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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 12 mai à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Grégory Kaczmarek : "La grande grève revinoise de 1907 : cinq mois de combats ouvriers".

Vendredi 16 juin à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Philippe Lecler : "Pol Renard, un héros de la Résistance".

 

 

10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 18:20

 

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Martyrologe de la Résistance ardennaise de CHARLIER à FOURNAISE

 

90 - CHARLIER Marcel, Jules, né le 20 août 1925 à Blanchefosse, écolier. En octobre 1940, il tira des coups de feu dans la direction d’une voiture dans laquelle se trouvait un officier allemand. Une quinzaine de jours après cet attentat, le 23 octobre, à l’issue d’une battue organisée par les troupes pour le retrouver, il fut sommairement abattu dans le village de Bay. Marcel Charlier est le plus jeune fusillé des Ardennes.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Blanchefosse-et-Bay.

91 - CHARLIER Robert, Désiré, né le 15 avril 1924 à Saint-Menges, tisseur, domicilié en cette commune. Membre des FFI, arrêté au cours d’une mission, à Mouzon, le 25 août 1944. Emprisonné à la caserne Fabert, à Sedan, il fut retrouvé décédé en ce lieu à la libération.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Saint-Menges.

92 - CHARTIER Jules, né le 29 janvier 1916 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

93 - CHARTIER Louis, Alphonse, né le 16 janvier 1903 à Monthermé, ajusteur en cette commune. Membre des FFI, il s’offrit pour montrer la route aux Américains qui se dirigeaient sur Château-Regnault, afin de libérer la ville des troupes allemandes qui s’y accrochaient. Monté sur le premier char, il fut abattu d’une rafale de mitraillette à l’entrée du bourg le 3 septembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Monthermé.

94  - CHATEAU Joseph, Jules, né le 5 août 1891 à Lonny, secrétaire de mairie en cette commune, retraité de la gendarmerie. Arrêté le 27 mars 1944 pour avoir établi une fausse carte d’identité à un ancien prisonnier de guerre, qui, devenu travailleur libre, n’avait pas rejoint à l’expiration d’une permission. Condamné par le tribunal militaire allemand à un an de prison. Déporté, il est  décédé à la prison de  Wolfenbüttel (Allemagne) le 17 mars 1945.

95 - CHAVARIA Émile, Marcel, né le 3 octobre 1920 à Rethel, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Rethel, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

96 - CHERIGIE Gaston, né le 8 avril 1892 à Erquinghem-sur-Lys (Nord), contrôleur des viandes au service du groupement d’achat des Ardennes, adjudant-chef retraité de la Garde Républicaine Mobile, domicilié à Vouziers. Chef de secteur de Vouziers (OCM), arrêté le 13 mars 1944 pour appartenance à un mouvement de résistance. Déporté. Décédé au camp de concentration de Sachsenhausen le 4 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Vouziers.

97 - CHOISY Jean-Athanase, né le 12 octobre 1922 à Justine, domicilié en cette commune. Réfractaire au STO, il fut placé dans une ferme à Courchamp (Seine-et-Marne) par le mouvement « Ceux de la Libération », le 15 juin 1943. Il fut arrêté par la police allemande, avec six de ses camarades réfractaires, le 28 août 1943. Écroué à la prison de Melun, puis au fort de Romainville, il fut déporté au départ de Compiègne le 17 septembre 1943 vers le camp de concentration de Buchenwald, où il est décédé le 28 décembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Justine-Herbigny.

98 - CHORLET André, né le 11 novembre 1917, chauffeur domicilié à Brunehamel (Aisne). Membre de la Résistance sous les ordres d’Émile Fontaine, chef de secteur de Signy-l’Abbaye. Arrêté par la Gestapo le 5 mai 1944. Déporté au départ de Compiègne le 21 mai 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme. Disparu à Wöbellin (Kommando de Neuengamme).
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Brunehamel.

99 - CLACHET Marcel, né le 4 mars 1921 à Villers-Semeuse, employé de la SNCF en cette commune. Il s’engagea au 7e RCC à Nîmes en mars 1942, puis dans la 14e Légion de Gendarmerie en juin 1943. Membre du maquis de Cheylard (Ardèche), lieutenant FFI, il fut arrêté par les Allemands et fusillé à Jaunac (Ardèche) le 5 juillet 1944. Il fut décoré, à titre posthume, de la Croix de Guerre avec étoile de vermeil, de la Médaille Militaire et de la Médaille de la Résistance Française.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Jaunac.

100 - CLAVELIN Roland, né le 9 mai 1905 à Carrière (Seine-et-Oise), domicilié à Beaulieu. Fonctionnaire des douanes de la brigade de Beaulieu, suspendu de ses fonctions par mesure disciplinaire au début de février 1944. Membre d’un petit maquis de la région de Signy-le-Petit, il fut arrêté à Brognon le 25 février 1944 avec quatre de ses camarades et quatre villageois accusés de les avoir aidés. Emmenés dans un camion escorté d’automobiles, il réussit à sauter du véhicule qui les transportait vers la prison de Charleville quand des avions alliés mitraillèrent leur convoi à la hauteur du terrain d’aviation de Belval, à Tournes. Rattrapé par les gardes, il fut abattu d’une balle de revolver dans la nuque.

