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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 12 mai à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Grégory Kaczmarek : "La grande grève revinoise de 1907 : cinq mois de combats ouvriers".

Vendredi 16 juin à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Philippe Lecler : "Pol Renard, un héros de la Résistance".

 

 

9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 15:38

Il nous avait livré le récit de son aventure, lorsqu'en juin 1944 il était monté au maquis après le débarquement allié sur les côtes normandes. Je l'avais publié dans Terres ardennaises puis sur ce blog. Son fils m'a appris son décès par courrier éléctronique il y a peu (mon ordinateur m'ayant laché, je n'ai pu lui répondre, qu'il veuille bien m'en excuser s'il lit ces lignes)...
L'Ardennais s'est fait l'écho du décès d'André Hubert qui, précise son fils, avait toujours été "critique vis-à-vis de l'organisation du maquis. Il trouvait certaines dispositions incohérentes, il contestait la manière dont avait été gérée la résistance. Comme le général de Bolladière avait une certaine aura, on ne pouvait émettre de critiques".
Quel meilleur hommage d'adieu peut-on lui rendre qu'en lisant, ou en relisant, le récit de sa résistance ? 

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Published by philippe lecler - dans Le maquis des Ardennes
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