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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 12 mai à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Grégory Kaczmarek : "La grande grève revinoise de 1907 : cinq mois de combats ouvriers".

Vendredi 16 juin à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Philippe Lecler : "Pol Renard, un héros de la Résistance".

 

 

21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 08:33

extrait L'Ardennais Conférence de Philippe Lecler

 

 

Armel Guerne dans la Résistance : le cas ardennais

Á l’occasion de cette conférence fut présenté Face à la Gestapo, écrit en collaboration avec l’historienne belge Annette Biazot, et consacré à l’intégration de la Résistance ardennaise au réseau britannique Prosper/PHYSICIAN.
Je me suis attaché à évoquer le rôle du poète Armel Guerne, dit « Gaspard », engagé dès la fin de 1942 auprès du chef du réseau, le major Francis Suttill, dit « Prosper ». Gaspard fut rapidement promu chef du secteur des Ardennes, et son action permit à Londres de parachuter les premières armes aux groupes de résistance. Après son arrestation au mois de juillet 1943, il se rendit dans les Ardennes, encadré par des agents de la Gestapo, et de son court passage ses camarades de combat le tiendront en détestation. Son second séjour, guère plus long que le premier ni plus confortable, fut celui du fugitif après son évasion du train de déportés qui le menait en Allemagne.

 

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                                                                                                                                                             Photo M. Genin

Published by philippe lecler - dans Actualité
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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 11:22

MANON Louis, Gaston, né le 2 mai 1891 à Haybes dans une famille modeste d’ouvriers ardoisiers est le dernier de neuf enfants. À onze ans, Louis Manon descend dans les fosses de l’ardoisière pour un salaire de misère. En 1914, il achève ses trois ans de service militaire au 148e R.I. de Givet quand la guerre éclate. Après avoir combattu sur le front d'Orient à Salonique, il est, après la victoire, démobilisé. Rentré à Haybes, il épouse une veuve de guerre et grâce à un modeste héritage, il acquiert l’Hôtel moderne. Ouvrier ardoisier le jour, il aide le soir son épouse dans la gestion de l’établissement. En 1936 les Manon quittent Haybes pour Fumay où ils reprennent l’Hôtel du Château, qui fait restaurant, et où Louis, musicien, anime des soirées dansantes les jours de fête et les dimanches. En 1939, à la déclaration de guerre, l’armée l’appelle de nouveau. Il met les siens à l’abri à Gardanne, dans le midi, où il les rejoint en 1940 après avoir été démobilisé. La famille Manon y reste jusqu’en 1943, Louis obtenant un emploi au fond de la mine de charbon. De retolouis manonur à Fumay, c’est un hôtel pillé de fond en comble que les Manon retrouvent, mais après quelques semaines de travaux, l’établissement rouvre ses portes.

Contacté par le chef local de la Résistance Gabriel Sacrez, Louis Manon héberge clandestinement  des prisonniers évadés, des aviateurs alliés, des résistants recherchés par la police allemande…

Au début du m ois de mars 1944, un contact lui amène huit jeunes gens, des réfractaires désireux de former un maquis. L’un d’eux, « Max », est un traître. Quelques jours plus tard, le 13 mars, Max se rend à la poste du bourg. Il téléphone à la police allemande et la Feldgendarmerie intervient à l’Hôtel du Château. Trois jeunes gens parviennent à s’enfuir, pour les autres c’est la prison de Charleville (deux d’entre eux, Alexandre et Auguste Salmeron seront jugés et fusillés sur le plateau de Berthaucourt).

Gabriel Sacrez incite Louis Manon à prendre la fuite, mais celui-ci refuse d’inquiéter sa famille. Quelques jours plus tard, les Allemands viennent le chercher. Incarcéré à la prison de Charleville, il est abattu au Bois de la Rosière, à Tournes, le 29 août 1944.


Sources : Témoignage de Mme Ginette Thunus-Manon, dans L’Ardennais du 27 juillet 1994 ; Dossier de la cour de justice des Ardennes, procès Max Brochet, ADA

 

 

Le nom de Louis Manon est inscrit sur le monument de la Résistance  de Berthaucourt.

Les pages qui sont consacrées à ce Mémorial sont régulièrement mises à jour et de nombreuses notices biographiques ont été complétées ou modifiées récemment. Vous pouvez contribuer à la construction du Mémorial en signalant les erreurs, les omissions, ou en apportant les précisions nécessaires. Que ceux qui se sont déjà manifestés en soient remerciés.

 

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Published by philippe lecler - dans Des hommes
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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 17:32

  C'est la célèbre "Beuquette" de Yanny Hureaux qui, dans L'Union-L'Ardennais du 9 décembre, évoque l'ouvrage, associé à celui de Terres ardennaises, pour lequel j'ai eu aussi l'honneur et le plaisir d'être sollicité comme rédacteur.

 

La guerre, la dernière, la nôtre, nous ne pouvons nous en passer. Pour nouvelle preuve, ces deux nouveaux livres qui sont déjà à la fête chez les libraires. Sous le titre « Face à la Gestapo », Annette Biazot et Philippe Lecler publient chez Euromédia un ouvrage étonnamment documenté qui révèle bien des secrets sur la tragédie du maquis franco-belge du Banel. Une somme, pour ne pas dire « un monument », le livre volumineux que sous le titre « Il y a soixante-dix ans dans les Ardennes » Terres Ardennaises consacre à notre quotidien durant la Seconde Guerre mondiale. À mes yeux, l'immense mérite de l'équipe d'historiens dirigée par l'inlassable Jacques Lambert, c'est d'avoir donné priorité aux témoignages écrits ou oraux et aux photographies d'époque que leur ont confiés des Ardennais « ordinaires ».

Yauque, nem !

 

Dans le "Mag'info Ardennes" n° 43, un article de Dominique Charton est consacré aux éditions Euromedia et évoque Face à la Gestapo : "Au travers d'une écritue rythmée et claire qui alterne judicieusement explications historiques et témoignages, Face à la Gestapo nous replonge dans cette époque troublée où les héros, trop souvent tombés dans l'oubli, étaient surtout des gens simples engagés dans une lutte sans merci contre le nazisme et les troupes d'occupation..."

 

Dans le Mag'dimanche du quotidien L'Union/L'Ardennais du 18 décembre, rubrique "livres"

 

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 21:01

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Dans L'ardennais/L'union du samedi 12 novembre :

 

"Un livre-référence sur les réseaux et maquis franco-belges... Une somme richement illustrée et documentée... Les deux historiens livrent une étude particulièrement pointue et documentée sur un aspect peu exploré jusqu'alors de la Résistance ardennaise... Accessible mais rigoureux, un ouvrage appelé à faire référence"

 

Dans le même journal, le samedi 19 novembre...

 

Dans la Semaine des Ardennes aussi :

 

seamine des ardennes

 


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