101 - CLOSSON Serge, Frédéric, Jacques, né le 19 décembre 1914 à Sedan, ouvrier aux établissements Cardot à Douzy. Résistant dans le groupe fondé par Ernest Cardot, il fut abattu par les Allemands à Douzy le 30 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Douzy et sur la plaque commémorative en l’église de Douzy.

102 - COISPINE Robert, Charles, né le 25 mars 1908 à Charleville, mécanicien à Montcy-Saint-Pierre. Agent des « Unités de Combat et de Renseignements » de l’OCM sous le pseudonyme de « Noguet », avec René Bouré, sous les ordres de Georges Poirier. Arrêté par le sipo-SD de Charleville le 17 novembre 1943, incarcéré à la prison de Charleville, il fut condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville le 24 janvier 1944 pour détention d’armes et espionnage. Il fut fusillé le 17 février 1944 à Mézières.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Montcy-Saint-Pierre. Une rue de Charleville-Mézières porte son nom.
Son nom est inscrit sur la stèle du Souvenir à Vendresse (curieusement orthographié « Gonaspine »).

103 - COLAS Julien, né le 12 août 1922 à Messincourt, agriculteur en cette commune. Travailleur agricole au service de la WOL à Messincourt, il fut convoqué au titre du STO le 8 juin 1943. Quittant immédiatement le domicile familial dans l’intention de traverser les Pyrénées pour se rendre en Espagne, il fut arrêté par la police allemande à Dax (Landes) le 17 juin. Incarcéré une quinzaine de jours à la prison de Biarritz, puis à celle de Bordeaux, il fut transféré au camp de Compiègne-Royallieu à la fin du mois de juillet. Il fut déporté au départ de Compiègne le 3 septembre 1943 vers le camp de concentration de Buchenwald, Kommando de Dora. Il fut transféré le 17 février 1945 au camp de concentration de Lublin (Pologne) où il disparut.

104 - COLAUX Paul, Félicien, Joseph, né le 4 septembre 1919 à Patignies (Belgique), domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

105 - COLLARD André, né le 8 mai 1924 à Fumay, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

106 - COLLARD Henri, né le 8 mars 1898 à Tourcoing, cultivateur à Lançon. Arrêté par les Allemands, accusé de ravitailler le maquis de Lançon, il fut martyrisé puis fusillé à Senuc, au lieu-dit « Le bois de la Forge », le 29 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument du Calvaire des fusillés du bois de la Forge, situé à l’écart de la route départemental 6, entre Senuc et Montcheutin.

107 - COLLEAUX Roger, Eugène, né le 30 août 1919 à Nouzonville, domicilié à Château-Regnault. Aide comptable à l’usine-Paquot, il s’engagea en décembre 1938 au 151e Régiment d’artillerie de Thionville et fut promu maréchal-des-logis. En mai 1940, il se battit bravement sur la Moselle et fut fait prisonnier en juin à Épinal. Sa situation de prisonnier se transforma en celle de travailleur libre, et il profita d’une permission pour rentrer en France au mois de décembre 1943 et en plus repartir. Devenu hors-la-loi pour les allemands et la police française, il rejoignit la Résistance. Les 2 et 3 septembre, il défendit le pont de Monthermé, et dans le courant de la journée du 3 tenta de rejoindre un groupe de FTP qui arrosait les Allemands depuis les Quatre Fils Aymon. Une patrouille allemande le prit pour cible alors qu’il grimpait la pente. Il fut atteint de plusieurs balles et mourut sur le champ.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Bogny-sur-Meuse.

108 - COLLET Pierre, Henri, né le 26 septembre 1922 à Novy-Chevrières, domicilié à Amagne. Avec deux de ses camarades, il quitta Amagne le 9 novembre 1942 dans l’intention de rejoindre les Forces Françaises Libres en Angleterre. Tous trois furent arrêtés par la police allemande à Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) le 16 novembre. Incarcérés successivement dans les prisons de Biarritz, Bayonne, Bordeaux, ils furent transférés au camp de Compiègne-Royallieu d’où ils furent déportés le 28 avril 1943 vers le camp de concentration de Sachsenhausen-Oranienburg. Pierre Collet est décédé en Allemagne, à Schwerin, le 5 mai 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Amagne.

109 - COLLIGNON Philippe, Auguste, André, né le 12 août 1914 à Deville, domicilié à Paris. Il fut tué d’une balle allemande lors de la libération de Laifour, le 3 septembre 1944 dans l’après-midi, alors que les armes à la main il s’opposait au passage de troupes allemandes sur le pont de chemin de fer.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Deville.

110 - CONNER Robert, né le 10 mars 1921 à Biermes, domicilié en cette commune. Fusillé à Thiers (Puy-de-Dôme) le 25 juillet 1944.
Son nom est inscrit sur la plaque commémorative dédiée aux « enfants de Biermes morts pour la patrie » à la mairie de Biermes.

