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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 12 mai à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Grégory Kaczmarek : "La grande grève revinoise de 1907 : cinq mois de combats ouvriers".

Vendredi 16 juin à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Philippe Lecler : "Pol Renard, un héros de la Résistance".

 

 

7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 21:10

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Martyrologe de la Résistance ardennaise de MARCHAND à MENESSON

 


324 – MARCHAND André, né le 29 septembre 1898 à Reims, expert-comptable à Charleville. Chef de secteur FFI de Charleville, il fut arrêté avec Robert Dehaibe, Pierre Chardin et Roland Lambert dans la nuit du 9 au 10 juin, au retour d'un parachutage, sur la route de Monthermé à Charleville. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville, il fut fusillé le 1er juillet 1944 au fort des Ayvelles.
Son nom est inscrit sur la plaque commémorative des fusillés du fort des Ayvelles à Villers-Semeuse, sur le Mémorial du Grand Orient de France, 16 rue Cadet à Paris (« Á la mémoire des Frères Maçons fusillés, déportés, morts au combat, victimes des nazis et de leurs alliés ». André Marchand était membre de La Fraternité Georges Corneau  de Charleville).
Une rue de Charleville-Mézières porte son nom.

325 - MARCHAND Arthur, Léon, né le 1er avril 1923 à Jumet (Belgique), ouvrier à Givet. Réfractaire au STO, membre des FFI de Givet, Arthur Marchand fut arrêté avec deux de ses camarades, Raymond Martin et René Rivir, par la Feldgendarmerie de Givet sur la route de Vireux à Hargnies le 6 juillet 1944, alors qu’ils rejoignaient le maquis Prisme de la mission interalliée « Citronelle » cantonné dans les bois d’Hargnies (maquis dit « des Ardennes »).
Arthur Marchand tenta la fuite et s’engagea dans la forêt. Mais rattrapé par ses poursuivants il fut abattu et son corps laissé sur place. Il ne fut retrouvé que le 29 août 1944 sur le territoire de la commune d’Hargnies.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Givet.

326 – MARIELLE Pol, né le 12 décembre 1903 à Brest, domicilié à Sedan. Agent d’assurances, Pol Marielle était aussi le correspondant local du quotidien Le Nord-Est, dont le bandeau : « organe Champenois de la France Nouvelle » laissait deviner ses allégeances. Il fut arrêté par les Allemands escortés d’un gendarme français le 4 mars 1943, le lendemain de la grande manifestation communiste contre le départ de requis au STO en gare de Sedan. Pol Marielle n’était pas communiste, et il n’était pas même à la gare de Sedan le jour des événements. Il fut donc probablement dénoncé par un voisin jaloux ou un concurrent envieux (« J’apprends que je suis prévenu ainsi que mes compagnons d’activité communiste, cette révélation me montre combien l’opinion française se montre en certains cas avide de méchanceté, de bassesse, en ajoutant son esprit de jalousie et de dénonciation » écrira-t-il dans le cahier qu’il tint en prison)…
Incarcéré à la prison de Rethel jusqu’au 23 mars, il fut transféré avec ses compagnons à la maison d’arrêt de Saint-Quentin où il resta jusqu’au 17 avril avant d’être interné au Frontstalag 122 de Compiègne.
Avec l’ensemble des détenus retenus responsables de la manifestation de Sedan, il fut déporté depuis Compiègne le 28 avril vers le camp de concentration de Sachsenhausen où il est décédé le 30 mars 1945.

327 – MARTIGNY André, René, né le 23 juin 1916 à Chauny (Aisne), domicilié à Floing (Ardennes). Fils d’André Martigny, mécanicien, et de Madeleine Wattinne, André Martigny s’était marié le 4 février 1939 à Sedan (Ardennes) avec Aimée Louise Cordier. Résistant du groupe FFI de Floing (Ardennes). Il fut exécuté le 29 août 1944 à Floing par les membres d’un groupe d’action de la Sipo-SD connu sous la dénomination de « Bande au Bossu »  et commandé par le français Pierre-Mary Paoli. Il fut martyrisé avant d’être abattu par ses tortionnaires.

