Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 10 mars à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Xavier Chevalier : "Le Kronprinz, mythes et réalités".

 

 

 

5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 15:24

Dans le cadre du débat opposant la municipalité de Sedan aux historiens, relative au devenir du monument allemand du cimetière Saint-Charles de Sedan, (lire les articles de presse  ici et ici, pour les plus récents), la Société d’histoire et d’archéologie du Sedanais, l’Institut Historique Allemand de Paris et l’Université de Paris I-Panthéon/Sorbonne organisent une après-midi de débat (de 14 à 18 h bien sûr) le samedi 22 juin à l’amphithéâtre Mendès-France de Sedan sur le thème : Le patrimoine de la Grande Guerre à Sedan et ailleurs : quels enjeux ?

 

Programme (sous réserve de modifications) 


LE PATRIMOINE DE LA GRANDE GUERRE A SEDAN ET AILLEURS.

QUELS ENJEUX ?

 

Après-midi de débat de 14 h - 18 h, organisée par la Société d’histoire et d’archéologie du Sedanais, l’Université de Paris I- Panthéon/Sorbonne et la Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives (Ministère de la Défense)

 

Première partie : interventions

 

Séance présidée par Antoine Prost, Professeur à l’Université de Paris I

 

- 14 h 00 La question du Monument de Sedan, histoire et enjeux par Sébastien Haguette (SHAS) et Nicolas Offenstadt (Maître de conférences à l’Université de Paris I), lecture d'un message de Gerd Krumeich, (Professeur à l’Université de Düsseldorf)

  

14 h 30 : Nicolas Charles (agrégé d'histoire, doctorant à l’Université de Paris I) : Les Allemands dans les Ardennes en 14-18. Etat des savoirs

 

- 14 h 50 : Thierry Hardier (Historien CRID1418) Quelle politique monumentale pour les Allemands dans la France occupée en 14-18 ?

 

15 h 10 Discussion sur les interventions

 

Deuxième partie : Echanges

 

- 15 h 30 -16 h 30 Table ronde : Que faire du patrimoine allemand 14-18 en France aujourd’hui ? Avec Arndt Weinrich (Chercheur à l’Institut historique allemand) Denis Rolland (Société historique de Soissons), Frederick Hadley (Historial de la Grande Guerre).

Table-ronde animée par Nicolas Offenstadt.

 

- 16 h 30 – 17 h 30 Table ronde : Quelle politique du patrimoine 14-18 à l'aube du centenaire ? Avec Antoine Prost (Professeur à l’Université de Paris I), Joseph Zimet (Directeur général de la Mission du Centenaire) et Philippe Olivera (Historien, CRID1418).

Table ronde conduite par André Loez, Historien, Professeur de Première Supérieure.

 

17 h 30 – 18 h 00. Discussion générale.

 

 

 

 article histoire extr

 

Article publié dans le magazine L'histoire d'avril 2012 

 

Pour ceux qui veulent en savoir plus...

Published by philippe lecler - dans Actualité
commenter cet article
3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 20:52

Conférence organisée par la S.H.A.S. Samedi 12 Mai 2012 à 17 h 00 à l'amphithéâtre Pierre Mendès-France de Sedan

- Entrée libre - Exposé de Anne FRANÇOIS (d'après un article publié sur ce sujet dans la dernière Revue historique ardennaise)


Une forme de répression de la collaboration

LA TONTE DES FEMMES A LA LIBÉRATION DANS LES ARDENNES

Accusées de collaboration, nombre de femmes furent tondues à la Libération dans les Ardennes. Punition, châtiment, la tonte des cheveux est aussi une pratique hautement symbolique, qui cache une réalité plus complexe.

Six Ardennaises portèrent plainte à la fin de l’année 1944 pour avoir été tondues dans différentes communes du département. A partir des enquêtes qui furent diligentées à l’époque et d’autres sources inédites, cette intervention reviendra sur les circonstances de cette pratique et sur sa portée, mais aussi sur les suites judiciaires qui furent données à ces événements. 

 

fille tondue a Balan

 

Jeune fille tondue à Balan, en septembre 1944 (Doc : SHAS, publié dans la RHA n° 43)

 


Published by philippe lecler - dans Actualité
commenter cet article
1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 06:44

L’histoire des « Helpers » n’a pas été écrite, même si leur rôle fut primordial dans l’histoire de la résistance à l’occupant. Loin des actions spectaculaires et de la lutte armée, ils forment le contingent des sans-grade et des anonymes sans qui rien n’eut été possible… Comment ne pas citer l’action de la famille Fontaine sur le plateau, action devenue une véritable épopée avec la fondation de la ligne « Dragon » ?

