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les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

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Cycle de conférences 2008 de la Société d'Etudes Ardennaises

  Sentinelles de guerre, sentinelles de paix : la paix, d'une guerre à l'autre


- Vendredi 27 octobre,
à 18 h aux Archives départementales, 10, rue de la Porte de Bourgogne, Charleville-Mézières,  conférence de Didier Bigorgne :

  " Les mouvements pacifistes dans les Ardennes"







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Jeudi 1 mai 2008
 
       Cet ouvrage, première étude scientifique consacrée à la collaboration armée en Belgique francophone, tord le cou à l'image simpliste et manichéenne que nous avons de l'Occupation en ce pays ; celle d'une Flandre collaborationniste opposée à une Wallonie  résistante.

    Dans un exposé clair et précis, l'auteure décline les différents aspects que prit cette forme de collaboration, analysée dans son évolution chronologique et dans ses composantes sociologiques, en Belgique francophone : paramilitaire et policière dans l'intérieur du pays ("Gardes Wallones", auxiliaires de la Sipo-SD...), militaire sur le front de l'Est. Flore Plisnier renvoie Léon Degrelle à sa juste valeur : figure emblématique de l'engagement de quelques Belges fanatisés sous l'uniforme allemand ("une poignée de misérables" comme l'a dit de Gaulle des collabos français), il ne fut finalement pas l'élément central de la petite nébuleuse collaborationniste, qui recruta la plupart de ses séides parmi les marginaux et les déclassés de la société.

        F. Plisnier, Ils ont pris les armes pour Hitler. La collaboration armée en Belgique francophone, éditions Luc Pire, Bruxelles, 2008
par philippe lecler publié dans : Bibliographie
 
 
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