Son nom est inscrit sur la plaque commémorative de la grotte de Gaulier (« À cette place dans la matinée du 29 août 1944, les miliciens doriotistes ont lâchement torturé et assassiné les patriotes et membres de la Résistance »), ainsi que sur le mur du mémorial de la Résistance de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes).


328 – MARTIN Georges, né le 29 juin 1914 à Thilay, ouvrier à Fumay. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

329 - MARTIN Henri, René, né le 16 mars 1925 à Reims, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

330 – MARTIN Jean, né le 18 octobre 1920 à Fumay, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

331 – MARTIN Raymond, Julien, Arthur, né le 7 septembre 1924 à Fromelennes, domicilié en cette commune. Réfractaire au STO, membre des FFI de Givet, René Rivir fut arrêté avec deux de ses camarades, Raymond Martin et Arthur Marchand, par la Feldgendarmerie de Givet sur la route de Vireux à Hargnies le 6 juillet 1944, alors qu’ils rejoignaient le maquis Prisme de la mission interalliée « Citronelle » cantonné dans les bois d’Hargnies (maquis dit « des Ardennes »). Il fut incarcéré à la prison de Charleville.
Selon le Colonel Laboureur, délégué régional du service de Recherche des Crimes de Guerre Ennemis, Raymond Martin et René Rivir furent « condamnés à mort et exécutés le 14 juillet 1944 au plateau de Berthaucourt » (courrier au Commandant de la brigade de gendarmerie de Givet, du 5 avril 1945. Le colonel Laboureur ajoute : « Je vous transmets cette information à toutes fins que vous jugerez utiles pour prévenir les familles, car il ressort des déclarations que vous avez recueillies sur cette affaire que les parents semblent être dans l’ignorance absolue du lieu de sépulture. ») 
Le jugement déclaratif de décès, prononcé le 20 mai 1947 par le tribunal de Rocroi, précise que Raymond Martin fut « après une courte incarcération […] exécuté à une date indéterminée et vraisemblablement à Charleville et […] sa mère fut avisée de son décès le 14 juillet 1944 par le Colonel commandant la subdivision de Laon. »
Conformément à cette décision, l’extrait du registre des actes de décès de la mairie de Fromelennes considère donc que Raymond Martin est décédé à Charleville, fusillé par les Allemands, « courant juillet 1944 ».
Comme celui de son camarade René Rivir, son corps n’a jamais été retrouvé.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fromelennes ainsi que sur la stèle apposée dans le cimetière de Fromelennes « À la mémoire des FFI torturés et fusillés par les Nazis le 6.07.44 ».

332 – MASIER Alphonse, né le 23 juillet 1920 à Beveren-Waes (Belgique), dessinateur industriel à Sedan. Démobilisé de l’armée d’Armistice dans laquelle il s’était engagé en janvier 1941, il arriva à Sedan au début de l’année 1942 avec son ami Jacques Rousseau qui le fit embaucher comme dessinateur industriel dans l’entreprise de son père pour couvrir ses activités de résistant. Mis en contact avec Ernest Cardot, chef de secteur de la région de Sedan, il fut arrêté par les autorités allemandes le 8 juin 1943, après la mort de ce dernier. Ernest Cardot avait, dès février 1943, installé un maquis dans les bois d’Autrecourt, où les hommes, sous couvert de travaux forestiers, récupéraient des armes sur les champs de bataille de 1940 et les remettaient en état… L’enquête mit en évidence le rôle d’Alphonse Masier dans la formation du maquis. Masier, pour sauver ses camarades, assuma seul toute la responsabilité des faits qui leur étaient reprochés et déclara « être Français et catholique, et prêt à donner sa vie pour ses idées si cela est nécessaire. » Le colonel allemand qui présidait le tribunal déclara à l’issue de l’audience : « Vous êtes un héros (« Sie sind ein Held »), j’aimerais avoir un fils comme vous ».
Alphonse Masier fut condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville le 31 août1943, et fusillé le 23 septembre, à 7 h 30, sur le plateau de Berthaucourt à Mézières.
Son corps repose à la nécropole nationale de Floing, et son nom figure sur le monument aux morts de Lussac-les-Châteaux (Vienne).

