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les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

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Cycle de conférences 2008 de la Société d'Etudes Ardennaises

  Sentinelles de guerre, sentinelles de paix : la paix, d'une guerre à l'autre


- Vendredi 27 octobre,
à 18 h aux Archives départementales, 10, rue de la Porte de Bourgogne, Charleville-Mézières,  conférence de Didier Bigorgne :

  " Les mouvements pacifistes dans les Ardennes"







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Vendredi 19 octobre 2007
                                                               A l'heure où certains se demandent s'il faut lire dans les établissements scolaires la lettre de Guy Môquet, vient de sortir ce nouveau livre de J.M. Berlière et F. Liaigre, les deux historiens explorateurs de la résistance du Parti communiste français sous l'Occupation.
Après le formidable Sang des communistes, consacré à l'action des "Bataillons de la jeunesse", ce nouvel opus s'intéresse au "Détachement Valmy", ce groupe armé chargé de liquider les "renégats" (ex-responsables du Parti passés au  PPF), de châtier les collaborateurs, de lutter contre l'occupant, mais aussi de "faire la police" dans les rangs du Parti clandestin.
Ces "cadres spéciaux", véritable Guépéou du PCF, considéraient leur formation comme "l'élément moteur" de la lutte armée et se distinguèrent par la violence de leurs attentats. Le Détachement Valmy finit par succomber sous les coups portés non par les Allemands, mais par
les policiers de la Préfecture de police de Paris (les fameuses "brigades spéciales" des RG) dont les auteurs relatent, à partir d'archives inédites, les enquêtes.



J.M. BERLIERE et F. LIAIGRE, Liquider les traîtres. La face cachée du PCF 1941-1943, Robert Laffont, Paris, 2007.

par philippe lecler publié dans : Bibliographie
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