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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 10 mars à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Xavier Chevalier : "Le Kronprinz, mythes et réalités".

 

 

 

29 octobre 2005 6 29 /10 /octobre /2005 00:00
Avec la défaite de 1940, le principal journal du département, qui avait été créé en 1880, Le Petit Ardennais, cessait de paraître. Les débuts de l’Occupation furent, pour les Ardennais, une période sans information et les seuls journaux qui leur parvenaient étaient les publications parisiennes. Au début de 1942, les pouvoirs publics français, et notamment la préfecture, insistèrent pour qu'il y eut dans les Ardennes un organe de liaison entre les administrations et la population. L'occupant accepta la nouvelle parution, qu'elle soumit à son contrôle. Ici, un extrait de la première page du journal renaissant, édition du mardi 1er septembre 1942(l’éditorial est de son directeur, Henri Balteau). Nous aurons l’occasion de citer à nouveau le « Pétard »…

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Published by philippe lecler - dans Documents
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