333 - MASSE André, né le 26 février 1911 à Iviers (Aisne), domicilié à Besmont-sur-Aisne (Aisne). Membre des FFI, tué le 1er septembre 1944 à Leuze (Aisne), au cours d’un engagement contre des troupes allemandes.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Besmont.

334 – MASSE Paul, domicilié à Coingt (Aisne). Appartenant au groupe d’Émile Fontaine (chef de secteur de Rumigny/Signy-l’Abbaye), il fut mortellement blessé le 8 mars 1944 à Coingt. Il est décédé à l’hôpital d’Hirson.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Coingt.

335 – MASSE Pierre, né le 21 octobre 1923 à Cuiry-les-Iviers (Aisne), domicilié à Coingt (Aisne). Appartenant au groupe d’Émile Fontaine (chef de secteur de Rumigny/Signy-l’Abbaye), il fut dénoncé  par un traître à la solde de la Gestapo et arrêté le 8 mars 1944. Déporté au départ de Compiègne à destination du camp de concentration de Neuengamme le 21 mai 1944. Disparu en ce camp.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Coingt.

336 – MASSET Raphaël, né le 25 novembre 1920 à Montcy-Saint-Pierre, domicilié en cette commune. Membre de la Compagnie FTP du secteur sud des Ardennes, maquisard dans le groupe de Pierre Luizard, dit «Pascal », Raphaël Masset fut tué au combat dans une embuscade tendue par une patrouille allemande entre Vrigne-aux-Bois et Sugny (Belgique), le 5 septembre 1944.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Montcy-Saint-Pierre et de Mézières.

337 –MASSIN Pierre, Gustave, né le 4 mars 1919 à Balan, domicilié en cette commune. Il fut arrêté par des soldats allemands le 4 septembre 1944 à Balan, alors que ceux-ci venaient de procéder à l’arrestation de Georges Vaucher, sergent des FFI. Bien que n’appartenant pas à la Résistance et n’ayant aucun lien avec Georges Vaucher, il fut exécuté sommairement en compagnie de ce dernier au lieu-dit La Rapaille, à Bazeilles, le jour même.

 

Son nom est inscrit sur le Mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières, et sur la stèle commémorative à la Moncelle, route de Balan, « Fusillé le 4 septembre 1944 ».


339 – MASSON André, né le 26 avril 1917 à Nouzonville, manœuvre en cette commune. Envoyé en Allemagne, à Stuttgart, au titre du STO en décembre 1942. Rentré chez lui en février 1944 comme permissionnaire, il ne rejoignit pas à l’expiration de son temps. Volontaire au maquis des Ardennes, il fut fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouzonville et sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

339 – MATER Daniel, Gaston, Ulysse, Théophile, né le 25 avril 1925 à Nouzonville, moutonnier en cette commune. Membre du groupe de sabotage de l’OCM de Nouzonville, avec René Mater, Maurice Hugueville, et Jean Dachy. Il fut arrêté par la police allemande le 8 juin 1944 après  une tentative de sabotage sur voie ferrée dans la nuit du 6 au 7 juin sur la ligne Nouzonville-Aiglemont, au cours de laquelle les quatre hommes avaient été surpris par une patrouille allemande et Jean Dachy avait été arrêté. Incarcéré à la prison de Charleville, il fut condamné à mort par le tribunal militaire de Charleville et fusillé au fort des Ayvelles le 9 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouzonville, ainsi que sur la plaque commémorative des fusillés du fort des Ayvelles à Villers-Semeuse.

