renseignements du réseau FFC Mithridate, il fut arrêté le 21 février 1944 et déporté au départ de Compiègne le 4 juin 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme. Décédé en ce lieu le 25 mars 1945.

Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Sery et de Rethel.

 

44 – BODSON Roger, né le 15 août 1924 à Mouzon. Fusillé lors des combats pour la libération, à Yoncq, le 3 septembre 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Mouzon.

 

45 – BOILLOT Georges, né le 20 septembre 1897 à Paris, domicilié à Lucquy. Chauffeur de route à la SNCF. Membre de l’équipe Plan vert, arrêté avec trois de ses camarades par la Feldgendarmerie de Rethel, après plusieurs sabotages sur voie ferrée, le 24 juin 1944. Condamné à mort par le tribunal militaire de Charleville. Fusillé au Fort des Ayvelles le 26 juin.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Lucquy.

Son nom est inscrit sur la plaque commémorative des fusillés du fort des Ayvelles à Villers-Semeuse, sur celles des agents de la SNCF tués par faits de guerre 1939-1945 en gares d’Amagne-Lucquy et de Reims (Marne).

 

46 – BONGARD Gérard, né le 9 février 1925 à Saint-Cyr-sur-Loire (Indre-et-Loire), domicilié à Poissy. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Sa dépouille est inhumée au carré militaire de la Tournelle à Poissy (Yvelines). Sur délibération du conseil municipal de Poissy (Seine-et-Oise) en date du 21 octobre 1944, l'ancienne rue Pierre Hersent est baptisée Gérard Bongard.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Poissy.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

47 – BOONAERT Alphonse, né le 19 mars 1883 à Halluin (Nord), hôtelier à Givet.

Exploitant du cinéma « Le Rexy » à Givet, il fut arrêté par la Gestapo de Namur (Belgique) le 2 juin 1942 pour avoir favorisé l’évasion de nombreux prisonniers de guerre. Sans doute dénoncée, sa filière avait été infiltrée par un traître à la solde des Allemands. Incarcéré à la prison de Namur, jugé par un tribunal militaire, il fut déporté en Allemagne et est décédé à la prison de Sonnenburg (Allemagne) le 22 février 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Givet.

Une rue de Givet porte son nom.

 

48 - BORDEREAUX Henri, André, né le 20 septembre 1897 à Lunéville, domicilié à Mouzon. Lieutenant-colonel de l’armée, il rejoignit le maquis des Ardennes en juillet 1944. Il fut tué au combat à Hautes-Rivières, lors de l’attaque allemande du 24 août.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Mouzon.

 

49 – BORGNET Raymond, né le 24 janvier 1916 à Juzancourt, cultivateur à Blanzy. Maquisard de l’organisation FTP, 2e Compagnie du secteur Sud des Ardennes (détachement « Pascal »), il fut capturé par les Allemands dans la région de Lametz et fusillé, avec Jacques Henriquet, dans la forêt du Mont-Dieu, le 1er septembre 1944.

Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Juzancourt et d’Asfeld.

 

50 – BORGNIET Henri, Adolphe, né le 2 janvier 1892 à Monthermé, employé de la SNCF à Mohon, domicilié à Mézières. Arrêté le 27 novembre 1943 pour un motif inconnu. Déporté au départ de Paris, gare de l’Est, le 25 favrier 1944 vers le Camp de concentration de Natzweiler, soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel», il est décédé au camp de Dachau le 25 janvier 1945.

Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Monthermé et de Mézières.

 

51 – BOURẺ René, né le 24 novembre 1894 à Lançon, mécanicien-garagiste à Grandpré. Agent des « Unités de Combat et de Renseignements » de l’OCM, avec Robert Coispine. Il fut arrêté à son domicile le 17 novembre 1943 pour détention d’armes et condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville le 24 janvier 1944. Il fut fusillé le 17 février 1944 au fort des Ayvelles.

Son nom est inscrit sur la stèle du Souvenir à Vendresse.

Une place de Grandpré porte son nom.

 

52 – BOURGEOIS Armand, né le 15 juin 1915 à Besançon (Doubs), domicilié à Mézières. Membre des FFI, arrêté à Vergongheon (Haute-Loire) le 13 août 1944 et exécuté à Bournoncle-Saint-Pierre le jour même par des miliciens présents dans une colonne allemande.

Son nom est inscrit sur les monuments commémoratifs 1939-1945 de Bournoncle-Saint-Pierre et de Sainte-Florine.

 

53 – BOURGUIGNON Parfait, né le 15 avril 1925 à Haybes, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

54 – BOUSY André, né le 28 octobre 1911 à Givet, domicilié en cette commune. Fusillé par les Allemands au retour d'une mission (exécution d'un collaborateur) le 27 juillet 1944 à Givet.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Givet.

Une rue de Givet porte son nom (orthographiée Bouzy, au lieu de Bousy).

 

55 - BRASSEUR Jean, né le 24 décembre 1913 à Levrézy, domicilié en cette commune. Tué lors de la libération de Levrézy, le 3 septembre 1944.

 

56 - BRASSEUR Robert, Lucien, né le 18 juin 1925 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

57 - BREBANT Jules Vital, né le 11 mars 1905 à Balham, domicilié à Reims (Marne). Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté au départ de Compiègne le 15 juillet 1944 vers le Camp de concentration de Neuengamme. Décédé à Neuengamme le 5 février 1945.

Son nom est inscrit à Reims sur la plaque commémorative au 13 boulevard de la Paix, dans la salle de réunion de la Bourse du Travail (« Á la mémoire de nos camarades tombés dans la lutte pour la liberté victimes de la barbarie nazie »), sur le monument aux Martyrs de la Résistance et de la Déportation situé sur les Hautes Promenades, ainsi que sur la plaque commémorative apposée sur les murs de son domicile au 410 de l’avenue de Laon.

 

58 - BRESSANT Jean, né le 19 octobre 1921 à Nouzonville, domicilié en cette commune. Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté (ou requis au STO ?). Décédé en Allemagne, à Teupitz, le 8 avril 1945.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouzonville.

 

59 - BRICHET Gabriel, Marcel, né le 7 juin 1924 à Hargnies, domicilié en cette commune. Appartenait au groupe FFI  du secteur de Givet. Il fut tué au combat au cours d’une opération de reconnaissance à Hargnies, le 4 septembre 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Hargnies ainsi que sur la stèle commémorative située sur la D 989 à la sortie du village («Ici le 4.9.1944 les Résistants Gabriel Brichet, René Darcourt sont morts pour la France»). Une rue d’Hargnies porte son nom.

 

 

60 - BRICHET Jean, né le 29 septembre 1923 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

61 - BRIFFLOT René, né le 13 janvier 1916 à Bléré (Ille-et- Vilaine), domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

62 - BRIFFLOT Yvon, né le 31 mars 1919 à Bléré (Ille-et-Villaine), domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

63 - BRIFFOTEAUX Albert, né le 25 janvier 1916 à Sévigny-Waleppe, cantonnier à Mesnil-Annelles. Appartenant au groupe FFI du secteur de Rethel, il fut abattu par des Allemands à Mesnil-Annelles, lors des combats pour la libération, le 1er septembre 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Sévigny-Waleppe.

 

65 - BRIYS Maurice, né le 27 avril 1895 à la Neuville (Marne), cultivateur à Lançon. Arrêté par les Allemands, accusé de ravitailler le maquis de Lançon, il fut martyrisé puis fusillé à Senuc, au lieu-dit « Le bois de la Forge »,  le 29 août 1944.

Son nom est inscrit sur le monument du Calvaire des fusillés du bois de la Forge, situé à l’écart de la route départemental 6, entre Senuc et Montcheutin.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Lançon.

 

64 - BRODEAU Guy, né le 7 novembre 1920 à Reims (Marne), domicilié à Bazeilles. Déporté. Arrêté sur le territoire du IIIe Reich, à une date inconnue, pour actes d’opposition au régime nazi, il fut interné au camp de concentration de Sachsenhausen. Il est décédé au camp de concentration de Ravensbrück le 16 novembre 1944.

 

66 - BUREL Jacques, né le 12 novembre 1927 à Argenteuil (Val-d’Oise), domicilié à Damouzy. Il fut fusillé en cette commune lors des combats pour la libération, le 31 août 1944.