111 - CORNET Marcel, né le 8 août 1921 à Charleville, domicilié à Hargnies. Volontaire au maquis des Ardennes, il fut fusillé lors d’un accrochage avec des troupes allemandes le 4 août 1944.
Curieusement, son nom n’est pas inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

112 - CORTIAL Serge, né le 10 novembre 1921 à Vrigne-aux-Bois, gendarme à Montbard (Côte-d’Or). Mécanicien à Vrigne-aux-Bois évacué avec sa famille lors de l’exode de mai 1940, il trouva refuge à Béceleuf (Deux-Sèvres). Entré à l’école de gendarmerie de Cholet, il fut nommé comme gendarme à Montbard au mois d’octobre 1943. Résistant, agent du réseau Bourgogne, il organisa de nombreux sabotages et fut nommé sergent-chef des FFI en juin 1944. Dans la confusion des combats pour la libération, le véhicule qui transportait son groupe fut mitraillé par un avion des forces alliées. Serge Cortial, qui avait fait évacuer ses compagnons, n’eut pas le temps de se dissimuler. Grièvement blessé par balles, il fut transporté à l’hôpital de Saulieu (Côte-d’Or) où il est décédé le 4 septembre 1944.
Serge Cortial fut décoré à titre posthume de la Croix de Guerre avec étoile de vermeil (1945) et de la Légion d’Honneur (1949).
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Vrigne-aux-Bois, ainsi que sur celui de Béceleuf et sur celui de Montbard.

113 - COUEGNAS André-Robert, né le 3 février 1920 à Périgueux, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

114 - COUILLET Henri, né le 22 juillet 1923 à Lumes, domicile inconnu. Tué à Essoyes (Aube) le 3 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Essoyes.

115 - COUPAYE Jean, né le 3 juin 1924, domicilié à Fumay. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay, sur le monument aux instituteurs ardennais morts pour la France à Charleville-Mézières, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

116 - COUPAYE Jean-Hubert, né le 17 décembre 1904, domicilié à Fumay. Fusillé à Cirey-sur-Vezouze (Meurthe-et-Moselle) le 22 novembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay, ainsi que sur le monument commémoratif 1939- 1945 de Cirey-sur-Vezouze. 

117 - COUPAYE Jean-Marie, né le 9 février 1912 à Fumay, domicilié en cette commune. Fusillé à Estang (Gers), le 3 juillet 1944.
Son nom figure sur la stèle aux fusillés de cette commune.

118 - COURAUDON André, né le 4 août 1925 à Amagne, domicilié en cette commune. Membre du maquis de Lavoine (Allier) à compter de mars 1943, il fut mortellement blessé par balle et est décédé le 18 novembre 1943.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Amagne.

119 - COURIO Lucien-Arthur, né le 9 mars 1924 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

120 - CRAUSAZ Lucien, né le 22 février 1922 à Jandun, ouvrier agricole en cette commune. Réfractaire réfugié au  maquis FTP dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy, arrêté le 16 décembre 1943 à Jandun. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville le 14 janvier 1944, il fut fusillé à Mézières le 25 janvier 1944.

121 - CROYET Jean-Eugène-Henri, né le 29 décembre 1921 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

122 - CUGNET Henry, né le 9 janvier 1899 à  Stenay (Meuse), domicilié à Fromy. Arrêté par la police française en octobre 1943 à Montluçon (Allier), pour avoir possédé et distribué des tracts d’origine communiste. Incarcéré à la prison de Lyon (Rhône) le 13 octobre 1943, condamné à un an de prison par un tribunal, il fut transféré à la maison centrale d’Eysses, à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), puis fut livré aux autorités allemandes le 30 mai 1944. Déporté au départ de Compiègne le 18 juin 1944 vers le camp de concentration de Dachau, il est décédé en ce lieu le 27 février 1945.

123 - DABE Raoul, né le 5 mars 1911 à Courcelles (Belgique), ouvrier domicilié à Fumay. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

124 - DACHY Jean, né le 27 janvier 1922 à Nouzonville, instituteur, domicilié en cette commune. Élève-maître à l’école normale de Charleville, membre des FFI, il fut arrêté par la police allemande dans la nuit du 6 au 7 juin 1944 au cours d’un sabotage ferroviaire sur la ligne Aiglemont-Nouzonville, exécuté avec ses camarades de combat Maurice Hugueville, Daniel et René Mater. Les autres ayant réussi à prendre la fuite, Jean Dachy fut capturé par les Allemands. Incarcéré à la prison de Charleville, torturé par la Gestapo, il fut condamné à mort par le tribunal militaire de Charleville et fusillé au fort des Ayvelles le 9 juin 1944.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouzonville, ainsi que sur la plaque commémorative des fusillés du fort des Ayvelles à Villers-Semeuse et sur le monument aux instituteurs ardennais morts pour la France, à Charleville-Mézières.



125 - DACREMONT Maurice, né le 3 mars 1922 à Sedan, domicilié en cette commune. Arrêté sur le territoire du IIIe Reich, à une date inconnue, pour actes d’opposition au régime nazi. Interné au camp de concentration de Buchenwald. Décédé en ce camp le 14 avril 1945.

126 - DAPREMONT Gaston, né le 29 juillet 1900 à Wagnon, cultivateur en cette commune. Il fut fusillé à Grandchamp, en représailles de l’action de la résistance, le 30 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Wagnon.

127 - DARCOURT René, Joseph, né le 22 juin 1905 à Aubrives, domicilié à Vireux-Molhain. Membre du groupe FFI du secteur de Givet, il fut fusillé au cours d’une mission de reconnaissance, à Hargnies, le 4 septembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Vireux-Molhain, ainsi que sur la stèle commémorative située sur la D 989 à la sortie du village («Ici le 4.9.1944 les Résistants Gabriel Brichet, René Darcourt sont morts pour la France»).

