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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 10 mars à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Xavier Chevalier : "Le Kronprinz, mythes et réalités".

 

 

 

5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 17:33



       Un livre écrit par le magistrat qui jugea Pierre Paoli devant la cour de Justive du Cher, en mai 1946 à Bourges. Dans ce département, on reprocha à Paoli plus de 250 arrestations, et le massacre, en juillet 1944, de 26 Juifs de  Saint-Amand-Montrond précipités vivants dans un puits asséché et achevés par lapidation.
Condamné à mort à Bourges, il fut jugé à nouveau par la cour de Justice de Nancy...
" Ainsi donc, il ne s'était pas écoulé une demi-heure depuis la fin de l'audience que Paoli, sous bonne garde, filait déjà vers Nancy, où l'attendaient d'autres juges et d'autres victimes."


J. Lyonnet, L'affaire Paoli, Editions Chassaing, Nevers, 1965

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