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les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

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Les rendez-vous

Cycle de conférences 2008 de la Société d'Etudes Ardennaises
  Sentinelles de guerre, sentinelles de paix : la paix, d'une guerre à l'autre


- Vendredi 23 mai, à 18 h aux Archives départementales, 10, rue de la Porte de Bourgogne, Charleville-Mézières,  conférence du L cl Letang  :
  " Préparation à l'offensive allemande de juillet 1918 : installations, infrastructures, et moyens allemands mis en oeuvre"


COLLOQUE  1914-1918, l'Autre Résistance. Résister dans les Ardennes et ailleurs
26-27 septembre au Musée Guerre et Paix en Ardennes à Novion-Porcien
Rens : 03 24 30 65 21


EXPOSITION  
Autour de Benjamin Franklin. Les Ardennes dans la guerre d'indépendance américaine (1776-1783)
Du 14 avril au 13 juin aux Archives départementales des Ardennes

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Lundi 29 octobre 2007
       Un très bel ouvrage qui s'appuie pour une large part sur les recherches entreprises par Jean-Marie Chirol (disparu en 2002) et le Club Mémoires 52, que les trois auteursLionel Fontaine, André Grossetête et Marie-Claude Simonnet, ont poursuivies, affinées, approfondies, pour dresser le tableau de l'Occupation dans ce département.
S'appuyant sur des documents nouveaux, la plupart inédits et jusque-là peu ou jamais exploités, ce travail de recherche prend la mesure de ce que fut la Résistance en Haute-Marne en diversifiant les approches thématiques (chronologie de l'Occupation dans le département, étude sur les maquis, sur la libération, aspects de la Résistance...)
Richement illustré de cartes, ponctué de notices biographiques, ce très beau livre, publié par les éditions Dominique Guéniot, fera date, on n'en doute pas, dans l'historiographie de la Haute-Marne.



















L. FONTAINE, A. GROSSETETE, M.-C. SIMONNET, Résistance, répression, libération en Haute-Marne, éditions D. Guéniot, Langres, 2007.

par philippe lecler publié dans : Bibliographie
Mercredi 24 octobre 2007
    Dimanche 21 octobre, à Seraincourt, la famille Tarradou a reçu la médaille de "Juste parmi les Nations", pour avoir protégé la jeune Hélène Jarjembski de la déportation lors de la rafle menée par les Allemands le 4 janvier 1944.
Hélène, aujourd'hui domiciliée à Seraincourt, où elle a épousée après la guerre rené Tarradou, le fils de ses sauveteurs, (Jean et Juliette, maintenant décédés), était présente à la cérémonie.
Cet hommage fut rendu possible grâce aux travaux menés par C. Dollard-Leplomb, responsable départementale de l'AFMD.
Les fils de Jean et Juliette Tarradou, Pierre et René, sont respectivement les 2e et 4e personnes en partant de la gauche, Hélène Jarjembski étant la 3e , elle est entourée des fils Tarradou dont son mari, René, à sa gauche. (photo : D. Renaudin)
par philippe lecler publié dans : Actualité
Vendredi 19 octobre 2007
                                                               A l'heure où certains se demandent s'il faut lire dans les établissements scolaires la lettre de Guy Môquet, vient de sortir ce nouveau livre de J.M. Berlière et F. Liaigre, les deux historiens explorateurs de la résistance du Parti communiste français sous l'Occupation.
Après le formidable Sang des communistes, consacré à l'action des "Bataillons de la jeunesse", ce nouvel opus s'intéresse au "Détachement Valmy", ce groupe armé chargé de liquider les "renégats" (ex-responsables du Parti passés au  PPF), de châtier les collaborateurs, de lutter contre l'occupant, mais aussi de "faire la police" dans les rangs du Parti clandestin.
Ces "cadres spéciaux", véritable Guépéou du PCF, considéraient leur formation comme "l'élément moteur" de la lutte armée et se distinguèrent par la violence de leurs attentats. Le Détachement Valmy finit par succomber sous les coups portés non par les Allemands, mais par
les policiers de la Préfecture de police de Paris (les fameuses "brigades spéciales" des RG) dont les auteurs relatent, à partir d'archives inédites, les enquêtes.



