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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 10 mars à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Xavier Chevalier : "Le Kronprinz, mythes et réalités".

 

 

 

15 octobre 2005 6 15 /10 /octobre /2005 00:00
Cette plaque commémorative est apposée sur un mur de l’école d’Avaux (canton d’Asfeld), non pas à l’extérieur, mais bien à l’intérieur de l’une des deux salles de classe, ce qui, vous en conviendrez, est assez peu commun. Elle est dédiée à Mariette Fichelet, née le 14 avril 1898 à Grandchamp, institutrice à Ecordal, Puiseux, Avançon, puis Avaux, qui résida à Paris après l’armistice de 1940 où elle se consacra à la lutte clandestine au sein du mouvement « Résistance ». Arrêtée le 12 mai 1944, elle mourut à Ravensbrück le 10 avril 1945.

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Published by philippe lecler - dans Des lieux
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