 

67 - CAGNEAUX Gilbert, né le 9 mai 1922 à Condé-les-Herpy, ajusteur monteur aux ateliers SNCF d’Épernay, domicilié à Magenta (Marne). Engagé dans la Marine de 1941 à 1943, il participa à de nombreuses actions contre l’occupant dès son retour aux ateliers d’Épernay, au sein du mouvement FTP : transport d’armes, sabotages sur voies ferrées, hébergement et ravitaillement de prisonniers de guerre évadés. Arrêté le 1er novembre 1943, il fut condamné à mort par le tribunal militaire allemand de Châlons-sur-Marne le 16 février 1944 et fusillé trois jours plus tard sur la Butte des fusillés à l’Épine.

Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Magenta (Marne) et d’Épernay (Marne), ainsi que sur la stèle commémorative de la SNCF en gare d’Épernay, et sur celle du lieu-dit « la Folie » à l’Épine.

 

68 - CAILLET Gabriel, né le 26 juillet 1896 à Lançon, cultivateur à Lançon. Arrêté par les Allemands, accusé de ravitailler le maquis de Lançon, il fut martyrisé puis exécuté à Senuc, au lieu-dit « Le bois de la Forge », le 29 août 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Lançon, ainsi que sur le monument du Calvaire des fusillés du bois de la Forge, situé à l’écart de la route départemental 6, entre Senuc et Montcheutin.

 

69 - CAMFALONIERI Robert, né le 7 février 1925 à Verdun (Meuse), domicilié à Fléville. Réfractaire au STO et membre des FFI, il fut exécuté en cette commune lors des combats pour la libération, le 31 août 1944.

Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Verdun et de Bouligny (Meuse).

Une stèle placée au carrefour de la D 956  avec la route de Sommerance rappelle son souvenir.

 

70 – CAMUS Nicolas, Pierre, né le 10 janvier 1914 à Aouste, domicilié à Charleville. Engagé volontaire au 17e Régiment d’Artillerie de Mézières le 15 octobre 1934, il gravit les échelons de l’institution militaire et fut affecté au dépôt d’artillerie de Fontainebleau avec le grade de sous-lieutenant en Janvier 1940. Il participa à la bataille de France et, après l’armistice qui le trouva en Gironde, il fut promu lieutenant en décembre 1941. Placé en congé d’armistice le 1er mars 1943, il rejoignit l’ORA (Organisation de Résistance de l’Armée), fondée quelques jours après l’invasion de la zone libre par l’armée allemande et suite à la dissolution de l’Armée française. Il appartint au Corps Franc Pommiès, qui fut l’un des principaux éléments de l’ORA en zone sud et notamment dans le sud-ouest.

Après le débarquement allié sur les côtes normandes, les corps francs redoublèrent d’activité et Nicolas Camus devint l’adjoint du capitaine Camille Voisin, chef du maquis de Thil (Haute-Garonne).

Selon un rapport de gendarmerie dressé à la Libération, le maquis qui était cantonné le 31 juillet 1944 dans le parc du château de Larsenne à Thil, propriété du comte d’Orgeix, fut attaqué par une colonne allemande soutenue par des miliciens. Le capitaine Voisin et le lieutenant Camus qui étaient à ce moment-là en mission entendirent la fusillade et se portèrent immédiatement au secours de leur groupe. Il était environ 7 heures lorsqu’arrivés à la hauteur de du monastère de la Trappe Sainte-Marie du Désert, commune de Bellegarde, ils furent attaqués par un groupe d’Allemands. Ils se défendirent jusqu’à la mort mais furent tous deux abattus par leurs assaillants.

Le corps du lieutenant Camus fut inhumé dans le cimetière communal de Bellegarde, avec celui du capitaine Voisin.

Son nom est inscrit sur la stèle élevée à l'endroit où il trouva la mort, près de l'Abbaye de Sainte-Marie-du-Désert, également au pied du Mémorial du corps franc Pommiès à Castelnau-Magnoac (Hautes-Pyrénées).

 

71 – CANIARD Pierre, né le 15 octobre 1923 à Nouzonville, domicilié en cette commune. Requis au STO le 8 mars 1943, il est décédé en Allemagne, à Guben, à la suite de mauvais traitements, le 21 novembre 1944.

 

72 – CANON André, né le 21 janvier 1890 à Viel-Saint-Rémy, agriculteur en cette commune. Hébergeait et ravitaillait le groupe de maquisards FTP du maquis dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy. Arrêté le 15 décembre 1943, déporté au départ de Compiègne le 22 janvier 1944 vers le camp de concentration de Buchenwald. Décédé à Mauthausen le 1er juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Viel-Saint-Rémy.

 

73 - CANON Pierre, né le 14 mars 1923 à Viel-saint-Rémy, facteur auxiliaire en cette commune. Fils du précédent. Hébergeait et ravitaillait le groupe de maquisards FTP du maquis dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy Arrêté le 15 décembre 1943. Déporté au départ de Compiègne le 22 janvier 1944 vers le camp de concentration de Buchenwald. Libéré. Décédé après rapatriement, à Rethel, le 20 octobre 1945.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Viel-Saint-Rémy.

 

74 – CARATINI François, né le 15 août 1909 à Marseille (Bouches-du-Rhône), domicilié à Auflance. Brigadier des douanes, préposé à Puilly-Charbeaux, exécuté par les Allemands en déroute à Sapogne-sur-Marche le 7 septembre 1944.

Son nom est inscrit sur la plaque commémorative 1939-1945 des agents des Douanes à Charleville-Mézières. Son nom est inscrit au livre d'or du corps des douanes.

 

75 – CARDOT Ernest, né le 13 mars 1894 à Paris, industriel à Douzy. Ancien combattant de la guerre de 1914-1918 (Armée d’Orient en 1913), propriétaire d’une entreprise de mécanique et de matériel agricole à Douzy, il fut mobilisé en 1939 au 136e RIF. De retour dans son foyer, il favorisa l’évasion de prisonniers de guerre puis intégra l’organisation de Paul Royaux (OCM). Au début de 1943, Ernest Cardot créa, avec Jacques Rousseau, Alphonse et René Masier, un maquis à Autrecourt, chargé d’héberger les réfractaires au STO. Il fut  abattu par un traître le 5 juin 1943 près de Mouzon, au bois de l’Alma. Il est décédé le jour-même à l’hôpital de Sedan.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Douzy ainsi que sur la plaque commémorative en l’église de Douzy.

Une rue de Vrigne-aux-Bois porte son nom.

 

76 – CARLIER Albert, né le 3 mai 1918 à Cartignies (Nord), domicilié à Nouzonville. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

77 – CARLIER Marie, Armantine, Ludivine, née OUDIN le 6 octobre 1904 à Blanzy-la-Salonnaise, responsable de la gare en cette commune. Elle avait participé à la formation des premiers groupes FTP dans le secteur d’Asfeld. Elle devint en 1944 agent de liaison de Pierre Luizard, dit « Capitaine Pascal », initiateur des 5e  et 2e Compagnie FTP du Secteur Sud des Ardennes. La gare de Blanzy était le théâtre de rendez-vous clandestins d’où partaient les ordres, où le résident traqué trouvait un abri sûr, d’où les renseignements sur l’occupant partaient et arrivaient.  Armantine cachait des mines anti-chars dans sa cuisinière, « planquait » des aviateurs alliés tombés dans la région, des résistants aux abois, on étudiait chez elle les plans des actions de sabotages à effectuer... Elle fut arrêtée le 19 août 1944 par des agents français de la Gestapo de Reims, puis déportée au camp de Ravensbrück où elle est décédée en janvier 1945.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Blanzy-la-Salonnaise.

Une plaque commémorative sur l’ancienne gare de Blanzy rappelle son action.