128 - DARET Henri, né le 20 février 1898 à Profondeval (Aisne) peintre en bâtiments à Brunehamel, dans l’Aisne, appartenant au groupe d’Émile Fontaine (chef de secteur de Rumigny/Signy-l’Abbaye). Arrêté le même jour que ce dernier, le 30 mars 1944 par la Gestapo de l’avenue Foch, dans le cadre de l’affaire dite « des parachutistes alliés ». Déporté au départ de Compiègne le 15 juillet 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme, il est décédé en Allemagne, à Sandbostel, le 30 avril 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Brunehamel.

129 - DARTEVELLE Jean-Jules, né le 2 mars 1921 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

130 - DA SILVA Louis, né le 2 mars 1926 à Montsem Pront (Pas-de-Calais), domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

131 - DAVERDISSE Jules, né le 10 octobre 1899 à Sugny (Belgique), domicilié à Vrigne-aux-Bois. Fusillé à Saint-Paul-et-Valmalle (Hérault) le 24 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Vrigne-aux-Bois.

132 - DEBETANCOURT Henri, Jules, né le 15 avril 1913 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

133 - DECRUYENAERE Arthur, né le 26 août 1925 à Roubaix (Nord), domicilié à Leers (Nord). Engagé en février 1944 dans le mouvement FTP, il fut arrêté par les autorités allemandes à Charleville le 18 juin 1944. Incarcéré à la prison de Charleville, il fut fusillé au Bois de la Rosière, à Tournes, le 29 août 1944.
Le 22 mars 1946, Arthur Decruyenaere fut condamné par la Cour de justice de Lille à la peine de mort, par contumace, pour atteinte à la sécurité extérieure de l’État commise au cours de l’année 1943 dans l’arrondissement de Lille (dénonciation de patriotes). Par arrêté de la Cour de justice de Douai en date du 11 février 1948, l’action publique fut déclarée éteinte par suite du décès du condamné.
Sur avis de la Commission nationale des Déportés et Internés, la demande du titre d’ « Interné résistant » concernant A. Decruyenaere fut rejetée le 7 août 1972.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés du Bois de la Rosière à Tournes.

134 - DEGRAEVE Maurice, Alfred, né le 15 août 1896 à Gué d’Hossus, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

135 – DEGRAEVE René, Camille, né le 30 septembre 1924 à Boutancourt, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

136 – DEHAIBE Robert, né 2 mars 1917 à Saint-Etienne, domicilié à Charleville. Résistance OCM, arrêté dans la nuit du 9 au 10 juin 1944 à Monthermé, avec Roland Lambert, Pierre Chardin et André Marchand, au retour d’un parachutage. Condamné par le tribunal militaire allemand de Charleville. Déporté au départ de Paris, gare de Pantin, le 15 août 1944 vers le camp de concentration de Buchenwald. Transféré au camp de concentration de Dora. Décédé à Ellrich (Kommando de Dora) le 31 décembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Charleville-Mézières.

137 – DELABRUYERE Jean, né le 3 mars 1903 à Verzenay (Marne), boulanger à Sommauthe.
Au mois d’avril 1943, un ouvrier bûcheron polonais, Zdzislaw Szymczak recueille un aviateur anglais dont l’appareil s’est écrasé dans la région de Beaumont-en-Argonne.
Connaissant les sentiments du boulanger de Sommauthe, il dirige l’Anglais vers son domicile. Les époux Delabruyère donnent asile au naufragé du ciel et quelques jours plus tard, après l’avoir habillé en civil, Jean Delabruyère le dirige vers Charleville où une filière doit le prendre en charge pour entreprendre le long et périlleux voyage de retour.
Sans doute l’Anglais est-il arrêté, car le 12 avril la Gestapo de Charleville entreprend une descente à Sommauthe, investit la boulangerie, la perquisitionne, et après avoir découvert les bottes de l’aviateur qui étaient restées cachées dans le fournil, procède à l’arrestation de Jean Delabruyère qui est incarcéré à Charleville. Le 15, le Polonais Szymczak est appréhendé et emprisonné.
Le 23, c’est Mireille Delabruyère, épouse de Jean, qui est arrêtée à son tour. Après avoir été incarcérée dans les prisons de Charleville, Laon et Fresnes, Mireille Delabruyère est déportée le 10 juin 1943 au départ de Paris vers les prisons de Wittlich, d’Aix-la-Chapelle, Flussbach, et le camp de concentration de Ravensbrück. Elle est libérée dans le cadre d’un échange de prisonniers avec la Suède en avril 1945 avant d’être rapatriée en France le 3 juillet 1945.
Le Polonais Zdzislaw Szymczak est déporté en Allemagne (dates et lieux inconnus) et est rentré de déportation à la Libération.
Jean est déporté au départ de Paris, gare de l’Est, le 22 juillet 1943 vers le SS-Sonderlager Hinzert, soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel». Il décède en Allemagne, à la prison de Wittlich, le 23 août 1944.
Au mois d’août 1953, Jean Delabruyère est nommé à titre posthume dans l’Ordre national du Mérite et reçoit la Légion d’honneur ainsi que la médaille de la Résistance.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Sommauthe.
Une plaque rappelant l’action des époux Delabruyère a été apposée en face de leur boulangerie à Sommauthe en 2002.

