Je m'aperçois que j'ai omis de me faire l'écho de l'admirable travail de J.P. Husson publié récemment sur son site, "Le réseau d'évasion Possum, une histoire douloureuse, une mémoire partagée".
Plus qu'une histoire de Possum, l'étude de J.P. Husson dresse le bilan de l'action du SOE dans la région, apportant de nouveaux éclairages sur l'activité de ses réseaux, dressant de nombreux portraits de ses agents, Français, Belges, Britanniques, voire Canadiens, qui, pour beaucoup, furent victimes de la répression nazie. Une étude exhaustive donc, et passionnante, qui fait aussi une large place à la mémoire de ce réseau oublié, ou, plus exactement, de ses mémoires partagées entre la France et la Belgique...
La ligne « Possum », dénommée « Mission Martin » en Belgique et «Réseau Possum » en France, a été créée par le commandant belge d'aviation Edgard Potier, évadé de Belgique occupée en novembre 1941 et qui avait rejoint Londres en mars 1943. Parachuté en Belgique au mois de juillet suivant, il avait pour mission de mettre sur pied un système d'évacuation par air d'aviateurs alliés tombés en territoire occupé, ainsi que l'ouverture d'une ligne par l'Espagne. Le terrain d'action dévolu au commandant Potier allait du Luxembourg belge au triangle Laon-Soissons-Reims.
Depuis la région de Florenville, en Belgique, il organisa la ligne
« Possum » qui trouva de nombreux relais dans les Ardennes et dans la Marne, jusqu'à Fismes notamment, point d'aboutissement de la filière d'évacuation par air, région où les Lysander britanniques venaient atterrir nuitamment pour récupérer leurs passagers (la première opération aérienne eut lieu le 12 septembre 1943). Rappelé à Londres le 13 novembre 1943, à nouveau parachuté début décembre en Belgique, le commandant Potier fut arrêté par la Sipo-SD le 29 décembre à Reims, à la suite d'une dénonciation. Le 11 janvier 1944, il se suicidait dans sa prison.
Depuis la région de Florenville, en Belgique, il organisa la ligne
« Possum » qui trouva de nombreux relais dans les Ardennes et dans la Marne, jusqu'à Fismes notamment, point d'aboutissement de la filière d'évacuation par air, région où les Lysander britanniques venaient atterrir nuitamment pour récupérer leurs passagers (la première opération aérienne eut lieu le 12 septembre 1943). Rappelé à Londres le 13 novembre 1943, à nouveau parachuté début décembre en Belgique, le commandant Potier fut arrêté par la Sipo-SD le 29 décembre à Reims, à la suite d'une dénonciation. Le 11 janvier 1944, il se suicidait dans sa prison.
Plus qu'une histoire de Possum, l'étude de J.P. Husson dresse le bilan de l'action du SOE dans la région, apportant de nouveaux éclairages sur l'activité de ses réseaux, dressant de nombreux portraits de ses agents, Français, Belges, Britanniques, voire Canadiens, qui, pour beaucoup, furent victimes de la répression nazie. Une étude exhaustive donc, et passionnante, qui fait aussi une large place à la mémoire de ce réseau oublié, ou, plus exactement, de ses mémoires partagées entre la France et la Belgique...
Lysander. Ce type d'appareil pouvait se poser sur tous les terrains, sur des aires d'atterissages très courtes et improvisées. Il fut utilisé par la RAF pour les opérations nocturnes de pick-up pendant la Seconde Guerre mondiale (Photo : J.P. Husson)
par philippe lecler
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