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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 10 mars à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Xavier Chevalier : "Le Kronprinz, mythes et réalités".

 

 

 

28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 13:40

 

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La nouvelle Revue Historique Ardennaise est disponible chez tous les bons libraires, ainsi qu'aux Archives départementales. Une livraison de grande qualité pour lecteurs exigeants, couvrant tous les champs de la recherche en histoire dans notre département.

 

Pour ce qui est de notre domaine de compétence, on notera l'excellent article d'Anne François consacré aux « dénonciations et lettres anonymes à la Libération dans les Ardennes », dans lequel l'auteure s'attache à démontrer que la délation ne fut pas un phénomène limité au temps de l’occupation allemande, mais qu’il perdura après la libération du département. Les dénonciations s’inscrivirent dès lors dans une volonté d’épuration : le « mauvais Français » à clouer au pilori n’étant plus le communiste, le Juif, ou le franc-maçon, mais le trafiquant du marché noir, « l’ami(e) des Boches » et le collabo (ou supposé tel).  

 

Quant à moi, j’y livre les résultats d’une recherche menée sur le maquis d’Autrecourt qui fut fondé par l’industriel Ernest Cardot au printemps de 1943 (« Une page tragique de la résistance dans la région de Sedan : le maquis d’Autrecourt et l’affaire du bois de l’Alma »). La mort tragique de Cardot, tué par un des maquisards qu’il avait lui-même enrôlé, mit fin à l’expérience. L’organisation découverte, la répression allemande fut sévère : le tribunal militaire allemand prononça trois condamnations à mort en cette affaire. Somme toute, cet épisode révèle les faiblesses de la Résistance organisée et dirigée par des hommes et des femmes dont la guerre n’était pas le métier.

 

Nota : sur cet épisode de la Résistance, conférence aux Archives départementales des Ardennes, le vendredi 15 novembre 2013 à 18H


Revue Historique Ardennaise n° 45, année 2013, 23 € (17 € pour les adhérents de la Société d’Histoire des Ardennes)

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Published by philippe lecler - dans Actualité
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