La cérémonie de commémoration des arrestations du 6 avril 1944 a eu lieu ce samedi 5 avril à la ferme du Chesnois à Alland'huy, sous la présidence de G. Dardart, président de la FNDIRP, en présence de nombreux élus, dont M. Lamenie, sénateur des Ardennes, et de représentants du monde associatif (AFMD et UAFFI).
On rappelera que les arrestations opérées par la Gestapo de l'avenue Foch dans ce village eurent lieu dans le cadre de ce qui fut appelé par la justice à la Libération "L'affaire des parachutistes alliés", dont on peut lire la relation sur ce blog. Au terme de cette cérémonie, on regrettera que l'historique qui a été fait de cet épisode tragique de la Résistance, une fois encore (puisque je m'en étais déjà ouvert à son rédacteur), ne soit pas tout à fait conforme à la réalité des faits établis. On regrettera aussi que Charles Lambert, commerçant à Attigny, arrêté lui aussi pour les mêmes faits le 6 avril, déporté lui aussi au départ de Compiègne le 2 juillet 1944 vers le camp de concentration de Dachau et décédé au camp de Léonberg (Kommando du camp de Natzweiler) le 2 février 1945, ne soit pas associé à l'hommage rendu ce jour aux résistants du réseau Samson .
Discours de M. Marc Laménie, sénateur des Ardennes
par philippe lecler
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Mercredi 12 mars, France 3 consacrera une émission aux travaux du Père Patrick Desbois, qui travaille avec son équipe à
retrouver les charniers laissés par les Einsatzgruppen dans les ex-pays de
l'Est, ainsi qu'à recueillir les témoignages de ceux qui ont assistés aux Aktion de la SS contre les communautés juives sur le territoire soviétique. A la limite de l'indicible,
des souvenirs terribles, des évocations parfois insoutenables, qui mettent en lumière un des épisodes les plus méconnus de la Shoah.
Quelques lectures conseillées à ceux qui voudraient approfondir le sujet :


Un jeune Juif new-Yorkais dont les aïeux ont immigré aux Etats-Unis dans les années 30 s'interroge sur le sort qui fut réservé à cette partie de sa famille restée en Pologne pendant la seconde guerre mondiale et dont il sait seulement qu'elle fut "tuée par les nazis". Il part à la recherche des derniers témoins survivants, disséminés à travers le monde, pour reconstituer le puzzle familial. Une grande leçon d'histoire.

Quelques lectures conseillées à ceux qui voudraient approfondir le sujet :
Père P. Desbois, Porteur de mémoires, Michel lafon, Paris, 2007Directeur du Service national des évêques de France pour les ralations avec le judaïsme, conseiller du Vatican pour la religion juive, il est celui qui aujourd'hui révèle l'ampleur de ces massacres systématiquement organisés par les Einsatzgruppen dans l'Europe orientale. Avec une volonté : rendre une sépulture à chacune des victimes. Cet ouvrage est son "carnet de route" des années 2004-2006, avec de larges retranscriptions des témoignages recueillis dans les villages d'Ukraine (voir ici)

C.R. Browning, Des hommes ordinaires. Le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la solution finale en Pologne, Les Belles Lettres, Paris, 1994Une étude riche et profonde sur les mécanismes de la barbarie organisée, à partir de l'exemple de ce bataillon de police composés de réservistes trop vieux ou inaptes pour le front. Ou comment 500 "hommes ordinaires" (ni enrôlés dans la SS, ni même parfois ,adhérents du parti national-socialiste), parviennent, en moins de seize mois à assassiner directement, d'une balle dans la tête, 38 000 juifs et à en déporter 45 000 autres vers la chambre à gaz de Tréblinka.

D. Mendelsohn, Les disparus, Flammarion, Paris, 2007Ni ouvrage historique, ni roman, mais relation d'une quête familiale, Les disparus est pourtant un grand livre, tant par l'ampleur de son sujet que par ses qualités littéraires.
Un jeune Juif new-Yorkais dont les aïeux ont immigré aux Etats-Unis dans les années 30 s'interroge sur le sort qui fut réservé à cette partie de sa famille restée en Pologne pendant la seconde guerre mondiale et dont il sait seulement qu'elle fut "tuée par les nazis". Il part à la recherche des derniers témoins survivants, disséminés à travers le monde, pour reconstituer le puzzle familial. Une grande leçon d'histoire.