 

78 – CARLIG Egidio, né le 3 mai 1918 à Cartignies (Nord), domicilié à Nouzonville. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouzonville ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

79 – CARREAUX Achille, né le 15 septembre 1889 à Hierges, inspecteur technique des PTT à Lille. Ancien de 1914 -1918, il fut volontaire en 1940 pour servir dans une unité combattante. En juin de cette année là, lors de la défaite, il échappa à l’ennemi et rejoignit Lille où il demeura et où il travailla, exerçant la fonction d’inspecteur technique des PTT. En 1941, il fut nommé receveur du bureau de poste situé en gare de Lille. Là débuta son activité résistante. En 1942, son supérieur hiérarchique, Edmond Debeaumarché, créa l’Etat Major-PTT en zone Nord. L’EM-PTT (aussi appelé « Résistance PTT » ou « Service transmissions ») prit en main les liaisons postales de la Confrérie Notre-Dame (CND), le réseau de renseignements créé par Rémy, et s’associa, avec un objectif plus militaire, avec l’OCM. Debeaumarché enrôla Achille Carreaux dans son organisation. Dans le même temps, celui-ci intègra les UCR (Unités de combat et de renseignements) de l’OCM et constitua des dépôts d’armes dans une champignonnière de la région. En mars 1943, Gilles Colle, directeur régional des PTT dans le Nord-Pas-de-Calais, fonda, dans le cadre de l’EM-PTT, un réseau qui engloba, outre les deux départements cités, toute la région picarde (620 agents en 1944). Là encore Achille Carreaux donna de sa personne. En gare de Lille, les bureaux dont il était responsable occupaient le rez-de-chaussée d’un immeuble dont le 1er étage abritait les services allemands de transports de troupes et de matériel. Achille Carreaux avait observé que leurs lignes téléphoniques passaient par la cave où elles étaient raccordées au réseau souterrain. Une station d’écoute fut dès lors installée sous l’escalier de la cave, et Achille carreaux, qui parlait la langue de Goethe avec beaucoup de talent, y recueillait en toute discrétion les renseignements qui partaient aussitôt vers Londres... Il fut arrêté le 10 mai 1944. Conduit à la cave de l’Oberfeldkommandantur entre deux soldats, il croisa un facteur à qui il glissa : « Vous ne me reverrez plus. Prévenez ma femme.» Á son domicile, la Gestapo découvrit une cache d’armes. Détenu à la prison de Loos, il fut déporté le 14 août 1944. Á la forteresse de Bayreuth d’abord, jusqu'au 8 mars 1945 date à laquelle il fut transféré, très affaibli par le froid, la faim, les sévices, au camp de concentration de Flossenbürg. Il y est décédé à peine un mois plus tard,le 4 avril 1945. Achille Carreaux est titulaire de la Croix de Guerre 14-18, de la Médaille Militaire, de la Médaille de la Résistance et chevalier de la Légion d'Honneur.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Hierges.

 

80 – CARTELET Pierre, né le 26 janvier 1912 à Taillette. Fils d’un préposé des Douanes, Pierre Cartelet étudia à l’école normale d’instituteurs de Charleville.

Mobilisé en 1939, il fut fait prisonnier en juin 1940. Par la suite, il parvint à s’évader du stalag XII A après plusieurs mois de captivité. Il s’enrôla aux Compagnons de France, organisation initialement très « maréchaliste ». Affecté dans les Pyrénées-Orientales, il fut nommé chef du Secteur de Thuir puis de celui de Perpignan, il devint ensuite le chef départemental.

En accord avec ses chefs, il participa à la Résistance dans les Pyrénées-Orientales. Il fut une des chevilles ouvrières du réseau « Bourgogne », qui était chargé d’organiser des passages en Espagne, en particulier ceux d’aviateurs alliés abattus au dessus du territoire français. Cartelet participait également, avec le Savoyard Charles Blanc, aux activités du réseau « Alliance » qui recoupaient en grande partie celles de « Bourgogne ». Il en fut l’organisateur dans les Pyrénées-Orientales, mettant à profit ses fonctions dirigeantes chez les Compagnons. Dans le cadre de ces réseaux, Pierre Cartelet fournit également des renseignements militaires aux Alliés. Pierre Cartelet intégra l’ORA en janvier 1943 (Organisation de Résistance de l’Armée).

 Après l’arrestation à Perpignan de Charles Blanc le 27 janvier 1944, Pierre Cartelet savait que la police allemande l’avait repéré. Il refus de passer an Espagne, avançant qu’il était célibataire et n’avait pas charge de famille. Il voulut poursuivre la lutte clandestine. Condamné à mort par contumace, il quitta Perpignan pour Toulouse (Haute-Garonne) où il entra à nouveau en contact avec l’ORA.

Pierre Cartelet fut arrêté à Toulouse le 11 mai 1944. Incarcéré, torturé, il fut exécuté le 27 juin au bois de la Reulle, à Castelmaurou (Haute-Garonne), par une unité de SS.  Lorsqu’on vint le chercher, il déclara à son camarade de cellule : « C’est la fin. On vient me chercher, si tu en sors tu diras à mes chefs comment je me suis conduit. Tu leur diras que je n’ai livré aucun nom ».

Son nom est inscrit sur le monument aux instituteurs ardennais morts pour la France, à Charleville-Mézières. Une rue de Perpignan porte son nom.

 

 

81 – CARVALHO Berdino, né le 30 décembre 1925 à Reims, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

82  - CARVALHO Camille, né le 4 avril 1925 à Revin, bûcheron en cette commune. Arrêté par la Gestapo le 13 janvier 1944 pour avoir participé aux attentats commis contre des collaborateurs à Haybes et à Fumay en décembre 1943. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville le 8 mars, il fut fusillé à Mézières le 27 mars 1944.

Son nom est inscrit, on ignore pourquoi, sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

83 – CARVILLE Roland, Lucien, né le 9 juillet 1921 à Bazeilles, ouvrier métallurgiste domicilié en cette commune. Membre des FFI de Sedan, il fut arrêté le 4 septembre 1944 avec son compagnon Georges Vaucher par des soldats allemands à Bazeilles, au lieu-dit la Croix de Mac-Mahon. Roland Carville fut exécuté sommairement après avoir tenté de s’enfuir. Son corps, enterré superficiellement au pied d’une haie fut retrouvé le 9 septembre 1944 par ses camarades FFI de Bazeilles.

 

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Bazeilles, ainsi que sur la stèle commémorative à la Moncelle, route de Balan « Á la mémoire des résistants torturés fusillés par les SS allemands le 4 septembre 1944 ».

 

84 – CEFFA Jean, né le 17 février 1910 à Charleville, domicilié à Nouzonville. Volontaire au maquis des Ardennes. Fusillé à Revin le 14 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouzonville, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 

85 – CHACHOUR Abd el-Kader, né le 23 janvier 1919 à Bougie (Algérie), domicilié à Charbogne. Tué au combat lors de l’attaque des FFI à Montmarin (Givry-sur-Aisne) le 1er septembre 1944.

Son nom est inscrit sur le monument dédié aux résistants tués à Montmarin à Givry-sur-Aisne.

 

86 – CHAMPENOIS Michel, né le 2 mai 1927 à Signy-le-Petit, de Paul Champenois, serrurier, et de Marie Braconnier, sans profession. Michel Champenois était domicilié à Floing. Résistant du groupe FFI de Floing (Ardennes). Il fut exécuté le 29 août 1944 à Floing par les membres d’un groupe d’action du Sipo-SD connu sous la dénomination de « Bande au Bossu » et commandé par le français Pierre-Mary Paoli. Il fut martyrisé avant d’être abattu par ses tortionnaires.

Son nom est inscrit sur la plaque commémorative de la grotte de Gaulier (« À cette place dans la matinée du 29 août 1944, les miliciens doriotistes ont lâchement torturé et assassiné les patriotes et membres de la Résistance »), ainsi que sur le mur du mémorial de la Résistance de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes).

 

87 - CHAMPENOIS Paul, Émile, né le 22 août 1897 à Mouzon (Ardennes), serrurier à Sedan (Ardennes). Résistant du groupe FFI de Floing (Ardennes). Il fut exécuté le 29 août 1944 à Floing par les membres d’un groupe d’action de la Sipo-SD connu sous la dénomination de « Bande au Bossu »  et commandé par le français Pierre-Mary Paoli. Il fut martyrisé avec dix autres de ses camarades, avant d’être abattu par ses tortionnaires.

Son nom est inscrit sur la plaque commémorative de la grotte de Gaulier (« À cette place dans la matinée du 29 août 1944, les miliciens doriotistes ont lâchement torturé et assassiné les patriotes et membres de la Résistance »), ainsi que sur le mur du mémorial de la Résistance de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes).

 

88 - CHARDENAL Jean-Marie, né le 14 mars 1915 à Troyes, agent de la SNCF domicilié à Bazeilles. Membre du service de renseignements du maquis du Banel, il fut arrêté par le sipo-SD le 31 mars 1944 dans le cadre de l’affaire dite « des parachutistes alliés ». Il fut  déporté au départ de Compiègne le 2 juillet 1944 vers le camp de concentration de Dachau. Il est décédé le 15 février 1945 au camp d’Ohrdruf (Kommando du camp de Buchenwald).