138 – DELMONT Pierre, né le 25 novembre 1912 à Neufmanil, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

139 – DELMOTTE Ferdinand, né le 14 février 1928 à Château-Regnault, domicilié en cette commune. Fusillé à Montluçon (Allier) le 21 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Bogny-sur-Meuse.

140 - DELSAUX Roger, né le 23 janvier 1924 à Rocroi, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Rocroi, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

141 - DELSAUX Simon, Ferdinand, né le 6 juin 1920 à Rocroi, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

142 - DELVAUX Ulysse, Pierre, né le 25 août 1889 à Thin-le-Moutiers, cultivateur à Viel-Saint-Rémy. Arrêté le 15 décembre 1943 pour avoir hébergé et ravitaillé les réfractaires du maquis FTP dit « de Launois » à Viel-saint-Rémy. Interné à Charleville puis à Compiègne le 17 janvier 1944. Déporté au départ de Compiègne le 22 janvier 1944 vers le camp de concentration de Buchenwald. Transféré au camp de concentration de Mauthausen, gazé à Harteim (Kommando de Mauthausen) le 17 juillet 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Viel-Saint-Rémy..

143 - DEMALINE Marcel, Augustin, né le 3 septembre 1899 à Raucourt, maréchal des logis-chef à la brigade de gendarmerie de Moussey (Vosges). Entré en contact avec la Résistance dès août 1942, il favorisa le passage des prisonniers de guerre évadés et des Alsaciens-Lorrains fuyant leur région pour échapper à l’intégration dans la Wehrmacht, et aida de nombreux jeunes gens à se soustraire au STO. Il fut arrêté par la Gestapo le 18 août 1944 après avoir participé à la réception d’un parachutage. Interné au camp de Schirmeck puis à la prison de Saarbrücken, il fut transféré au camp de concentration de Dachau le 9 octobre 1944, puis à celui d’Auschwitz le 24 novembre. Il effectua les « marches de la mort », via le camp de Gross-Rosen, dont trois cents kilomètres à pied et le reste du trajet par chemin de fer, en wagons découverts, pour arriver le 11 février 1945 au camp de concentration de Buchenwald où il est décédé le 24 février 1945.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Raucourt-et-Flaba et de Moussey.

144 - DEMISSY Henri, né le 5 novembre 1924 à Écordal, domicilié en cette commune.  Fusillé au maquis de Bazarnes (Yonne) le 9 juillet 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Bazarnes.

145 - DEMOULIN Pierre, né le 13 août 1911 à Mohon, domicilié en cette commune. Fusillé  à Tournan-en-Brie (Seine-et-Marne) le 26 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Mohon.

146 - DE SAINT-AUBAIN Albert, né le 29 juin 1906 à Monthermé, domicilié à Château-Regnault. Otage fusillé par les Allemands le 3 septembre 1944 à Château-Regnault.

147 - DESMONT Arthur, né en 1921, agriculteur à Corny. Fusillé par les Allemands en déroute  à Corny, route de Faissault, le 1er septembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Corny-Machéroménil.

148 - DESPAS André, né le 19 septembre 1922 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

149 - DESPAS René, Louis, né le 25 mai 1924 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

150 – DEVIS Alfred, Jules, né le 4 août 1925 à Monthermé, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

151 – DEVIS André, Jean, né le 10 juillet 1927 à Monthermé, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

152 - DEVOUGE Marcel, Arthur, né le 27 juin 1925 à Les Mazures, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

153 – DIDIER Kléber, né le 23 août 1924 à Dagny-Lambercy (Aisne), domicilié en cette commune.  FFI du groupe de Rozoy-sur-Serre (Aisne) commandé par G.H. Lallement, chef de secteur de Signy-l’Abbaye. Arrêté par les Allemands lors des combats de la libération, il fut fusillé à Dagny-Lambercy le 31 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Dagny-Lambercy.

154 – DIDIER Marcel, né le 13 mars 1914 à Dagny-Lambercy (Aisne), domicilié en cette commune, frère du précédent. FFI du groupe de Rozoy-sur-Serre (Aisne) commandé par G.H. Lallement, chef de secteur de Signy-l’Abbaye. Arrêté par les Allemands lors des combats de la libération, il fut fusillé à Dagny-Lambercy le 31 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Dagny-Lambercy.

155 – DIDRICHE André, Robert, né le 6 juin 1890 à Mézières, directeur départemental du STO pour le département du Puy-de-Dôme à Clermont-Ferrand. À ce poste et par son activité il permit à de nombreux jeunes gens, en falsifiant les listes des départs, d’éviter la réquisition en Allemagne au titre du STO, sabotant la politique du gouvernement de Vichy. Il fut arrêté le 23 février 1944 par la Gestapo. Incarcéré à la prison de Clermond-Ferrand, il fut transféré au camp de Compiègne-Royallieu le 17 mai puis déporté au départ de Compiègne le 4 juin 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme. Transféré ensuite au camp de concentration d’Oranienburg, il est porté disparu après le 2 février 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Mézières, ainsi que sur la Plaque commémorative aux déportés de Neuengamme à Clermont-Ferrand.

156 – DIERSTEIN Albert, né le 28 avril 1901 à Metzeral (Haut-Rhin), manœuvre de l’Organisation Todt à Moraypré. Arrêté par les autorités allemandes le 20 février 1943 pour un motif inconnu. Déporté au départ de Compiègne le 28 avril 1943 vers le camp de concentration de Sachsenhausen. Décédé à Buchenwald le 2 avril 1945.

