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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 12 mai à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Grégory Kaczmarek : "La grande grève revinoise de 1907 : cinq mois de combats ouvriers".

Vendredi 16 juin à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Philippe Lecler : "Pol Renard, un héros de la Résistance".

 

 

5 juin 2006 1 05 /06 /juin /2006 16:39

Les ouvrages sont cités dans l’ordre chronologique de leur publication. Le choix des limites chronologiques est assez arbitraire, l’année 2000 a le mérite de trancher une période et de marquer une rupture chronologique nette. De toutes façons, les publications sur cette période, dans notre petit département, ne sont pas légions et n’encombrent pas les fonds de bibliothèque, le choix d’une date de rupture est donc purement formelle.


FONTAINE Marguerite - THOME Éva, Les Vieux-Moulins de Thilay, haut-lieu de la Résistance ardennaise, Éditions de la S.E.A., Mézières, 1964

Faut-il le présenter ? L’ouvrage, maintes fois réédité, constitue un témoignage incomparable et irremplaçable sur la Résistance sur le plateau ardennais et sur le Maquis des Ardennes (comme il faut bien se résoudre à le nommer). Il a définitivement placé le hameau des Vieux-Moulins de Thilay comme centre emblématique de la Résistance ardennaise, contribué à l’exaltation de la geste du Maquis des Ardennes, avec, en figure héroïque, son chef, Jacques Paris de Bollardière, alias « Prisme ».

Le livre est né d’une rencontre entre une intellectuelle et une paysanne : celle du professeur de philosophie et écrivain Éva Thomé, elle-même ancien résistante du réseau Parsifal-Marathon, et Marguerite Fontaine, paysanne des Vieux-Moulins. La première a « découvert » le trésor qui dormait caché dans une poutre de la demeure de Marguerite : des cahiers d’écolier où la vieille dame avait noté « sa » guerre. Vice-présidente de la Société des écrivains ardennais, Éva Thomé fit publier en 1964 le « journal » de Marguerite Fontaine. Ce fut un succès immédiat. Aujourd’hui encore, il reste incontournable et participe à la pérennité de l’épopée de la Résistance ardennaise, tout en restant, sans doute aucun, un document historique de premier ordre.

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Published by philippe lecler - dans Biblio ardennaise
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