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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 10 mars à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Xavier Chevalier : "Le Kronprinz, mythes et réalités".

 

 

 

3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 16:39

André ANCELIN est un ardennais, né le 18 décembre 1903 à Saint-Germainmont, mais domicilié à Pantin (alors département de la Seine, aujourd'hui de la Seine-Saint-Denis). Agent du Métropolitain, militant communiste à la RATP, sergent des FFI, il fut arrêté avec plusieurs de ses camarades dans la rue Traversière à Paris, le 22 août 1944, par la police allemande alors qu’il partait avec des camarades libérer les locaux du journal Le Parisien. Il fut fusillé le jour même au fort de Vincennes.
Son corps
repose au carré militaire de Pantin.
Son nom est inscrit sur
le Mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières. 
Une plaque commémorative rappelle son nom et son action, à Vincennes, 
station de métro « Château de Vincennes ».

plaque Vincennes reduite

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Published by philippe lecler - dans Des hommes
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