157 – DOMMELIER René, né le 2 février 1911 à Floing, gendarme à Buzancy. Il fut tué lors des combats pour la libération en septembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Buzancy, ainsi que sur la plaque apposée en l’église Saint-Germain de Buzancy.

158 – DOUELLOU Robert, né le 14 avril 1914 à Saint-Hilaire (Nièvre), directeur du personnel aux établissements Rousseau à Sedan, domicilié en cette commune. Membre du groupe OCM du secteur Sedan dirigé par Ernest Cardot jusqu’en juin 1943, il fut volontaire pour joindre le maquis « Prisme », dit « maquis des Ardennes » en juin 1944. Mortellement blessé au cours d’un combat, il est décédé à Hautes-Rivières le 23 août 1944.
Son corps repose à la Nécropole Nationale de Floing. Son nom n’est pas inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

159 - DOURET Marcel, né le 25 novembre 1913 à Monthermé, gardien de la paix au commissariat de Noisy-le-Sec, domicilié à Villemonble (Seine-Saint-Denis). Responsable du Mouvement National de Libération, capitaine FFI, il fut arrêté par la Gestapo et fusillé avec trente-quatre autres jeunes résistants au pied de la cascade du bois de Boulogne, à Paris, le 16 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Villemomble (93), ainsi que sur les plaques commémoratives du commissariat de Noisy-le-Sec (93), de la Préfecture de Police de Paris, du musée de la Police à Paris, sur les stèles commémoratives de Noisy-le-Sec et sur celle de la cascade du Bois de Boulogne à Paris.

160 - DUBOIS Gaston, Isidore, né le 17 avril 1893 à Launois, cultivateur à Dommery. Arrêté pour avoir hébergé et ravitaillé des réfractaires du maquis FTP dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy. Grièvement blessé lors de l’attaque du maquis le 15 décembre 1943, il décéda à l’hôpital de Mézières le 22 décembre 1943.
Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Viel-saint-Rémy et de Dommery.

161 - DUFOSSET Marcel, Paul, né le 27 juillet 1903 à Charleville, domicilié à Brest. Brigadier de police, agent du réseau de renseignements « Alliance ». Il fut arrêté le 20 novembre 1943 et déporté en janvier 1944, avec d’autres membres de ce réseau, au départ de Paris vers la prison de Pforzheim. Lors de l’avance des Alliés sur le Rhin, il fut extrait de sa cellule, avec seize autres hommes et huit femmes, pour être exécuté d’une balle dans la nuque, le 30 novembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Mézières et de Montcy-Notre-Dame.

162 -  DUFOUR Victor, né le 13 janvier 1928 à Fumay, ouvrier à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay et sur celui des fusillés des Manises à Revin.

163 - DUJEUX Robert, Pierre, Lucien, Jules, né le 17 avril 1903 à Nouzonville, ouvrier en cette commune. Requis au titre du STO au mois de novembre 1942, il fut employé dans une usine d’essence synthétique à Moosbierbaum, Lager Dürnrohr. Il fut tué en ce lieu lors d’un bombardement de l’aviation alliée le 28 août 1944.

164 - DUNEZ Roger, Georges, né le 22 juin 1924 à Beauvais (Oise), domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

165 - DUPONT Gaston, né le 13 octobre 1918 à Monthermé, domicilié en cette commune. Fusillé à Orcines (Puy-de-Dôme) le 13 juillet 1944.
Son nom est inscrit sur le monument commémoratif 1939-1945 d’Orcines.

166 - DUPONT Georges, Émile né le 15 août 1920 à Lières (Pas-de-Calais). Responsable au sein du mouvement FTP, il fut arrêté le 6 mai 1944 à Deville, au lieu-dit « la Croix Bouzin », les Allemands le prenant pour un trafiquant du marché noir. Incarcéré à la prison de Charleville, il fut fusillé au Bois de la Rosière, à Tournes, le 29 août 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Lières, ainsi que sur le monument aux fusillés du Bois de la Rosière à Tournes.

167 - DUPONT Marcel, Daniel, né le 28 juillet 1924 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

168 – ÉLOY Charles, né le 2 octobre 1913 à Renwez, marchand de bestiaux à Sormonne. Arrêté le 30 juin 1942 par la Gestapo pour détention illégale d’arme, un fusil de guerre ayant été découvert dissimulé dans le double plancher de sa camionnette. Robert MERLET, qui était avec lui au moment de son arrestation, fut considéré comme complice. Incarcéré à Charleville puis transféré à la prison de Fresnes. Déporté au départ de Paris, gare de l’Est, vers le SS-Sonderlager Hinzert (entre le 29 mai 42 et le 10 septembre 1943). Soumis au décret Keitel « Nacht und Nebel ». Décédé au camp de concentration de Flossenbürg le 12 avril 1945.

169 - ÉLOY Jean, né le 11 février 1920 à Saint-Memmie (Marne), instituteur à Charbogne. Tué au combat à Givry-sur- Aisne lors de l’attaque de Montmarin par les FFI le 1er septembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Amagne et de Charbogne, sur celui dédié aux instituteurs ardennais morts pour la France à Charleville-Mézières et sur le monument dédié aux résistants tués à Montmarin à Givry-sur-Aisne.

170 - ERMACORA Michel, son nom est inscrit sur le monument aux morts de Bouvellemont.

