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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 12 mai à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Grégory Kaczmarek : "La grande grève revinoise de 1907 : cinq mois de combats ouvriers".

Vendredi 16 juin à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Philippe Lecler : "Pol Renard, un héros de la Résistance".

 

 

17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 17:37

Une plaque apposée à Olizy, petit village proche de Vouziers, rappelle l'exécution de deux aviateurs alliés par les Allemands le 8 août 1944…

 

 


Les deux hommes avaient été capturés par les soldats ennemis après que leurs appareils se fussent crashés au sol.

Le B-17 Lucky Lady II piloté par le Lieutenant américain Richard Francis Noble, avait été abattu par la Flak le 12 mai 1944 au dessus de la Belgique, près de Sougné-Remouchamps (province de Liège). On ignore les circonstances de la chute, le 24 avril 1944, du Halifax du sous-lieutenant canadien Henri Édouard Dubé appartenant au 425e Squadron de la Royal Canadian Air Force.

 

A gauche, un Halifax de la RAF. A droite, l'insigne du 425e Squadron dont le personnel était composé de Canadiens francophones ("Alouette, je te plumerai")

Il semble qu’après avoir été capturés par les Allemands, les deux aviateurs s’étaient évadés du train les menant vers l’Allemagne. Ils furent repris dans les environs d’Olizy le 8 août. Après avoir été détenus une partie de la journée dans l’église du village, ils furent emmenés en bordure d’un bois au lieu-dit « Le Canapé », commune d’Olizy, où ils furent exécutés d’une balle dans le front.

Leurs deux corps furent découverts le jour-même, vers 15 h 30, le rapport de gendarmerie précisant qu’ils étaient « enterrés dans une tranchée peu profonde, les corps émergeant du sol » (ADA, 1W 54). Ils étaient vêtus de costumes civils, ce qui permet de penser qu’ils avaient bénéficié dans leur fuite de l’aide de la population en territoire occupé…

Henri Édouard Dubé est enterré au cimetière d’Olizy. Deux rues du village portent les noms des aviateurs.

Je signale à l'occasion l'existence de cet excellent ouvrage publié en 2006 par l'ANACA ("Amitiés Nord-Américaines de Champagne-Ardenne"), qui répertorie les tombes militaires des Canadiens morts au combat pendant la 2e Guerre mondiale dans la région (édition bilingue).

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Published by philippe lecler - dans Des lieux
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