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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 12 mai à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Grégory Kaczmarek : "La grande grève revinoise de 1907 : cinq mois de combats ouvriers".

Vendredi 16 juin à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Philippe Lecler : "Pol Renard, un héros de la Résistance".

 

 

16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 07:36

On lit en conclusion de l’article de G. Dardart consacré au communiste sedanais Lucien Sampaix (Sedan Magazine, janvier-février 2010), dont on se souvient qu’il fut fusillé par les Allemands à Caen le 15 décembre 1941 :

 

« Nous pouvons légitimement nous émouvoir et nous interroger sur les raisons profondes qui ont permis de rejeter le nom de Lucien Sampaix pour qu’il ne soit pas gravé au Mémorial de la Résistance ardennaise du plateau de Berthaucourt à Mézières ! En effet, le Mémorial de Berthaucourt, inauguré le 29 août 1954, écarte un nombre conséquent d’internés politiques à l’instar de Lucien Sampaix et de Jules Fuzelier, maire communiste de Joigny-sur-Meuse, lui aussi fusillé à Caen, un 14 février 1942. La Cagoule ne serait-elle pas morte en 1944 ? »

 

G. Dardart, bien connu des milieux historiens ardennais et président de l’association ardennaise de la FNDIRP (Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes) fait siennes, on le voit, les conclusions que j’avais tirées de l’étude du Mémorial de Berthaucourt, dans le Temps des partisans et ici, et dont la presse régionale s’était fait l’écho.

Nous laisserons par contre à son auteur l’entière responsabilité de sa conclusion et sa référence à La Cagoule. Comme d’autres, on espère ne voir, dans cette assertion, qu’une figure de style hasardeuse…

 

 

 

100 0260

Paris, 10e arrondissement

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Published by philippe lecler - dans Actualité
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