1942, Ukraine. Des membres de la police allemande mettent en joue des juifs d'Ivangorod qui viennent juste de terminer de creuser leur propre tombe.
(© USHMM, courtesy of Jerzy Tomaszewski. Copyright : agency agreement)
(© USHMM, courtesy of Jerzy Tomaszewski. Copyright : agency agreement)
par philippe lecler
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par philippe lecler
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Ce dimanche 27 janvier, jour du 63e anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz, la ville de Rethel a rendu hommage à Icko, Rachel et Hélène Cyminski, en présence d'une assistance nombreuse et recueillie. Une plaque commémorative a été dévoilée à cette occasion.
La plaque, sur laquelle le prénom Icko a été amputée de son "C" (toutes photos : P. Lecler)
Cette manifestation fut suivie d'un vin d'honneur offert par la ville sur les lieux de l'exposition qui, au cours des deux semaines précédentes, avait accueilli nombre de visiteurs.
On notera qu'en ce début d'année, à l'occasion de cette commémoration, les enfants des écoles primaires ont été sensibilisés à la thématique de la déportation en général et à celle de la Shoah en particulier (notamment les élèves de Cycle III de l'école de Château-Porcien, et ceux de l'école Mazarin, qui ont pu visiter l'exposition et dont une délégation a participé à la cérémonie par la lecture de poèmes et la pose de fleurs au pied de la plaque). On regrettera par contre que, malgré la proximité des lieux, aucun professeur du collège Sorbon ou du lycée Verlaine n'ait daigné effectuer le déplacement à l'exposition avec ses élèves (certains jeunes sont néanmoins venus, à titre individuel, nous y rendre visite)...
On ne peut que chaleureusement remercier tous ceux qui, par leur implication dans le projet, par leur soutien, ou par leur simple présence, ont fait de cette modeste cérémonie un grand moment d'histoire et d'émotion. Ils nous excuseront de ne les citer tous, la liste en est trop longue...
Les premiers clichés...


La plaque, sur laquelle le prénom Icko a été amputée de son "C" (toutes photos : P. Lecler)On notera qu'en ce début d'année, à l'occasion de cette commémoration, les enfants des écoles primaires ont été sensibilisés à la thématique de la déportation en général et à celle de la Shoah en particulier (notamment les élèves de Cycle III de l'école de Château-Porcien, et ceux de l'école Mazarin, qui ont pu visiter l'exposition et dont une délégation a participé à la cérémonie par la lecture de poèmes et la pose de fleurs au pied de la plaque). On regrettera par contre que, malgré la proximité des lieux, aucun professeur du collège Sorbon ou du lycée Verlaine n'ait daigné effectuer le déplacement à l'exposition avec ses élèves (certains jeunes sont néanmoins venus, à titre individuel, nous y rendre visite)...
On ne peut que chaleureusement remercier tous ceux qui, par leur implication dans le projet, par leur soutien, ou par leur simple présence, ont fait de cette modeste cérémonie un grand moment d'histoire et d'émotion. Ils nous excuseront de ne les citer tous, la liste en est trop longue...
Les premiers clichés...


par philippe lecler
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L'exposition en hommage à la famille Cyminski est ouverte à la bibliothèque de Rethel, du 12 au 27 janvier.



L'exposition se décline en deux grandes parties : un ensemble de panneaux portant sur la déportation, prêt de l'AFMD 08, et de nombreux documents concernant la famille Cyminski, dont de nombreuses photographies ainsi que les fac-similés des documents ayant servi à l'étude, leur reproduction nous ayant été aimablement autorisée par les Archives départementales.
Un document figurant parmi de nombreux autres : un exemplaire du Petit Ardennais daté du jour des arrestations d'Icko et de Rachel.

Horaires d'ouverture : lundi, de 14 à 18 h ; mardi, de 14 à 18 h ; mercredi, de 10 à 12 h et de 13h30 à 18h30 ; jeudi, de 10 à 12 h et de 14 à 18 h ; vendredi, de 13 h 30 à 17 h 30 ; samedi, de 10 à 12 h et de 14h à 16 h.
La cérémonie commémorative aura lieu le dimanche 27 janvier à 10 h 30, place de Caen, devant l'ancien magasin Cyminski. Sur cette carte postale de 1926, c'est la maison à gauche faisant l'angle (Doc F. Guérin).

La même vue aujourd'hui...

Bandeau publicitaire extrait de l'Annuaire Rethelois de 1936

La même vue aujourd'hui...

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par philippe lecler
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