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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 12 mai à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Grégory Kaczmarek : "La grande grève revinoise de 1907 : cinq mois de combats ouvriers".

Vendredi 16 juin à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Philippe Lecler : "Pol Renard, un héros de la Résistance".

 

 

7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 13:37
 
   

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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 10:49



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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 10:08
           Les ouvrages sont cités dans l'ordre chronologique de leur publication. Le choix des limites chronologiques est assez arbitraire, l'année 2000 a le mérite de trancher une période et de marquer une rupture chronologique nette. De toutes façons, les publications sur cette période, dans notre petit département, ne sont pas légions et n'encombrent pas les fonds de bibliothèque, le choix d'une date de rupture est donc purement formel.


                        En septembre 1939, en même temps que le reste du pays, les Ardennes entrent dans une guerre qui ne justifie pas son nom. N'est-il pas fréquent, en effet, de parler de la "guerre de 1940" à propos d'un conflit commencé près d'un an plus tôt ? De septembre 1939 à mai 1940, c'est la "drôle de guerre", selon l'expression attribuée à Roland Dorgelès, une guerre insolite, car contrairement à la précédente, on ne se bat pas, ou si peu.

            Comment les Ardennais ont-ils vécu ces huit mois qui précèdent l'attaque allemande du 10 mai 1940 ?
La question mérite d'autant plus d'attention que nous sommes ici dans un département frontière, donc dans la zone des armées où civils et militaires vivent en étroite cohabitation. D'autre part,
en 1914, ce département a été le théâtre de violents combats auxquels a succédé une occupation particulièrement lourde de cinquante et un mois, et ces événements, encore très présents dans les esprits en 1939, ont profondément façonnés la perception que les Ardennais pouvaient avoir de la guerre et de leur envahissant voisin allemand.
L'analyse de la vie des civils ardennais entre septembre 1939 et mai 1940 a conduit les auteurs à porter leur attention sur quelques points forts : l'état d'esprit des populations confrontées à la situation de "non-guerre" qui succède à la mobilisation ; leur comportement dans un paysage familier transformé par les nécessités militaires ; leurs réactions face aux gênes provoquées par la présence des troupes ; enfin, leurs activités professionnelles, les entreprises du département étant confrontées à un véritable dilemme : produire ou évacuer ?

   
Le premier grand ouvrage de l'équipe de Terres Ardennaises, dont nous aurons à reparler. Un livre riche en analyses et en témoignages,  sur un thème, l'exode de 40, pour une fois ici traité avec une véritable profondeur et loin des idées reçues.

        LAMBERT (J.), GIULIANO (G.), ROTOWSKY (V.), Les Ardennais dans la

tourmente : de la mobilisation à l'évacuation
, Éditions Terres Ardennaises,

Charleville-Mézières, 1990

Published by philippe lecler - dans Biblio ardennaise
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15 août 2008 5 15 /08 /août /2008 08:48
L'information, en ces temps de vacances et de J.O. vous a peut-être échappé. Un lot de débardeurs portant des inscriptions antisémites ont été découverts dans une boutique de la rue de Belleville, dans le 19e arrondissement de Paris. Le vêtement porte l'inscription "Juden eintritt in die Parkanlagen verboten" ("Entrée du parc interdite aux juifs"), en allemand et en polonais. Le débardeur, vendu 18 euros, reproduit littéralement un panneau d'interdiction visant les juifs du ghetto de Lodz en Pologne en 1940.

      
         A
u cours de mes pérégrinations estivales dans la péninsule, j'ai eu quant à moi la surprise de découvrir, sur un marché populaire, ces très colorés tabliers de cuisine à l'effigie du Duce (déclinés aussi sur d'
autres supports : serviettes, t-shirts, caleçons...)

 
    Dans un autre registre, on aura noté cet été que la justice a rattrapé certains bourreaux du IIIe Reich :
En Autriche, Milivoj Asner, ancien chef de la police oustachi, retrouvé par hasard par un journaliste au milieu des supporters de l'équipe croate lors de l'Euro ; Sandor Kepiro, ancien membre de la police hongroise, responsable de massacre de juifs et de serbes en 1942 sous le régime de l'amiral Horthy ; John Demjanjuk, surnommé "Ivan le Terrible", le bourreau de Treblinka, 88 ans, pourrait lui aussi être inculpé par la justice allemande...
Enfin, moins connu qu'Oradour, le village martyr de
Mail connut 25 août 1944 le massacre de 124 des siens, âgés de 3 mois à 89 ans, en représailles des actions de la résistance. On se souvient qu'un jeune ardennais inscrit à Berthaucourt, André Jamin, cheminot à la gare de Lucquy recherché par la police allemande, s'était réfugié à Maillé où il avait rejoint un maquis et où, ce jour-là, il fut fusillé. Le quotidien Le Monde faisait récemment état de l'ouverture prochaine d'une enquête par la justice allemande et le déplacement d'un magistrat à Maillé. En 2004, le même journal, dans un article sur le drame des Manises (article qui fut très mal reçu dans à Revin), avait annoncé qu'une procédure avait été lancée en Allemagne afin de retrouver les responsables des massacres commis les 12 et 13 juin 1944. Info ou intox ? Nul n'en a plus jamais entendu parler... (Et ici les noms des principaux responsables sont connus : ils n'ont jamais été inquiétés, et sont aujourd'hui décédés.)
Nous sommes curieux de savoir si cette affaire de Maillé aura des suites autres que journalistiques... À suivre...
Published by philippe lecler - dans Actualité
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