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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 12 mai à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Grégory Kaczmarek : "La grande grève revinoise de 1907 : cinq mois de combats ouvriers".

Vendredi 16 juin à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Philippe Lecler : "Pol Renard, un héros de la Résistance".

 

 

17 mai 2006 3 17 /05 /mai /2006 16:50
      La plaque commémorative apposée au 22, Grand'rue à Bouillon.

    Le 8 juillet, Édouard Degrelle, pharmacien à Bouillon, membre de Rex et frère du leader rexiste, était abattu par une unité de l'Armée blanche. Immédiatement après cet assassinat, les autorités allemandes arrêtaient 46 hommes de la région. Le lendemain, l'état-major rexiste, estimant ces mesures insuffisantes, envoyait à Bouillon un commando de trois hommes qui devait éliminer plusieurs personnalités locales. Parmi elles, seul Henri Charles, pharmacien, était présent. Le véhicule des miliciens s'arrêta devant l'officine, le chauffeur en descendit pour demander de l'aide, prétextant qu'un homme souffrant se trouvait à l'intérieur, et déchargea son revolver sur le pharmacien qui se précipitait pour porter secours au blessé.

    Le 10 juillet, Léon Degrelle rentrait en toute hâte d'Allemagne, demandait la saisie de nouveaux otages, insistant auprès de Himmler, Reichsführer-SS, pour que 100 otages soient exécutés. Himmler temporisa et, pour répondre à la soif de vengeance de Degrelle, trois hommes furent fusillés par la police allemande dans les bois près de Bouillon, le 21 juillet.

 

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Published by philippe lecler - dans Des lieux
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