 

89 - CHARDIN Pierre, Jean, né le 1er octobre 1917 à Charleville, chef de bureau domicilié en cette commune. Membre des FFI de Charleville. Arrêté par une patrouille allemande sur la route de Monthermé à Charleville avec Robert Dehaibe, Roland Lambert et André Marchand dans la nuit du 9 au 10 juin 1944 au retour d’un parachutage. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville, il fut fusillé au fort des Ayvelles le 1er juillet 1944. Son nom est inscrit sur la plaque commémorative des fusillés du fort des Ayvelles à Villers-Semeuse

 

 

Published by philippe lecler - dans Mémorial de Berthaucourt
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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 18:20

 

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Martyrologe de la Résistance ardennaise de CHARLIER à FOURNAISE

 

90 - CHARLIER Marcel, Jules, né le 20 août 1925 à Blanchefosse, écolier. En octobre 1940, il tira des coups de feu dans la direction d’une voiture dans laquelle se trouvait un officier allemand. Une quinzaine de jours après cet attentat, le 23 octobre, à l’issue d’une battue organisée par les troupes pour le retrouver, il fut sommairement abattu dans le village de Bay. Marcel Charlier est le plus jeune fusillé des Ardennes.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Blanchefosse-et-Bay.

91 - CHARLIER Robert, Désiré, né le 15 avril 1924 à Saint-Menges, tisseur, domicilié en cette commune. Membre des FFI, arrêté au cours d’une mission, à Mouzon, le 25 août 1944. Emprisonné à la caserne Fabert, à Sedan, il fut retrouvé décédé en ce lieu à la libération.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Saint-Menges.

92 - CHARTIER Jules, né le 29 janvier 1916 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

93 - CHARTIER Louis, Alphonse, né le 16 janvier 1903 à Monthermé, ajusteur en cette commune. Membre des FFI, il s’offrit pour montrer la route aux Américains qui se dirigeaient sur Château-Regnault, afin de libérer la ville des troupes allemandes qui s’y accrochaient. Monté sur le premier char, il fut abattu d’une rafale de mitraillette à l’entrée du bourg le 3 septembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Monthermé.

94  - CHATEAU Joseph, Jules, né le 5 août 1891 à Lonny, secrétaire de mairie en cette commune, retraité de la gendarmerie. Arrêté le 27 mars 1944 pour avoir établi une fausse carte d’identité à un ancien prisonnier de guerre, qui, devenu travailleur libre, n’avait pas rejoint à l’expiration d’une permission. Condamné par le tribunal militaire allemand à un an de prison. Déporté, il est  décédé à la prison de  Wolfenbüttel (Allemagne) le 17 mars 1945.

95 - CHAVARIA Émile, Marcel, né le 3 octobre 1920 à Rethel, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Rethel, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

96 - CHERIGIE Gaston, né le 8 avril 1892 à Erquinghem-sur-Lys (Nord), contrôleur des viandes au service du groupement d’achat des Ardennes, adjudant-chef retraité de la Garde Républicaine Mobile, domicilié à Vouziers. Chef de secteur de Vouziers (OCM), arrêté le 13 mars 1944 pour appartenance à un mouvement de résistance. Déporté. Décédé au camp de concentration de Sachsenhausen le 4 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Vouziers.

97 - CHOISY Jean-Athanase, né le 12 octobre 1922 à Justine, domicilié en cette commune. Réfractaire au STO, il fut placé dans une ferme à Courchamp (Seine-et-Marne) par le mouvement « Ceux de la Libération », le 15 juin 1943. Il fut arrêté par la police allemande, avec six de ses camarades réfractaires, le 28 août 1943. Écroué à la prison de Melun, puis au fort de Romainville, il fut déporté au départ de Compiègne le 17 septembre 1943 vers le camp de concentration de Buchenwald, où il est décédé le 28 décembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Justine-Herbigny.

98 - CHORLET André, né le 11 novembre 1917, chauffeur domicilié à Brunehamel (Aisne). Membre de la Résistance sous les ordres d’Émile Fontaine, chef de secteur de Signy-l’Abbaye. Arrêté par la Gestapo le 5 mai 1944. Déporté au départ de Compiègne le 21 mai 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme. Disparu à Wöbellin (Kommando de Neuengamme).
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Brunehamel.

99 - CLACHET Marcel, né le 4 mars 1921 à Villers-Semeuse, employé de la SNCF en cette commune. Il s’engagea au 7e RCC à Nîmes en mars 1942, puis dans la 14e Légion de Gendarmerie en juin 1943. Membre du maquis de Cheylard (Ardèche), lieutenant FFI, il fut arrêté par les Allemands et fusillé à Jaunac (Ardèche) le 5 juillet 1944. Il fut décoré, à titre posthume, de la Croix de Guerre avec étoile de vermeil, de la Médaille Militaire et de la Médaille de la Résistance Française.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Jaunac.

100 - CLAVELIN Roland, né le 9 mai 1905 à Carrière (Seine-et-Oise), domicilié à Beaulieu. Fonctionnaire des douanes de la brigade de Beaulieu, suspendu de ses fonctions par mesure disciplinaire au début de février 1944. Membre d’un petit maquis de la région de Signy-le-Petit, il fut arrêté à Brognon le 25 février 1944 avec quatre de ses camarades et quatre villageois accusés de les avoir aidés. Emmenés dans un camion escorté d’automobiles, il réussit à sauter du véhicule qui les transportait vers la prison de Charleville quand des avions alliés mitraillèrent leur convoi à la hauteur du terrain d’aviation de Belval, à Tournes. Rattrapé par les gardes, il fut abattu d’une balle de revolver dans la nuque.

101 - CLOSSON Serge, Frédéric, Jacques, né le 19 décembre 1914 à Sedan, ouvrier aux établissements Cardot à Douzy. Résistant dans le groupe fondé par Ernest Cardot, il fut abattu par les Allemands à Douzy le 30 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Douzy et sur la plaque commémorative en l’église de Douzy.

102 - COISPINE Robert, Charles, né le 25 mars 1908 à Charleville, mécanicien à Montcy-Saint-Pierre. Agent des « Unités de Combat et de Renseignements » de l’OCM sous le pseudonyme de « Noguet », avec René Bouré, sous les ordres de Georges Poirier. Arrêté par le sipo-SD de Charleville le 17 novembre 1943, incarcéré à la prison de Charleville, il fut condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville le 24 janvier 1944 pour détention d’armes et espionnage. Il fut fusillé le 17 février 1944 à Mézières.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Montcy-Saint-Pierre. Une rue de Charleville-Mézières porte son nom.
Son nom est inscrit sur la stèle du Souvenir à Vendresse (curieusement orthographié « Gonaspine »).

103 - COLAS Julien, né le 12 août 1922 à Messincourt, agriculteur en cette commune. Travailleur agricole au service de la WOL à Messincourt, il fut convoqué au titre du STO le 8 juin 1943. Quittant immédiatement le domicile familial dans l’intention de traverser les Pyrénées pour se rendre en Espagne, il fut arrêté par la police allemande à Dax (Landes) le 17 juin. Incarcéré une quinzaine de jours à la prison de Biarritz, puis à celle de Bordeaux, il fut transféré au camp de Compiègne-Royallieu à la fin du mois de juillet. Il fut déporté au départ de Compiègne le 3 septembre 1943 vers le camp de concentration de Buchenwald, Kommando de Dora. Il fut transféré le 17 février 1945 au camp de concentration de Lublin (Pologne) où il disparut.

104 - COLAUX Paul, Félicien, Joseph, né le 4 septembre 1919 à Patignies (Belgique), domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

105 - COLLARD André, né le 8 mai 1924 à Fumay, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

106 - COLLARD Henri, né le 8 mars 1898 à Tourcoing, cultivateur à Lançon. Arrêté par les Allemands, accusé de ravitailler le maquis de Lançon, il fut martyrisé puis fusillé à Senuc, au lieu-dit « Le bois de la Forge », le 29 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument du Calvaire des fusillés du bois de la Forge, situé à l’écart de la route départemental 6, entre Senuc et Montcheutin.

107 - COLLEAUX Roger, Eugène, né le 30 août 1919 à Nouzonville, domicilié à Château-Regnault. Aide comptable à l’usine-Paquot, il s’engagea en décembre 1938 au 151e Régiment d’artillerie de Thionville et fut promu maréchal-des-logis. En mai 1940, il se battit bravement sur la Moselle et fut fait prisonnier en juin à Épinal. Sa situation de prisonnier se transforma en celle de travailleur libre, et il profita d’une permission pour rentrer en France au mois de décembre 1943 et en plus repartir. Devenu hors-la-loi pour les allemands et la police française, il rejoignit la Résistance. Les 2 et 3 septembre, il défendit le pont de Monthermé, et dans le courant de la journée du 3 tenta de rejoindre un groupe de FTP qui arrosait les Allemands depuis les Quatre Fils Aymon. Une patrouille allemande le prit pour cible alors qu’il grimpait la pente. Il fut atteint de plusieurs balles et mourut sur le champ.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Bogny-sur-Meuse.

