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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 10 mars à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Xavier Chevalier : "Le Kronprinz, mythes et réalités".

 

 

 

15 septembre 2007 6 15 /09 /septembre /2007 14:38
       
        Samedi 8 septembre, la commune de Nouic, dans la Haute-Vienne, a inauguré une rue Henri Moreau, enfant de ce village du Limousin, en honneur à la mémoire du grand résistant qu'il fut.
Outre les autorités locales et les représentants des associations patriotiques, un seul représentant des Ardennes assista à la cérémonie (à titre privé), M. Marc Hamel, dont on se souvient que le père, Charles Hamel, avait partagé la même cellule qu'Henri Moreau à la prison de la place Carnot à Charleville.


" Je leur en ai trop fait. Ils me condamneront à mort ! N'importe ! C'est leur droit. C'est la guerre."
Extrait d'un article de l'Ardennais, du 20-21 septembre 1944, signé de Jean Rogissart

       Issu d'une modeste famille de quatre enfants, Henri Moreau naquit à Nouic le 24 avril 1919. Son père était menuisier-charpentier, et Henri s'apprêtait, après d'excellentes études primaires, à entrer dans l'entreprise familiale lorsque la guerre arriva . En 1939, il fut mobilisé dans le 158e Régiment d'infanterie coloniale en garnison à Agen. Lors de la campagne de France, il défendit la ville de Rethel (juin 1940). Fait prisonnier, interné au Stalag de Charleville, il s'en évada en février 1942 et après avoir pris contact avec Paul Royaux, il fut nommé, sous le pseudo de "Lucien", chef de secteur de Signy-l'Abbaye jusqu'en juin 1943, date à laquelle il fut nommé responsable départemental du Bureau des opérations aériennes (BOA). Il conserva cette fonction  jusqu'à son arrestation par la Gestapo, à la gare de Châlons-sur-Marne en janvier 1944. Incarcéré à la prison Carnot de  Charleville, dans la cellule XIII qu'il partagea un temps avec Jean Rogissart, il fut fusillé au Bois de la Rosière , à Tournes, avec douze autres prisonniers, le 29 août 1944.



Départ du cortège pour la rue Henri Moreau, au premier rang, Madame le maire de Nouic et son adjoint, petit-neveu d'Henri Moreau.

Monsieur Marc Hamel, lisant un poème de sa composition en hommage à Henri Moreau

Tous nos remerciements à M. Hamel pour les informations sur cette cérémonie et les clichés qu'il nous a envoyés.

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Published by philippe lecler - dans "Cellule XIII"
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