171 - ESCALON Pierre, né le 9 janvier 1917 à Paris, chef d’équipe au chantier forestier de Vendresse, responsable OCM de l’école des cadres à Omicourt (instruction aux sabotages). Arrêté à Vendresse le 20 septembre 1943, incarcéré à la prison de Charleville, il fut condamné par le tribunal militaire allemand de Charleville le 15 janvier 1944. Emprisonné à Paris le 17 juin 1944, déporté au départ de Paris, gare de l’Est, le 13 juillet 1944 vers le camp de concentration de Natzweiler. Soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel». Décédé le 23 mars 1945 au camp de concentration de Bergen-Belsen.
Son nom est inscrit sur la stèle du Souvenir à Vendresse.
   
172 – ÉTIENNE Désiré, né le 25 avril 1922 à Sedan, domicilié à Noyers-Pont-Maugis. Décédé en mission (jugement du tribunal de Sedan du 14 avril 1948) le 3 septembre 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Noyer-Pont-Maugis.

173 - ÉTIENNE Louis, Désiré, né le 13 octobre 1903 à Nouzonville, domicilié en cette commune. Requis au titre du STO le 15 octobre 1942, employé à Henningsdorf (AEG-Fabrik), il est décédé en l’hôpital de cette commune le 27 décembre 1942.

174 - EZANNIC Pierre, né le 17 août 1924 à Sedan, domicilié à Matton. Élève à l’Ecole militaire préparatoire technique de Tulle, il rentra à Matton en septembre 1943, se cacha quelque temps à Rossignol (Belgique) puis au maquis du Banel, domaine dont son père était le régisseur et qui abritait le maquis franco-belge d’Adelin Husson. Arrêté par les Allemands le 18 juin 1944 lors du démantèlement du maquis, Pierre Ezannic fut déporté le 9 août 1944 au camp disciplinaire de Dechenschule à Essen. Il y fut tué le 23 octobre 1944 au cours d’un bombardement allié.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Matton-et-Clémency et sur la stèle commémorative à la mémoire des enfants de troupe de Clavières (Cantal).

175 - FAGOT Léon, né le 15 juin 1891 à Signy-l’Abbaye, domicilié à Nantes. Résistance au sein du mouvement « Libération-Nord », compagnon de Jean-Louis Valentin, dit « Colonel Louva ». Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté. Décédé au camp de concentration de Mauthausen le 15 mars 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de tous de les conflits à Signy-l’Abbaye.

176 - FAILLON Maurice, Léon, Ernest, né le 7 novembre 1903 à Saint-Quentin-le-Petit, domicilié à Paris. Soldat au 2e C.O.A (section des Commis et Ouvriers d’Administration) de Sissonnes (Aisne), il fut fait prisonnier par les Allemands le 21 juin 1940 dans le Maine-et-Loire. Le 5 janvier 1941, il fut envoyé en Allemagne au Stalag VIII.A à Goerlitz, Kommando de Bunzlow (Silésie). Grièvement blessé, l’hôpital où il était soigné fut évacué devant l’avance de l’Armée rouge ; il est décédé dans un train sanitaire le 27 février 1945 à Gräfenthal.

177 - FERIO Joseph, né le 6 juillet 1924 à Fumay, ouvrier en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Fumay, ainsi que sur celui des fusillés des Manises à Revin.

178 - FERNAND Émile, né le 10 juillet 1923 à Liry, ouvrier agricole à la Neuville-les-Wasigny. Arrêté le 13 février 1943 par la brigade de police judiciaire de Reims pour activité communiste et détention d’armes. Écroué à la prison de Reims (Marne), puis livré à la Gestapo au début du mois de juillet 1943, il fut emprisonné à Châlons-sur-Marne et condamné à deux années de réclusion par un tribunal militaire allemand, le 22 juillet 1943. Il fut déporté à la prison de Karlsruhe le 22 novembre 1943, puis transféré à la prison de Bruchsal le 7 décembre 1943. Les dernières nouvelles reçues de lui datent du 4 janvier 1944. Porté disparu en Allemagne.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Liry.

179 - FICHELET Mariette, Charlotte, née le 14 avril 1898 à Grandchamp, institutrice à Écordal, à Puiseux, à Avançon, puis à Avaux, résida et travailla à Paris après l'armistice de 1940,  où elle se consacra à la lutte clandestine au sein du mouvement « Résistance », réseau « Honneur de la Police ». Arrêtée une première fois le 23 mars 1943 à la sortie de son école avec dans son sac des journaux clandestins, elle fut incarcérée à la prison de la Petite Roquette, puis à Fresnes avant d'être relaxée. Elle abandonna dès lors son domicile, ainsi que son travail (sans doute révoquée), pour se consacrer à son activité contre l'occupant. Elle fut arrêtée par la Gestapo le 12 mai 1944 à Montrouge (Hauts-de-Seine) dans l'imprimerie du journal Résistance, avec trois de ses camarades, les imprimeurs Jean De Rudder, Emile Staquet et le dessinateur Marcel Vidal.
Déportée après avoir été suppliciée par la police allemande, Marielle Fichelet mourut au camp de concentration de Ravensbrück le 10 avril 1945. Promue à titre posthume Chevalier de la Légion d'Honneur, Mariette fut décorée de la Croix de Guerre avec Palme, ainsi que la Rosette de la Résistance.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Avaux, ainsi que sur une plaque commémorative dans une salle de classe de l’école. Il est inscrit sur une plaque commémorative place Jules Ferry à Montrouge (92) «En l'honneur des patriotes de Montrouge, ici fut imprimé pendant l'occupation le journal clandestin Résistance». Son nom est inscrit sur le monument aux instituteurs ardennais morts pour la France, à Charleville-Mézières.