108 - COLLET Pierre, Henri, né le 26 septembre 1922 à Novy-Chevrières, domicilié à Amagne. Avec deux de ses camarades, il quitta Amagne le 9 novembre 1942 dans l’intention de rejoindre les Forces Françaises Libres en Angleterre. Tous trois furent arrêtés par la police allemande à Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) le 16 novembre. Incarcérés successivement dans les prisons de Biarritz, Bayonne, Bordeaux, ils furent transférés au camp de Compiègne-Royallieu d’où ils furent déportés le 28 avril 1943 vers le camp de concentration de Sachsenhausen-Oranienburg. Pierre Collet est décédé en Allemagne, à Schwerin, le 5 mai 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Amagne.

109 - COLLIGNON Philippe, Auguste, André, né le 12 août 1914 à Deville, domicilié à Paris. Il fut tué d’une balle allemande lors de la libération de Laifour, le 3 septembre 1944 dans l’après-midi, alors que les armes à la main il s’opposait au passage de troupes allemandes sur le pont de chemin de fer.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Deville.

110 - CONNER Robert, né le 10 mars 1921 à Biermes, domicilié en cette commune. Fusillé à Thiers (Puy-de-Dôme) le 25 juillet 1944.
Son nom est inscrit sur la plaque commémorative dédiée aux « enfants de Biermes morts pour la patrie » à la mairie de Biermes.

111 - CORNET Marcel, né le 8 août 1921 à Charleville, domicilié à Hargnies. Volontaire au maquis des Ardennes, il fut fusillé lors d’un accrochage avec des troupes allemandes le 4 août 1944.
Curieusement, son nom n’est pas inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

112 - CORTIAL Serge, né le 10 novembre 1921 à Vrigne-aux-Bois, gendarme à Montbard (Côte-d’Or). Mécanicien à Vrigne-aux-Bois évacué avec sa famille lors de l’exode de mai 1940, il trouva refuge à Béceleuf (Deux-Sèvres). Entré à l’école de gendarmerie de Cholet, il fut nommé comme gendarme à Montbard au mois d’octobre 1943. Résistant, agent du réseau Bourgogne, il organisa de nombreux sabotages et fut nommé sergent-chef des FFI en juin 1944. Dans la confusion des combats pour la libération, le véhicule qui transportait son groupe fut mitraillé par un avion des forces alliées. Serge Cortial, qui avait fait évacuer ses compagnons, n’eut pas le temps de se dissimuler. Grièvement blessé par balles, il fut transporté à l’hôpital de Saulieu (Côte-d’Or) où il est décédé le 4 septembre 1944.
Serge Cortial fut décoré à titre posthume de la Croix de Guerre avec étoile de vermeil (1945) et de la Légion d’Honneur (1949).
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Vrigne-aux-Bois, ainsi que sur celui de Béceleuf et sur celui de Montbard.

113 - COUEGNAS André-Robert, né le 3 février 1920 à Périgueux, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

114 - COUILLET Henri, né le 22 juillet 1923 à Lumes, domicile inconnu. Tué à Essoyes (Aube) le 3 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Essoyes.

115 - COUPAYE Jean, né le 3 juin 1924, domicilié à Fumay. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay, sur le monument aux instituteurs ardennais morts pour la France à Charleville-Mézières, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

116 - COUPAYE Jean-Hubert, né le 17 décembre 1904, domicilié à Fumay. Fusillé à Cirey-sur-Vezouze (Meurthe-et-Moselle) le 22 novembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay, ainsi que sur le monument commémoratif 1939- 1945 de Cirey-sur-Vezouze. 

117 - COUPAYE Jean-Marie, né le 9 février 1912 à Fumay, domicilié en cette commune. Fusillé à Estang (Gers), le 3 juillet 1944.
Son nom figure sur la stèle aux fusillés de cette commune.

118 - COURAUDON André, né le 4 août 1925 à Amagne, domicilié en cette commune. Membre du maquis de Lavoine (Allier) à compter de mars 1943, il fut mortellement blessé par balle et est décédé le 18 novembre 1943.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Amagne.

119 - COURIO Lucien-Arthur, né le 9 mars 1924 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

120 - CRAUSAZ Lucien, né le 22 février 1922 à Jandun, ouvrier agricole en cette commune. Réfractaire réfugié au  maquis FTP dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy, arrêté le 16 décembre 1943 à Jandun. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville le 14 janvier 1944, il fut fusillé à Mézières le 25 janvier 1944.

121 - CROYET Jean-Eugène-Henri, né le 29 décembre 1921 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

122 - CUGNET Henry, né le 9 janvier 1899 à  Stenay (Meuse), domicilié à Fromy. Arrêté par la police française en octobre 1943 à Montluçon (Allier), pour avoir possédé et distribué des tracts d’origine communiste. Incarcéré à la prison de Lyon (Rhône) le 13 octobre 1943, condamné à un an de prison par un tribunal, il fut transféré à la maison centrale d’Eysses, à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), puis fut livré aux autorités allemandes le 30 mai 1944. Déporté au départ de Compiègne le 18 juin 1944 vers le camp de concentration de Dachau, il est décédé en ce lieu le 27 février 1945.

123 - DABE Raoul, né le 5 mars 1911 à Courcelles (Belgique), ouvrier domicilié à Fumay. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

124 - DACHY Jean, né le 27 janvier 1922 à Nouzonville, instituteur, domicilié en cette commune. Élève-maître à l’école normale de Charleville, membre des FFI, il fut arrêté par la police allemande dans la nuit du 6 au 7 juin 1944 au cours d’un sabotage ferroviaire sur la ligne Aiglemont-Nouzonville, exécuté avec ses camarades de combat Maurice Hugueville, Daniel et René Mater. Les autres ayant réussi à prendre la fuite, Jean Dachy fut capturé par les Allemands. Incarcéré à la prison de Charleville, torturé par la Gestapo, il fut condamné à mort par le tribunal militaire de Charleville et fusillé au fort des Ayvelles le 9 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouzonville, ainsi que sur la plaque commémorative des fusillés du fort des Ayvelles à Villers-Semeuse et sur le monument aux instituteurs ardennais morts pour la France, à Charleville-Mézières.



125 - DACREMONT Maurice, né le 3 mars 1922 à Sedan, domicilié en cette commune. Arrêté sur le territoire du IIIe Reich, à une date inconnue, pour actes d’opposition au régime nazi. Interné au camp de concentration de Buchenwald. Décédé en ce camp le 14 avril 1945.

126 - DAPREMONT Gaston, né le 29 juillet 1900 à Wagnon, cultivateur en cette commune. Il fut fusillé à Grandchamp, en représailles de l’action de la résistance, le 30 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Wagnon.

127 - DARCOURT René, Joseph, né le 22 juin 1905 à Aubrives, domicilié à Vireux-Molhain. Membre du groupe FFI du secteur de Givet, il fut fusillé au cours d’une mission de reconnaissance, à Hargnies, le 4 septembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Vireux-Molhain, ainsi que sur la stèle commémorative située sur la D 989 à la sortie du village («Ici le 4.9.1944 les Résistants Gabriel Brichet, René Darcourt sont morts pour la France»).

128 - DARET Henri, né le 20 février 1898 à Profondeval (Aisne) peintre en bâtiments à Brunehamel, dans l’Aisne, appartenant au groupe d’Émile Fontaine (chef de secteur de Rumigny/Signy-l’Abbaye). Arrêté le même jour que ce dernier, le 30 mars 1944 par la Gestapo de l’avenue Foch, dans le cadre de l’affaire dite « des parachutistes alliés ». Déporté au départ de Compiègne le 15 juillet 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme, il est décédé en Allemagne, à Sandbostel, le 30 avril 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Brunehamel.

129 - DARTEVELLE Jean-Jules, né le 2 mars 1921 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

130 - DA SILVA Louis, né le 2 mars 1926 à Montsem Pront (Pas-de-Calais), domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

131 - DAVERDISSE Jules, né le 10 octobre 1899 à Sugny (Belgique), domicilié à Vrigne-aux-Bois. Fusillé à Saint-Paul-et-Valmalle (Hérault) le 24 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Vrigne-aux-Bois.

