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les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

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Cycle de conférences 2008 de la Société d'Etudes Ardennaises

  Sentinelles de guerre, sentinelles de paix : la paix, d'une guerre à l'autre


- Vendredi 27 octobre,
à 18 h aux Archives départementales, 10, rue de la Porte de Bourgogne, Charleville-Mézières,  conférence de Didier Bigorgne :

  " Les mouvements pacifistes dans les Ardennes"







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Mardi 5 février 2008

Martyrologe de la résistance ardennaise (7) de PERIQUET  à ROC

388 – PERIQUET René, né le 15 octobre 1924 à Fumay, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

389 – PERRIN Jean, né le 20 mai 1923 à Salbries (Loir et Cher), domicilié à Tannay. Fusillé dans l’Ain le 1er août 1944.

390 – PERROD Jean-Marie, né le 26 mars 1922 à Giromagny (Territoire de Belfort), domicilié à Charleville. Jeune Saint-Cyrien, chef départemental des Equipes nationales (mouvement civique de jeunes chargés de secourir les populations sinistrées après les raids de l’aviation anglo-américaine), il devint en août 1944 chef d’une trentaine qui récupèrait des armes entreposées par les Allemands au lycée Sévignée de Charleville. Il fut fusillé à Nouzonville le 4 septembre 1944.

391 – PETITPIERRE Georges, né le 6 décembre 1900 à Semuy, domicilié en cette commune. Fusillé à Vouziers le 1er septembre 1944.

392 – PHILIPPE Paul, né le 13 juillet 1922 à Raismes (Nord), domicilié à Mézières. Réfractaire au STO, il appartint au maquis FTP dit « de Launois » et fut arrêté le 15 décembre 1943 au bureau de poste de Launois, porteur de tracts et de cachets de mairie. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville le 14 janvier, il fut fusillé à Mézières le 25 janvier 1944.

393 – PICOT Marcel, né le 4 août 1912 à Renwez, domicilié en cette commune, il avait rejoint le maquis FTP dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy en 1943 où il s’était initié aux sabotages. Lorsque le 15 décembre 1943 les Allemands encerclèrent le maquis et procédèrent aux arrestations, Marcel Picot parvint à s’enfuir. Il fut arrêté par des miliciens le 1er avril 1944, à la ferme du Petit-Ban, près d’Ecordal, avec Paul Sagnet, son épouse et sa fille. Le 6 juillet 1944, Marcel Picot fut emmené à Etalle (canton de Rocroi), avec un autre résistant qui avait été comme lui arrêté par la police allemande, René Montmartre. Les deux prisonniers y furent exécutés d’une rafale de mitraillette.

394– PIERRART Arsène, Joseph, Emile, né le 1er janvier 1895 à Malvoisin (Belgique), domicilié à Donchery. Fusillé à Donchery le 4 septembre 1944.

395 - PIERRART Jean, né le 17 janvier 1915 à La Francheville, domicilié à Saint-Just Servage. Fusillé à Creney (Aube), le 22 août 1944.

396 – PIERLOT Guy, né le 16 mai 1924 à Laifour, domicilié en cette commune. Fusillé à Montpezat-de-Quercy (Tarn-et-Garonne) le 2 mai 1944.

397 – PIERRET Georges-André, né le 15 octobre 1924 à Angecourt, bûcheron en cette commune. Arrêté par la Gestapo en janvier 1944 pour avoir participé aux attentats commis contre des collaborateurs à Haybes et à Fumay en décembre 1943. Il fut condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville le 8 mars, et fusillé à Mézières le 27 mars 1944.

398 – PIETOT Francis, né le 7 février 1922 à Deville, instituteur à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

399 – PILAVERIK Joseph, né le 16 décembre 1914 à Bukovine (Pologne), domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

400 – PIRSON Roger, né 21 février 1920 à Revin, ouvrier en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

401 – PLANTIN Paul, né le 16 février 1902 à Rocquigny, employé de la SNCF à Mohon. Arrêté le 16 décembre 1943 après une perquisition à son domicile. Déporté le 25 février 1944 au départ de Paris, gare de l’Est, vers le camp de concentration de Natzweiler. Soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel». Décédé à Natzweiler le 28 avril 1944.