180 – FLORENT Lucien, Jules, Edmond, né le 16 octobre 1924 à Lesquin (Nord), domiciliée à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Lesquin, ainsi que sur le monument aux fusillés des Manises à Revin.

181 - FONTAINE Émile, né le 10 février 1905 à Wignehies (Nord), domicilié à Aubenton (Aisne). Émile Fontaine s’était installé dans l’Aisne en 1937, où il travailla à la coopérative agricole d’Aubenton. Sous l’Occupation, il entra en résistance, et sous le pseudo de « Tanguy » il commença à structurer les groupes épars de patriotes rétifs à la propagande de Vichy et favorables à de Gaulle. Sa situation professionnelle, particulièrement intéressante pour la Résistance, lui procurait une relative liberté de circulation, mais surtout lui permettait d’approvisionner facilement les maquis en formation dans la région, refuges de réfractaires et d’aviateurs alliés qu’il fallait héberger avant de pouvoir trouver une filière qui leur permit de rejoindre l’Angleterre.
Au milieu de l’année 1943, Fontaine fut arrêté par la gendarmerie avec dans sa camionnette un chargement de denrées volées à la WOL, dont il ne put justifier ni la provenance, ni, bien sûr, la destination. D’abord emprisonné à Rethel sous l’accusation de s’adonner au marché noir, il fut interné, jusqu’à la fin de l’année, au camp des Mazures. Là il fut confronté à la réalité des persécutions raciales, et dès sa libération vint en aide aux juifs évadés, les hébergeant et leur fournissant de faux papiers. Création et entretien de maquis, sabotages d’installations agricoles et sur voie ferrée, renseignement au profit des alliés, sauvetage d’évadés, que ce soient de prisonniers de guerre français, juifs des Mazures, ou d’aviateurs alliés ; par la diversité des actions menées contre l’occupant, la charge qui pesait sur le capitaine FFI Émile Fontaine était immense.
Arrêté à Aubenton par la Gestapo de l’avenue Foch dans le cadre de l’affaire dite « des parachutistes alliés » le 30 mars 1944, il fut abattu dans un échange de coups de feu, en essayant d’échapper à ses poursuivants.
Pour son action de sauvetage des Juifs évadés des Mazures, Émile Fontaine (ainsi que sa compagne, Annette Pierron et la mère de celle-ci, Camille Pierron), a reçu de Yad Vashem le titre de « Juste parmi les Nations ».
Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Aubenton, ainsi que sur une stèle commémorative à Besmont « Ici a été abattu par la Gestapo le capitaine FFI Émile Fontaine ». Une rue d’Aubenton (Aisne) porte son nom.

182 - FORGET Charles, Roger, né le 14 décembre 1924 à Houdilcourt, domicilié en cette commune. Réfractaire au STO, il rejoignit le maquis FTP dit «de Launois » à Viel-Saint-Rémy. Il parvint à échapper aux arrestations du 15 décembre 1943, quand le maquis fut démantelé par les Allemands, mais il fut arrêté à Paris au début du mois de janvier 1944. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville. Fusillé à Mézières le 7 mars 1944.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Viel-Saint-Rémy, ainsi que sur la plaque commémorative de la mairie d’Houdilcourt.

183 - FOSSIER Jean, né le 13 septembre 1924  à Terron-sur-Aisne, domicilié en cette commune. Arrêté le 7 mars 1944 par la gendarmerie française pour un vol d’huile, l’enquête fit apparaître ses liens avec le Résistance (hébergement d’aviateurs alliés, agent de renseignements du Banel, aide à maquis…). Incarcéré à Charleville, il fut déporté au départ de Compiègne le 4 juin 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme et disparut au camp de concentration de Dora.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Terron-sur-Aisne.

184 - FOUCAULT Jules, André, né le 16 novembre 1918 à Marlimont, commis de culture à Dommery. Arrêté le 16 décembre 1943 pour un motif inconnu. Déporté au départ de Paris, gare de l’Est, le 23 mars 1944 vers le camp de concentration de Natzweiler. Soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel». Disparu au camp de concentration de Dora.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Dommery.

185 - FOURNAISE Adrien, Paul, né le 7 mai 1902 à Mézières, agent de la SNCF à Liart. Organisateur de dépôts d’armes, agent de renseignements et chef du secteur OCM de Signy-l’Abbaye (en remplacement d’Henri Moreau). Arrêté par la Gestapo le 24 décembre 1943, il fut incarcéré à la prison de Charleville, puis à Paris. Déporté le 24 février 1944 au départ de Paris, gare de l’Est, vers le camp de concentration de Natzweiler. Soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel». En mai 1944, il fut transféré au camp de concentration de Gross-Rosen, en Silésie, puis à la prison de Nordhausen, près de Dora, où il mourut le 18 février 1945.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Aouste. Une plaque commémorative est apposée sur l'ancien domicile d'Adrien Fournaise à Liart.

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Published by philippe lecler - dans Mémorial de Berthaucourt
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