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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 10 mars à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Xavier Chevalier : "Le Kronprinz, mythes et réalités".

 

 

 

24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 18:45

La Revue Historique Ardennaise n° 43, publication de la Société d’Études couvinternetArdennaises, vient de sortir.

La richesse de son sommaire démontre, s’il en était besoin, que la RHA fait preuve d’une belle vitalité et s’impose comme LA revue d’histoire de référence non seulement dans les Ardennes, mais aussi parmi les publications régionales des sociétés dites « savantes ».

 

Je renvoie au bon de commande de la SEA sur lequel vous trouverez le sommaire de la revue : en cliquant ici pour les adhérents de la SEA, là pour les non-adhérents. 

Pour ce qui nous intéresse, je me permets de faire remarquer au lecteur que trois articles sont consacrés aux Ardennes dans la Seconde Guerre mondiale :

 


- Les fusillés, de J.P. Besse, dont nous avons abondamment parlé ici, et dont nous avons rendu compte de la conférence qu’il donna aux Archives départementales.

 

- Une étude du cas de six femmes tondues à la Libération, par A. François. Où l’auteure montre que certaines femmes victimes de violences lors des festivités qui suivirent le départ des Allemands refusèrent de courber l’échine et portèrent leur plainte devant la justice. L’analyse de ces cas permet de mieux comprendre le mécanisme qui mena à ces pratiques, qui en furent les initiateurs et les auteurs, mais aussi les victimes.

 

- Une étude consacrée aux opinions et comportements des Ardennais pendant les deux premières années de l’Occupation à travers les synthèses préfectorales et les rapports de police (Novembre 1940- Juillet 1942), par moi-même.

Extrait de l'introduction :

« Opinion et Occupation. Voilà deux termes qui, de prime abord semblent inconciliables tant le discours dominant sur cette période tend à nous persuader qu’entre 1940 et 1944 les Français avaient cessé de penser, l’intérêt et le ventre leur tenant lieu de cerveau et de cœur ; que sous la botte allemande la population de notre pays ne fut jamais composée que d’une majorité résignée et attentiste prise en étau entre deux minorités agissantes : les résistants et les collaborateurs… La confrontation de ces représentations, si communes, avec la documentation existante doit pouvoir permettre de vérifier leur pertinence et, le cas échéant, d’apprécier la spécificité du cas ardennais : quelles opinions exprime la population ardennaise face à la politique de Collaboration du gouvernement de Vichy, quelles attitudes devant l’occupant pendant les deux premières années de l’Occupation ?...

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Published by philippe lecler - dans Actualité
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