132 - DEBETANCOURT Henri, Jules, né le 15 avril 1913 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

133 - DECRUYENAERE Arthur, né le 26 août 1925 à Roubaix (Nord), domicilié à Leers (Nord). Engagé en février 1944 dans le mouvement FTP, il fut arrêté par les autorités allemandes à Charleville le 18 juin 1944. Incarcéré à la prison de Charleville, il fut fusillé au Bois de la Rosière, à Tournes, le 29 août 1944.
Le 22 mars 1946, Arthur Decruyenaere fut condamné par la Cour de justice de Lille à la peine de mort, par contumace, pour atteinte à la sécurité extérieure de l’État commise au cours de l’année 1943 dans l’arrondissement de Lille (dénonciation de patriotes). Par arrêté de la Cour de justice de Douai en date du 11 février 1948, l’action publique fut déclarée éteinte par suite du décès du condamné.
Sur avis de la Commission nationale des Déportés et Internés, la demande du titre d’ « Interné résistant » concernant A. Decruyenaere fut rejetée le 7 août 1972.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés du Bois de la Rosière à Tournes.

134 - DEGRAEVE Maurice, Alfred, né le 15 août 1896 à Gué d’Hossus, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

135 – DEGRAEVE René, Camille, né le 30 septembre 1924 à Boutancourt, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

136 – DEHAIBE Robert, né 2 mars 1917 à Saint-Etienne, domicilié à Charleville. Résistance OCM, arrêté dans la nuit du 9 au 10 juin 1944 à Monthermé, avec Roland Lambert, Pierre Chardin et André Marchand, au retour d’un parachutage. Condamné par le tribunal militaire allemand de Charleville. Déporté au départ de Paris, gare de Pantin, le 15 août 1944 vers le camp de concentration de Buchenwald. Transféré au camp de concentration de Dora. Décédé à Ellrich (Kommando de Dora) le 31 décembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Charleville-Mézières.

137 – DELABRUYERE Jean, né le 3 mars 1903 à Verzenay (Marne), boulanger à Sommauthe.
Au mois d’avril 1943, un ouvrier bûcheron polonais, Zdzislaw Szymczak recueille un aviateur anglais dont l’appareil s’est écrasé dans la région de Beaumont-en-Argonne.
Connaissant les sentiments du boulanger de Sommauthe, il dirige l’Anglais vers son domicile. Les époux Delabruyère donnent asile au naufragé du ciel et quelques jours plus tard, après l’avoir habillé en civil, Jean Delabruyère le dirige vers Charleville où une filière doit le prendre en charge pour entreprendre le long et périlleux voyage de retour.
Sans doute l’Anglais est-il arrêté, car le 12 avril la Gestapo de Charleville entreprend une descente à Sommauthe, investit la boulangerie, la perquisitionne, et après avoir découvert les bottes de l’aviateur qui étaient restées cachées dans le fournil, procède à l’arrestation de Jean Delabruyère qui est incarcéré à Charleville. Le 15, le Polonais Szymczak est appréhendé et emprisonné.
Le 23, c’est Mireille Delabruyère, épouse de Jean, qui est arrêtée à son tour. Après avoir été incarcérée dans les prisons de Charleville, Laon et Fresnes, Mireille Delabruyère est déportée le 10 juin 1943 au départ de Paris vers les prisons de Wittlich, d’Aix-la-Chapelle, Flussbach, et le camp de concentration de Ravensbrück. Elle est libérée dans le cadre d’un échange de prisonniers avec la Suède en avril 1945 avant d’être rapatriée en France le 3 juillet 1945.
Le Polonais Zdzislaw Szymczak est déporté en Allemagne (dates et lieux inconnus) et est rentré de déportation à la Libération.
Jean est déporté au départ de Paris, gare de l’Est, le 22 juillet 1943 vers le SS-Sonderlager Hinzert, soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel». Il décède en Allemagne, à la prison de Wittlich, le 23 août 1944.
Au mois d’août 1953, Jean Delabruyère est nommé à titre posthume dans l’Ordre national du Mérite et reçoit la Légion d’honneur ainsi que la médaille de la Résistance.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Sommauthe.
Une plaque rappelant l’action des époux Delabruyère a été apposée en face de leur boulangerie à Sommauthe en 2002.

138 – DELMONT Pierre, né le 25 novembre 1912 à Neufmanil, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

139 – DELMOTTE Ferdinand, né le 14 février 1928 à Château-Regnault, domicilié en cette commune. Fusillé à Montluçon (Allier) le 21 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Bogny-sur-Meuse.

140 - DELSAUX Roger, né le 23 janvier 1924 à Rocroi, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Rocroi, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

141 - DELSAUX Simon, Ferdinand, né le 6 juin 1920 à Rocroi, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

142 - DELVAUX Ulysse, Pierre, né le 25 août 1889 à Thin-le-Moutiers, cultivateur à Viel-Saint-Rémy. Arrêté le 15 décembre 1943 pour avoir hébergé et ravitaillé les réfractaires du maquis FTP dit « de Launois » à Viel-saint-Rémy. Interné à Charleville puis à Compiègne le 17 janvier 1944. Déporté au départ de Compiègne le 22 janvier 1944 vers le camp de concentration de Buchenwald. Transféré au camp de concentration de Mauthausen, gazé à Harteim (Kommando de Mauthausen) le 17 juillet 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Viel-Saint-Rémy..

143 - DEMALINE Marcel, Augustin, né le 3 septembre 1899 à Raucourt, maréchal des logis-chef à la brigade de gendarmerie de Moussey (Vosges). Entré en contact avec la Résistance dès août 1942, il favorisa le passage des prisonniers de guerre évadés et des Alsaciens-Lorrains fuyant leur région pour échapper à l’intégration dans la Wehrmacht, et aida de nombreux jeunes gens à se soustraire au STO. Il fut arrêté par la Gestapo le 18 août 1944 après avoir participé à la réception d’un parachutage. Interné au camp de Schirmeck puis à la prison de Saarbrücken, il fut transféré au camp de concentration de Dachau le 9 octobre 1944, puis à celui d’Auschwitz le 24 novembre. Il effectua les « marches de la mort », via le camp de Gross-Rosen, dont trois cents kilomètres à pied et le reste du trajet par chemin de fer, en wagons découverts, pour arriver le 11 février 1945 au camp de concentration de Buchenwald où il est décédé le 24 février 1945.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Raucourt-et-Flaba et de Moussey.

144 - DEMISSY Henri, né le 5 novembre 1924 à Écordal, domicilié en cette commune.  Fusillé au maquis de Bazarnes (Yonne) le 9 juillet 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Bazarnes.

145 - DEMOULIN Pierre, né le 13 août 1911 à Mohon, domicilié en cette commune. Fusillé  à Tournan-en-Brie (Seine-et-Marne) le 26 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Mohon.

146 - DE SAINT-AUBAIN Albert, né le 29 juin 1906 à Monthermé, domicilié à Château-Regnault. Otage fusillé par les Allemands le 3 septembre 1944 à Château-Regnault.

147 - DESMONT Arthur, né en 1921, agriculteur à Corny. Fusillé par les Allemands en déroute  à Corny, route de Faissault, le 1er septembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Corny-Machéroménil.

148 - DESPAS André, né le 19 septembre 1922 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

149 - DESPAS René, Louis, né le 25 mai 1924 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

150 – DEVIS Alfred, Jules, né le 4 août 1925 à Monthermé, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

151 – DEVIS André, Jean, né le 10 juillet 1927 à Monthermé, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

152 - DEVOUGE Marcel, Arthur, né le 27 juin 1925 à Les Mazures, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

153 – DIDIER Kléber, né le 23 août 1924 à Dagny-Lambercy (Aisne), domicilié en cette commune.  FFI du groupe de Rozoy-sur-Serre (Aisne) commandé par G.H. Lallement, chef de secteur de Signy-l’Abbaye. Arrêté par les Allemands lors des combats de la libération, il fut fusillé à Dagny-Lambercy le 31 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Dagny-Lambercy.

154 – DIDIER Marcel, né le 13 mars 1914 à Dagny-Lambercy (Aisne), domicilié en cette commune, frère du précédent. FFI du groupe de Rozoy-sur-Serre (Aisne) commandé par G.H. Lallement, chef de secteur de Signy-l’Abbaye. Arrêté par les Allemands lors des combats de la libération, il fut fusillé à Dagny-Lambercy le 31 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Dagny-Lambercy.