402 – PLISSON René, né le 19 juin 1910 à Rocroi, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

403 – PLOYON Roger, né le 29 août 1924 à Vervins (Aisne). Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

404 – POIDEVIN Jacques

405 – POIRIER Georges, né le 16 octobre 1883 à Mézières, industriel à Charleville. Responsable du renseignement au sein des UCR (Unités de combat et de renseignement)  de l’OCM ardennaise. Il fut arrêté par la Gestapo le 18 novembre 1943 après la découverte à Paris de documents concernant les effectifs du mouvement en zone Nord, découverte suivie d’un vaste coup de filet opéré par la police allemande dans les milieux résistants. Mis en accusation devant le tribunal de guerre allemand à Charleville le 15 janvier 1944 pour avoir « détenu illégalement des armes à feu, des munitions et autres engins de guerre », « avoir caché chez lui un prisonnier de guerre, l’avoir hébergé chez lui, et aidé de toute autre façon » et « avoir détenu illégalement des émetteurs radio ». Emprisonné à Fresnes, torturé, Georges Poirier est mort à la prison de Charleville le 4 juin 1944.

406 – POLESE Armand, Victor, né le 31 octobre 1921 à Rimogne, domicilié à Linay. Réfractaire au STO, il rejoignit en 1942 le maquis franco-belge du Banel, dirigé par Adelin Husson. Agent de liaison puis chef de groupe, il occupait au maquis une « cagna » au lieu-dit « le Paquis de Frappant », dans la clairière de Buchy, avec trois autres réfractaires, André Poncelet et Fernand Blaise, Casimir Rzepecky, et une jeune fille belge, Marguerite Van Bever.
Le 18 juin 1944, après que le maquis eut été encerclé par de fortes troupes allemandes, les cinq maquisards furent arrêtés dans le bois du petit Banel sans pouvoir opposer de résistance à leurs poursuivants. Les quatre jeunes hommes furent emmenés au fortin du Paquis de Frappant, les mains liés derrière le dos avec du fil de fer. Ils furent battus à mort, puis, étendus le visage contre terre, fusillés.

407 – PONCELET André, né le 10 août 1922 à Florenville (Belgique), domicilié à Matton. Maquisard au Banel, compagnon d’Armand Polèse, il fut fusillé par les Allemands le 18 juin 1944.

408 – PONCELET Emile, né le 5 mars 1903 à Rilly-sur-Aisne, domicilié à Fléville. Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté. Décédé au camp de concentration de Sachsenhausen le 15 juillet 1944.

409 – PONCIN Jules, né le 29 septembre 1894 à Vrigne-aux-Bois, domicilié en cette commune. Fusillé à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) le 27 août 1944.

410 – PONSARDIN Roger, né le 13 octobre 1894 à Charleville, artisan cordonnier en cette commune. Arrêté dans le cadre d’une enquête de la Brigade de police judiciaire de Reims sur une distribution de tracts communistes qui eut lieu le 23 août 1941 à Charleville. Condamné par la cour spéciale de Nancy à 5 années de prison, il fut incarcéré à la maison d’arrêt de Toul, puis à Clairvaux. Saisi par les Allemands comme otage, il fut fusillé à Ville-sous-Ferté (hameau de Clairvaux) le 2 avril 1942.

411 – PONSART Roger, né le 6 janvier 1920 à Launois-sur-Vence, facteur auxiliaire en cette commune. Adjoint de René Delvaux il fut l’un des organisateurs du maquis FTP dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy. Il fut arrêté le 29 janvier  1944 à la Fosse à l’Eau. Déporté le 13 avril 1944 au départ de Paris, gare de l’Est, vers le camp de concentration de Natzweiler. Soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel». Décédé le 11 avril 1945 au camp de concentration de Dachau.

412 – PONSIGNON Georges, Jules, né le 2 juillet 1903 à Lametz, domicilié en cette commune. Fusillé à Lametz lors des combats pour la libération, le 1er septembre 1944.

413 – POSEZ Maurice, né le 8 juillet 1922 à Château-Regnault, manoeuvre en cette commune. Arrêté par la gendarmerie de Monthermé le 17 juillet 1942 pour détention illégale d’arme. Déporté le 9 octobre 1942 au départ de Paris, gare de l’Est, vers le SS-Sonderlager Hinzert. Soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel». Décédé le 10 février 1943 à Hinzert.