 

340 – MATER René, Paul, né le 11 juin 1897 à Chatel-Chéhéry, chef de fabrication aux aciéries, domicilié à Nouzonville, oncle du précédent. Membre de l’OCM depuis octobre 1942, adjoint de Maurice Hugueville, chef de groupe des sabotages. Il fut arrêté par la police allemande le 8 juin 1944 après  une tentative de sabotage sur voie ferrée dans la nuit du 6 au 7 juin sur la ligne Nouzonville-Aiglemont, au cours de laquelle les quatre hommes avaient été surpris par une patrouille allemande et Jean Dachy avait été arrêté. Incarcéré à la prison de Charleville, il fut condamné à mort par le tribunal militaire de Charleville et fusillé au fort des Ayvelles le 9 juin 1944.


341– MATHIEU Roger, Auguste, né le 23 novembre 1914 à Pienne (Meurthe-et-Moselle), artisan coiffeur rue Bourbon à Charleville. Très connu des sportifs des Ardennes, il assumait avant la guerre le secrétariat du Club Pugilistique ardennais.
Il entra en 1943 dans l’organisation « Ceux de la Résistance ». Très doué en anglais, ses camarades le commirent à la tâche de rechercher et d’héberger les aviateurs alliés descendus sur notre territoire. Une filière d’évacuation, le réseau SAMSON, permettait ensuite aux aviateurs de regagner Londres via l’Espagne. Arrêté par la police française le 31 mars 1944 à La Francheville, il fut remis à la Gestapo et inculpé d’hébergement d’aviateurs dans le cadre de l’affaire dite « des parachutistes alliés ». Il fut incarcéré à la prison de Charleville, où il contracta volontairement  la gale pour éviter la déportation en Allemagne. Il fut fusillé au Bois de la Rosière, à Tournes, le 29 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés du Bois de la Rosière à Tournes.

342 – MATUSZAK André, Joseph, né le 5 juillet 1922 à Saint-Quentin (Aisne), domicilié à Nouzonville. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

 343 – MATHY Alfred, Pierre, né le 27 juin 1924 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, exécuté par les Allemands à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

344 – MAUCORT Eugène, né le 19 juin 1901 à Fumay, gendarme domicilié à Condé-les-Vouziers. Tué lors des combats pour la libération, à Terron-sur-Aisne le 1er septembre 1944.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Terron-sur-Aisne, de Vouziers et de Fumay.

345 – MAUDOUX Usmé, né le19 août 1898 à Taillette, employé SNCF domicilié à Hannogne-Saint-Martin. Arrêté par les Allemands le 4 mars 1943 à la suite d’une manifestation contre le départ de requis au STO en gare de Sedan. Incarcéré successivement à la prison de Rethel puis à celle de Saint-Quentin (Aisne), transféré au camp de Compiègne-Royallieu, il fut déporté vers le camp de concentration de Sarrebrück Neue Bremm le 24 avril  1943. Il est décédé au camp de concentration de Sachsenhausen le 13 février 45.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Hannogne-Saint-Martin.

346 – MAUGUIÈRES Georges, Mathias, né le 4 avril 1925 à Revin, bûcheron en cette commune. Il travaillait en forêt lorsque, le 12 juin en début d’après-midi, les premiers éléments de l’armée allemande sont arrivés à la recherche du maquis « Prisme », dit « maquis des Ardennes ». Georges Mauguières, interrogé, refusa de leur indiquer l’emplacement du camp. Il subit le martyre avant d’être exécuté d’une balle dans la tête.
Georges Mauguières fut décoré de la Légion d’honneur, à titre posthume, par le président dela République Vincent Auriol, le 27 juin 1948, lors de l’inauguration du monument du maquis des Manises élevé sur les pentes du Malgré-Tout à Revin. 
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.
Une rue de Revin porte son nom.

347 – MAUJEAN Odette, née DROMAIN le 14 avril 1925, domiciliée à Tavaux (Aisne). Épouse de Pierre Maujean, lieutenant FFI et adjoint de Georges-Henri Lallement, chef du secteur OCM de Signy-l’Abbaye. Odette Maujean fut martyrisée lors des massacres de Tavaux, et exécutée par les Allemands le 30 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument commémoratif des fusillés et déportés du 30 août 1944 de Tavaux-et-Ponséricourt.