155 – DIDRICHE André, Robert, né le 6 juin 1890 à Mézières, directeur départemental du STO pour le département du Puy-de-Dôme à Clermont-Ferrand. À ce poste et par son activité il permit à de nombreux jeunes gens, en falsifiant les listes des départs, d’éviter la réquisition en Allemagne au titre du STO, sabotant la politique du gouvernement de Vichy. Il fut arrêté le 23 février 1944 par la Gestapo. Incarcéré à la prison de Clermond-Ferrand, il fut transféré au camp de Compiègne-Royallieu le 17 mai puis déporté au départ de Compiègne le 4 juin 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme. Transféré ensuite au camp de concentration d’Oranienburg, il est porté disparu après le 2 février 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Mézières, ainsi que sur la Plaque commémorative aux déportés de Neuengamme à Clermont-Ferrand.

156 – DIERSTEIN Albert, né le 28 avril 1901 à Metzeral (Haut-Rhin), manœuvre de l’Organisation Todt à Moraypré. Arrêté par les autorités allemandes le 20 février 1943 pour un motif inconnu. Déporté au départ de Compiègne le 28 avril 1943 vers le camp de concentration de Sachsenhausen. Décédé à Buchenwald le 2 avril 1945.

157 – DOMMELIER René, né le 2 février 1911 à Floing, gendarme à Buzancy. Il fut tué lors des combats pour la libération en septembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Buzancy, ainsi que sur la plaque apposée en l’église Saint-Germain de Buzancy.

158 – DOUELLOU Robert, né le 14 avril 1914 à Saint-Hilaire (Nièvre), directeur du personnel aux établissements Rousseau à Sedan, domicilié en cette commune. Membre du groupe OCM du secteur Sedan dirigé par Ernest Cardot jusqu’en juin 1943, il fut volontaire pour joindre le maquis « Prisme », dit « maquis des Ardennes » en juin 1944. Mortellement blessé au cours d’un combat, il est décédé à Hautes-Rivières le 23 août 1944.
Son corps repose à la Nécropole Nationale de Floing. Son nom n’est pas inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

159 - DOURET Marcel, né le 25 novembre 1913 à Monthermé, gardien de la paix au commissariat de Noisy-le-Sec, domicilié à Villemonble (Seine-Saint-Denis). Responsable du Mouvement National de Libération, capitaine FFI, il fut arrêté par la Gestapo et fusillé avec trente-quatre autres jeunes résistants au pied de la cascade du bois de Boulogne, à Paris, le 16 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Villemomble (93), ainsi que sur les plaques commémoratives du commissariat de Noisy-le-Sec (93), de la Préfecture de Police de Paris, du musée de la Police à Paris, sur les stèles commémoratives de Noisy-le-Sec et sur celle de la cascade du Bois de Boulogne à Paris.

160 - DUBOIS Gaston, Isidore, né le 17 avril 1893 à Launois, cultivateur à Dommery. Arrêté pour avoir hébergé et ravitaillé des réfractaires du maquis FTP dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy. Grièvement blessé lors de l’attaque du maquis le 15 décembre 1943, il décéda à l’hôpital de Mézières le 22 décembre 1943.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Viel-saint-Rémy et de Dommery.

161 - DUFOSSET Marcel, Paul, né le 27 juillet 1903 à Charleville, domicilié à Brest. Brigadier de police, agent du réseau de renseignements « Alliance ». Il fut arrêté le 20 novembre 1943 et déporté en janvier 1944, avec d’autres membres de ce réseau, au départ de Paris vers la prison de Pforzheim. Lors de l’avance des Alliés sur le Rhin, il fut extrait de sa cellule, avec seize autres hommes et huit femmes, pour être exécuté d’une balle dans la nuque, le 30 novembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Mézières et de Montcy-Notre-Dame.

162 -  DUFOUR Victor, né le 13 janvier 1928 à Fumay, ouvrier à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay et sur celui des fusillés des Manises à Revin.

163 - DUJEUX Robert, Pierre, Lucien, Jules, né le 17 avril 1903 à Nouzonville, ouvrier en cette commune. Requis au titre du STO au mois de novembre 1942, il fut employé dans une usine d’essence synthétique à Moosbierbaum, Lager Dürnrohr. Il fut tué en ce lieu lors d’un bombardement de l’aviation alliée le 28 août 1944.

164 - DUNEZ Roger, Georges, né le 22 juin 1924 à Beauvais (Oise), domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

165 - DUPONT Gaston, né le 13 octobre 1918 à Monthermé, domicilié en cette commune. Fusillé à Orcines (Puy-de-Dôme) le 13 juillet 1944.
Son nom est inscrit sur le monument commémoratif 1939-1945 d’Orcines.

166 - DUPONT Georges, Émile né le 15 août 1920 à Lières (Pas-de-Calais). Responsable au sein du mouvement FTP, il fut arrêté le 6 mai 1944 à Deville, au lieu-dit « la Croix Bouzin », les Allemands le prenant pour un trafiquant du marché noir. Incarcéré à la prison de Charleville, il fut fusillé au Bois de la Rosière, à Tournes, le 29 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Lières, ainsi que sur le monument aux fusillés du Bois de la Rosière à Tournes.

167 - DUPONT Marcel, Daniel, né le 28 juillet 1924 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

168 – ÉLOY Charles, né le 2 octobre 1913 à Renwez, marchand de bestiaux à Sormonne. Arrêté le 30 juin 1942 par la Gestapo pour détention illégale d’arme, un fusil de guerre ayant été découvert dissimulé dans le double plancher de sa camionnette. Robert MERLET, qui était avec lui au moment de son arrestation, fut considéré comme complice. Incarcéré à Charleville puis transféré à la prison de Fresnes. Déporté au départ de Paris, gare de l’Est, vers le SS-Sonderlager Hinzert (entre le 29 mai 42 et le 10 septembre 1943). Soumis au décret Keitel « Nacht und Nebel ». Décédé au camp de concentration de Flossenbürg le 12 avril 1945.

169 - ÉLOY Jean, né le 11 février 1920 à Saint-Memmie (Marne), instituteur à Charbogne. Tué au combat à Givry-sur- Aisne lors de l’attaque de Montmarin par les FFI le 1er septembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Amagne et de Charbogne, sur celui dédié aux instituteurs ardennais morts pour la France à Charleville-Mézières et sur le monument dédié aux résistants tués à Montmarin à Givry-sur-Aisne.

170 - ERMACORA Michel, son nom est inscrit sur le monument aux morts de Bouvellemont.

171 - ESCALON Pierre, né le 9 janvier 1917 à Paris, chef d’équipe au chantier forestier de Vendresse, responsable OCM de l’école des cadres à Omicourt (instruction aux sabotages). Arrêté à Vendresse le 20 septembre 1943, incarcéré à la prison de Charleville, il fut condamné par le tribunal militaire allemand de Charleville le 15 janvier 1944. Emprisonné à Paris le 17 juin 1944, déporté au départ de Paris, gare de l’Est, le 13 juillet 1944 vers le camp de concentration de Natzweiler. Soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel». Décédé le 23 mars 1945 au camp de concentration de Bergen-Belsen.
Son nom est inscrit sur la stèle du Souvenir à Vendresse.
   
172 – ÉTIENNE Désiré, né le 25 avril 1922 à Sedan, domicilié à Noyers-Pont-Maugis. Décédé en mission (jugement du tribunal de Sedan du 14 avril 1948) le 3 septembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Noyer-Pont-Maugis.

173 - ÉTIENNE Louis, Désiré, né le 13 octobre 1903 à Nouzonville, domicilié en cette commune. Requis au titre du STO le 15 octobre 1942, employé à Henningsdorf (AEG-Fabrik), il est décédé en l’hôpital de cette commune le 27 décembre 1942.

174 - EZANNIC Pierre, né le 17 août 1924 à Sedan, domicilié à Matton. Élève à l’Ecole militaire préparatoire technique de Tulle, il rentra à Matton en septembre 1943, se cacha quelque temps à Rossignol (Belgique) puis au maquis du Banel, domaine dont son père était le régisseur et qui abritait le maquis franco-belge d’Adelin Husson. Arrêté par les Allemands le 18 juin 1944 lors du démantèlement du maquis, Pierre Ezannic fut déporté le 9 août 1944 au camp disciplinaire de Dechenschule à Essen. Il y fut tué le 23 octobre 1944 au cours d’un bombardement allié.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Matton-et-Clémency et sur la stèle commémorative à la mémoire des enfants de troupe de Clavières (Cantal).

