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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 12 mai à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Grégory Kaczmarek : "La grande grève revinoise de 1907 : cinq mois de combats ouvriers".

Vendredi 16 juin à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Philippe Lecler : "Pol Renard, un héros de la Résistance".

 

 

10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 12:31

Parution le 28 octobre
     Le temps des partisans

 Suivi de Mémorial de Berthaucourt, la Résistance et sa répression dans les Ardennes

 


 


                    Les Ardennais ont subi quatre années d’occupation allemande. Quatre années pendant lesquelles le sentiment patriotique s’exprima à travers de multiples formes d’action ; de l’aide aux prisonniers de guerre évadés aux attentats meurtriers contre les collaborateurs, ou aux sabotages contre les transports ferroviaires de la Wehrmacht, pour n’en citer que quelques-unes. La résistance à l’occupant s’organisa très tôt dans des mouvements ou des réseaux qui, au fil des mois, se  diversifièrent et se complexifièrent ; dans l’élaboration de stratégies dont la libération du territoire national, mais aussi la restauration d’une République régénérée, restaient les objectifs ultimes.

 

Particulièrement mal connue, la résistance communiste est une composante de ce vaste mouvement patriotique et social. À partir de documents inédits, français et allemands, ce livre retrace son histoire mouvementée qui, de 1941 à 1943, fut ponctuée d’arrestations, d’exécutions, et de déportations vers les camps de concentration nazis. Après les échecs de refondation du Parti communiste dans les Ardennes, le flambeau de la lutte fut repris par les « Francs-tireurs et partisans » (FTP) qui, de la vallée de l’Aisne à celle de la Meuse, entreprirent de livrer une guerre sans merci contre l’occupant. Issu lui aussi de la gauche de l’échiquier politique, le mouvement « Libération-Nord » permit, grâce à l’opiniâtreté de ses dirigeants, la constitution au printemps de 1944 du Comité départemental de libération dont la tâche, à la fois militaire, politique et sociale, fut de préparer le rétablissement de la légalité républicaine après le départ de l’occupant.

 

Dans une seconde partie, l’étude du Mémorial de Berthaucourt, dédié aux héros de la Résistance ardennaise, permet de mieux comprendre les mécanismes de la répression mise en œuvre par les services allemands de police. Fusillés, déportés, massacrés, ceux dont les noms sont inscrits dans la pierre du monument participent d’une mémoire collective qui, avec le temps, va s’estompant. Rendre à chacun de ces martyrs son identité et son histoire est aussi le propos de ce livre profondément original et riche de plus de 130 documents.   

Le temps des partisans suivi de Mémorial de Berthaucourt,
  
éditions Dominique Guéniot, Langres.


Ouvrage RELIÉ de 192 pages
Format 19 x 26 cm

ISBN : 978-2-87825-466-2
Prix TTC : 28 euros

Publié avec le soutien de la région Champagne-Ardenne

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Published by philippe lecler - dans Actualité
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