348 – MAUS Camille, né le 30 mai 1888 à Tremblois-les-Carignan, militaire d’active (officier dans l’aviation). Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté par le transport du 27 janvier 1944 au départ de Compiègne vers le camp de concentration de Buchenwald, il y est décédé le 20 septembre 1944 (JO n°57 du 08/03/1985).
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Tremblois-les-Carignan.

349 – MAUVAIS Paul, Robert, né le 6 septembre 1901 à Warcq,.

350 – MAUVIEL Guy, né le 29 mars 1927 à Coucy. Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté par le transport du 13 juillet 1944 au départ de Paris, gare de l’Est, vers le camp de concentration de Natzweiler. Soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel». Transféré au camp de concentration de Dachau, décédé au camp de concentration de Mauthausen le 2 février 1945.
Son nom est inscrit sur le Monument Aux Fusillés et Déportés d’Auxerre (Yonne).

351 – MAYOT Roger, né le 16 avril 1907 à Châtel-Chehery, employé de la SNCF à Villers-Semeuse. Arrêté le 16 décembre 1943 en gare de Mohon pour un motif inconnu. Déporté par le transport du 25 février 1944 au départ de Paris, gare de l’Est, vers le camp de Natzweiler. Soumis au décret Keitel « Nacht und Nebel ». Transféré aux camps de concentration de Dachau puis de Mauthausen. Décédé au camp de Melk (Kommando de Mauthausen), le 28 novembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument du Calvaire des fusillés du bois de la Forge, situé à l’écart de la route départemental 6, entre Senuc et Montcheutin.

352 – MELIN Jean, né le 16 février 1928 à Monthermé, ardoisier à Fumay. Volontaire au maquis des Ardennes. Fusillé à Monthermé le 20 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

353 – (De) MELO PINTO Delphin, né le 28 mars 1926 à Fundao (Portugal), domicilié à Sedan (Ardennes). Ouvrier à la filature du Warcan à Olly (Ardennes), réfractaire au STO, il était en 1944 occupé par son employeur, Pierre Rouy, à la réfection de la gare désaffectée d’Olly avec des camarades dans la même situation (Daniel Hut et Pierre Discrit). Les jeunes hommes voulaient rallier un maquis pour participer aux combats de la libération. Ils s’adressèrent au chef du faux maquis installé au bois de la Hatrelle et créé par des miliciens, membres du groupe d’action de la Sipo-SD cantonnée à Sedan (Ardennes), connu dans la région sous la dénomination de « Bande au Bossu ». Ils furent exécutés par les miliciens dans la gare désaffectée d’Olly où ils travaillaient, le 28 août 1944. Dephin de Melo Pinto est décédé des suites de ses blessures à l’hôpital de Sedan.

Son nom est inscrit sur la pierre du mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes), ainsi que sur la plaque commémorative apposée à Illy-Olly en mémoire des hommes « lâchement assassinés le 28 août 1944 par les miliciens à la solde de l’ennemi ».



354 - MENNESSON Henri, né le 28 août 1895 à Iviers (Aisne), commerçant à Brunehamel, dans l’Aisne, appartenant au groupe d’Émile Fontaine (chef de secteur de Rumigny/Signy-l’Abbaye). Organisateur, avec son épouse, d’une filière d’aide aux prisonniers de guerre français évadés, aux aviateurs alliés, aux Juifs du camp des Mazures, aux réfractaires du STO. Les époux Mennesson furent arrêtés le 8 mars 1944, dénoncés  par un traître à la solde de la Gestapo. Condamnés aux travaux forcés à perpétuité par un tribunal militaire, ils furent incarcérés à Fresnes le 14 avril. Mme Mennesson fut déportée à Ravensbrück puis transférée à Mauthausen, elle survécut à sa déportation. Henri Mennesson fut déporté par le transport du 4 mai 1944 au départ de Paris, gare de l’Est, vers le camp de concentration de Natzweiler. Soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel». Transféré au camp de concentration de Dachau. Décédé à Allach (Kommando de Dachau), le 20 janvier 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Brunehamel.

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Published by philippe lecler - dans Mémorial de Berthaucourt
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