175 - FAGOT Léon, né le 15 juin 1891 à Signy-l’Abbaye, domicilié à Nantes. Résistance au sein du mouvement « Libération-Nord », compagnon de Jean-Louis Valentin, dit « Colonel Louva ». Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté. Décédé au camp de concentration de Mauthausen le 15 mars 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de tous de les conflits à Signy-l’Abbaye.

176 - FAILLON Maurice, Léon, Ernest, né le 7 novembre 1903 à Saint-Quentin-le-Petit, domicilié à Paris. Soldat au 2e C.O.A (section des Commis et Ouvriers d’Administration) de Sissonnes (Aisne), il fut fait prisonnier par les Allemands le 21 juin 1940 dans le Maine-et-Loire. Le 5 janvier 1941, il fut envoyé en Allemagne au Stalag VIII.A à Goerlitz, Kommando de Bunzlow (Silésie). Grièvement blessé, l’hôpital où il était soigné fut évacué devant l’avance de l’Armée rouge ; il est décédé dans un train sanitaire le 27 février 1945 à Gräfenthal.

177 - FERIO Joseph, né le 6 juillet 1924 à Fumay, ouvrier en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay, ainsi que sur celui des fusillés des Manises à Revin.

178 - FERNAND Émile, né le 10 juillet 1923 à Liry, ouvrier agricole à la Neuville-les-Wasigny. Arrêté le 13 février 1943 par la brigade de police judiciaire de Reims pour activité communiste et détention d’armes. Écroué à la prison de Reims (Marne), puis livré à la Gestapo au début du mois de juillet 1943, il fut emprisonné à Châlons-sur-Marne et condamné à deux années de réclusion par un tribunal militaire allemand, le 22 juillet 1943. Il fut déporté à la prison de Karlsruhe le 22 novembre 1943, puis transféré à la prison de Bruchsal le 7 décembre 1943. Les dernières nouvelles reçues de lui datent du 4 janvier 1944. Porté disparu en Allemagne.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Liry.

179 - FICHELET Mariette, Charlotte, née le 14 avril 1898 à Grandchamp, institutrice à Écordal, à Puiseux, à Avançon, puis à Avaux, résida et travailla à Paris après l'armistice de 1940,  où elle se consacra à la lutte clandestine au sein du mouvement « Résistance », réseau « Honneur de la Police ». Arrêtée une première fois le 23 mars 1943 à la sortie de son école avec dans son sac des journaux clandestins, elle fut incarcérée à la prison de la Petite Roquette, puis à Fresnes avant d'être relaxée. Elle abandonna dès lors son domicile, ainsi que son travail (sans doute révoquée), pour se consacrer à son activité contre l'occupant. Elle fut arrêtée par la Gestapo le 12 mai 1944 à Montrouge (Hauts-de-Seine) dans l'imprimerie du journal Résistance, avec trois de ses camarades, les imprimeurs Jean De Rudder, Emile Staquet et le dessinateur Marcel Vidal.
Déportée après avoir été suppliciée par la police allemande, Marielle Fichelet mourut au camp de concentration de Ravensbrück le 10 avril 1945. Promue à titre posthume Chevalier de la Légion d'Honneur, Mariette fut décorée de la Croix de Guerre avec Palme, ainsi que la Rosette de la Résistance.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Avaux, ainsi que sur une plaque commémorative dans une salle de classe de l’école. Il est inscrit sur une plaque commémorative place Jules Ferry à Montrouge (92) «En l'honneur des patriotes de Montrouge, ici fut imprimé pendant l'occupation le journal clandestin Résistance». Son nom est inscrit sur le monument aux instituteurs ardennais morts pour la France, à Charleville-Mézières.

180 – FLORENT Lucien, Jules, Edmond, né le 16 octobre 1924 à Lesquin (Nord), domiciliée à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Lesquin, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

181 - FONTAINE Émile, né le 10 février 1905 à Wignehies (Nord), domicilié à Aubenton (Aisne). Émile Fontaine s’était installé dans l’Aisne en 1937, où il travailla à la coopérative agricole d’Aubenton. Sous l’Occupation, il entra en résistance, et sous le pseudo de « Tanguy » il commença à structurer les groupes épars de patriotes rétifs à la propagande de Vichy et favorables à de Gaulle. Sa situation professionnelle, particulièrement intéressante pour la Résistance, lui procurait une relative liberté de circulation, mais surtout lui permettait d’approvisionner facilement les maquis en formation dans la région, refuges de réfractaires et d’aviateurs alliés qu’il fallait héberger avant de pouvoir trouver une filière qui leur permit de rejoindre l’Angleterre.
Au milieu de l’année 1943, Fontaine fut arrêté par la gendarmerie avec dans sa camionnette un chargement de denrées volées à la WOL, dont il ne put justifier ni la provenance, ni, bien sûr, la destination. D’abord emprisonné à Rethel sous l’accusation de s’adonner au marché noir, il fut interné, jusqu’à la fin de l’année, au camp des Mazures. Là il fut confronté à la réalité des persécutions raciales, et dès sa libération vint en aide aux juifs évadés, les hébergeant et leur fournissant de faux papiers. Création et entretien de maquis, sabotages d’installations agricoles et sur voie ferrée, renseignement au profit des alliés, sauvetage d’évadés, que ce soient de prisonniers de guerre français, juifs des Mazures, ou d’aviateurs alliés ; par la diversité des actions menées contre l’occupant, la charge qui pesait sur le capitaine FFI Émile Fontaine était immense.
Arrêté à Aubenton par la Gestapo de l’avenue Foch dans le cadre de l’affaire dite « des parachutistes alliés » le 30 mars 1944, il fut abattu dans un échange de coups de feu, en essayant d’échapper à ses poursuivants.
Pour son action de sauvetage des Juifs évadés des Mazures, Émile Fontaine (ainsi que sa compagne, Annette Pierron et la mère de celle-ci, Camille Pierron), a reçu de Yad Vashem le titre de « Juste parmi les Nations ».
Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Aubenton, ainsi que sur une stèle commémorative à Besmont « Ici a été abattu par la Gestapo le capitaine FFI Émile Fontaine ». Une rue d’Aubenton (Aisne) porte son nom.

182 - FORGET Charles, Roger, né le 14 décembre 1924 à Houdilcourt, domicilié en cette commune. Réfractaire au STO, il rejoignit le maquis FTP dit «de Launois » à Viel-Saint-Rémy. Il parvint à échapper aux arrestations du 15 décembre 1943, quand le maquis fut démantelé par les Allemands, mais il fut arrêté à Paris au début du mois de janvier 1944. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville. Fusillé à Mézières le 7 mars 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Viel-Saint-Rémy, ainsi que sur la plaque commémorative de la mairie d’Houdilcourt.

183 - FOSSIER Jean, né le 13 septembre 1924  à Terron-sur-Aisne, domicilié en cette commune. Arrêté le 7 mars 1944 par la gendarmerie française pour un vol d’huile, l’enquête fit apparaître ses liens avec le Résistance (hébergement d’aviateurs alliés, agent de renseignements du Banel, aide à maquis…). Incarcéré à Charleville, il fut déporté au départ de Compiègne le 4 juin 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme et disparut au camp de concentration de Dora.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Terron-sur-Aisne.

184 - FOUCAULT Jules, André, né le 16 novembre 1918 à Marlimont, commis de culture à Dommery. Arrêté le 16 décembre 1943 pour un motif inconnu. Déporté au départ de Paris, gare de l’Est, le 23 mars 1944 vers le camp de concentration de Natzweiler. Soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel». Disparu au camp de concentration de Dora.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Dommery.

185 - FOURNAISE Adrien, Paul, né le 7 mai 1902 à Mézières, agent de la SNCF à Liart. Organisateur de dépôts d’armes, agent de renseignements et chef du secteur OCM de Signy-l’Abbaye (en remplacement d’Henri Moreau). Arrêté par la Gestapo le 24 décembre 1943, il fut incarcéré à la prison de Charleville, puis à Paris. Déporté le 24 février 1944 au départ de Paris, gare de l’Est, vers le camp de concentration de Natzweiler. Soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel». En mai 1944, il fut transféré au camp de concentration de Gross-Rosen, en Silésie, puis à la prison de Nordhausen, près de Dora, où il mourut le 18 février 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Aouste. Une plaque commémorative est apposée sur l'ancien domicile d'Adrien Fournaise à Liart.

Published by philippe lecler - dans Mémorial de Berthaucourt
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