414 – PRUD’HOMME Raymond, né le 28 juin 1921 à Margut, domicilié à Floing. Fusillé par les francistes commandés par Paoli, connus sous la dénomination de « bande au bossu », le 29 août 1944 à Floing.

415 – PULTIERE René, né le 29 avril 1916, instituteur à Revin. Lieutent de réserve, volontaire au maquis des Ardennes, il fut l’agent de liaison du comandant « Prisme » (J. de Bollardière). Isolé de son groupe après l’attaque allemande des 12 et 13 juin aux Manises, il fut arrêté par une patrouille allemande et fusillé au Champ Bernard, près de Nohan, le 15 juin 1944.

416 – RAGUET Robert, né le 17 avril 1921 à Ecly, domicilié en cette commune. Réfractaire au STO, réfugié au maquis FTP dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy. Arrêté le 15 décembre 1943, condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville, il fut fusillé à Mézières le 7 février 1944.

417 – RAVISE Pierre, né le 6 novembre 1923 à Blèneau (Yonne), domicilié à Hautes-Rivières. Volontaire au maquis des Ardennes, il fut fusillé lors du l’attaque du maquis le 24 août 1944, à Hautes-Rivières.

418 - RAVIER Louis, né le 10 septembre 1896 à Arnoncourt (Hte-Marne), chauffeur au dépôt SNCF de Mohon. Arrêté dans le cadre d’une enquête de la Brigade de police judiciaire de Reims sur une distribution de tracts communistes qui eut lieu le 23 août 1941 à Charleville. Condamné par la cour spéciale de Nancy à 5 années de prison, il fut incarcéré à la prison de Fresnes, puis transféré à celle de Fontevraud (Maine-et-Loire). Saisi comme otage, il y fut fusillé le 13 (ou le 15) janvier 1943.

419 – REAL Léon, né le 4 mai 1883 à Buzancy, domicilié en cette commune. Fusillé à Nouart le 31 août 1944.

420 – RENARD, Pol, Victor, Nicolas, né le 10 octobre 1902 à Charleville, électricien à la SNCF à Lumes. Auteur de nombreux sabotages ferroviaires, membre de l’OCM, il fut arrêté le 18 janvier 1944 après un sabotage commis au dépôt des machines de la SNCF. Déporté le 13 avril 1944 au départ de Paris, gare de l’Est, vers le camp de concentration de Natzweiler. Soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel». Transféré aux camps de concentration de Gross Rosen, puis de Dora. Décédé le 3 avril 1945 à Nordhausen (Kommando de Buchenwald-Dora).

421 – RENAUDIN Roger, né 20 décembre 1920 à Neuville d’Ay, domicilié en cette commune. Fusillé à Montmorillon (Vienne) le 7 août 1944.

422 – RICHARD Jean, Auguste, né le 16 avril 1922 à Belval, domicilié en cette commune. Fusillé à Bretagne de Marsan (Landes) le 8 mars 1944.

423 – RICHARD René, né le 18 novembre 1907 à Château-Porcien, domicilié en cette commune. Fusillé à Château-Porcien lors des combats pour la libération, le 30 août 1944.

424 – RIVE Victor, né le 15 mars 1909 à Sault-Saint-Rémy, domicilié à Nouzonville. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

425 – RIVIR René, né le 31 octobre 1925 à Fromelennes, domicilié en cette commune. Avec deux de ses camarades, Raymond Martin et Arthur Marchand, René Rivir fut arrêté par la Feldgendarmerie de Givet sur la route de Vireux à Hargnies le 7 juillet 1944, alors qu’il rejoignait le maquis des Ardennes. Il fut fusillé à Mézières le 7 juillet 1944.

426 – ROC Rêve, René, né le 30 mai 1914 à Saint-Michel Sougland (Aisne), cheminot à Charleville. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville pour avoir hébergé des réfractaires. Il fut fusillé le 1er juillet 1944 au fort des Ayvelles.

par philippe lecler publié dans : Mémorial de Berthaucourt
 
 
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