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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 12 mai à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Grégory Kaczmarek : "La grande grève revinoise de 1907 : cinq mois de combats ouvriers".

Vendredi 16 juin à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Philippe Lecler : "Pol Renard, un héros de la Résistance".

 

 

18 mars 2006 6 18 /03 /mars /2006 21:06
La gare d’Amagne-Lucquy est un important nœud ferroviaire sur un axe Nord-Sud (ligne Paris-Luxembourg) mais aussi sur l’axe Est-ouest, (ligne Verdun-Hirson). Centre de triage, dépôt ferroviaire (avec son importante rotonde bâtie autour d’un pont tournant qui permettait de limiter les manœuvres de machines lorsqu’elles étaient remisées), c’était aussi une cité cheminote où les Allemands étaient omniprésents.
 
 La première organisation de résistance y apparut dès la fin de 1942, ou au début de 1943. Elle se constitua autour de cheminots de la S.N.C.F. : René Arnould, Georges Boillot, Robert Stadler, Gaston Venet, Charles Servais et Charles Imard. Les premiers sabotages visèrent d’abord les machines agricoles et les cultures de la WOL dans les villages environnants.
 
Mais les sabotages les plus importants concernèrent le matériel ferroviaire, qui débutèrent dès 1943 (septembre : déraillement d’un train de charbon par déboulonnage à Amagne, novembre et décembre : sabotages de locomotives par explosifs au dépôt…). En juin 1944, avec la mise en œuvre du Plan Vert, les sabotages s’intensifièrent. L’arrestation des quatre cheminots d’Amagne y mit un terme.
 
Lors des combats pour la libération, sous le commandement des gendarmes Robert Aubry et de Jean Guillon, fut formée une Centaine Plan Paul, « la Centaine Guillon ». Après que les F.F.I. d’Amagne-Lucquy aient occupé la gare dès le départ des troupes allemandes, le bourg était libéré par les Américains le 31 août 1944.

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Published by philippe lecler - dans Des lieux
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