J.M. BERLIERE et F. LIAIGRE, Liquider les traîtres. La face cachée du PCF 1941-1943, Robert Laffont, Paris, 2007.

par philippe lecler publié dans : Bibliographie
Mercredi 17 octobre 2007
Dimanche 21 octobre à Tétaigne, Camille Maljean, ses parents (à titre posthume) et Odette Chauveau recevront la Médaille des Justes pour le sauvetage de la petite Hélène Weinblum. M. Maljean sera par ailleurs décoré de la Légion d'Honneur (voir ici).
par philippe lecler publié dans : Actualité
Mardi 16 octobre 2007

   Les ouvrages sont cités dans l'ordre chronologique de leur publication. Le choix des limites chronologiques est assez arbitraire, l'année 2000 a le mérite de trancher une période et de marquer une rupture chronologique nette. De toutes façons, les publications sur cette période, dans notre petit département, ne sont pas légions et n'encombrent pas les fonds de bibliothèque, le choix d'une date de rupture est donc purement formel.


                                                                    Les souvenirs de Marceau Devie, recueillis par Paul Lotterie, sur la Résistance dans la pointe de Givet, qui met en avant la coopération franco-belge en ce domaine, en font un ouvrage incontournable. Un témoignage qui ne s'accommode pas de la langue de bois (notamment sur le chapitre de la collaboration, voir ici, ici, et ici).

Marceau Devie est né en 1907 à Hargnies. Il participa à la guerre en 1940, fut démobilisé  à Montauban le 16 juillet 1940. Il rejoignit sa famille réfugiée en Vendée puis rentra clandestinement dans les Ardennes en décembre 1940 pour reprendre son travail au barrage de Ham/Meuse. C'est à cette date que commença son activité de résistant.

Il favorisait dès avril 1941 le passage de prisonniers évadés venant d'Allemagne par la Belgique, les dirigeant vers Paris depuis la gare d'Aubrives avec la complicité d'agents de la S.N.C.F. Naquit alors une filière qui fonctionna jusqu'en juin 1944 et qui servit aussi à l'évacuation d'aviateurs alliés. En août 1942, il devenait agent de renseignements des réseaux franco-belges "Bayard Poisson Chinois" et de la "Ligne PV " (réseau dont le centre ardennais était le maquis du Banel).

En février 1944 il rencontra "Marco" (responsable des sabotages auprès de l'état-major départemental des FFI)  à Charleville,  qui lui demanda d'accepter la direction des équipes de sabotages dans le secteur de Vireux-Givet. Devie donna son accord et effectua, avec François Amerand, son premier sabotage sur voie ferrée à Aubrives. D'autres allaient suivre. Deux mois plus tard, en avril, Jean Vigneron, alias « Parfum », chef du Secteur de Givet en fit son adjoint et le nomma responsable départemental militaire du mouvement Libération-Nord sous le pseudonyme de "Firmin". En liaison avec le maquis des Ardennes, Marceau Devie parvint à obtenir, le 8 août,  un parachutage  sur le territoire de la commune de Vireux-Wallerand (message : « La bécasse trompe son mâle »). Le matériel permit d'équiper un maquis constitué dans la forêt.

Le 4 septembre, après un dernier accrochage avec les Allemands en déroute à Hargnies (où Gabriel Brichet et René Darcourt trouvèrent la mort), Marceau Devie accueillait les Américains à Vireux. Puis il participa aux opérations qui devaient mener, trois jours plus tard, à la libération de Givet.

 LOTTERIE (P.), Marceau Devie, résistant ardennais, m'a raconté..., SOPAIC, Charleville-Mézières, 1985

 

par philippe lecler publié dans : Biblio ardennaise
 
 
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