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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 10 mars à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Xavier Chevalier : "Le Kronprinz, mythes et réalités".

 

 

 

10 janvier 2006 2 10 /01 /janvier /2006 17:01
Charleville-Mézières est sans doute la ville qui a le plus mis en avant, dans sa signalétique urbaine, la mémoire de l’Occupation et de la Résistance.
Des noms de résistants ardennais : rue Paul Royaux (fondateur de l’OCM dans les Ardennes, fusillé à Bondues le 24 février 1944), rue du Commandant Fournier (André Point, successeur de Royaux, chef des FFI des Ardennes) rue Robert Coispine (Résistant OCM, fusillé le 17 février 1944 à Berthaucourt), boulevard Georges Poirier (Résistant OCM, renseignements et parachutages, mort à la prison de Charleville le 4 juin 1944) . D’autres, d’envergure nationale, rue Pierre Brossolette, rue Jean Moulin, rue Fred Scamaroni (et le collège du même nom).
Des rappels de l’Occupation : place de la Résistance, avenue des Martyrs de la Résistance, rue des Victimes de la Déportation. Sans oublier le lycée Armand Malaise (Résistant Libé-Nord, décédé le 4 janvier 1944 à Lonny) enfin le Mémorial de Berthaucourt. On pourrait y ajouter l’avenue Charles de Gaulle, celle du général Leclerc…
Bref (et si j’en oublie rappelez-le-moi), voilà une ville qui n’a pas oublié ce qu’elle devait à ceux qui ont lutté pour la liberté.

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Published by philippe lecler - dans Des lieux
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