Une série d’articles consacrée aux arrestations dans la Résistance ardennaise au printemps 1944 prouve aussi, si besoin est, qu’apporter de l’aide aux aviateurs alliés, (mais aussi aux prisonniers de guerre évadés, aux juifs, aux réfractaires au STO...), fut aussi dangereux que de couper des fils téléphoniques ou de saboter une voie ferrée.

Les auteurs de la Complaintedu partisan, composée dès 1943, connaissaient les risques que prenaient ces milliers de héros anonymes aujourd’hui oubliés (si jamais leur courage fut connu et/ou reconnu), eux qui écrivirent ces vers : « Un vieil homme dans un grenier / Une nuit nous a cachés / Les Allemands l’ont pris / Il est mort sans surprise ». L'affiche ci-dessous, imprimée et diffusée sur ordre de la Feldkommandantur 684 de Charleville, nous le rappelle.

 

AvisRechercheAviateurs1940

 

 

Jean Delabruyère et son épouse Mireille tenaient la boulangerie de Sommauthe, village de l’arrondissement de Vouziers. Patriote refusant la défaite et méprisant l’occupant, le boulanger ne dissimulait pas ses sentiments gaullistes. Au mois d’avril 1943, un ouvrier bûcheron polonais, Zdzislaw Szymczak recueillit un aviateur anglais dont l’appareil s’était écrasé dans la région de Beaumont-en-Argonne.

 

137Jean Delabruyère, portrait

 


Connaissant les sentiments des boulangers, il dirigea l’Anglais vers leur domicile. Les époux Delabruyère donnèrent asile au naufragé du ciel et quelques jours plus tard, après l’avoir habillé en civil, Jean Delabruyère le dirigea vers Charleville où  une filière devait le prendre en charge pour entreprendre le long et périlleux voyage de retour.

Sans doute l’Anglais fut-il arrêté, car le 12 avril la Gestapo de Charleville entreprit une descente à Sommauthe, investit la boulangerie, la perquisitionna, et après avoir découvert les bottes de l’aviateur qui étaient restées cachées dans le fournil, procéda à l’arrestation de Jean Delabruyère qui fut incarcéré à Charleville. Le 15, le Polonais Szymczak fut appréhendé et emprisonné.

Le 23, c’est Mireille Delabruyère, qui fut arrêtée à son tour. Après avoir été incarcérée dans les prisons de Charleville, Laon et Fresnes, Mireille Delabruyère fut déportée le 10 juin 1943 au départ de Paris vers les prisons de Wittlich, d’Aix-la-Chapelle, Flussbach, et le camp de concentration de Ravensbrück. Elle fut libérée dans le cadre d’un échange de prisonniers avec la Suède en avril 1945 avant d’être rapatriée en France le 3 juillet 1945.

Le Polonais Zdzislaw Szymczak fut déporté en Allemagne (dates et lieux inconnus) et est rentré de déportation à la Libération.

Jean fut déporté au départ de Paris, gare de l’Est, le 22 juillet 1943 vers le SS-Sonderlager Hinzert, soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel». Il décéda en Allemagne, à la prison de Wittlich, le 23 août 1944.

Au mois d’août 1953, Jean Delabruyère fut nommé à titre posthume dans l’Ordre national du Mérite et reçut la Légion d’honneur ainsi que la médaille de la Résistance.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Sommauthe ainsi que sur les murs du  Mémorial de Berthaucourt.

Une plaque rappelant l’action des époux Delabruyère a été apposée en face de leur boulangerie à Sommauthe en 2002.

 

plaque delabruyere  DSCF0028


Published by philippe lecler - dans Des lieux
commenter cet article
17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 08:33

 

Á l'issue de l'assemblée générale de l'AFMD, P. Lecler a tenu une conférence consacrée à l’intégration de la Résistance ardennaise au réseau britannique Prosper/PHYSICIAN intitulée : Armel Guerne dans la Résistance : le cas ardennais

Compte-rendu ici                           

Published by philippe lecler - dans Actualité
commenter cet article